Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]
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MessageSujet: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Mer 18 Fév - 18:58

When the door is good... Good, good, good...


Le monde n'est que travail. Et quand votre travail est votre passion, le reste importe peu...

Une fois avoir mangé son quota de viande saignante et chaude, elle but deux verres d'eau – chaude l'eau – et resta sur la chaise quelques minutes. Arf... Elle s'étira et se leva pour débarasser sommairement la table qu'elle avait utilisée. Petite seconde de réflexion. Le chemin le plus rapide pour aller à la bibliothèque sans passer par la case dehors ? Une fois son itinéraire défini, elle fila à la vitesse de l'éclair. En chemin, elle ôta son bonnet vert. Et le fourra dans son sac. Avec ses deux paires de gants verts. Arrivée dans son lieu de travail de prédilection, elle se dirigea vers un table et y abandonna son sac. Non, pas n'importe quelle table. Celle qui était la plus éloignée des fenêtres. Celle qui avait un tabouret. Qu'elle habilla de son manteau méga chaud. Et surtout... Celle qui était à côté d'un radiateur. Elle fila entre les rayons, prenant des livres par-ci par-là.

Quand elle en ressortit, elle avait cinq bouquins chargés sur les bras. Elle les posa sur la table. Puis sortit ses polycopiés. Un bloc-notes. Un autre plus petit avec des feuilles blanches. Des surligneurs. Trois stylos quatre-couleurs. Ainsi que d'autres stylos. Une gomme. Un compas et une équerre. Et trois crayons de papier. Différents ( la nuance des B, HB et H ). Elle s'assit sur son tabouret, une jambe pliée à l'horizontale, l'autre à la verticale. Son coude se posa sur le rebord de la table à portée. Et sans plus attendre, elle se mit à travailler. Yeux qui lisent, main gauche qui dessine sur le petit bloc-notes. Main droite qui tourne les pages, jonglant entre les deux livres ouverts. Notion mémorisée, main droite qui s'arrête, main gauche qui écrit sur le bloc-notes pendant que main droite s'empare du polycopié adéquat.

Les yeux survolent les pages de ce dernier, et main droite surligne ce qu'il faut. Main gauche se remet à dessiner pendant que yeux verts continuent leur lecture. Et c'est un schéma qui dura longtemps. Une demi-heure. Une heure. Une heure et demi. Deux heures. Sans interruption. Pendant qu'elle lisait, main gauche faisait parfois un schéma récapitulatif si cela était nécessaire. Sinon, elle dessinait sur le petit bloc-notes. Lola se lève pour aller ranger les deux livres, petits, qu'elle vient de dévorer. Sur les influx nerveux, leur nature, les connexions nerveuses... Elle retourne à sa table, et s'asseoit de la même façon. Veille cependant à ce que son dos soit littéralement collé au radiateur. Quoi il faisait chaud ? Chut. Elle prit une gorgée de lait - préchauffé par le radiateur contre lequel la bouteille était collée -. Ouais, tais-toi. Lola taffe. Elle posa la bouteille. Et le même schéma se reproduit avec le livre sur la plasticité cérébrale. Une longue heure s'écoule.

Elle se lève, va ranger le livre. Va se rasseoir dans la même position. Le radiateur se greffant à son dos. Et le même schéma continue avec les deux livres sur les cellules gliales. Sauf que là, de temps à autres, quand yeux verts lisent... Main gauche s'arrête de dessiner pour faire tournoyer son stylo quatre couleurs entre ses doigts fins. Et deux heures s'écoulent. Les minutes s'égrennent. Une demi-heure de plus passe dans le sablier. Elle s'était aperçue des regards étonnés que certains étudiants de sa promo lui avaient lancés. Parce qu'elle semblait beaucoup trop sérieuse, là. Pas comme en cours. L'un d'entre eux voulut lui parler, il se récolta un silence royal. Lola ne s'était pas rendue compte que quelqu'un lui avait adressé la parole tant elle était plongée dans ce qu'elle faisait.

Au bout d'un moment, quand elle se rendit enfin compte de l'heure, elle alla ranger les livres. Nota dans un coin de sa tête là où elle s'était arrêtée. Rangea ses affaires, aussi. En restant collée au radiateur. Elle préférait rentrer avec le soleil. Riez, cela lui assurait quand même deux ou trois degrés de plus. Non négligeable. Et puis, il était dix-huit heures et quart. Et ça allait bientôt faire sept heures qu'elle était là. Donc. La bandoulière de son sac calée sur son épaule, son manteau plié sur son bras, elle se dirigea vers la sortie. La Rousse était encore en pleine réflexion sur ce qu'elle avait lu. Quelques questions émergeaient dans son esprit. Et c'est ainsi que, notamment, elle se prit quelques angles de table... Non, non, que nenni. Par contre, c'est ainsi qu'elle ne vit pas la porte de la bibliothèque s'ouvrir...

Vous allez me dire, c'est tant mieux non ? Non. Parce que quand une porte s'ouvre, elle finit toujours par se fermer. N'est-ce pas ? N'est-ce pas. Et devinez ce qu'il s'est passé... ? Bravo. Vu que Lola était perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la porte se fermer sous son nez ( par un autre étudiant naturally ). Donc ? Lola se prit pour la énième fois la porte dans la tronche. Elle se les prenait toutes. Logiquement, elle aurait dû tomber en arrière, non ? Non. Dites-vous bien que la logique c'est pour les faibles. Lola manqua de tomber à la renverse, mais c'est en avant qu'elle se ramassa. La porte qui allait se fermer s'ouvrit brutalement sur une rousse qui s'esclaffa le visage au sol. Génial...

L'étudiant qui venait de quitter la bibliothèque s'esclaffa et partit. Elle eut tout juste le temps de mordre la cheville à portée. Nan mais. Sale gosse. Qui ricana de plus belle – après avoir laissé s'échapper une exclamation de douleur. Bien fait pour le sale gosse –. Ses cheveux étaient toujours rabattus du côté gauche de son visage, masquant un oeil à la vue des autres. Et c'est là. C'est là qu'elle prit conscience qu'il y avait quelqu'un sur elle. ... Elle cligna des yeux, son visage froid et distant revenant à la charge. Elle darda son oeil émeraude sur l'individu blond.

- Bonsoir...

Quoi ? Politesse s'il vous plaît, il faut savoir commencer par le commencement. Et puis, que voulez-vous qu'elle sorte d'autre ? Sa poitrine était comprimée au sol. Parce qu'il avait fallu qu'elle tombe du côté ventral. Hein. Merci. Bordel.De.Merde... Pourquoi tant de haine pour le côté ventral ? Parce qu'elle ne pouvait pas se relever. Abrutis.

- Dites chaton, j'peux concevoir que vous m'aimez tellement que vous ne voulez pas me quitter, mais... Est-ce que vous pourriez vous lever, s'il vous plaît... ?, dit-elle de son carillon mélodieux, ce soprano doux et froid.


Parce que quand vous chutez, il faut toujours que vous emportiez quelqu'un avec vous... C'est plus drôle, m'voyez...
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Dim 22 Fév - 4:21
WHEN THE DOOR BREAKS THE ICE
Lola & Valentin

UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻ Aujourd’hui est une bonne journée.
Au thermomètre, trois à cinq degrés à l’extérieur. Un ciel dégagé, pas trop de vent. Des cours seulement le matin, rien ce soir. Si tous les jours pouvaient être comme ça, ça m’arrangerait beaucoup.

