Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]
Invité

MessageSujet: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Dim 7 Fév - 21:40




ISE Hanae

25 ans - Japonaise - Bibliothécaire - Nephilim -  Chillin'

Pouvoirs :
Longévité : Hanae n'a pas encore pu l'expérimenter, mais elle sait que le temps n'aura aucun effet sur elle.
Limite : Lorsque le temps aura fait son oeuvre, lorsqu'Hanae aura trop vécu, trop regretté, trop perdue, elle s'éteindra, perdant doucement de sa vitalité, rattrapée par le poids des ans.
NATUREL

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Invulnérabilité : De sa courte vie, Hanae n'a jamais été malade. Aucun microbe, aucun virus ne semble pouvoir l'atteindre. Sa constitution est si solide qu'elle peut se remettre d'une fracture en un rien de temps et oublier une blessure en quelques jours, voir quelques minutes suivant sa gravité. En gros, Hanae guérit très vite et ne tombe jamais malade ... Un paradoxe à son image !
Limite : Si Hanae guérit de tout très vite, ses capacités ne sont pas instantanées et certains maux peuvent lui faire plus de mal que d'autre et l'immobiliser plus longtemps.
NATUREL

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Everything has a price : Hanae  peut tout guérir. Une plaie, une fracture, une maladie, rien ne peut lui résister si ce n'est la mort.
Limite : Le don de Guérison d'Hanae fonctionne par absorption. Elle qui profite d'une quasi invulnérabilité et de grandes capacités régénératrices voir destructrices pour tout ce qui est microscopique peut donc absorber et par le fait, guérir n'importe quel mal. Cependant, si elle guérit de tout elle même très vite, ses capacités ne sont pas instantanées, elle doit donc se montrer prudente pour ne pas trop en absorber d'un coup et ce mettre dans une situation plus que délicate, voir, dangereusement mortelle... Autrement dit, Hanae ne peut absorber plus de maux que ce que son corps peut supporter, même si il peut en supporter plus qu'un humain. Elle ne pourra donc pas guérir une blessure mortelle en une seule fois et évidement, elle ne pourra jamais faire repousser un membre perdu, quand bien même on lui ramènerait le dit membre en même temps que le corps auquel il doit être rattaché. Elle doit également supporter les symptôme des maladies qu'elle soignent et qui l'atteigne de façon plus ou moins brutale selon la gravité de la dite maladie.
SCELLE

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Shining Shadow: Hérité de son père, comme tous ses pouvoirs, Hanae possède un certain contrôle sur la Lumière. Elle peut l'utiliser pour se déplacer rapidement d'un point A à un point B, créer un bouclier ou encore, tout simplement l'utiliser pour aveugler son ennemi, faire disparaître les ombres, ou encore la transformer en arme offensive.
Limites : Si elle peut contrôler la lumière, elle ne peut la créer, la lumière doit donc déjà exister, qu'elle soit naturelle ou artificielle, pour qu'Hanae puisse en faire quelque chose.  Si elle peut en faire une arme offensive, ou défensive, il faut noter que les dites armes ne seront jamais plus puissante que ce que l'humain à pu créer. On parle là de grenade, d'arme à feu, ou de bouclier militaire. De plus, si elle peut se déplacer grâce à la Lumière, sont rayon d'action reste limité. Actuellement, il ne dépasse pas le kilomètre, une fois le sceau levé, il ne dépassera pas les cinq kilomètres. On parle là d'un déplacement rapide en utilisant les longueurs d'onde de la lumière et non pas d'une défragmentation de la matière.

FILTRE À TRAVERS LE SCEAU

Faiblesses :

Pouvoir scellés: Hanae à manifestée ses pouvoirs très jeune, alors qu'elle n'était pas en âge de comprendre ce qui lui arrivait. Ses parents ont donc pris la décision, pour protéger leur fille mais aussi pour rester cachés, de sceller ses pouvoirs. Aider de leur plus vieil ami, ils ont liés les capacités d'Hanae à un objet qu'il conserver. Le sceau empêche Hanae d'utiliser l'étendue de ses capacités qu'elle ne connaît même pas et ne lui permet pas d'utiliser à leur maximum les capacités qu'elle se connaît. Cependant, le temps faisant son oeuvre, le sceau est de moins en moins puissant quoique largement assez pour limiter grandement ses pouvoirs.
Il est à noter que le sceau peut être renouvelé tant qu'il n'est pas levé ou détruit. Chaque renforcement du sceau affaiblira les manifestations des pouvoirs d'Hanae lorsqu'il commencera à s'éroder. Jusque là, il a été renouvelé un seule et unique fois, alors que la jeune femme avait 17 ans.

Chaines Éternelles : Hanae à grandit sans ses pouvoirs, ces derniers n'ont donc pas pu évoluer avec elle ainsi, même le sceau levé leur utilisation resterait compliqué pour la jeune femme le sceau ayant rendu ses pouvoirs ... capricieux. Ils peuvent donc rester sans effet, ne pas se manifester ... trop se manifester et rendent Hanae instable en terme de puissance et dangereuse pour elle même puisqu'ils pourraient très bien lui échapper et la blesser gravement voir la tuer sans préavis.

