Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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All Things Fair
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MessageSujet: All Things Fair   Sam 12 Déc - 20:07

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Aujourd'hui, Roxane avait eu envie de s'aventurer hors de ses habitudes. Elle avait décidé qu'il serait bon pour son esprit et son corps de s'oxygéner ailleurs qu'à Palmer Park. Aujourd'hui elle découvrait les sentiers pédestres en périphérie de la ville. Elle était inépuisable de toute manière. Elle avait très bien mangé la veille, et elle avait tellement d'énergie à revendre qu'elle avait fait le trajet depuis chez elle en courant. Sa playlist d'une heure se répétait à nouveau et elle se dandinait à présent, une nouvelle fois, sur Fitz and the Tantrums. C'était son hymne de course, ça lui mettait la patate. Elle se sentait bien ! Elle se sentait revivre. Elle voulait savoir jusqu'à où son corps tiendrait le coup. Roxane avait l'impression qu'elle ne s'épuiserait jamais.

Son regard se posait sur la nature environnante qu'elle trouvait vibrante de vie. Et ça lui faisait de bien de se dire qu'elle pouvait sentir autre chose que le parfum des humains. Une odeur de feuilles en décomposition, d'humus, de mousse emplissait ses narines, et c'était tout bonnement parfait. Elle essuya la sueur qui perlait de son front avec son petit bracelet rose en éponge à son poignet droit. Il faisait très froid, et pourtant elle était en débardeur ; elle avait noué son gilet autour de sa taille. Pourtant, intérieurement, elle bouillonnait. Elle avait l'impression d'être dans un sauna, ou un four. Elle s'aspergea d'eau et continua sa course, accélérant un peu la cadence. Le sentier rétrécissait. Si elle croisait quelqu'un, elle devrait faire attention à ne pas se tordre une cheville en l'esquivant.

Là, toujours en courant, au loin, elle aperçut une couleur vive qui tranchait avec les teintes brunes des bois dénués de leur verdure ; comme une tâche dans le paysage. Sa vue était excellente, pourtant elle n'arrivait pas à savoir ce que c'était. Elle continuait de courir cependant, les yeux rivés sur cette couleur vive, proche du blanc. Alors que son iPod jouait When you know, de Puggy, elle remarqua que le sentier s'élargissait de nouveau. Elle constata alors que devant elle se trouvait quelqu'un ; et que la tâche claire se trouvait simplement être une chevelure. La couleur ne la surprit pas : après tout, le blond platine avait été inventé en Amérique par Max Factor pour Marilyn Monroe. C'était devenu quelque chose d'aussi commun qu'un hamburger.

Roxane avait longuement hésité entre son blond actuel et un blond platine, mais elle avait jugé bon d'éviter les canons de beauté américains pour rester discrète. Elle avait donc opté pour un balayage renversé : à savoir que les mèches blondes se situaient pour la majorité vers le dessous des cheveux, et non sur le dessus. Le résultat était plus subtil. Cependant, plus elle s'approchait, et plus cela lui évoquait autre chose. Quelque chose d'un temps lointain, datant de son premier voyage en Amérique, en 1620. Et alors que If I ever feel better de Phoenix résonnait dans ses oreilles, elle dépassa la personne aux cheveux blonds devant elle. Et son regard ne put s'empêcher de regarder en arrière, et sa tête finit par se tourner entièrement, si bien qu'elle courrait avec le buste et les jambes face à la route, et la tête sur le côté.

Au cinéma, c'est là qu'une comédie aurait choisi de placer un poteau, inopinément, au milieu de sa route.

Elle se stoppa net dans sa course et faillit même en tomber. Roxane manqua de peu de finir la bouille dans un tas de feuille suspect, qui, elle était sûre, devait cacher une crotte de sanglier ou quelque chose de ce genre. La musique bourdonnait toujours, mais pourtant elle pouvait sentir un silence planer sur tout l'espace vert qui l'entourait.

"... Andreas ?! OH, MON, DIEU, ANDREAS, MAIS, C'EST TOI." Roxane, essoufflée, hurlait.Déjà parce que sa musique était super forte, et qu'elle ne s'en rendait pas compte. Mais aussi par surprise totale. Elle... C'était... Enfin... Il... C'était ! Mais c'était trop fou ! Le débit de mot qui affluait à son cerveau était tellement important qu'elle n'arrivait même pas à produire un son correct qui puisse les faire sortir dans un ordre, quel qu'il soit. C'était un peu comme ouvrir un robinet à fond, et décider de le boucher avec la paume de sa main, quitte à en mettre partout.