La bibliothèque de l’université est un endroit où je passe beaucoup de temps et que j’ai rapidement appris à aimer. Elle est très différente de celle de mon lycée où les solitaires venaient se réfugier aux pauses et où les petits malins essayaient de faire toute sorte de choses dans les recoins en essayant de ne pas se faire choper. Non, ici, tout le monde bosse, et le silence règne. Il peut être tendu, désespéré, légèrement  haineux et plein de rage en période d’examens, mais en ce moment c’est assez tranquille. En été il y fait frais et en hiver, il y fait plutôt bon. Autrement dit, c’est la terre promise, bien plus adaptée que mon appartement dénué de toute isolation. Je m’y balade toujours en t-shirt.
Stratégiquement armé de six bouteilles d’eau de 500ml et de deux grands thermos de café (fade et tellement dégueulasse que je m’en sens presque offensé) rempli au café universitaire,  j’ai étalé devant moi mon organisation méthodique de révisions. C’est obligatoire, chaque étudiant a la sienne, et personne ne jugera jamais quiconque même si celle-ci paraît complètement barrée. C’est l’expression même du moi intérieur de chaque étudiant, et cela mérite le respect le plus total. J’exagère à peine.
Pour ma part, c’est rangé. C’est carré, bien droit, tout est à sa place, on dirait presque du flat design. Le manuel que j’étudie est un haut, ouvert et maintenu par mon téléphone pour ne pas qu’il se referme toutes les vingt secondes. La feuille sur laquelle je prends des notes à l’horizontale en dessous. Les bouteilles sont alignées comme des soldats, et le seul endroit un peu en bazar est peut-être mon tas de stylos et de crayons. Et de stabilos. Vous connaissez la chanson. Enfin, tout en haut à gauche se trouve la pile des autres manuels. Mes précieux. Je fais attention à ces machins comme à la prunelle de mes yeux. Un peu comme une vieille veillerait sur ses bijoux en or. Pardon c’est impoli ; comme un dragon.
Comme toujours, le temps file à toute vitesse, les formules s’alignent sans fin. Je suppose que j’ai de la chance d’aimer les maths, sinon je n’imagine même pas le calvaire. Ca frustre parfois, mais la satisfaction d’arriver à un résultat correct à la fin, et le processus de démêlage de toute ce beau bazar, ça me fait le même effet que de la bonne musique. C’est seyant
Petit à petit, le soleil baisse dans le ciel, et la lumière naturelle se fait plus rare. La température change un peu, mais je ne le remarque pas. Je ne me rends vraiment compte du temps passé que lorsque j’attrape distraitement une bouteille d’eau, mais que l’air raisonne quand mes doigts touchent le plastique et qu’elle me paraît bien légère. C’est normal : elle est vide. Ça doit bien faire depuis midi que je suis là.

Etirant mes bras en arrière un instant, je me dis que j’ai bien avancé, et qu’il serait peut-être temps de remballer.
C’est assez rapide, et je ne garde qu’une bouteille dans ma main dans le but de la remplir. Histoire de ne pas paraître trop bizarre dehors en t-shirt alors qu’il fait deux, j’enfile un sweat à fermeture éclair. Une fois dehors, je vais remplir la bouteille à la fontaine à eau avant de me rendre compte que j’ai oublié mon portable. Bravo, Val, super prudent.
Consterné par moi-même, je retourne à la bibliothèque, le bouchon dans la main, prêt à boire une gorgée directement au goulot (on s’en fiche, je suis le seul à boire). Grave erreur.

Un autre étudiant passe devant moi, la porte se referme derrière lui. Et là, ça passe de all clear, à Houston, I have so many problems.
Au moment où je tends le bras pour saisir la poignée, BAM. Le battant envoie valser mon poignet et moi avec. Un corps tombe en travers, devant moi, je perds l’équilibre et je chute aussi. Quoi ? Que se passe-t-il ? C’est confus. Pourquoi je suis par terre ? Pourquoi je vois le sol ? Comment je m’appelle ?
Ce doit être ridicule à voir. Sur les dalles, il y a un pêle-mêle de membres humains, et ce n’est pas très gracieux. Mes jambes sont à moitié pliées et mes bras soutiennent et vaguement le haut de mon corps. Vaguement. En dessous de moi, il y a quelqu’un, et je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe. C’est tout naturellement que la première chose qui me vient à l’esprit est : où est ma bouteille ?
Je ne suis pas spécialement un connard. Enfin je ne pense pas. Dans ces moments-là, on a toujours des réflexes et songes stupides. En voilà une. Et la réponse me vient assez vite.
Ma bouteille, elle est en face de moi, en train de se répandre au sol et sur la personne étendue que j’écrase. Je sens de l’humidité sur moi aussi. Elle a dû faire un sacré vol plané, celle-là.

— Bonsoir...

Je sursaute. D’où vient cette voix ?
… Ah. Oui.

— Dites chaton, j'peux concevoir que vous m'aimez tellement que vous ne voulez pas me quitter, mais... Est-ce que vous pourriez vous lever, s'il vous plaît...
— Hein ? Ah !


Que je suis con.
Dans un flot de grognements et de jurons, relevant plus le fond que la forme de la phrase, je me relève et j’attrape cette fichue bouteille qui est de nouveau vide. Oui, j’ai mis tant de temps à réagir. J’aimerais des applaudissements.
C’est assez catastrophique. Non seulement j’ai écrasé quelqu’un (une fille, visiblement, et elle n’a pas l’air très contente) (sans blague) mais en plus elle se retrouve trempée. Si je m’en fiche pas mal, je pense que peu de personnes apprécient de se retrouvé mouillé par deux degrés. Evidemment, je n’ai pas fait exprè, mais quand même. Avec une grimace parfaitement contrite, je lui tends la main si l’envie lui prend de l’utiliser pour se relever.

— Navré… ça va ?

Aujourd’hui était une bonne journée.
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Dim 22 Fév - 11:22

When water is good... Good, good, good...


Quand vous chutez partout sauf sur la tête, c'est bien connu, votre cerveau se met à marcher au ralenti. Parce qu'il le vaut bien...

Oui. Oui, Lola s'était encore scratchée contre une porte. Sa réputation était quand même de se prendre toutes les portes et murs qu'elle croisait, comme quoi elle y était très fidèle... Et, naturellement, il avait fallu que quelqu'un chute sur elle parce que la porte presque fermée s'était ouverte. Mais quelle symétrie, rappelez-vous que Lola s'est cassé la gueule parce que la porte ouverte s'est fermée... Erhm. Nous disions ? La Rousse était donc par terre, tombée du côté ventral, pas sur la tête dieu merci, quelqu'un lui était tombée dessus et...

Et elle fut d'une politesse sans égal. Oui, parmi tout ce qu'on aurait pu dire, elle le salua. La logique c'est pour les faibles, répétons-le ensemble... En fait, on aurait dû préciser que les deux avaient un choc post-traumatique, parce qu'ils ne bougeaient pas. Ou du moins, ils mirent plusieurs instants à faire la première chose qu'ils auraient dû ; se lever. Et ce n'est qu'après avoir posé la question de la plus subtile et diplomate des façons, que la jeune rousse récolta comme réponse des onomatopées et des jurons. Elle se releva dès qu'elle le put, son visage froid n'ayant pas changé. Les excuses fusèrent.

- Ne vous en faites pas, la Bételgeuse ne m'est pas tombée dessus et je ne suis pas passée sous les chutes du Niagara. ... Vous, allez-vous bien ?, dit-elle enfin. Politesse, Lola, politesse, ne le mords pas...

Mais brusquement, son cerveau fit tilt et elle baissa ses yeux vers... Attendez. Attendez, les choses s'enchaînent trop vite. ... Depuis quand elle est trempée ? Son premier réflexe fut de regarder son manteau qui, lui, n'était pas trempe. Ouf, merci. Son pantalon l'était un peu. Sa polaire l'était complètement. Et la froideur de Lola resta là.

*Bordel de merde de nom d'un rongeur vert. Je suis trempe, on est en hiver. Je suis trempe, on est en hiver. Je suis trempe. On est en hiver. Hiver. Froid humide et en plus je suis trempée. Froid humide. Et en plus je suis trempée. Je vais avoir encore plus froid. Je vais...*

Nous avons dit que la logique c'est... Erhm. Et nous avons aussi dit que leurs cerveaux avaient dû être atteint par une onde qui n'apparaissait que quand deux personnes tombaient l'une sur l'autre devant la porte de la bibliothèque... Brusquement, l'influx nerveux de ses pensées se transmit à son corps. Elle allait avoir encore plus froid si elle sortait comme ça. Le soleil déclinait. Shit. Shit, shit and doble shit. Plus important. Où était son sac ? Il n'est pas trempe. Elle mit la bandoulière sur son épaule.  

- Bon... Ce n'était pas les chutes du Niagara, de simples gouttes d'une rivière quelconque. Le radiateur suffira, ce n'est rien.

Et une odeur de cramé règnera. Plaisanterie mise à part... Sans plus de cérémonie, Lola se retourna vers la porte et la toisa d'un oeil menaçant. Elle s'y dirigea, l'ouvrit sans se la prendre – ô Miracle ! – et se dirigea vers le radiateur. Bon, très bien. Le temps qu'elle sèche, elle allait ressortir ses révisions... Non. Sept heures d'affilées, à peu près, on allait se calmer. Son cerveau était un peu lent. Elle s'adossa au radiateur, et réfléchit.


