Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia
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MessageSujet: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Sam 16 Jan - 2:37

Il y a des choses dans la vie contre lesquels on ne peut rien. La météo, la malchance, le retard du métro. Dans le cas de Schrödinger, c'est son habitude invétérée à casser des choses. Enfin, dire qu'elle n'y peut rien n'est pas vraiment exact, dire qu'elle s'en contre fout l'est de suite plus. Mais comme les meilleures choses ont toujours une fin, Cerbère a fini par se faire avoir par un maître un peu plus tatillon que les autres et doté de la fâcheuse manie de refuser de mourir. Alors elle a bien été obligée de prendre son mal en patience et se plier aux règles que lui imposent son collier ; à savoir faire moins parler d'elle. Sauf que voilà, après trois millénaires à semer la zizanie sur son passage, réapprendre la discrétion n'est pas aussi aisée que ça en a l'air. Elle a donc trouvé un compromis ; payer quelqu'un pour la rendre discrète à sa place.

Sur le papier le projet semble parfait, en vrai c'est pas vraiment ça. Pourquoi ? Parce que le quelqu'un en question est imbuvable, insupportable, horripilant, bon à jeter contre un mur. Certes, Giacomo est doué dans son travail et il ne viendrait pas à l'idée de Schrödinger de le critiquer là-dessus, mais bordel qu'est ce qu'il peut être chiant.

Comme toujours, elle repousse au maximum chacune de ses rencontres avec le cryptozoologue en faisant semblant de rater ses appels ou de ne pas voir ses messages de plus en plus insistants. Parce qu'elle ne l'aime pas et ne veut pas le voir. Mais, comme toujours, son collier fini par lui brûler la peau à force de marques un peu trop évidentes laissées dans telle ou telle rue et elle termine par lui répondre et fixer un rendez-vous à contre cœur. Un peu comme aujourd'hui en somme.

Le café est mignon, fleuri, typiquement le genre de coin où on sert du thé bio importé de Papouasie et où elle met pas une patte en temps normal. Trop beau, trop propre, trop avenant, le comptoir miteux de son bar à paris favori lui manque. Pitié, le plus vite ce calvaire sera terminé le mieux elle se portera.

Bizarrement, quand elle pousse la porte de l'établissement Schrödinger est déjà énervée. L'idée de ce qui l'attend lui met les nerfs en pelote, prête à exploser à la première remarque contrariante. L'atmosphère chaleureuse ne fait rien pour ajouter à son humeur déjà détestable. Elle est d'humeur à briser des rotules et espère que Giacomo lui servira de cobaye. Coup d’œil rapide à l'horloge murale ; elle est en retard de quinze bonnes minutes. Avec un peu de chance, il a décidé d'annuler sans prévenir et elle n'aura pas à traverser cette épreuve infernale qu'est la mise au point avec lui.

Autant dire qu'elle peut toujours rêver.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Sam 16 Jan - 22:38

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Le café ? S'il avait fait exprès ? Bien entendu. Giacomo ne fréquentait pas régulièrement ce genre d'endroit, ou du moins jamais pour son propre plaisir. C'était trop… Paisible à son goût. La clientèle d'hipster -même un vieux à côté de la plaque comme lui ne pouvait ignorer leur existence: la pire chose qu'ils aient fait a été de s'approprier le terme hipster qui, de son temps, n'aurait jamais décrit ce ramassis de philosophe végétarien- et de femme au foyer ayant du temps à perdre en commérage atour d'une tasse de thé pleine de stévia n'apportait aucune réelle ambiance. Il aurait préféré un bon vieux bar allemand comme il n'en existait qu'en temps de guerre, où la vraie bière coule à flot et les hommes se pressent coude contre coude autour d'une table ronde, mais si ce lieu pouvait faire passer sa cliente pour encore plus rustre qu'elle ne l'était déjà, oh, il n'allait pas s'en priver. Sur l'échelle de l'estime qu'il avait pour les gens -qui ne commençait déjà pas très haute-, la chienne -sans mauvais jeu de mot- se tenait six pieds sous terre, là où était sa place -techniquement, la sienne aussi, mais clairement la terre ne voulait pas de lui, et il ne lui serait jamais venu à l'idée d'admettre que tout le monde le regrettait autant que lui-. Elle monterait quelques échelons si elle n'était pas aussi enclin à laisser des signes aussi gros qu'une enseigne de Vegas derrière elle, malheureusement c'était loin d'être le cas.

Il était cryptozoologue, pas femme de ménage, encore moins nounou pour chien.