Des souvenirs la submergèrent et les larmes lui montèrent aux yeux. De toutes les personnes qu'elle avait rencontré, Andreas était celui qu'elle attendait le moins et qu'elle attendait le plus en même temps. Elle ne réfléchit plus, et courut vers lui puis se jeta à son cou. Oui, comme dans les films. Comme une gamine qui retrouve son papa après les vacances. Comme un poux qui saute sur une tête d'un élève de CE2. Roxane décolla son visage de son torse uniquement pour amorcer une logorrhée interminable et rapide, entrecoupée de quelques minuscules pauses pour respirer. "Maisc'esttellementimprobableondiraitunfilmmais...! Qu'est-cequetufaisicic'esttropfou...! Pourquoionsestperdudevuecommeça..!fautabsolumentquetumeracontestoutdepuisquoideuxsiècles..! Tumereconnaismêmesijesuisblondemaintenantheindis?!"
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MessageSujet: Re: All Things Fair   Lun 14 Déc - 11:19

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Prendre une feuille. Raturer, corriger, commenter, puis noter. Ainsi de suite, jusqu'à ce que la pile à sa droite passe graduellement à sa gauche. Sa paire de lunettes au nez, bras gauche accoudé à son bureau et main en guise d'appui-tête. Andreas dans son rôle de prof'. Excès de zèle ou moyen – plutôt vain – de s'occuper un peu l'esprit, de le diriger ailleurs que vers un certain garagiste, écossais .. Tohrment. Il jette un regard en direction de son téléphone / horloge pour l'occasion. Il avait dit qu'il l’appellerait. Il l'avait promis. 'Non pas qu'avec du recul il voyait désormais ça comme une contrainte. Impossible. Impensable. Rien à voir. C'est juste que le centaure se posait des questions très stupides et des barrières là où il ne devait normalement pas y en avoir.

Habituellement de nature à relativiser et ne pas jouer les éternels inquiets, on avait cette fois le droit à un Andreas  mal assuré et pataud, qu'il eut été sur deux comme quatre membres. Résultat pas de coup de fil, ni de retrouvailles avec ce beau mâle en perspective. Frustrant. Déprimant. Qu'est-ce qui l'en empêche, franchement ? Ils étaient libres et visiblement pas insensibles au charme de l'autre tous les deux. Sa condition de Monstre, handicapante certes, mais qui n'a pas lieu d'être mise en avant. Ce genre de chose se disait avec le temps .. si ça durait asse longtemps. Andreas était un grand optimiste, mais il n'était pas non plus idiot, ni complètement crédule. Les fins heureuses, épanouissantes et profitables à soi tout le monde la souhaite, parfois, souvent au détriment des autres. Le bonheur des uns fait le malheur des autres à ce qu'on dit, et l'inverse. Aussi notre blond ne dérogeait pas à cette règle. Il avait envie de cette part de bonheur aussi et aspirait à des choses plus banales, courantes .. humaines. Oh ça avait du bon d'être Chiron, immortel, invulnérable, de se dire que ni les armes, ni les années, ni et encore la Maladie n'a d'emprise sur sa personne. Il n'avait pas à s'inquiéter de savoir si il existait un « après », ni même ce qu'il lui réservait .. si ce n'est pour les autres. Ceux qu'il aime, ceux qu'il a aimé et perdu. Au final c'est pour eux qu'il s'inquiète. Il se fait du mal notre Andreas. À lui, à propos de Tohrment. Il n'aime pas s'attacher pour se retrouver seul. C'est idiot, d'autant plus qu'il le fait. Il s'est attaché à l'écossais, solidement, mettant son habituel prudence de côté. Doublement idiot. Il le connaissait à peine. Rah. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

Il fixe à nouveau le téléphone. Il pourrait l'appeler. Il devrait l'appeler. Mais on n'appelle pas quelqu'un un dimanche, si ? Attendre la semaine ? Non plus, il travail. Andreas râle, grogne un peu même tout en retirant ses lunettes et récupère son portable. Il cherche le numéro de son .. de l'écossais avant de décider de ranger l'appareil dans sa poche de son jean et se lever. Plus tard. Encore. Pour l'instant il avait besoin de prendre une pause, et l'air.