Que faire... Se sécher ou prendre le risque de s'évanouir en cinq minutes ? Mais que devait faire Lola... ? Telle était la question...
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Sam 14 Mar - 5:45
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UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻ Debout, face à la jeune femme que je viens de percuter, je reste immobile un moment à l’observer, vérifier qu’elle n’a rien. Finalement elle se relève, ignorant parfaitement la main que je lui tends. Sympa… Non, mais c’est vrai. Ce n’est pas de ma faute, toute cette histoire. Moi aussi je me suis pris la porte – d’ailleurs, mon bras me lance, j’aurai sûrement un bleu jusqu’à demain matin – et moi aussi j’ai chuté. Pas la peine de m’ignorer comme ça.
Le temps qu’elle réponde à ma question et mon flot d'excuses, un silence de mort règne. La porte s’est entre temps refermée, nous ne sommes maintenant plus que deux dans le couloir. Je me sens un peu moins gêné que tout à l’heure sans vraiment être très à l’aise non plus. Ce que me répond l’inconnue n’arrange cela en rien.

—  Ne vous en faites pas, la Bételgeuse ne m'est pas tombée dessus et je ne suis pas passée sous les chutes du Niagara. ... Vous, allez-vous bien ?
—  Oui ça va, merci.


Mes sourcils se froncent et mon ton est sûrement moins désolé que tout à l’heure. Bételgeuse ? Oui, certes, c’est toujours cool de savoir qu’on est moins encombrant que la deuxième étoile la plus massive connue. Et les chutes du Niagara ? Est-ce qu’elle s’est cognée la tête, est-ce que c’était ironique ? C’est possible de sortir de telles phrases spontanément après s’être mangée le sol ? Il y a parfois des gens étranges, il faut croire.
Elle semble faire preuve de sang-froid, en ce moment, et je suis également en train de rassembler le mien. Ça se voit dans ses yeux, et dans le vouvoiement qu’elle a employé. Quels étudiants, même inconnus, se vouvoient, en temps normal ? J’ai envie de soupirer, mais ça n’aiderait probablement pas. Son regard, son ton, son attitude m’aurait sûrement impressionné si je n’étais pas moi-même un peu agacé. C’est un peu dommage, pour notre première discussion.
Effectivement, si c’est la première fois que l’on se parle, nous nous sommes déjà croisés plusieurs fois dans la bibliothèque universitaire. Difficile de ne pas reconnaître une telle chevelure. Néanmoins, nous n’avions jamais eu de raison de se parler jusqu’ici. Nous sommes là pour bosser, après tout, pas pour faire connaissance.

Quoiqu’il en soit, il se trouve finalement que sa dernière comparaison n’était pas ironique puisqu’elle remarque enfin la tâche humide sur ses vêtements. C’est à présent la seule chose pour laquelle je suis vraiment désolé. Je lui offre donc un sourire crispé plutôt que de nouveau demander pardon. Elle garde son froid polaire, disant que ce n’est pas grave. Qu’un radiateur suffira. Encore des phrases étranges. Je commence vraiment à craindre le choc sur la tête. C’est… un peu mon problème, non ? Il serait dommage d’être accusé de non-assistance à personne en danger.
Sans que je ne puisse dire quoique ce soit, le sac sur l’épaule, elle s’en va. Comme ça. Oook. Je comprends qu’elle soit agacée d’avoir des vêtements mouillés par ce temps, mais est-ce que c’est la peine d’autre aussi impolie ? Non. C’est pas comme si j’avais voulu que ça arrive.
Décidant qu’il serait parfaitement inutile de s’énerver pour ça, je secoue la tête et ouvre à mon tour la porte de la bibliothèque. Je dois toujours récupérer mon téléphone, après tout.

Je ne mets pas longtemps à le trouver et à le ranger dans ma poche. Il ne s’est pas passé tant de temps que ça, il n’avait pas bougé de place. Quelle tête en l’air je fais. Il y a peu de chances pour que je me le fasse voler ici, mais quand même.
Alors que je fais encore le chemin vers la porte, je vois dans le coin de mon champ de vision une silhouette assise contre un radiateur. Je m’arrête et tourne complètement la tête vers elle, la bouche déformée dans une grimace mitigée. Qu’est-ce que je dois faire ? Il va faire nuit dans quelques minutes. Partiellement (j’insiste sur le partiellement) à cause de moi, elle doit rester ici en attendant de sécher. (D’ailleurs, ce n’est pas un peu exagéré, de se sécher comme ça ? Il fait froid, mais quand même.) Même si je ne doute pas, avec un tel regard, qu’elle sache se débrouiller toute seule, ça serait un peu irresponsable de ma part de la laisser ici après la nuit. Le monde n’a jamais été très sûr pour les femmes la journée, n'en parlons pas une fois le soleil couché.
Sur cette pensée, je me dirige vers le coin où elle s’est installée, m’arrêtant à quelques mètres d’elle.

— Hey, je lui annonce avec beaucoup de tact, mais sans intonation spéciale. Tu veux que je te ramène ? Ou que je te prête quelque chose pour te changer. Il va faire nuit, alors…

Heureusement que je n’ai rien de spécial à faire aujourd’hui.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Lun 30 Mar - 8:01

Quoi ? Pardon ? Je ne suis pas une enfoirée ? Et sinon, le myope, un truc intéressant et véridict à dire, s'te plaît ?


Pensez que tout peut vous tuer, votre caractère semblera s'adoucir...

Devant l'expression du Blond, Lola ne fit qu'arquer un sourcil interrogateur. Et pencher légèrement sa tête de côté, avant de la secouer lentement, histoire de dire que ce n'était pas grave. Et que, comme dit, un radiateur suffira. Ceci fait, elle se détourna sans plus de cérémonie, la bandoulière de son sac sur son épaule, et rentra dans la bibliothèque une fois avoir affronté la porte du regard. Marchant rapidement vers le radiateur, elle s'y adossa nonchalamment une fois son but atteint. Et elle réfléchit longuement. Courir encore plus vite vers son appartement ? Se sécher et courir moins vite, mais courir quand même ? Et chopper le froid dans les deux cas. Elle posa une main sur son front. N'importe qui aurait dit qu'elle était brûlante et fiévreuse. Sauf qu'il s'agissait là de sa température normale, hein... Et qu'il ne fallait en aucun cas que sa température ne chute à 36°C en hiver, parce qu'elle en mourrait. C'est gai hein ? Bah ouais, c'est gai, quoi de plus joyeux que de penser que sortir dehors pouvait vous tuer... ? Voyons, rien ne rend Lola plus heureuse que cette pensée... De merde... Erhm.

Elle s'étira sommairement, et se mit à dessiner la première chose qui lui vint à l'esprit. Une nuée de souris qui bloquaient toute la largeur de la grande avenue à elles seules, et qui s'étaient arrêtées à un feu rouge. Le dessin incompréhensible par excellence. Et qui lui donnait faim, en plus. Lola et les rongeurs, c'était une grande histoire d'amour. Là, c'était clair au moins ; elle avait faim. Grommelant imperceptiblement, elle tourna la page et se mit à dessiner la deuxième chose qui lui passa par l'esprit. ... Une tête de mort. De plus en plus gai. Elle devenait vraiment masochiste la Rousse... Alors qu'elle était en train de dessiner des fleurs venant prendre d'assaut le crâne, une injonction la fit cligner des yeux. Et son regard froid se planta sur... le Blond. Ouais. Ce Blond-là. Celui de... Il y a à peine six ou sept minutes ? Voire moins. Bref. Elle l'écouta alors poser sa proposition, un sourire ironique venant trôner sur son visage gelé.

- Haha, ça se voit tant que ça que je suis une frileuse invétérée... ? J'suis grillée, donc. Bien joué, chaton...

Ou plus exactement, elle aurait aimé avoir du feu capable de transformer cette humidité en vapeur. Et ce qui l'exaspérait le plus, dans cette histoire, c'est qu'elle adorait l'eau, la pluie, et l'humidité justement. Sauf qu'avec le froid... Ça ne collait pas du tout. Froid plus humidité est égal à froid multiplié par sept. Il ne valait mieux pas que ça lui retombe dessus, pas qu'elle ait envie de mourir hein mais... Si, quand même. Bon, ce n'est pas que Lola se méfiait ou avait sa fierté, pas du tout même, disons juste que... C'était le cas, en fait. Héhé. Bref. Mais il faut que tu sois polie, ma fille, vraiment polie. Allez, courage.

- Merci, sinon, c'est sympa de votre part. Mais je ne voudrais pas vous déranger plus que je ne l'ai déjà fait. ... Honnêtement, hein.