Si l'on reprochait trop souvent à Giacomo d'être absolument injoignable -probablement parce qu'il ne savait même pas envoyer un sms et avait la fâcheuse tendance à détruire son téléphone portable-, sa cliente jouait dans une cour encore au-dessus: celle des gens qui ignoraient les appels importants -et pas le créancier ou la banque, non, important genre votre avocat alors que les flics vous talonne-. Ce silence radio absolu après avoir laissé une merde pas possible derrière elle lui avait valu l'incroyable honneur de forcer le zoologue à demander à sa collègue de rédiger des messages pour lui. Autant dire que s'il pourrait se contenter de simplement la mépriser, il avait cumulé une certaine animosité pour la bête; de l'admiration pour son culot, aussi, mais pas assez pour faire pencher la balance à sa faveur.
Il avait enfin réussi à avoir la chienne au bout du fil et à forcer une 'mise au point', comme il aimait les appeler. C'était comme ça: il fallait remettre les pendules à l'heure de temps à autre, et il était hors de question de lui faire le plaisir de se contenter de rester au téléphone pour ça -pour qu'elle puisse lui raccrocher au nez ? Oh non, il préférait de loin la voir faire une scène dans un lieu publique. Risquer de se faire décrocher la tête d'un coup de griffe n'était qu'une bonus, une pointe de danger pour pimenter un peu ce café mort: c'était tout ce qui lui gardait son cul sur la chaise présentement, et plus elle s'amusait à lui faire attendre, plus l'ennui montait, et plus il prévoyait de s'amuser à ses dépends lorsqu'elle arriverait. Le serveur débarrassait son premier verre de vin lorsque sa cliente daigna enfin de se montrer, hautement reconnaissable avec sa tignasse bleue et sa tronche de chien de garde. « Discrète ET ponctuelle. »  Son rire se fit aussi mesuré que ce qu'un établissement du genre demandait: après tout, s'il se permettait d'être trop bruyant, on finirait par l'associer à sa cliente lorsque son comportement de sauvage ressortirait, et il aurait fait tout cela pour rien. « Asseyez-vous. »  Ou devait-il dire 'assis' et lui gratouille le ventre pour qu'elle comprenne ? Ha, peut-être était-ce là où il s'était trompé depuis le début de leur relation: il aurait dû utiliser le renforcement positif. A coup sûre, elle serait arrivée à l'heure. « Vous désirez boire quelque chose ? » Le zoologue se tourna vers le serveur. Le pauvre: avoir l'attention de deux monstres fixées sur sa pauvre petite âme mal à l'aise, debout avec son plateau au milieu du champ de bataille au prémice de la guerre, et surtout pas suffisamment payé pour ça. « Elle va réfléchir. » dit-il en congédiant le malheureux d'un signe de mains qui se traduisait parfaitement par 'va-t-en pauvre con'. Ses yeux retombèrent sur la jeune fille -ou pas, vu l'âge, mais à cette table c'était bien elle qui passait pour la gamine-, mais continuait de regarder derrière son épaule pour situer le serveur: ils ne pouvaient pas réellement discuter de ces choses avec un humain dans les pattes. « Si je ne savais pas à qui j'avais affaire, je vous demanderai si vous m'évitiez. » Il bu une gorgée et s'adossa au dossier de sa chaise, avant de hausser les épaules. « Vous savez, au cas où vous n'auriez pas pu résister à la tentation de courser un chat sur le chemin. » Il observa son verre, puis se pencha à nouveau sur la table, s'y accoudant et posant son menton sur ses mains, son grand sourire torve découvrant ses dents. « Vous pourriez vous tenir à ça, chasser des chats, au lieu de semer la merde, hm ? »  Plus propre, plus discret, une bonne excuse déjà toute prête -Minette est allée dire bonjour au six-tonnes, oup's-, et surtout diablement moins incriminant, en plus d'être un truc de chien. C'était parfait.

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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Sam 30 Jan - 0:30

Elle n'est même pas assise que ses phalanges blanchissent déjà tellement elle sert les poings. Putain, ça s'annonce bien. Mais bon, elle s'y attendait, alors Schrödinger se force au calme et se contente de lever très haut les yeux au ciel avant de se laisser tomber sur sa chaise en bois équitable avec toute la grâce d'un cachalot obèse. Elle étale ses pieds sous la table, marche accidentellement sur celui de son compagnon au passage, enfonce ses mains dans ses poches et prend un air renfrogné de mise. Voilà, elle est prête à endurer le calvaire qui l'attend.

Quand le serveur vient s'enquérir de leur commande, tout ce qu'il reçoit est de l'impolitesse hautaine de la part du cadavre ambulant et un regard patibulaire plein de cernes de la chienne des enfers. Il décampe sans demander son reste et Cerbère en est encore à se demander si elle doit casser quelque chose pour démontrer son mécontentement vis à vis de l'attitude autoritaire de M. Bonavita quand ce dernier prend la parole.

« Si je ne savais pas à qui j'avais affaire, je vous demanderai si vous m'évitiez. Vous savez, au cas où vous n'auriez pas pu résister à la tentation de courser un chat sur le chemin. »

Si c'est une tentative d'humour, c'est raté, ça ne la fait absolument pas rire.

« Vous pourriez vous tenir à ça, chasser des chats, au lieu de semer la merde, hm ? »

Schrödinger n'a pas cillé tout le long de son petit manège et continue de le fixer en silence. Son sourire est tellement grand qu'elle pourrait lui compter ses dents rougies par le vin. Ça lui donne un air glauque décalé avec l'ambiance chaleureuse du café, mais parfaitement assorti au personnage retord qu'il incarne. Lentement, la pseudo jeune fille se penche à son tour au dessus de la table, en agrippant le bord de ses doigts. L'haleine et les odeurs de Giacomo lui agressent désagréablement les narines et elle grogne plus qu'elle ne parle :

« Et moi je pense que vu le prix que je te paye, tu pourrais juste te la fermer et la ramasser ma merde. »

Toute en dentelle, comme d'habitude. Bien sûr, pas besoin de préciser que ce n'est pas vraiment elle qui paye, ni même de s'encombrer d'un vouvoiement poli inutile. Cerbère se redresse, renifle et frotte son nez contre sa manche avec distinction.

« Pourquoi tu m'as appelée ? C'est quoi le problème cette fois ? »

Puis elle tend le bras et attrape d'un geste expert le serveur qui passait près d'eux et commande sans même le regarder, son regard orageux toujours plongé dans celui de son interlocuteur.

« Deux tequilas. »

Bizarrement, elle a l'intuition qu'elle va avoir besoin de plus d'un verre.

hrp:
 


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Jeu 4 Fév - 0:55

I'd slap you but that would be animal abuse.