Mettant ses copies de côtés, il récupéra son habituel et épais manteau – noir - à l'entrée ainsi que ses clés et une écharpe dans les tons gris clairs. Le tout enfilé, il quitta alors la maison et alla vagabonder dans les sentiers. Si il avait préféré cet endroit au centre-ville pour s'installer, en dehors du simple fait qu'il n'affectionnait pas particulièrement la ville et tenait à sa tranquillité, c'était justement pour sa proximité avec les sentiers pédestres, certains débouchant sur de très beaux cadres où Andreas aimait s'y attarder et détendre ; soit en dessinant, lisant, parfois en s'occupant de copies. Ce n'était certes pas toujours très recommandé avec sa jambe – marcher sur de longues distances et courir, mais à l'écouter un peu trop il ne ferait plus rien.

C'est donc d'un pas tranquille que le centaure s'engagea sur un sentier, profitant des odeurs que la nature charriait et de ce petit air frais qui de temps à autre se levait. Piquant, mais pas si désagréable que ça. Andreas était un frileux et supportait d'ordinaire très mal le froid, mais ainsi couvert c'était supportable  et lui aérait un peu la tête. Ça n'en sortait pas Tohrment, de sa dite tête, mais il semblait avoir moins de difficulté à aligner deux, trois idées ensemble, le confortant dans son choix premier qu'était de le connaître … et donc de le rappeler. À nouveau il sorti son téléphone, cette fois-ci décidé, tandis qu'il avançait d'un pas distrait sur le sentier. Il entendit des bruits de pas derrière lui, « une trottine ». Probablement un randonneur. Andreas prit alors la peine de se décaler un peu de côté. 'Non pas que le chemin était particulièrement serré, mais il ne voulait pas le gêner. Numéro composé, le portable porté à son oreille, il remarqua le – ou plutôt la sportive passer à côtés de lui et ne put s'empêcher de la regarder avec insistance tant cette personne lui parut familière.

Mémoire. Elle travaille. Une femme, cette femme, brune à l'origine. Période lointaine, période du 17ème. Des malotrus, des emmerdeurs de premières. Un bateau. Une Fleur. Mai. Andreas s'en souvient comme si c'était hier, mais il faut le temps que le cheminement se fasse correctement dans sa tête … pas asse rapidement semble-t-il, puisque ladite silhouette a déjà tôt fait de débouler sur lui. Le Centaure a juste le réflexe de s'en saisir, de passer son bras sous ses cuisses pour la maintenir dans cette position tandis que l'autre éloignait son portable et interrompait l'appel – l’intéressé se trouvant de toutes façons sur messagerie. Il cligne des yeux une fois, deux fois alors que la tête blond débite, hurle même car assourdit par sa propre musique. Un petit nom sort de nul part.

- « Roxe' ? » Arrive-t-il a glisser entre deux phrases. Ça y est. Il a trouvé. Roxe. Roxouh. Roxane. Son visage s'illumine à son tour, s'orne d'un magnifique sourire.

- « Doucement ! » Il rit de bon cœur. Joyeux, amusé par le personnage. Elle ne changera jamais sa Roxane. 'Sûr qu'il pensait la même chose qu'elle à ce moment précis, mais si il s'y mettait aussi … les pauvres ne risquaient pas de s'en sortir. Rangeant son portable dans la poche, il se servit de sa main nouvellement libre pour chasser les larmes qui montaient aux yeux de son amie avant de la serrer un peu plus.  

- « Comment j'aurai pu ne pas te reconnaître … ?! T'es ma Roxe' enfin ! Je suis désolé ma belle. Je suis vraiment bancale comme ami. » S'excusa le centaure, profitant que Roxane lui accorde un temps de parole. Faut croire que la notion du temps chez les immortels était quasi-inexistante. Je veux dire, comment avait-il pu rester séparé d'elle aussi longtemps ? C'était son amie, sa meilleure. Ils avaient vécus tellement de choses ensemble. Mais bon, les obligations de l'un ont fait prendre de la distance avec l'autre.

- « Je suis tellement content de te voir, tu as l'air en forme ! Sûr qu'il faut qu'on parle tous les deux, je vais pas te laisser filer là mais avant … tu ne veux pas descendre de ton perchoir ? » Et ralentir le débit, hein.