Alors, de une, arrêtez-vous de suite. Un serpent n'a pas une langue de vipère. D'ailleurs, Lola était un taïpan, pas une vipère, donc déjà vos expressions vous les gardez pour vous. De deux, non, elle n'essayait absolument pas de tout se remettre sur le dos. Parce que c'était quand même elle qui s'était esclaffé par terre et qui avait provoqué la chute du Blond. Bon, c'était de la faute à la bouteille si elle était toujours collée au radiateur pour sécher ses vêtements, certes, mais le fait que la bouteille ne se serait pas vidée si elle n'était pas tombée à ce moment-là. Ou qu'elle ne se serait pas vidée de son eau glaciale s'il n'avait pas été là lors de la chute d-... Stop, stop, diplomatie les enfants. Miss Fierté protestait de tout son saoûl, Mademoiselle Méfiance était à l'origine du regard mitigé qu'elle jetait au Blond. Mais diplomatie quand même. Vu son regard... Ahem.

Un mixte entre hésitation, méfiance, et fierté-qui-se-méfie-d'un-potentiel-coup-de-traître. Quand on vous avait dit qu'elle avait un sale caractère, vous nous croyez maintenant... ? Et pourtant, c'est l'hésitation qui prit le pas sur le reste. Big Brother était à l'appart, Little Sister était sans doute sur le chemin du retour à cette heure-ci. À pied. Donc oui, elle pouvait toujours appeler Big Brother, mais elle n'allait pas lui donner une raison pour qu'il la couve sans arrêt, ça suffit là.

- ... Ça vous dérangerait de me déposer au pied de mon immeuble ? C'n'est qu'à six minutes à pieds d'ici, techniquement... It's sloth inside, I'm afraid*... Désolée, j'vous dérange encore en fait.

Yep, elle avait totalement élidé le facteur vêtement. Mais c'était parce que, malgré toute la prévention mentale qu'elle s'infligeait toute seule, elle aimait l'humidité et qu'elle était actuellement toujours collée à un radiateur. Donc, une source de chaleur assez conséquente. Donc, qu'elle ne se rendait pas compte, à l'instant même où elle le devrait, que ça pourrait potentiellement la tuer une fois dehors. Bravo. Abrutie.


Après une chute aqueuse, les neurones du serpent se sont congelés, visiblement...
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* Prononcé avec a perfect Oxford accent please, ce qui se distingue de l'accent américain.

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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Ven 24 Avr - 20:16
WHEN THE DOOR BREAKS THE ICE
Lola & Valentin

UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻ Debout devant la jeune femme accroupie contre le radiateur, je la regarde dans les yeux. Malgré la différence d’altitude, elle reste la plus imposante. Pas que nous avions tenté d’instaurer un rapport de force de toute façon. Son regard est très différent du mien ; froid et perçant, mais vivant. Il y a une lueur dans ces deux yeux verts, ils reflètent quelque chose. Je l’envie un peu pour ça.
Même si son sourire est sardonique, sa réplique détend un peu l’atmosphère et me fait secouer la tête en fermant les yeux. Le mien, de sourire, est assez amusé.

« Non non, en fait je me sens surtout coupable de t’avoir renversé une bouteille d’eau dessus alors qu’il doit faire deux degrés dehors. »

Pourquoi mentir ? Ce n’est pas être frileuse de ne pas vouloir sortir avec des vêtements humides avec ce temps, c’est la normalité la plus normale. Après, si elle est effectivement frileuse, ça n’aide pas.
Son « chaton », par contre, me fait un peu tiquer. Habitué à ce genre de sobriquet dégradant, je laisse passer, mais je n’aime pas. Elle n’en pensait probablement pas grand-chose. Peut-être même appelle-t-elle tout le monde comme ça, mais c’est désagréable. Je n’aime pas vraiment qu’on me parle comme à un enfant. Qui apprécie d’être pris de haut ? Certainement pas moi. Le sobriquet me donne envie de me retourner et de partir. Mais j’ai proposé, non ? Bordel, pourquoi moi. Au lieu de ça, mon sourire sincère devient le plus faux du monde. Impossible à louper.
Elle se rattrape un peu ensuite, et je hausse les épaules, autant à l’utilisation du ‘vous’ qu’au sens de la phrase en lui-même. Si elle veut me vouvoyer après ça, libre à elle. Le regard qu’elle me lance respire la méfiance et je hausse les sourcils et lui renvoie un sourire crispé aux coins. Pas du tout pour la défier, mais pour essayer de lui monter par mon expression faciale que je ne lui veux aucun mal. Ouais… c’est pas gagné, Val.
Je me demande ce qu’elle imagine. Est-ce que, pour une raison ou pour une autre, j’ai l’air d’un psychopathe qui veut l’attirer dans une ruelle pour la dépecer ? D’un mec qui veut lui voler toutes ses affaires ? D’un type qui veut la plonger dans le monde de la drogue – si ce n’est pas déjà fait ? Haha. Ça m’étonnerait. Il n’y a  pas d’air particulier à avoir pour faire ça. Du moins j’espère. Sinon, je ne veux même pas savoir de quoi j’ai l’air moi-même…
Histoire de changer de chemin de pensée, je me focalise quelques secondes sur ce qu’elle a dans la main. C’est un carnet, et elle a visiblement dessiné dedans. Je ne comprends rien à ce qu’il est représenté – probablement parce que je le vois en biais et à l’envers, cqfd – mais ça n’a pas l’air mal. Ça me renvoie à moi et mes bonhommes spaghettis. Si je n’ai pas de règle, je suis incapable de tracer un trait droit. C’est tellement dégueulasse que c’en est comique (du grand art). C’est frustrant pour quelqu’un qui aime les choses régulières ou composées. Au moins, elle, elle a l’air précise.
Finalement, la demoiselle à la chevelure tout feu tout flamme me sort de mon flash-back des cours d’art-plastique du collège avec une question qui détend mon expression entière.

« Alors ce sera encore plus près en voiture. » Ça me fait plaisir qu’elle accepte parce que je m’en serai sûrement voulu tout la soirée, autrement. Je balaye ses excuses et sa remarque sur la flemme d’un geste vague de la main. « Et tu peux me tutoyer, tu sais, tu - »

La suite de ma phrase, un très impoli  tu es probablement plus âgée est coupé par un « shhhh » excédé de la part de la bibliothécaire. Je sursaute un peu et je serre les dents dans un « oups » presque tangible. J’ai oublié que ma voix porte. Winner, va. Je me retourne vers la dame avec une expression contrite, lui envoyant un « dé-so-lé » inaudible mais parfaitement lisible sur mes lèvres. Puis je me penche un peu vers la victime de la bouteille, gardant toujours mes distances et continue donc, la voix au bord du murmure.

« Tu veux rester un peu ici ? Le temps que ça sèche et tout. » En prononçant « ça », je fais un geste global vers mon propre abdomen pour appuyer mes propos. Il fait presque nuit maintenant, mais je suppose qu’on n’est pas à cinq minutes. Je continue avec un léger sourire. « J’ai reçu de l’eau dessus aussi donc ça m’arrangerait en fait. »
✻✻✻
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Sam 25 Avr - 11:40

Yo l'Hippocampe. Ça te dirait de rentrer ?


Parce qu'une coïncidence est toujours suivie du facteur malchance...

... C'était quoi ce sourire qui puait le faux à des kilomètres à la ronde ? Et pourquoi il était apparu quand elle avait dit « chaton »... ? Ooooh... Donc en fait, il aimait l'eau, d'où cette grimace. Ou alors, c'était le fait que le chaton était tout petit tout mignon qui ne lui allait pas. Ses yeux se remplirent de malice, et elle se mit à chercher un animal marin petit et mignon. Voyons voir, il ne devait pas en avoir trente six mille... Oh. Yes. Hippocampe.

- Ça sert à rien de se sentir coupable, c'est moi qui suit tombée en me prenant cette sale porte dans la gueule, hein... Et chaton ne vous va pas ? ... Bon, bah ce sera hippocampe alors. Sauf si vous préfèrez que je vous appelle autrement, vous choisissez., dit-elle de son soprano cristallin, toujours un brin d'ironie dans sa voix.

***

Quand Lola accepta une des deux offres de l'Hippocampe, il se détendit presque aussitôt. ... Elle manqua de retourner sa veste illico. C'est qu'il faisait deux ou trois degrés dehors, et elle risquait quand même sa vie en sortant, elle. Mais l'instinct de survie prit le dessus ; voiture + être à l'appart en vitesse + chauffage de la voiture = moins de chance d'y passer. Elle arqua un sourcil moqueur quand il commença une phrase sur le tutoiement/vouvoiement. Bien que l'Hippocampe ait été coupé par un « shhh » excédé de la bibliothécaire, la Rousse put deviner aisément ce qui aurait pu être le reste de sa phrase. Quand elle vouvoyait quelqu'un, l'argument pour qu'elle arrête était soit « ne me fais pas sentir plus vieux que je ne le suis déjà », soit « tu es plus âgée que moi de toutes façons ». ... Sauf que Lola vouvoyait quelqu'un tant qu'il lui inspirait de la méfiance. Pas moyen qu'elle explique ça.