Discrète, ponctuelle et avenante, la chienne était décidément tout à sa place dans le café: et ce n'était pas un pauvre pied s'étant perdu sur le sien qui allait faire tourner l'humeur de Giacomo. La petite chienne aurait besoin de faire bien plus pour faire grimacer un immortel. Bien plus. « Typiquement canin. »   souffla-t-il presque avec enchantement face à sa réponse. « Au prix où je te le facture, tu devrais arrêter de l'étaler en travers du trottoir. »   Pas sûr que le message réussisse à passer jusqu'au cerveau de l'intéressée, vu que celui-ci se liquéfiait visiblement devant ses yeux. Enfin, il devait encore lui en rester deux qui n'étaient pas encore étalés sur sa manche, avec un petit peu de chance.
L'italien attendit poliment que le serveur ait fini  de mouiller son pantalon et prenne ses jambes à son coups, et seulement à cet instant se décida à porter ses lèvres à son verre, prenant le temps de laisser le vin se languir sur sa langue avant de, gentiment mais sûrement -il avait toute l'après midi: il la réservait toujours pour ces rarissimes mises-au-point-, déguster l'exaspération de sa vis-à-vis, puis reprendre la parole, tout sourire. « Rebecca Williams, c'est familier ? »   Il insista du regard une seconde à peine, fit un moulinet du poignet pour la presser, puis roula des yeux. Autant dire qu'il avait abandonné pour ce qui était du compte de Spot bien avant de poser la question.  Les deux tequila, réinterprétée en une tequila double-dose par leur souffre-douleur  -prendre des initiatives ? C'était charmant, et couillu, et stupide-, se posa silencieusement entre eux, mais Giacomo harponna le serveur avant qu'il n'ait le temps de fuir. « Rebecca Williams. »   énonça-t-il en lui accordant un regard. Bien sûr, le jeune homme resta muet comme un carpe, à se tortiller dans son tablier, ses yeux se posant partout sauf sur ses clients. « La fille de la télé … ? » osa-t-il enfin, avant de bondir hors de ses chaussures lorsque l'italien frappa dans ses mains, répétant la réponse: « La fille de la 'télé' ! Exactement ! »   Une tape dans le dos du serveur le remercia de son bon service et le renvoya préparer des tisanes. La commotion avait fait baissé le niveau général des conversations et sortir les oreilles des murs. Giacomo se pencha à nouveau sur la table. « Mais pas une simple alerte médiatique. Non, Rebecca n'a pas été enlevée, ils l'ont très vite retrouvée à vrai dire. »  

Il rejeta son dos contre le dossier de sa chaise, le couinement plaintif qui s'en échappa illustrant parfaitement ce que son expression se refusait à montrer. « On ne peut pas ramasser de la merde étalée. »   Et pour essayer, encore eut-il fallu qu'il ait une idée d'où aller la chercher -mais la communication n'était pas le forte de sa cliente, surtout pas dès qu'il s'agissait de la chasse, le domaine qui justement, retombait sous sa juridiction quand il s'agissait de nettoyer. Détroit était trop vaste pour garder un œil sur une gamine millénaire, ses repas ET les preuves incriminantes qu'elle laissait derrière elle. En tout cas, trop vaste pour le tarif présent, mais un inconscient comme Giacomo arriverait toujours à trouver un arrangement. « La bourse monte, les actions fluctuent, et je n'ai jamais eu autant de chat au choix à fouetter que ces dernières semaines. »   L'italien ouvrit les bras et haussa les épaules: pas possible d'être plus clair que cela sur la situation présente. Il ne s'était jamais considéré comme un homme à chat jusque-là, mais cette désastreuse collaboration commençait à lui donner l'envie de s'en dégoter un pour remplacer le clebs en face de lui. Un gentil minou qui peut-être lui rapporterait ses petites proies sur le pas de sa porte, histoire de lui faciliter la vie.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Jeu 4 Fév - 20:24

Ç'eut été vain d'espérer que sa tirade lui fasse boucler sa grande gueule, bien entendu. Cerbère ne peut s'empêcher de prendre sa tête dans sa main alors que Giacomo trouve réponse bien tournée à son agressivité, tandis que ses autres doigts pianotent avec un énervement non-contenu sur la table. Un peu plus et elle compterait les secondes qui la séparent de ses tequilas. La conversation devient compliquée à force de métaphores alambiquées et elle sent qu'elle est à une comparaison près de perdre définitivement le fil. Pourquoi s'emmerder de codes secrets de la sorte ? Même si quelqu'un les écoutait, il ne croirait clairement pas un mot de ce qu'ils racontent (ou s'en irait en courant et changerait d'identité, si réellement il réalisait le danger qu'il courait).

« Rebecca Williams, c'est familier ?
_ Non. »

Exaspération à peine dissimulée de son vis-à-vis, Schrödinger a comme l'impression que la table craque anormalement sous les assauts répétés de ses doigts qui y tapent toujours. Heureusement, l'alcool arrive pour la sauver et elle se jette dessus comme un naufragé sur une bouée. C'est à peine si elle prête attention au rapide entretien entre le cryptozoologue et le serveur, trop occupée à rager sur la fusion de ses deux tequilas en une seule. Eh bah voilà, elle va être obligée d'en commander une troisième, c'est malin. En attendant, elle avale son verre sec en même temps que Giacomo fait trembler toute la salle avec son exclamation. Et après un énergumène pareil lui demande d'être discrète, non mais c'est l’hôpital qui se fout de la charité.

« Mais pas une simple alerte médiatique. Non, Rebecca n'a pas été enlevée, ils l'ont très vite retrouvée à vrai dire. »  

Elle se lèche les lèvres goulûment avant de les essuyer sur sa manche, jetant un bref regard à son interlocuteur pour faire semblant qu'elle l'écoute. Elle suppose qu'il tente de lui faire comprendre que cette fameuse Rebecca est morte, mais elle est pas sûre à cause de sa manie de placer des sous-entendus dans toutes ses phrases.

« On ne peut pas ramasser de la merde étalée. »

Ah, le retour de la merde, elle a déjà oublié ce que cette métaphore là veut dire. D'un geste machinal elle attire l'attention du serveur et lui indique de lui ramener un autre verre. Elle n'est clairement pas assez saoule pour la situation.

« La bourse monte, les actions fluctuent, et je n'ai jamais eu autant de chat au choix à fouetter que ces dernières semaines. »

Ok, à ce stade-là, Cerbère est définitivement perdue. Autant l'exprimer avec classe.

