Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Carl Gustav Jung
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What's goin' on
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MessageSujet: Carl Gustav Jung   Lun 21 Déc - 2:29
L'amphithéâtre était plongé dans une obscurité calme, et seuls les mouvements des stylos des étudiants venus assister à la conférence accrochaient la lumière du rétroprojecteur. La télécommande de ce dernier se trouvait dans la main du Docteur Warren qui tenait un discours éducatif depuis environ deux heures maintenant.
Il lui arrivait, quelque fois, de quitter son cabinet afin de faire quelques conférences. Après tout son diplôme lui donnait accès à l'enseignement et à la recherche. Bien-sûr, le cadre était bien différent de son cabinet, mais elle s'y sentait à l'aise. Elle parcourait la salle noire du regard, consciente de l'importance de son regard, alors qu'une nouvelle diapositive s'affichait à l'écran. Sa voix calme, douce, portée par le micro se tut, le temps de laisser le temps aux étudiants de noter les références de l'image, puis elle reprit.

"Ce qui est intéressant, ici, c'est bien évidemment cette conjonction des opposés : la réunion dans l'opposition du conscient et de l'inconscient. L'enfant qui est en nous peut alors être une forme d'inconscient que nous aurions conservé en grandissant. C'est tout à fait fascinant quand il s'agit d'expliquer des comportements de notre vie actuelle."

Elle ne récitait pas ses notes, bien qu'elles les connaisse par cœur, elle vivait ce moment de partage et elle était sincèrement motivée par cette envie de partager ses connaissances.

"Lorsqu'il n'a pas été possible d'avoir recours à la pédopsychiatrie, il semble évident qu'avoir la possibilité de travailler avec l'enfant intérieur ouvre la porte de la compréhension du conscient et de l'inconscient."

Elle se tourna pour faire demi-tour alors que ses talons frôlaient avec élégance l'estrade en bois. Son regard accrocha celui d'un étudiant dans les premiers rangs puis se porta à nouveau sur toute la salle, telle une vague, lente, imbibant le sable avant de se retirer puis de revenir.

"Bien-sûr, en assumant le rôle du pédagogue ici, il est important de faire attention à ce que nous dégageons, car notre personnalité aura un impact pour la plupart du temps direct sur l'individu en thérapie."

Abbigail Warren arrivait bientôt à la fin du temps qu'elle avait elle-même estimé à deux heures et trois minutes. Elle approchait de la conclusion. Conclusion qu'elle trouvait pertinente. Elle aimait beaucoup les conclusions : elles étaient le fruit de sa réflexion, un produit final, un élixir précieux. Les conclusions n'étaient pas le dessert du discours, elles étaient la sauce, la réduction d'ingrédients qui relevaient le plat principal car elles lui donnaient une importance et une saveur nouvelle.

"Nous allons conclure en disant que, pour éduquer, il faut être soi-même éduqué et être en mesure de contrôler cette éducation." Et le point final, le paroxysme qui transformerait la théorie déjà existante, sa touche personnelle. "Néanmoins, retenons ceci : l'éducation et la compréhension ne sont pas à sens unique car si nous apprenons à l'humain à se connaître, nous apprenons nous-même à nous connaître puisque nous sommes nous-mêmes humains, et nous évoluons avec chaque humain dont on commence la thérapie et dont on fait la rencontre. Merci."

D'une pression sur la télécommande elle éteignit le rétroprojecteur qui resta figé un instant sur un écran bleu roi ; avant qu'il ne s'éteigne définitivement elle ralluma les lumières de la salle. Quelques étudiants se frottaient les yeux. Le docteur, elle, sourit brièvement et pendant que les élèves se levaient se permit de rajouter quelques mots, avec sobriété. "Le mois prochain, nous aurons l'occasion d'aborder le mysticisme et la spiritualité à travers la psychologie et la perception qu'un individu peut en avoir. Je vous souhaite un excellent weekend."

Dans le bruit de strapontins qui se repliaient, elle commença à faire un petit tas bien organisé de toutes ses feuilles et à les remettre en ordre. Une mèche de ses cheveux blonds laqués vint se mettre devant son champ de vision, alors d'un geste élégant elle la remit en place. Sa pochette en cuir vert attendait sagement qu'elle replace son ordinateur dedans, ainsi que ses notes. Alors qu'elle allait pour l'attraper sur la chaise, elle remarqua que quelqu'un s'approchait d'elle. Des questions ?


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Merci Alec pour ce magnifique dessin *-*

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MessageSujet: Re: Carl Gustav Jung   Dim 7 Fév - 14:51
Valentin était un garçon plein de défauts; plein de tout un tas de petits travers qui n'était pas assez gros pour qu'il ait vraiment d'ennemis, mais suffisants pour qu'il soit parfois capable d'exaspérer la terre entière. Qu'il s'en rende compte ou non ou qu'il en soit fier faisait partie de son lot d'imperfections qui se corrigeraient peut-être avec le temps.
Néanmoins, il y avait une chose que l'on ne pourrait jamais lui retirer et que l'on classait souvent dans les deux catégories noires et blanches : Valentin possédait une curiosité sans limites. Non - sans limites était peut-être un peu exagéré. Certains sujets ne l’intéressaient pas du tout. La cotation en bourse par exemple - il n'en avait strictement rien à faire. On pouvait dire qu'en un sens, il préférait les sujets un peu artistiques et/ou mystérieux qui restaient palpables pour lui. Ce n'était pas pour rien qu'il était en astronomie et physique, et qu'il se préparait à étudier la cosmologie.
Pour lui, la physique quantique était bien plus tangible que la bourse.