Elle ne réagit pas quand il se pencha vers elle, bien qu'elle ait manqué de le repousser par réflexe. Quoi, il était encore loin ? Il s'était rapproché. Point final. Tch. ... Elle le regarda en penchant sa tête de côté face à ce qu'il disait.

- Vaut mieux rester ici un moment yep. Attends une seconde.

Sa dernière phrase fut ponctué d'un repliement sur elle-même ( physique hein, elle s'était tassée sur elle-même quoi ) et d'un décalement sur la droite. C'est qu'elle s'était arrangée le plus de contact avec le radiateur, donc s'il voulait se sécher, valait mieux qu'elle lui laisse un bout du radiateur. ... Comment ça, Lola n'est pas une enfoirée ? Oy. L'honneur, ça vous parle ? Autant laisser quelqu'un crever de chaud ( pour elle 35°C c'est le début du paradis, 40°C le bonheur absolu, donc bon... ), ça elle le fait sans scrupule. Laisser quelqu'un crever de froid... Là, non. Solidarité oblige. Ne trouvant rien à dire, elle reprit son calepin et continua son dessin sans faire attention à ce qu'elle faisait, et ce n'est qu'après une minute qu'elle se rendit compte qu'elle était en train de dessiner le baron Samedi. Haut-de-forme, squelette habillé, une carte dans sa main et...

Le vent s'était levé. Et il avait fallu que deux fenêtres près d'eux soient mal fermées et s'ouvrent, laissant passer un courant gelé. Et évidemment, il y avait eu une panne de courant pile à ce moment-là à cause de l'orage, donc le radiateur s'était éteint. Il était encore un peu chaud, mais disons qu'il refroidissait plus vite que la normale, vu le vent gelé qui s'infiltrait. Elle arrêta de dessiner, et regarda les éclairs au loin. Putain de merde... Comment ça il pleuvait ? Mais non, tu rêves. Comment cela, elle avait reçu quelques gouttes de pluie ? Mais non, tu dis n'importe quoi. Elle resta collée au radiateur, actuellement la source de chaleur la plus proche, et posa une main sur son front. Putain de merde bis... Voilà qu'un mal de crâne venait l'assaillir. Et l'instinct de survie parla. Voiture = chauffage.

- Putain mais j'y crois pas... L'orage s'est levé parce que j'ai dessiné le baron Samedi ? Mais c'est quoi ce délire ?

Elle grogna et se tourna vers l'Hippocampe. Oulah... Il était pas en meilleur état que Lola. Ah, génial. Elle grogna que plus en constatant que le radiateur refroidissait toujours, et ce vent glacial ne l'aidait pas et faisait grimper son mal de tête qui se transforma rapidement en migraine. Bon ma fille... C'est lui qui a la voiture, lui qui a les clefs. La bibliothécaire déboulait devant eux, les engueulant d'une voix basse d'avoir ouvert les fenêtres. Euh...

- Et sinon, vous avez mieux pour se foutre de notre gueule ?, dit-elle d'un ton cinglant, sec et froid, à des océans de l'amabilité. Elle se tourna vers l'Hippocampe. Ta voiture est garée où ? Parce que je crois qu'on ferait mieux d'y aller, en fait. Haha., lança-t-elle enfin, d'une voix pleine d'ironie.

Comment ça il pleuvait ? Non, il ne pleuvait pas. Pourquoi ? Parce que Lola nie toujours les facteurs qui peuvent la tuer. Instinct de survie oblige...
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Mar 12 Mai - 5:17
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UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻ Avec  un soupir sans raison particulière, je m’adosse au radiateur et me laisse glisser jusqu’au sol. Dehors, le ciel s’est considérablement assombri, mais rien que les néons du plafond ne sauraient corriger de leur lumière artificielle. Il n’y a plus qu’à attendre… attendre. Quelle perte de temps. Apres quelques secondes d’immobilité, je me mets inconsciemment à jouer avec le peu de bout d’ongle qu’il me reste et que je n’ai pas arraché avec mes dents. Si j’avais été assis sur une chaise, ma jambe se serait probablement mise à tressauter frénétiquement. Je n’ai pas toujours été aussi nerveux, pas avant l’université en tout cas. Je déteste ne rien faire. Je déteste attendre. Je déteste rester immobile. Je déteste dormir. Quelle perte de temps. Il faut que je bouge.
A ma gauche, la fille s’est remise à dessiner. Hippocampe, hein ? C’est mieux – moins irritant et un peu ironique aussi. Ça s’accorde presque avec le Starfish Coffee écrit sur mon t-shirt. Je n’ai aucune idée de comment elle a trouvé ça, mais ça importe peu. C’est marrant, un hippocampe. Je nage quand même beaucoup mieux qu’eux (c’est pas très compliqué en même temps… ces machins flottent vaguement), mais pourquoi pas. Va pour le cheval des mers. Tiens, maintenant que je vois le carnet à l’endroit, elle se débrouille définitivement pas trop mal en dessin.

Et là, c’est le drame.

VLAM, fait la fenêtre. BLONG, font mes vertèbres contre le métal creux du radiateur alors que je sursaute. Quoi ?
Quelques gouttes d’eau glacée se précipitent sur mon visage avant même que le courant d’air ne nous atteigne et je ferme les yeux par réflexe. Un vent froid s’engouffre dans la pièce, la fenêtre se rabat et la porte, probablement mal refermée depuis le début, s’ouvre à la volée pour alimenter le courant.  Pendant trois secondes, j’ai l’impression de traverser une plaque de glace. Au même moment, une grande lumière zèbre le ciel, le tonnerre se fracasse non loin de l’université et toutes les lumières s’éteignent. C’est fulgurant.
On dirait un enchantement de ma mère qui a mal tourné. Peut-être que quelque part dans le campus, une sorcière a manqué son sortilège ? Quoiqu’il en soit, je serre la mâchoire et je prends une inspiration tremblante, le visage probablement plus gris que d’habitude. L’eau gelée sur le visage, l’air froid et la tiédeur faiblissante du radiateur dans mon dos – quand je rouvre les yeux, j’ai l’impression d’avoir le regard envahi par la brume. Je secoue la tête. Un pic de douleur dans la tempe. Bordel. Un choc thermique pour si peu…

« Sans déconner… » je lâche, en même temps que son « putain mais j’y crois pas. »

Je la regarde du coin de l’œil en essayant de garder une respiration normale. Tiens, elle n’a pas l’air en forme non plus. Cool, comme ça on est deux. Je ne me pose pas trop de questions à ce propos, me contentant de sourire à sa remarque. Non, ma pauvre, c’est sûrement pas ta faute.
Le regard que je lance à la bibliothécaire qui essaye de trouver un coupable est littéralement assassin. La réplique de ma voisine de radiateur m’indique qu’elle pense exactement la même chose que moi. Bon.
Je prends trois secondes de plus que d’habitude pour me mettre debout et m’essuie le visage. La bibliothécaire part fermer la fenêtre et je me tourne vers la chevelure rousse – je note d’ailleurs au passage qu’elle a adopté le tutoiement.

« Pas très loin d’ici, le parking est à deux minutes. Mais on va devoir braver l’ouragan. »J’exagère à peine.

La perspective ne m’enchante pas, et elle non plus. Cependant, je suis bien loin de me rendre compte de son problème. Personnellement, un tel choc de température me fait perdre mes moyens. Au pire, quand il s’agit de froid, je peux tourner de l’œil - rien d'irrémédiable. C’est la chaleur qui me tue. Cela dit, ça ne veut pas dire que je sois très en forme en ce moment. En contrepartie, je peux marcher sur mes deux jambes.
Mais elle ? Le danger de mort, je ne l’imagine pas du tout.

« Allons-y. »

Comme prévu, le passage bibliothèque-extérieur est difficile et je dois poser un instant ma main sur le mur sous le porche pour ne pas trop m’appuyer sur mes genoux. J’ai soudainement très chaud, puis très froid, et je lâche un soupir agacé en regardant la pluie tomber à quelques centimètres de nous.
Je me tourne vers l’inconnue – oui d’ailleurs, elle s’appelle comment ? bah, on verra plus tard – et prend quelques secondes pour analyser son expression faciale. Visiblement, elle ne veut vraiment pas aller sous la pluie.
Posant mon sac un instant au sol pendant qu’on est encore au sec, je dé-zippe mon sweat et l’enlève. Le froid ne me fait rien, et il n’aurait pas fait grande différence sous la pluie de toute façon.