« Hein ? J'ai rien compris. »

Retour du serveur avec sa troisième tequila, qu'elle remercie d'un sourire (plus adressé à l'alcool qu'à lui) avant de lui tourner simplement le dos en guise de congès.

« C'est qui cette Rebecca ? Elle a été mangée c'est ça ? Si elle est humaine je te le dis tout de suite ; c'est pas moi, je touche plus à cette nourriture là.

Parce que j'ai plus le droit, pourrait-elle rajouter si ses ordres et sa fierté ne l'en empêchaient pas.

_ Pourquoi dès qu'on trouve un cadavre à moitié dévoré quelque part tu penses aussitôt que c'est moi ? Ça me blesse. »

Mensonge, mais ça l'amuse de jouer la carte du cynisme. Son shooter de tequila tourne toujours entre ses doigts.

« Je suis pas la seule monstre en ville tu sais. »

Gloup, et de trois.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Dim 7 Fév - 0:26

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DTout est très logique dans les paroles de Giacomo, pour peu qu'on se trouve dans sa tête et que l'on puisse voir le fil rouge imaginaire qui porte toute la conversation: mais bien sûr, si sa cliente ne comprenait pas, ce n'était pas parce qu'il était difficile à suivre, mais parce qu'elle était trop simple d'esprit pour comprendre quoi que ce soit à la bourse.

Pour être franc Giacomo n'avait pas non plus la moindre idée de comment tout ça marchait concrètement, mais ça ne lui effleura même pas l'esprit de se remettre en question.

Il secoua la tête de droite à gauche, visiblement attristé d'être en compagnie si peu lumineuse. « La gosse ? Non non non, qui se fou de la gosse ? » Lui ? Pas lui. Tout au mieux elle attirerait l'attention loin de ses clients, et de lui. Au pire, ça nourrirait les théories de Sharpe. Rien qui risquait de gâcher ses semaines à venir. Le problème, c'était la chienne, et les autres chasseurs incapables de nettoyer un minimum derrière eux qui ne s'était pas encore payé ses incroyables services. « La plupart mangent proprement. » Qu'elle le prenne en exemple ! Est-ce qu'il avait déjà laissé quoi que ce soit derrière lui ? Disons, en comptant uniquement les cent dernières années: tout ce qui s'était passé en Roumanie restait en Roumanie, et la police scientifique et toutes ces petites inventions du 21e n'existaient pas à cette époque, donc de ce côté-là l'italien était absolument irréprochable. « La plupart. J'insiste, et je le répète. La plupart. C'est rentré ? C'est bon ? » Autant être sûr, histoire qu'elle ne lui ressorte pas l'air de cabot confus à la fin de sa tirade. « Parce que notre très chère Rebecca aurait pu ne pas être humaine, et j'aurais pu ne pas passer ma nuit à résoudre ton problème si j'avais la moindre idée de par où tu avais becté la veille. » Est-ce que c'était trop de mots ? Est-ce qu'il devait s'expliquer ? L'italien devait clairement revoir le Q.I. de sa cliente à la baisse: dans le doute, il assumerait le pire, et aurait besoin de plus que deux verres pour ne pas décider de s'ouvrir la gorge avec le menu. Il imita sa cliente -la rudesse en moins- au grand damn du serveur, puis continua, faisant danser le verre vide en parlant avec ses mains. « J'ai d'autre chats à fouetter -d'autres clients, et trop pour courir après chaque carcasses de Détroit. » Le vin ne se fit pas attendre une seconde de plus -probablement dans l'espoir de sauver le verre avant qu'il ne soit fracassé contre la table ou, optionnellement, la tête de sa vis-à-vis- et fut savouré avec plus de modération que les deux tequila entre eux. A eux deux, ils allaient probablement finir par réussir à se construire une petite muraille pour ne plus avoir à supporter la vue de l'autre. « Par conséquent, hausse des prix. » Il le mima, sa paume levée vers le plafond, puis se radossa à sa chaise, finissant sa phrase dans son verre. « Ou tu chasses les chats; ça va dans la continuité de ta nouvelle politique philanthrope -attendrissante, au passage. » S'empêcher de ricaner était au-delà de ses forces. Ce n'était pas comme si c'était du nouveau pour lui, mais vraiment: un monstre légendaire à la tronche de petite ado rebelle qui se la joue grand prédateur, mais refuse de croquer de l'humain ? Comment ne pas rire à chaque fois ?

Enfin, du moment qu'il était payé en conséquence, Giacomo se foutait bien de ce qu'elle décidait de faire, du moment qu'il ne perdait plus son précieux temps sur ces histoires. Il se voyait déjà n'avoir plus qu'à arracher les avis de recherches des chats au lieu de devoir piffer à chaque alerte enlèvement. « Capiche ? Tu as compris ? Ne me demande pas un dessin. » Déjà qu'il était nul avec un crayon, mais alors expliquer ça en dessin ? La dernière fois qu'il avait essayé de faire un chat, il avait créé un horrible hybride cheval-pomme-de-terre, alors autant dire que ça n'aiderait en rien le propos.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Mar 9 Fév - 18:39

Ok, apparemment elle a bien fait de demander puisqu'il semblerait que ce qu'elle pensait être le centre de la conversation (la fameuse Rebecca Williams disparue) ne le soit en fait pas. Elle ne comprendra jamais ce type.

Giacomo ne fait aucun effort pour cacher à quel point les capacités intellectuelles de sa cliente le dépitent et cette dernière commence à sentir la moutarde (aidée de l'alcool) lui monter au nez. C'est une chose de devoir supporter à longueur de journée les déblatérations assommantes de son maître puisque son collier l'y oblige, c'en est une autre d'écouter les siennes. Après tout, aucune force supérieure ne l'empêche de lui coller son poing dans la gueule. Obnubilé par sa tentative de faire comprendre à Cerbère par A + B ce qu'il tentait de lui dire à la base, l'élégant cryptozoologue ne semble même pas réaliser la menace qui pèse sur lui.