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MessageSujet: Re: All Things Fair   Mar 22 Déc - 15:41
"Oh pardon ! Excuse moi !" Oui, elle avait oublié. Il était fort, certes, mais elle ne voulait pas le malmener à peine l'avait-elle retrouvé. Elle descendit doucement de son magnifique et fort perchoir, ses baskets se posèrent sur un tapis d'humus et de feuilles crissantes. "Non non ! T'excuse pas ! C'est pas ta faute ! C'est la faute à pas de chance, comme on dit ! Mais je suis tellement contente."

Les larmes lui venaient vraiment cette fois, et elle perlèrent le long de ses joues sans qu'elle ne puisse les contenir. Elle enfouit son visage dans le torse d'Andreas. C'était son roc. Comment avait-elle fait pour vivre sans lui si longtemps ? Il n'y avait rien d'amoureux - de toute façon, malgré son acharnement, elle ne pouvait pas ressentir l'amour véritable - simplement une affection énorme. Ils s'étaient protégés tous deux pendant de nombreuses, nombreuses décennies. Cela paraissait absurde de compter en décennies, surtout vu leurs âges à tous les deux. Mais compter en siècles, lorsqu'il n'y en avait eu que deux, c'était tout aussi étrange.

"J'ai trop de choses à te raconter. Trop." Elle parlait toujours sur son torse, elle s'y sentait tellement bien. Elle aurait pu s'endormir si elle ne débordait pas autant d'énergie. Elle s'en décolla uniquement pour le regarder, comme pour s'assurer qu'il ne partirait pas et qu'il était là. Alors elle passa avec tendresse sa main dans ses cheveux.

D'un point de vue extérieur, ça pouvait prêter à confusion. Mais pour des créatures telles qu'eux, tout ceci était parfaitement normal et dénué de désir charnel.

Elle avait une myriade de questions. La séparation avait été dure, mais son devoir avait doucement poncé et pansé ses blessures. Elle n'avait jamais oublié. Elle n'oubliait jamais rien, pour ainsi dire. Mais le temps, les événements, la distance... Bien qu'elle pensait encore à lui quelques fois, rien n'aurait pu lui indiquer qu'elle le retrouverait ici, ou dans cette vie. Et toutes les questions qu'elle avait à cet instant, étaient les questions qu'elle n'avait jamais pensé être capable de lui poser, puisqu'elle ne pensait pas forcément le revoir.
Alors elle commença par la plus basique, la plus récente.

"Qu'est-ce qui t'a amené à Détroit ?" Elle avait d'autres questions maintenant que la première avait été lancée. Mais il fallait faire un choix. C'était trop dur. Roxane voulait tout savoir. "J'ai l'impression que tout le monde est à Détroit... Constance est ma coloc." Il savait qui était Constance, entre 1620 et 1840 ils avaient eu le temps de parler de leur existence, de leurs amis, de leurs conflits intérieurs...

Détroit était vraiment une ville spéciale. A croire qu'elle était l'Antre de toutes les créatures de ce monde. Depuis les années cinquante, elle était tombée sur un jackalope, quelques incubes, sa vampirette romaine, ou encore Cerbère mais surtout le Nahash. Bien-sûr, il y avait d'autres monstres, bien plus effrayants qu'un chien géant ou un serpent tentateur, il y avait Harry Stuart, mais ça... Elle lui raconterait en temps voulu.

"Viens, on continue à marcher pendant que tu me racontes TOUT." Elle lui prit le bras avec une ferme délicatesse, et posa sa tête contre son bras tout en marchant.
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MessageSujet: Re: All Things Fair   Jeu 24 Déc - 14:56

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Le centaure esquissa un sourire attendri. Il ne voyait pas pourquoi elle était désolée. Après toutes ses années il était même plutôt rassurée qu'elle déborde d'un tel enthousiasme en le voyant. Ils ne s'étaient pas quittés en mauvais terme, c'est vrai, mais longtemps. Leurs obligations personnelles finissant par les rattrapés tous les deux et prendre des directions différentes.