« J’ai pas de parapluie, donc tiens, tu peux te le mettre au-dessus de la tête. » C’est mieux que rien, non ? En même temps, je lui tend le vêtement que je viens de lui retirer. Puis j’attrape mes clefs de voiture dans la poche avant de mon sac et commence à avancer vers le parking.

« Aaah, merde. » Le vent est fort, la pluie ne semble pas décidée à s’arrêter. Mais ça ira. Pour moi, en tout cas. Vivement qu’on arrive.
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Lun 18 Mai - 10:31

When the rain is good... Good, good, good...


La pluie n'existe pas en ce bas-monde...

La réponse à sa question est déterminante. Était-il garé loin ? Pas très loin. Bah ça allait alors... Si c'était pas très loin, à deux minutes, tant qu'elle avait le chauffage de la voiture après ça devrait le fai-...

- Mais on va devoir braver l’ouragan.
- Fuck it...


Et merde. Il n'y avait un autre chemin ? Non ? Non. La tête de Lola commençait sérieusement à devenir lourde, et elle prit le parti de la pencher en avant. Erreur très fatale, maintenant c'était sa nuque qui douillait. Ah non pitié, elle avait déjà risqué sa vie l'autre jour et sa fierté avait été réduite à néant, ça n'allait pas recommencer ! Bah si. Pourquoi ? Le destin pensait que c'était plus fun, sans doutes. Ce merdier. Y aller ? Elle ne voulait pas. Mais là, elle était un peu obligée. Pourquoi seigneur ? T'as décidé que ma vie devait être écourtée prématurément ou quoi ?

Elle enfila alors la polaire rangée dans son sac, puis son manteau large et bien réchauffant. Et ses gants verts. Et elle passa donc à l'extérieur. Rien que le vent froid lui glaça le cerveau et elle sentait un mal de crâne venir s'installer, doucement mais lentement. Inconsciemment, elle vérifia son sac. Elle avait tout ? Elle passa ses affaires en revue. Elle avait tout. Mais... Wait, où était son bonnet ? Elle ne l'avait pas vu ! Quoique, un bonnet en laine sous une pluie comme ça, c'était pas l'idée du siècle mais... Où était son bonnet ? Sa tête devenait de plus en plus en lourde. Attendez une minute. Une pluie comme ça ?

Lola s'arrêta et regarda devant elle... La terrible réalité. Il pleuvait. Oh bon sang de bon dieu de... Non. Non ce n'était pas vrai. Le bruit assourdissant de l'orage et de la pluie vinrent la contredire. Si. Et si, c'était vrai. Dommage pour toi ma fille, t'as encore plus de chances d'y passer. Qu'est-ce que c'est con... Sa mine devint absolument déconfite et elle grogna de façon suffisamment audible pour faire comprendre toute... toute l'envie qu'elle avait d'aller là-dessous. Quoique, son visage suffisait à comprendre, son grognement n'était que l'hyperbole de son expression faciale. ( Notez que le froid lui fait penser n'importe quoi ) ... Hein ? Elle regarda en tiquant le vêtement que lui tendait l'Hippocampe, sans réagir pendant plusieurs secondes.

- M-merci..., waye, elle avait froid là. Elle s'empara du vêtement avant que l'évidence ne lui jette une claque dans la gueule. Mais attends, tu vas geler sur place habillé comme ç-...

Et une bourrasque gelée dans la gueule, une. Sa tête, beaucoup trop lourde à présent, retomba en avant. Et un petit bruit lui informa que son geste trop brusque lui avait fait craquer ses cervicales. Bravo ma fille, tu t'améliores de jour en jour... Quand le froid commença à s'infiltrer de trop dans ses artères, elle ne se fit pas prier. Ni de une, ni de deux, Lola fonça à vitesse grand V sous la pluie, le sweat de l'Hippocampe sur la tête. En courant un sprint comme si sa survie en dépendait. Ce qui n'était pas tout à fait faux non plus, en fait.

Dès qu'elle fut au niveau du parking, c'est-à-dire au sec, elle s'éloignait du mieux qu'elle le pouvait de la pluie puis attendit le propriétaire du sweat. Non elle n'était pas encore devineresse, pas pour savoir quelle voiture appartenait à l'Hippocampe en tous cas. Sa migraine grandit rapidement, et elle regarda sa montre. Trois minutes dehors. Il faisait froid, et elle ne courrait pas. Sa migraine était encore tolérable, son corps ne s'était pas mis à trembler. Bien. Elle s'accroupit et se recroquevilla sur elle-même dans une position d'auto-réchauffement de survie, en prenant soin de ne s'appuyer nulle part. Bah quoi ? Les murs sont froids, par ici. Puis, alors que le sweat – définitivement trempé cette fois – lui rappela son existence, Lola ne put s'empêcher de jurer un très élégant bijinya ke jepit dont vous vous passerez de la traduction.

- Bah ouais, ça servait vachement de se sécher pour se tremper jusqu'aux os trente secondes plus tard, tiens.

Elle s'emmitouffla dans son manteau, en train de congeler jusques aux os. Quatre minutes et trente secondes qu'elle était dehors. Elle releva la tête, à la recherche d'une tête blonde qu'elle trouva assez rapidement. Qui venait tout juste d'arriver en la dépassant, en fait. Ou peut-être qu'il était à côté. Ou derrière. Bref. Elle leva sa tête vers lui – putain de cervicales – et se releva. Haha. Le pied. Elle avait zappé que début de migraine + s'être accroupie + se relever = début de migraine plus douloureux. Elle tituba comme une ivrogne pendant quelques secondes avant de retrouver son équilibre. Ses gestes avaient été un peu trop rapides. Lola porta une main à sa tête et se tourna vers l'Hippocampe.

- ... Merci pour le sweat. Mais reprends-le, tu me congèles sur place comme ça., dit-elle en lui tendant son vêtement mouillé. Quoique... Du mouillé froid, c'pas mieux... Ben... Fais comme tu veux, en fait.

Parler pour ne rien dire. Merci, mon dieu, de ce don du ciel. Amen. Elle suivit alors l'Hippocampe, essayant vainement de contrôler sa douce migraine qui augmentait, lentement et tendrement, comme l'enfoirée qu'elle était.

Bon sang, la voilà qui pensait à 'hu dada sur mon cheval' ... Ça volait haut, dites donc... Très très haut même...
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Mer 29 Juil - 1:24
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UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻ Les trois minutes qui suivent ne sont pas les plus glorieuses de ma vie. J’avance, les yeux plissés, le corps penché en avant, les cheveux se barrant dans tous les sens, vers le parking de la bibliothèque Detroit Wayne University. Fichue région.
La fille sans nom me dépasse rapidement. Je dois lui accorder ça : elle a de la volonté. Je ne connais pas ses raisons, mais peu importe pour l’instant. Je me concentre sur le fait d’avancer malgré ma vue qui se trouble de plus en plus. J’ai l’impression de devenir myope – tout est flou - les lumières s’étalent pour devenir de parfaits halos. Je dois cligner rapidement des yeux pour avoir un semblant de netteté. Vivement qu’on y soit.
Elle arrive en premier. Manque de chance pour elle, ma voiture ne date pas d’hier. Je pourrais m’en racheter une neuve, au fond. Une pimpante avec une jolie couleur, un lecteur CD, le bluetooth, plein d’options cool et surtout, surtout, ce qui nous manque là tout de suite, les portes qui s’ouvrent à distance. Non, je n’ai même pas ça. J’étais très pauvre, il y a trois ans. Il faudrait que j’y repense.
Là, ce n’est pas vraiment le moment.

« Bah ouais, ça servait vachement de se sécher pour se tremper jusqu'aux os trente secondes plus tard, tiens. »

C’est la première chose que j’entends en mettant les pieds sur le parking, non sans soulagement. Est-ce que c’est comme ça que Moïse s’est senti après avoir écarté les eaux. Non parce que j’ai l’impression d’avoir accompli un exploit.
Bien plus serein à l’abri de la pluie, je m’autorise un bref souffle en guise de rire.

Je prends un moment pour frotter mes deux mains sur mon visage, histoire de me ressaisir. Le sol tangue moins, j’ai moins l’impression d’avoir -3 à chaque œil. Mais notre but n’est pas encore atteint.
Elle se relève, un peu titubante, et me temps le torchon trempé qu’est devenu mon sweat. Avec un soupire blasé, je le prends.