« La plupart. J'insiste, et je le répète. La plupart. C'est rentré ? C'est bon ? »

Schrödinger sent comme une envie de lui faire une démonstration pratique de sa manière de manger, là, tout de suite. Quel dommage qu'il ne soit déjà qu'un macchabée pourrissant, elle se serait fait une joie de l'expédier six pieds sous terre autrement. Entre ses doigts le shooter de tequila continue de tourner, de plus en plus vite alors que l'homme continue de parler.

Se rend-t-il compte d'à quel point il peut être agaçant ? Pratique-t-il couramment devant son miroir, un peu chaque soir avant d'aller se coucher ? S'est-il acheté un livre sur le sujet ? Non, improbable, il en serait sûrement l'auteur. Mais qu'il le veuille ou non, tout chez Giacomo suinte la mesquinerie et la très sûre supériorité – des traits de caractères qu'il a mis des décennies à peaufiner elle n'en doute pas. En fond sonore Cerbère l'entend vaguement parler de cette histoire de meurtre et de la quantité de travail qu'elle lui a donné, mais en réalité il n'y a que le mouvement horripilant de ses lèvres qui l'hypnotise. Un nouveau verre de vin vient les teinter de rouge et elle reste là à guetter le moindre signe, le moindre rictus condescendant qui la ferait définitivement sortir de ses gonds.

« Ou tu chasses les chats; ça va dans la continuité de ta nouvelle politique philanthrope - attendrissante, au passage. »

Et c'est le moment qu'il choisi pour lui adresser un sourire moqueur. Le shooter explose en morceaux dans sa petite main délicate, des morceaux de verres s'enfonçant cruellement dans sa peau.

«  Je ne suis pas un putain de caniche à sa mémère qui ramène le journal quand le facteur passe. Et je ne vais certainement pas attendre qu'un cadavre (elle se penche au dessus de la table et enfonce un doigt ensanglanté dans la poitrine de son interlocuteur)  me donne le feu vert à chaque fois que je veux manger. Si j'ai faim, je mange. Point. »

Schrödinger se redresse et s'appuie contre son dossier, entreprenant la tâche laborieuse de retirer les débris qui n'ont rien à faire dans sa paume quand une idée qui l'amuse lui passe par la tête.

«  Mais si tu veux la prochaine fois je te ferai une jolie carte au trésor avec une grosse croix rouge et plein d'indices, histoire que toi et les flics puissiez remonter tranquillement jusqu'à ma dernière proie. »

Toujours plus con, ce mec. Cerbère est satisfaite de sa déclaration et estime avoir clairement et simplement exprimé le fond de sa pensée. Elle jette quand même un dernier regard noir à Giacomo, dans le doute.

«  Content ? »

Elle ne parle même pas de l'argent. Elle s'en fout, de l'argent, ce n'est pas le sien. Qu'il augmente les prix autant qu'il le veut, elle s'en tamponne le coquillard, elle serait même plus qu'heureuse de dilapider les fonds de Harry. Tiens, c'est une idée ça.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Mer 10 Fév - 18:36

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DL'explosion du verre inonda son cerveau d'euphorie, à croire qu'un morceau de verre avait fait péter ce qui était censé réguler le niveau de dopamine dans sa vieille caboche. Et la vue du sang y contribuait grandement, même après des années de sevrage. Les filets vermillion vif contrastait trop bien avec le reste du café et ressortait merveilleusement contre la peau blanche de sa cliente. Il applaudit -il ne put s'en empêcher: c'était juste trop bon, la réaction parfaite pour égayer cette journée chiante au possible. Les aboiements de la chienne étaient de la musique pour ses oreilles, et peu de gens sortaient aussi rapidement de leur gong pour lui faire plaisir. Oh il avait bien fait de l'attendre !

Il baissa les yeux vers l'index rouge planté dans sa poitrine, mais la situation l'obligea à revenir soutenir le regard de Cerbère. Un cadavre ? Ha ! Elle allait le faire mourir de rire si elle continuait sur cette lancée.  « -plus le genre de caniche à mordre le facteur, c'est ça ? » Il laissa son rire se calmer gentiment, prit encore de quelques sursauts d'hilarité contenue alors qu'il examinait la petite tâche sombre sur sa chemise. Elle commençait à lui donner les crocs, à pisser le sang jusque sur lui, un peu plus et le goût lui reviendrait.

A ce stade-là, tout le café baignait dans un silence absolu à l'exception de la table en ébullition, mais Giacomo n'y faisait même plus attention. Tout juste lança-t-il un regard en direction du serveur réfugié derrière le comptoir; visiblement, lui attendrait aussi que la chienne soit partie pour nettoyer derrière elle.  « Ooooh donc tu vas me faire un dessin ? Ce ne sera pas trop dur ? J'ai entendu dire que les caniches ont un peu de peine avec le rouge. » Nouveau ricanement. Comment était-il censé finir son verre si elle continuait à se laisser tourner en ridicule si facilement ?  « Je l'afficherais sur mon frigo loin des yeux de la police, promis. » Justement, il se disait que ledit réfrigérateur était cruellement vide -ce qui arrive lorsque l'on a pas de marmot pour gribouiller des désastres artistiques. Heureusement que la jeune femme se portait volontaire. Il ne pouvait pas attendre de recevoir des gribouillis hebdomadaires, rien que d'y penser, ça le rendait tout chose. A moins que ce soit encore la faute du bordel sanglant sur la table.  « Boire proprement aussi, c'est hors de ta portée. » Peut-être que plus qu'un chien, il devrait commencer à la comparer à un enfant, lui acheter une boite de crayola avec une grosse étiquette 'POUR LA CROIX' sur le crayon rouge et s'assurer qu'elle rentre chez elle avant son couvre-feu. Ce serait hilarant, vraiment, et il se congratula pour l'idée d'une lampée de vin.