Cependant, il n'était pas question d'interprétation ontologique ou de groupe de Pauli (Dieu merci, il aimait les maths mais les produits tensoriels le faisait toujours frissonner) en cette fin d'après-midi. Assit dans l'amphithéâtre sombre, ce n'était pas une série de formules sur lesquelles ses yeux inexpressifs étaient rivés, mais sur une diapositive - un tableau peut-être tout aussi complexe.
La projection sur la surface blanche était l'unique source de clarté, et la femme qui se tenait debout à côté n'était qu'à moitié éclairée dans une faible teinte rouge. Reflétée différemment sur sa peau, ses vêtements ou ses cheveux, la lumière lui donnait un air surnaturel.
Sa voix résonna à nouveau entre les murs et le stylo de Valentin marqua un temps d'arrêt avant de reprendre sa course quelques secondes. La science dont elle parlait était bien différente de celle que l'ondin étudiait mais n'en était pas pour le moins intéressante, bien que l'intrigue qu'il y portait était récente et bien différente. Il y accordait une approche plus personnelle.

Le docteur Warren était quelqu'un d'assez impressionnant dont le regard avait accroché le sien plusieurs fois et dont chaque mot posé n'était sûrement pas là au hasard. Ce n'était pas la conférence qu'elle était en train de donner qui  allait contredire ce fait.  Cependant, si Valentin ne se sentait pas étranger au sens de ses phrases, il ne saisissait pas tout. Ce n'était pas une question de vocabulaire, mais de profondeur. Il n'était vraiment pas spécialiste.
C'est également pour cela qu'il était là : pour essayer de comprendre un peu plus comment ça pourrait marcher, là dedans. Parce que contrairement à l'astrophysique où sa curiosité était presque enfantine, chaque question qu'il se posait en l'écoutant alourdissait un peu plus à chaque fois le poids qu'il avait dans l'estomac.
Oui, c'est pour ça qu'il était là, au premier rang, face au docteur Warren, à essayer de grappiller ce qu'il pouvait pour recoller les morceaux.

Ce qu'elle disait à propos du conscient et de l'inconscient, et l'enfance aussi peut-être, était le principal sujet des notes qu'il avait prises dans le noir. Après trois ans passés sur les strapontins de la WSU, le manque de lumière n'était plus un problème et il n'avait aucune crainte quant à la lisibilité de ses griffonnages.
Après environ deux heures, la conférence allait sur sa fin, et la conclusion pointa le bout de son nez. Elle avait été très intéressante, mais il était vrai que le bas du dos de l'ondin commençait à protester, tout comme les engrenages imaginaires qui tournaient dans sa tête à vive allure. Le timing était parfait.
Lorsque les plafonniers se rallumèrent, Val cligna rapidement des yeux en s'étirant rapidement les épaules en arrière. Petit à petit, les étudiants se levèrent pour quitter doucement la salle pendant que la conférencière rangeait ses affaires. Son regard se posa sur ses propres notes - il s'étonna lui-même du nombre de points d'interrogation présents sur la feuille - puis sur le docteur Warren. Il pouvait toujours tenter, n'est-ce pas ?

Il n'était pas à l'aise, cependant, en s'approchant de l'estrade centrale. Il était visiblement le seul à avoir pris le sens inverse de la sortie, et c'est avec une expression un peu crispée qu'il arriva près de la femme qui venait de leur partager un peu de ses connaissances.

« Hum, excusez-moi, docteur Warren ? »

Les traits de son visage, la tension dans ses épaules tout comme sa main crispée sur ses notes témoignaient de toute sa nervosité. Pas ses yeux, par contre, jamais ses yeux. De véritables pages blanches.
Cela ne l'empêchait pas de tenter un contact visuel. Il était mal à l'aise, mais pas timide. Intimidé, peut-être.

« Est-ce que vous accepteriez que je vous pose quelques questions sur, euh, la conférence ? Si vous avez le temps. »

Les mots n'avaient jamais été son fort, tout comme la formation de belles phrases bien construites. A chacun ses points forts.

« Parce qu'à vrai dire, je ne suis pas du tout un étudiant en psychologie de base, mais ça m'intéresse. Et vous avez dit des choses intéressantes. Sur l'inconscient, tout ça, donc je ne sais pas, hm.»

Non, là il s'embrouillait. Il soupira et tenta un sourire. Il n'avait rien fait de mal, mais il n'était pas très clair.

« Pardon, je me mélange. Je reprends : est-ce que vous acceptez les questions ? »


DON'T LET THE WATER DRAG YOU DOWN
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