« Merci. »

Au moins, il aura été utile. Ne sachant pas trop quoi en faire, je le garde dans ma main (pas question de le mettre, c’est une serpillière) et fouille dans ma poche pour attraper mes clefs de voiture. Elles tintent quand je les sors, et me dirige d’un pas sûr vers la place où ma poubelle est garée. J’ai au moins le chauffage dedans.
Heureusement, elle n’est pas trop loin. Je vérifie toutes les cinq secondes que la fille de la bibliothèque me suit avec un air un peu inquiet. Elle fait des zig-zags, non ? Elle n’a pas l’air bien. Je ne dois pas être beau à voir, mais elle est bien pire. Je fais quoi si sa peau se met tout d’un coup à tomber ? Quelle pensée bizarre.

« Elle est là, » j’annonce à voix basse, plus à moi-même qu’autre chose.

Je m’arrête d’abord côté passager pour insérer la clef et la tourner. Puis j’ouvre la portière. Pas par pur esprit gentleman (n’importe qui de plus de six ans peut ouvrir une portière, tout de même) mais parce que je sais qu’il faut pas mal forcer pour l’ouvrir. Je dois m’y reprendre à deux fois, d’ailleurs, avant de pouvoir laisser la place à la future passagère. L’ancien propriétaire avait eu un problème de collision avec un 4x4. Cette voiture n’était pas chère.
Ensuite j’ouvre le côté volant et sans plus attendre, je m’affale mollement sur le siège conducteur après avoir jeté mon sac sur les sièges arrière. « On y est. » Je parle encore tout seul, laissez-moi tranquille.

Je me sens un peu bizarre. Ce n’est pas la première fois qu’un truc du genre arrive, mais ce n’est jamais très agréable. Mon cœur bat un peu plus vite, mais j’ai l’impression qu’on a taillé mon corps dans la glace. Je suis engourdi, et j’ai une sensation bizarre dans les jambes, comme si elles ne me m’appartenaient pas.
Le mieux serait de ne pas trop traîner, mais se brusquer ne servirait à rien.

« Ça va, de ton côté ?   Je lui demande en refermant ma portière. Je tourne la clef pour démarrer la voiture et enclenche le souffle d’air chaud – qui commence vaguement tiède avant se réchauffer petit à petit. « Avec le chauffage ça va aller mieux. » Une nouvelle fois, je me laisse tomber sur le dossier. Mes yeux se ferment tous seuls. « Je vais prendre une petite pause, ok ? Ce sera bon dans cinq minutes. » ✻✻✻
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Mer 19 Aoû - 14:21

When the cold is good... Good, good, good...


Aimez la douleur, souffrez, y a que ça de vrai.

Migraine de merde. Lola se releva en tendant le sweat à son propriétaire, non sans exploser le record de la meilleure répartie sur terre. Soupirant allègrement elle aussi, sans aucune raison, elle suivit l'Hippocampe... comme elle le put. Migraine + vertiges + membres qui commencent à trembler + humidité plus grande qui accentue le froid = apocalypse dans un futur proche pour Lola. L'équation était rudement bien simple, ne croyez-vous pas... ? Ce qui fit que Lola suivait le Blond dans des zigzags digne d'un 4g ( quatre grammes d'alcool h24 pour les incultes ), bien qu'elle s'efforçait de suivre une ligne droite. Ce qui devait se voir vu qu'elle se déportait vers la gauche, revenait sur la ligne, se déportait à nouveau, revenait sur la ligne... Ligne imaginaire, hein. Bref.

L'annonce de l'Hippocampe lança juste un appel à son cerveau, appel qui disait " tu la maintiens en vie, please ? Le chauffage arrive. ", à quelques mots près. Elle ne répondit rien ( que voulez-vous qu'elle réponde, aussi ? ) et se contenta d'émettre une pensée de la plus haute importance. Elle n'était pas la seule à avoir une répartie de merde. Une répartie... L'arrière de son crâne pulsa une cadence insupportable, qui interrompèrent ses pensées qui partaient en sucre roux. L'Hippocampe avait ouvert la portière de sa voiture, visiblement pas facile. Une main sur la tempe, Lola s'avança de plus près.

- Merci.

Voix faible, tremblante un peu, et aussitôt sur le siège - et portière refermée, évidemment, vous avez pris son instinct de survie pour quoi ? - passager, elle se recroquevilla sur elle-même dans une position d'auto-réchauffement. Alors que sa température moyenne frôle les 39,5°C, qu'elle était vêtue d'une polaire et d'un manteau plus que chaud, mais non. Là, ça ne suffisait plus. Il ne faisait que trois putains de degrés dehors. Peut-être moins avec la pluie rafraîchissante.

Lola tremblait toujours quand une nouvelle cadence insupportable pulsa dans son crâne, une cadence beaucoup plus longue et plus forte. Bah oui...

- Mieux que sous la tempête, beaucoup mieux même. Thank you, dear. Et toi, ça va ?

Pas besoin de la regarder pour voir que son état s'était clairement empiré depuis son sprint sous la pluie, rien que sa voix qui tremblait un peu plus en témoignait. Comme ses membres. Et non, elle n'a pas Parkinson, non mais vraiment. Elle est juste glacée. Ses yeux se floutèrent un instant, et sa migraine monta encore un peu quand un souffle tiède vint taquiner son visage. Ses membres tremblèrent moins, mais sa migraine semblait vraiment s'amuser à torturer Lola. Poor thing...

- Hm, roger. Prends le temps qu'il te faut, hippocampe. Et ne t'évanouis pas, please.

Chose qu'elle aurait probablement faite si le chauffage n'était pas venu. Mais enfin. La deuxième fois en peu de temps qu'elle frôlait la mort, décidément... Toujours recroquevillée sur elle-même, une autre lumière noirçit sa vue, suivie de près par un nouvel bruit qui transperça ses tympans de part en part. Hm, elle l'avait probablement déjà dit mais... Migraine de merde.

- Putain...

Elle aimait les orages. Elle les adorait, même. Quand elle avait une migraine, c'était tout l'inverse. Sa voix ne tremblait plus et son corps non plus. Sa migraine ne tremblait plus, elle aussi, elle avait même augmenté cette enfoirée. Tête entre les genoux, elle lança un regard à l'Hippocampe. Il avait cinq minutes... Sa méfiance instinctive était encore là, et lui disait que dans cinq minutes elle serait plus proche de la céphalée que maintenant, et que peut-être qu'il préparait un sale coup. Lola redirigea son regard vers l'endroit où ses fesses devraient être, tête entre les genoux, une main massant le front, l'autre une tempe.

Sa méfiance était toujours là. Sauf que quand l'instinct de survie est présent, votre caractère normal peut dire ce qu'il veut, il se carapate quand même. Hors de question qu'elle sorte dans un froid pareil, elle ne tiendrait jamais un sprint jusqu'à son appart, et elle tiendrait encore moins six minutes dans le froid et la pluie. Elle n'avait plus qu'à rester avec l'Hippoc-... Ah tiens, d'ailleurs.

- Lola, au fait. Un peu en retard pour la présentation, mais bon...

Nouvel éclair, nouveau tonnerre, migraine qui monta. Okay. Ne pas parler. C'était mieux, là. Putain...

Qui a dit que froideur et fraîcheur étaient synonymes... ?
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Merci Alec pour ce magnifique dessin *-*

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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Lun 9 Nov - 20:18
WHEN THE DOOR BREAKS THE ICE
Lola & Valentin

UNFORESEEN COLLISION ✻✻✻A peine sa question posée, Valentin laissa tomber son crâne contre le repose-tête du siège conducteur. L’air dans la voiture, malgré la maigre isolation de cette dernière, était bien différent de celui de l’extérieur. Le vent et la pluie ne frappaient plus son visage comme des dizaines de petits éclats de verre – tout ici était stagnant si l’on omettait le chauffage en échauffement.
Lorsqu’il tordit le cou vers son hôte, il entendit bien plus qu’il ne sentit le frottement de ses cheveux mouillés coincés entre la peau de sa tempe et le tissu épais. Ce n’était pas agréable.
Recroquevillée sur elle-même, sa passagère n’avait pas vraiment l’air d’aller mieux. Les trémolos dans sa voix le confirmaient. Si elle tremblait, il ne le remarqua pas – il voyait à travers une drôle de texture, un peu comme lorsque que l'on appuie sur ses paupières closes. Son froncement de sourcils n’arrangea rien - un vrai kaléidoscope.