« Je suis sérieux pour la carte.  Cantonne-toi a un périmètre de chasse et varie de temps en temps, j'en sais rien, c'est toi la 'chasseuse'. » Giacomo mima les guillemets pour couronner le tout -il ne fallait pas non plus que sa cliente croit qu'il la prenait réellement au sérieux.  « Et trouve un moyen de me le faire savoir; je sais que ça te ferais une bonne excuse pour me voir régulièrement, mais je suis un homme très occupé -et franchement ? Ça ne marchera pas entre nous : je ne fais pas dans le canin, désolé. » Ça non, toutes les quantités de sang brillant sur une jolie peau diaphane ne suffirait pas à le faire changer d'avis sur la question: la zoophilie, très peu pour lui.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Lun 15 Fév - 22:52

Schrödinger est à bout. D'habitude, quand elle commence à faire couler le sang (le sien ou celui des autres), les gens normaux se taisent. Ils ouvrent dans leurs mirettes, la fixent avec horreur, tremblent, se pissent dessus parfois. Giacomo, lui, se paye une bonne tranche de rigolade et saupoudre le tout d'un peu plus de moqueries histoire de bien être sûr d'avoir correctement mis le feu aux poudres. Si elle avait des doutes jusque là sur la santé mentale de l'homme auquel elle a confié son anonymat, la voilà clairement rassurée.

« Je l'afficherais sur mon frigo loin des yeux de la police, promis. 
_ Ta gueule. »

Il ne l'entend plus, il est trop pris par sa propre jubilation malsaine pour faire attention à la fumée dangereusement noire qui commence à sortir des oreilles de Cerbère. Depuis quand est-elle devenue cette gamine geignarde qui n'arrive même plus à se faire (sinon respectée) craindre par un humain périmé ? Depuis quand des créatures dont elle ne ferait qu'une bouchée se permettent de se foutre ouvertement de sa gueule ? Qu'est ce qui s'est passé pour que la terrible et monstrueuse gardienne des Enfers soit réduite à grincer des dents en se laissant gentiment tourner en ridicule ? Se serait-elle transformée en chiot pendant son sommeil ?!

« Boire proprement aussi, c'est hors de ta portée.
_ Va te faire foutre. »

Toujours rien, peut-être est-il trop égocentrique, ou peut-être est-ce elle qui grogne trop bas à cause de la fureur qui lui bloque la gorge.

Schrödinger s'est sans doute relâchée ces derniers mois, c'est vrai. Avec Harry sur le dos plus possible de se nourrir correctement, et impossible d'en imposer aux autres prédateurs quand on ne touche même plus au gibier qui nous est pourtant prédestiné. Certes, elle a bien trouvé une alternative en mangeant ces mêmes autres prédateurs qui auraient pu critiquer son changement de régime, mais apparemment cela ne suffit pas. Parce que Schrödinger en est persuadée ; Giacomo ne se serait sans doute pas permis de lui parler de la sorte il y a un siècle ou deux. Déjà parce qu'il n'en aurait pas eu le temps. Mais aussi parce qu'elle faisait peur avant.

Cette constatation la blesse dans son orgueil. Il n'y a plus que les vampirons pour entrechoquer leurs genoux devant sa misérable ombre, même les morts n'ont plus la pétoche quand elle approche. Quel piètre destin pour Cerbère. Ses jointures sont d'un blanc cadavérique tellement ses poings sont serrés à cette pensée.

« ...Ça ne marchera pas entre nous : je ne fais pas dans le canin, désolé. »

Schrödinger ne lui laisse même pas le temps de reprendre son souffle. Ni une ni deux, elle se redresse d'un bond qui fait valser sa chaise (et sursauter d'effroi le serveur et la moitié de la salle), attrape les beaux cheveux élégamment peignés de son vis-à-vis, et lui enfonce le visage dans la table. Elle y a mis de la force, assez pour espérer lui avoir au moins cassé le nez, peut-être même quelques dents. Elle rajouterait volontiers un coup ou deux si elle n'avait pas besoin de lui relativement vivant. Relativement, parce qu'il est déjà mort (elle a toujours eu un peu de mal à jauger les macchabées).

« Tu me fais putain de chier Giacomo, grogne-t-elle alors qu'elle a toujours la main solidement accroché à ses cheveux. Tu le comprends bien ça, j'espère ? »

Elle le relâche, fait un pas en arrière, fouille ses poches à la recherche d'une cigarette. Elle en a clairement assez entendu, pas question de rester ici une seconde de plus.

« Mais ok. Puisque tu veux un cadavre, t'auras un cadavre. Tout frais et annoté, comme tu les aimes. En échange, fais ce pour quoi je te paye, et fout moi la paix. »

Schrödinger se retourne et s'élance vers la sortie sans un regard en arrière. Elle a bien l'intention de mettre le plus de distance possible entre cet horripilant individu et elle tout en se grillant l'intégralité de son paquet de clopes pour se calmer les nerfs.

Elle ne pense même pas à sa main, ouverte et sanglante.
Elle ne pense même pas aux tequilas, qu'elle a totalement oublié que payer.
Elle ne pense même pas à Giacomo et au fait qu'elle risque fort de devoir s'asseoir sur leur contrat désormais.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Mar 16 Fév - 23:52

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Il sentit ses ongles effleurer son cuir chevelu, une seconde à peine avant que ses doigts ne se resserrent sur ses cheveux et que le contacte tête/table efface le reste du monde en un éclat: c'était comme si l'instant entre le moment où elle l'avait choppé et celui où l'explosion de douleur fendit son crâne n'avait pas existé. Un trou noir, ou plutôt blanc comme le jaillissement de lumière pulsant derrière ses paupières au rythme du sang battant ses tempes, qui le laissa hagard quelques instants, conscient uniquement de la pression à l'arrière de son crâne qui le retenait face contre la table. Le flash vira à l'écarlate poisseux un peu trouble. La voix de sa cliente en fond sonore, brouillée par le bourdonnement au fond de ses oreilles, lui permit de commencer à chercher les pièces du puzzle; mais de là à les assembler, il lui faudrait bien plus de temps. Il réalisa que c'était elle qui le retenait contre la table seulement au moment où elle le lâcha enfin: le reste coulait de source, comme le sang qui lui pissait du nez et teintaient ses implants dentaires, encore solidement vissés en place. Les miracles de l'orthodontie moderne ! Il avait presque envie de vérifier s'il n'y avait pas la marque de ses dents sur la table .