Doucement il la fit donc descendre de son perchoir et la serra avec autant de délicatesse contre lui. Andreas s'était fait à son absence, mais la retrouver ici et la sentir à nouveau dans ses bras lui rappela à quel point son contact avait pu lui manquer. Rien à voir avec de l'amour, bien qu'un regard extérieur pouvait s'y méprendre. C'était quelque chose de fort oui, mais chaste. Une amitié qui avait traversée les âges et qui même après une aussi longue séparation se présentait comme au premier jour ; intact. Peut-être parce que le temps avait toujours été quelque chose de trivial pour eux, les monstres, les immortels. Ou peut-être et plus simplement parce qu'ils avaient vécus bien trop de choses ensemble pour que cette en relation en pâtisse aussi stupidement.

En tous les cas les voici tous les deux ; et si il y avait bien une personne qu'Andreas aurait aimé retrouvé, que c'eut été à Détroit comme ailleurs, c'était bien Roxane. Sa musique résonnait encore à fond les octaves dans ses écouteurs et le Centaure entreprit de les lui retirer pour qu'elle puisse mieux l'entendre ; et s'entendre. Sûr que « depuis le temps » il avait dut s'en passer des choses.

- « J'imagine bien, oui. » dans un sourire alors que Roxane se détachait de son torse, relevait la tête vers lui avant de laisser une main glisser dans ses cheveux blond. Une vieille manie, un geste doux qui lui fit esquisser une mine attendri. Venant de Roxane ça n'avait rien de déplacé. À l'instar d'une certaine petite prénommée Miira Roxane adorait ses cheveux, s'en occuper et les entortiller ; mais en faisant moins de nœuds.

- « Toujours là. » commenta Andreas pour ses cheveux. À une époque que n'a pas connue la Succube il les avait gardé court .. ce qui aurait sûrement fait tout un drame pour Roxane ; peut-être aurait-elle hurlé à l'assassin, haha.

Puis tomba La question. Sûrement la première que l'on pose à quelqu'un que l'on retrouve au même endroit.

- « Rien de particulier en fait. Il fallait bien que je me pose quelque part, d'ailleurs. » avoua le centaure.

À force de bouger d'une ville à une autre Andreas ne se posait même plus la questions sur le pourquoi du comment. Il aurait put se retrouver ici comme ailleurs, bien que les champs des possibilités rétrécissaient. Il en venait à déménager quand il était implanté dans un lieu depuis trop longtemps et que les rumeurs commençaient à circuler. D'ailleurs ça faisait un certain temps maintenant qu'il était sur Détroit et s'étonnait que son caractère sans âge n'ait pas encore fait de remous.

À la mention de Constance l'homme parut surpris. En effet, le Centaure avait déjà entendue parlé d'elle. Quoi de plus normal à ce qu'elle et lui partagent leurs histoires, et donc leurs connaissances et amis. Il ne l'avait jamais rencontré cela dit ; et puis les amis des uns n'étaient pas forcément les amis des autres. En tous les cas preuve en est que Détroit rassemble – et Andreas serait lui-même amené à retrouver d'ancienne tête, voulu ou non.

- « Je n'ai retrouvé personne avant toi, mais j'ai l'impression que beaucoup d'entre-nous vivent à Détroit » en parlant des monstres. Andreas ne pouvait discerner les monstres des humains, mais ils entendaient suffisamment de rumeurs et de fait divers pour savoir que beaucoup de créatures séjournaient ici. Certaines pour de moins bonnes intentions, d'ailleurs.

La jeune femme le prit ensuite par le bras. Là aussi, une habitude de quand ils étaient ensemble. Andreas et elle aimaient le contact de l'autre, toujours emprunt de douceur et de délicatesse. Cela dit peut-être que la marche risquait de s'éterniser un peu trop pour son membre si tous les deux se mettaient en tête de raconter TOUT ce qui s'était passé durant l'absence de l'autre.

- « D'accord mais si tu veux bien j'aimerai mieux qu'on se pose chez moi, plus au chaud. Ça ne change pas non plus, je suis toujours aussi frileux.. ! » proposa Andreas. Laissant le temps à Roxane de décider. Ils reprirent la marche.

- « Au fait, et toi ? Ça fait combien de temps que tu es sur Détroit, qu'est-ce qui t'as fait venir ? » demanda finalement le professeur. Il l'avoue, il s'en voudrait si Roxane était ici depuis aussi longtemps que lui sans que ni l'un, ni l'autre n'ait put se croiser avant. Ç'aurait été comiquement déprimant.



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