Il ne répondit qu’un « hm, ouais, pas de problème » avant de se tourner vers le volant. Rien de dramatique de son côté, la sensation désagréable allait bientôt passer. Il lâcha un bref soupir par le nez en se disant qu’il allait devoir commencer à rouler s’il voulait que le chauffage fonctionne correctement.
Un éclair tomba, le tonnerre gronda et Valentin n’en pensa strictement rien. Il n’était pas spécialement inquiet pour la jeune femme non plus. Elle avait l’air de détester la pluie – ok, mais ils n’y étaient plus, maintenant. Elle allait s’en remettre.
Elle avait l’air d’avoir besoin d’une boisson chaude. Un grand chocolat chaud. Ou de thé. Valentin avait très envie de thé, subitement. Un thé britannique, un vrai, un bon. Mais à défaut, il pourrait très bien se contenter d’un Starbucks.
Il était en train de se demander quel serait le trajet le plus rapide pour y aller lorsqu’il se rappela qu’il n’était pas seul, et que fermer les yeux maintenant que mènerait qu'à un sommeil profond. Ce n'était ni le moment ni l'endroit, alors il se força un peu à se redresser, s’asseoir un peu mieux. Il était en train de pincer l'arrête de son nez en plissant les yeux lorsqu'elle décidé de parler à nouveau - ce qui était une bonne chose, parce que le cerveau de Valentin était très engourdi. Il ouvrit un œil - celui dans la direction de sa passagère - et haussa le sourcil opposé. Toujours Hippocampe ? Au moins elle n'avait pas perdu le fil, si elle se souvenait encore du sobriquet un peu étrange qu'elle lui avait trouvé tout à l'heure dans la bibliothèque.

« Je te retourne la remarque, tu as un peu moins l'air d'une moribonde. »

Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Ce n'était pas un compliment, certes, mais c'était vraiment ce qu'elle lui lui avait inspiré sur le moment.
Il tapota légèrement ses propres joues avant de les frotter pour se redonner un peu de courage. La température ne montait pas vraiment et il était temps qu'ils commencent à rouler. Il allait mieux après cette petite pose, conduire se présentait moins comme l'un des travaux d'Hercule. Il braqua son regard sur le rétroviseur et commença à reculer - c'est cet instant que choisit sa passagère pour se présenter.

« Pas de soucis, j'y avais pas pensé non plus. Moi c'est Valentin, mais dans le coin on a du mal avec les 'in' tu peux m'appeler Val ou continuer de m'appeler Hippocampe, c'comme tu veux, j'm'en fous un peu, 'fin c'est marrant. »

Parler lui redonnait contenance. Entre temps, il avaient gagné la sortie du parking, et l'orage se fit à nouveau entendre. L'air sec et chaud que soufflait le chauffage lui séchaient un peu les yeux et les lèvres, mais au moins il avait un peu moins l'impression d'être un glaçon vivant.

« Du coup je te dépose où ? Je vais avoir besoin de ton adresse, ou au moins un coin de rue si tu veux pas me la donner. »

On ne savait jamais, et puis il comprendrait parfaitement dans ce cas de figure. Ils venaient à peine d'échanger leurs prénoms. Elle lui avait déjà donné un surnom, cela dit.

« Tu voudras qu'on s'arrête prendre un truc chaud à boire dans la voiture, si c'est loin ? Personnellement ça me tente bien. »✻✻✻
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MessageSujet: Re: When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]   Dim 6 Mar - 22:28
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When lightning rang... Rang, rang, rang...


Les maux de tête sont injustes et cruels...

Putain de migraine... Lola venait tout juste de se présenter et, pour la première fois en plusieurs minutes, elle posa ses fesses sur le siège, les genoux toujours ramenés contre sa poitrine, ses bras entourant ses jambes. Sa face était revenue dire coucou à ses genoux et ses yeux s'étaient fermés avec le nouvel éclair. Elle qui adorait les orages se surprenait à injurier mentalement les éclairs trop lumineux et le tonerre trop bruyant. Le comble, s'il vous plaît, le comble... Il s-... Valentin se présenta en réponse à ce qu'elle avait dit, et un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, sourire que seuls ses genoux pouvaient voir évidemment.

- Enchantée, l'Hippocampe., fit-elle de sa voix glaciale et enjouée.

Okay, affaire classée, suivant. ... Elle avait toujours froid. Ses mains frictionnèrent ses tibias, et elle avait la désagréable sensation que la glace gagnait du terrain. Un sifflement ténu sortit de ses lèvres. Fichue migraine de merde. Un bruit aigü et continu, semblable à un ultrason d'une certaine manière, se logea dans ses tympans. Sans que ses bras ne changent de place, ses mains se posèrent sur ses oreilles. Que la migraine dégage était son voeu le plus cher, mais elle savait que ça ne se passait pas ainsi dans ce bas-monde. Le souffle chaud vint de nouveau chatouiller les cheveux de notre Rousse qui ne bougea pas pour autant.

Elle essaya de parler, abandonna en voyant le bégaiement tremblant qui sortait de ses lèvres. Elle était en train de se réchauffer, pourquoi avait-elle l'impression qu'elle devenait de plus en plus glacée ? Des poings se formèrent sur ses oreilles quand elle sentit certaines écailles de ses bras ressortir. Ah, bien. Vraiment bien, elle n'aurait pas pu rêver mieux. Elle s'immobilisa durant un long moment ( une ou deux minutes, dans les faits ), puis ses doigts se décripsèrent.

- Pardon... J'habite dans l'immeuble, là-bas., lança-t-elle d'une voix encore tremblante, pointant du doigt un immeuble dans le lointain qui se voyait... à peu près.

En voiture, ils ne devaient être qu'à... deux ou trois minutes maximum de l'immeuble. Les écailles sous ses vêtements avaient disparu. Elle plissa les yeux et se risqua à lever la tête ( fatale erreur, elle le savait mieux que personne ) et constata que les éclairs se faisaient potentiellement proches du centre-ville. Son instinct de serpent reprenait le dessus, visiblement. Alors que la méfiance de Lola ressortait lentement, en même temps que son corps comprenait qu'il se réchauffait lentement, Val posa une autre question.

- ... On peut se faire un thé chez moi, si tu veux. C'plus simple et plus économe.

Comme ça, elle pourrait se coller à son radiateur et... Wait a second. Venait-elle de proposer à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas de boire le thé chez elle ? Le visage de Lola retomba lourdement sur ses genoux. Et ça faisait encore plus mal au crâne, bordel de shit. Sa méfiance sortit au galop, visible dans l'aura glaciale de notre Rousse seulement, et la fierté de Lola en prenait aussi un sacré coup pour son grade. Les migraines sont définitivement plus dangereuses qu'elles ne le paraissent.

Nouvel éclair, nouveau tonerre, la Rousse ferma brusquement ses yeux.
Putain de merde.

Lola donna de brèves indications à Valentin quand cela était nécessaire, et à peine trois minutes plus tard ils étaient au pied de son immeuble. Avec une place en jackpot devant les portes s'il vous plaît, c'était ça la classe. Lola inspira longuement et sortit en trombe, en claquant divinement la porte s'il vous plaît, et courut jusqu'au petit porche de l'entrée. Elle attendit le Blond avec sa froideur des plus courtoises et une fois arrivée devant son appartement ( avec une migraine redoublée à cause de son brusque sprint, et la démarche d'ivrogne en prime merci ), elle ouvrit la porte et laissa l'Hippocampe s'installer. À peine elle referma la porte qu'elle sentit que quelque chose n'allait pas. Il faisait trop froid dans le coin, à peine quinze degrés. Sa LS, lycéenne de seize ans qui faisait très bien son âge, débarqua alors en trombe avec un sac à la main.

- LS, t'as foutu quoi au radiateur ? Il gèle bordel.
- Baisses d'un ton, BS, j'crève de chaud moi. Et j'm'en vais, j'dois aller chez un... une amie pour bosser. Salut !
, lança sa LS en claquant la porte derrière elle.

Lola eut un soupir résigné et elle s'apprêta à indiquer à Valentin où s'installer mais LS ouvrit brusquement la porte.

- Putain BS tu ramènes quelqu'un à la maison en fin d'aprèm ? ... Eh, j'aime bien les blonds. Fais pas trop de bruit avec ton mec, hein BS ?
- Oy, Hippo n'est pas mon mec ! Va bosser au lieu de raconter des conneries LS !
, feula-t-elle en lui refermant la porte au nez d'un coup de pied.

La Rousse siffla en se retournant et en ouvrant la deuxième porte à droite. Elle regarda Valentin avec des yeux qui exprimaient clairement le « j'suis désolée que t'aies eu à subir ça ». LS avait une manière bien à elle de montrer ses crocs et de dire « touches pas à ma BS, propriété privée » mais souvent elle dépassait les bornes. Lola soupira grassement et entra dans la cuisine, adjacente au salon et séparée de ce dernier par... un sol différent et un comptoir.

- Un bon Earl Grey, ça te va ?


... Si Valentin se risquait à dire non, Lola le flanquait à la porte. Ça lui ferait de la méfiance en moins, 'té...
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When the door breaks the ice... [PV : Valou ♥]
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