Mais trêve d'émerveillement ! Comble de l'impolitesse, sa cliente se tirait alors que la conversation venait à peine de commencer, laissant en plus de cela tout le café en état de choc sans même payer sa consommation, ni même compenser le fond de rouge qui avait échappé des mains de son vis-à-vis. Alors c'était aux adultes responsable, les bons membres de la société, les gens de sa caste, de mettre la main au porte monnaie. Il posa quelques billets sur la table, dans un coin épargné par toutes ces effusions de sang, et se retourna vers le serveur pour lui servir un sourire mille-fois désolé du dérangement. Voilà, c'était comme cela que l'on sortait de ce genre de situation. Le rire sinistre ? Ça, c'était cadeau, et rien que pour la chienne qu'il allait rattraper à grandes enjambées, mais sans courir. Plaquant ses paumes rougies sur ses cheveux pour les recoiffer un tantinet -comme si ça suffisait à rattraper le reste-, il se lança à sa suite, quittant enfin ce café ennuyeux à mourir. Il ne marchait pas entièrement droit non-plus, et ça aurait été mentir que de dire que le trottoir ne semblait pas onduler sous ses pieds, mais il ne pouvait pas manger le bleu agressant qui se rapprochait de pas en pas. Il n'eut qu'à tendre le bras pour plonger ses longs doigts crochus dans la chevelure, puis à fermer le poing et à tirer un coup sec vers lui pour ramener le toutou au pied. « Je décide quand on a finit de parler. »  grinça-t-il entre ses dents, la tête baissée vers la chienne. Une grosse goutte sombre s'écrasa sur sa paumette et vint rouler jusque sous son œil, captivant son attention vacillante plus de temps qu'il n'aurait voulu l'admettre. « Tu manques de reconnaissance -me planter là-bas, au milieu de tout le monde. »  Il ne suivait même pas ses propres divagation, trop occupé à dégager une mèche bleue du visage enlaidit par la sauvagerie de la demoiselle en-dessous de lui -soit, bien plus à sa place qu'en face de lui-. Il s'interrompit pour s'essuyer le nez du revers de la main, étalant d'avantage le sang sur sa peau cadavérique, avant de sortir la cigarette des lèvres de sa cliente pour la caler entre les siennes. Le simple fait de tirer dessus réveilla la douleur qui tiraillait son visage, mais rien n'accompagnait mieux une bonne raclée qu'une cigarette: exactement comme le sexe, mais Giacomo n'était pas près de revenir sur sa déclaration, même s'il appréciait les partenaires qui avaient du mordant. « Peut-être que je devrais t'apprendre où est ta place, hm ? »  

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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Mer 17 Fév - 20:39

Schrödinger n'a même pas le temps d'atteindre le bout de la rue que le bruit d'une porte qui s'ouvre et la bouffée entêtante du sang frais viennent la déranger. Elle ne se retourne pas et tire rageusement sur sa clope, la réduisant de moitié. Ce mec ne sait-il donc jamais quand laisser tomber ? Rah, rien que d'y penser ça l'énerve, autant continuer tout droit et l'ignorer. Avec un peu de chance il a juste décidé de partir en courant dans la direction opposée à la sienne et ne viendra pas l'emmerder.

Douce utopie, comme d'habitude.

Ses serres agrippent à sa chevelure emmêlée et tirent dessus sans ménagement. Il est grand, ce connard, et encore enlaidi par son nez éclaté. Une certaine satisfaction la traverse à cette vision et elle ne peut se retenir de humer l'air. Le bouquet du sang est délicieux, bien que gâché par l'odeur de décomposition. Malheureusement, aucun trou ne vient égayer son rictus moqueur, aussi se promet-elle de taper plus fort la prochaine fois. Elle ne supporte décidément plus la vision de sa face grimaçante.

Et puis Giacomo se met à parler et Cerbère sent le moindre de ses poils se hérisser sous l'effet de la colère. Il lui rappelle Harry. Dans ses paroles hautaines, dans son comportement abjecte, dans sa manie de lui remettre ses mèches de cheveux derrière les oreilles. Sa rage la fait se figer une paire de secondes, ses muscles tendus à l'extrême l'empêchant même de desserrer les mâchoires pour lui mordre la main quand il lui prend son reste de cigarette des lèvres. De vieux souvenirs (que sa psy aurait sans doute qualifiés de traumatismes) remontent à la surface alors même que le cryptozoologue se pâme devant elle comme un paon déplumé. Même maintenant il ne réalise toujours pas le danger qu'il court, comme un abruti qui joue à la marelle dans un champ de mine ; ou peut être qu'il le sait parfaitement, au contraire, et que c'est ce risque insensé qui le fait bander. Schrödinger n'en sait foutrement rien et s'en fiche, tout ce qu'elle sait c'est qu'il ne va pas garder ses un mètre quatre vingt longtemps s'il continue à la prendre de haut comme ça.

« Peut-être que je devrais t'apprendre où est ta place, hm ? »  

Et puis, inévitablement, elle atteint le point de rupture. Car même si Giacomo pourrait être le jumeau d'Harry tellement il l'horripile, il a pour lui un désavantage : elle peut le tuer si elle veut. Cerbère regrette une fraction de seconde que son vis-à-vis ne porte pas de cravate (pratique pour le ramener au sol, utile aussi pour l'étrangler) mais se console rapidement avec une solution plus musclée. Elle attrape le bras qui la tient et, avec la seule aide de sa force brute et sans technique aucune, l'oblige à s'accroupir à son niveau s'il veut rester entier. Elle ne remarque même pas la mèche bleue arrachée toujours prisonnières des griffes de Gia, ses sens totalement obnubilés par les doux craquements que produit sa poigne sur l'avant-bras qu'elle malmène.

« Où est ma place ?! »

Au cas où il n'ait pas saisi qu'elle est furieuse, Schrödinger lui tord un peu plus le membre en lui crachant plus que parlant à la figure. C'est elle qui le domine maintenant, et d'une bonne tête. Elle en jubilerait presque si elle n'était pas aussi en colère.

« C'est toi qui devrait te rappeler où est la tienne ! Je te paye parce que j'ai la flemme de m'emmerder avec les preuves, mais tu es tout sauf indispensable et il faudrait que tu évites de l'oublier ! »

Et sur ce elle lui assène un sublime coup de poing à vous envoyer tout droit aux urgences. Pantelante, Cerbère reste un moment sur place à fixer le corps devant elle, attendant de voir si elle l'a assommé pour de bon ou s'il va encore se relever de parmi les morts pour lui casser les burnes. En attendant (et sans se préoccuper des flics que le serveur à l'intérieur ou les passants alentours ont du appeler), elle se grille une nouvelle clope.


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MessageSujet: Re: On est toujours le con de quelqu'un ▬ Gia   Mar 1 Mar - 17:20

I'd slap you but that would be animal abuse.

Sa matière grise ébranlée par son tour d'auto-tamponneuse l'empêcha de comprendre tout à fait comment il s'était retrouvé à la hauteur de la chienne, reste que c'est lui qui lèvait la tête pour rencontrer ses yeux à présent, et il rebaissait déjà le nez par pur désintérêt -et l'envie de tirer sur le pauvre mégot piqué à l'autre cheminée. L'inconfort et la douleur, eux, étaient bien enregistré par son cerveau, se vivifiant chaque seconde où la main de sa cliente enserrait son avant-bras et le forçait à se tenir dans cette position. Ça devrait lui foutre le coup de jus nécessaire pour rappliquer, réaliser qu'il a perdu sa position de force et cesser de tirer su le filtre brûlé de cette clope, mais Giacomo continuait de crapoter, ignorant les aboiement du caniche qui le tenait en respect. Il haussa tout juste un sourcil en découvrant enfin la mèche bleue entre ses doigts, trop tard pour ne pas avoir des poils bleus collés partout sur sa chemise et son menton ensanglanté. Il devrait ajouter le prix d'un de ces rouleaux adhésif anti-poil sur la facture de sa cliente, tiens.

Et peut-être une facture de dentiste. Cette fois, l'italien jura qu'une de ses quenottes venait de sauter hors de sa mâchoire; la même certitude que lorsqu'un môme est persuadé que cette-fois, sa dent-de-lait récalcitrante a bien sauté après avoir claqué la porte suffisamment fort. Mais tout ce qu'il trouva dans le crachat sanguinolent fut le filtre cramé. Il se releva, s'aidant de son genoux, et fit l'état des lieux du bout de la langue, celle-ci même qui portait la brûlure circulaire de la cigarette: rien, elles étaient toute en place, contrairement à ses neurones. Mais le petit coup de jus lui avait remis les idées en place, et il réussit à se remettre sur ses deux jambes, regagnant sa hauteur. Il s'essuya le visage avec les mêmes résultats que la dernière fois, un sourire sur le bout des lèvres qu'il retroussait sans cesse, comme s'il cherchait quel goût faisait tâche: le relent cendre et plastique brûlé ou un autre goût étranger à celui de son propre sang. Ce ne fut qu'en tendant le bras pour tenter de remplacer la cigarette qui lui avait été cruellement volée -après le fond de rouge, ça devenait un affront- qu'il posa les yeux sur les phalanges que ses dents avaient égratignées dans l'impacte.

Son sourire s'agrandit, et les doigts tendus qu'il venait de ramener contre lui se refermèrent en poing.

Le coup n'avait pas toute la brutalité et la violence de celui qu'il venait de se manger, mais il frappa plus fort et sec qu'il ne l'aurait fait sobre, et surtout beaucoup plus qu'il aurait du après avoir frôlé le K.O. deux fois. Il fut déçu de ne pas entendre un glapissement aigu lorsque son poing rencontra la mâchoire de la chienne. Peut-être devait-il insister un peu plus ? La battre comme un vieux chien errant ? « Parce-que TU es indispensable ? »  Il rit aux éclats, plus fort encore qu'à l'habituer, comme si le goût du sang étranger pouvait désinhiber ce qui n'avait jamais été inhibé en premier lieu. Il s'en léchait les babines, pour reprendre des termes familiers pour la chienne, cherchant à laper la moindre goutte qui lui aurait échappé, tous ses sens en ébullition. C'était trop peu, juste de quoi exciter les nerfs et lui donner envie d'en verser plus, flicaille ou non. « Un chien de garde qui ne garde rien:  indispensable, HA ! »  Puisqu'il n'était pas rancunier, Giacomo aida sa cliente à se tenir bien droite en prenant bien soin de serrer étroitement ses épaules en se rangeant derrière elle, histoire d'être autant présentable l'un que l'autre pour les agents de police. Les flics finiraient par se désintéresser d'eux: après tout, ils avaient à peine nui à l'ordre publique, pas de quoi affoler qui que ce soit, surtout pas dans cette ville de merde. A moins que l'un d'eux ne se prenne de pitié pour la chienne mais hey, des deux, c'était lui qui semait du sang à grand flot. « Aller, remet-moi à ma place, caniche. »  siffla-t-il entre ses dents encore bien alignée en tapotant les épaules de sa cliente avant de la contourner et d'ouvrir en grand les bras. « Montre-moi à quel point je suis tout sauf indispensable dès qu'il y a des flics ! Vas-y, fais-toi plaisir ! »  Elle avait frappé la première, tout le café en était témoin, elle serait fichée en moins de deux avec sa tignasse à la con. Et qu'elle essai de chasser comme bon lui semble après ça.

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