Tout ce qui est d'Or : Ou constitué d'un quelconque métal précieux, ou même, de pierres précieuses, lui est intolérable. Un simple contact lui provoque de grande brûlures dont elle ne guérit pas facilement... Une lame en or, en argent ou en platine pourrait rapidement venir à bout de sa vitalité. Il est donc à noter que si elle peut guérir une personne atteinte par une arme faite de métal ou de pierres précieuses,  son patient sera guérit mais elle ne guerrier pas aussi vite qu'en soignant une blessure lambda. Elle ne pourra pas sauver quelqu'un mortellement atteint sans en mourir elle même.

Rejet des Anges : De part sa nature d'hybride, rejetée par les Anges, aucun lieu saint ne lui est ouvert. Elle ne peut donc pénétrer dans aucun d'entre eux. De plus, même si elle a hérité des dons de son père pour manipuler la Lumière elle en est considérée comme indigne, ainsi l'utiliser la fatigue énormément, même une fois le sceau levé, la créer ira jusqu'a la faire souffrir, la brûlant profondément, des plaies qui ne pourront guérir rapidement. Actuellement avec la présence du sceau chaque utilisation ou création de Lumière lui fait perdre connaissance, sans, elle restera consciente mais limité en nombre de coup et la douleur de création restera toujours aussi intense car en aucune façon lié au sceau posé sur ses pouvoirs, mais plutôt à sa nature.

Love is Death : Hanae étant le fruit d'une union interdite, elle a été maudite à la naissance, condamnée à la solitude. Si elle venait à offrir son cœur à un homme, ce dernier perdrait rapidement la vie, frappé par un mal incurable... Elle a pourtant hérité de la capacité d'aimer l'Humain de son père. Un amour difficile à supporter pour tout  homme, un amour incapable de trouver un réel écho chez un humain, quand bien même les sentiments seraient sincères. C'est cette contradiction entre la malédiction d'un divin dégoûté par sa nature et la faculté d'aimer de son père qui fait des sentiments d'Hanae un véritable poison pour un homme.
Tant que ces pouvoirs son scellés, Hanae peut aimer sans peur, mais dés lors que ses pouvoirs lui reviendront, révélant définitivement sa nature, sa malédiction la rattrapera aussi tôt.

Typiquement Humaine : Pour démontrer tout le paradoxe d'Hanae, opposant la puissance angélique de son père dont elle tient ses pouvoirs, à l'humanité simple et sans pouvoirs de sa mère, et malgré sa quasi invulnérabilité, la jeune femme reste bêtement allergique à la poussière. Une allergie qui se manifeste par des éternuement et qui n'a l'air de rien, mais peu s’avérer assez handicapante, surtout lorsqu'on est maniaque.


Miroir de l'âme


▌Description du caractère : Mon caractère, vous voulez vraiment que je vous décrive mon caractère ? Vous avez idée à quel point la votre est stupide ? Comme si je pouvais vous parler de moi en étant totalement impartiale ? Même si je tiens à une certaine objectivité dans tous mes jugements, mes propres comportements ne vous apparaîtront pas comme je les vois. Vous imaginerez que j'agis ainsi pour une raison, alors que la vérité sera autre et ma vérité sera forcément différente de la votre... Question de perception...

*soupir*

Ok, ok, va pour une description totalement faussée. Je suis parfaite ça vous va ? Ha ! Quand je vous disais que ça ne pourrait pas fonctionner. M'enfin, je suis quand même pas très loin de la vérité.
Quoi, je n'ai pas l'air ? Pourquoi, parce que je ne souris pas assez à votre goût ? Parce que je réfléchis trop ? Qu'en savez-vous ? Et puis d'abord, je n'ai plus aucune raison de sourire ? Pourquoi ?

*remonte ses lunettes sur son nez*

Poussez pas trop loin votre chance ! Quoi les autres ? Les autres devraient être une bonne raison de sourire ? Pourquoi donc ? Les autres, je ne les connais pas ! Et moins ils me connaissent, mieux c'est.
De la peur ?

*Détourne le regard en remontant ses lunettes sur son nez*

Des autres ? Non, je me protège. On a tous nos petits secrets et je tiens à ce que les miens le reste. Je n'ai pas peur des autres, mais, plus ils se tiennent loin de moi, mieux je me porte.
Comment ça c'est de la mauvaise foi ? Absolument pas ! Je n'ai pas peur des autres, j'ai peur de ce qu'ils pourraient me faire, c'est pas pareille !  Sachez que je ne fais jamais preuve de mauvaise foi, ce n'est pas ma faute si j'ai souvent raison mais que les "autres", justement, ne sont pas capables de le comprendre !

Mais oui je suis catégorique ! Et non, je ne suis pas fermée, j'ai même l'esprit très ouvert, c'est la première condition pour apprendre et voyez-vous, j'adore apprendre. Je suis quelqu'un de très curieux, j'aime découvrir de nouveaux horizons et voir le monde sous tous les points de vue qui s'offre à moi. Comment puis-je le faire en évitant le reste du monde ? En lisant pardi !

*remonte encore ses lunettes sur son nez*

Discuter n'apporte pas grand chose, sinon de la subjectivité, des sentiments et les sentiments faussent la vérité. Ils empêchent de voir l'essentiel, ils empêchent d'avancer, ils créent plus de problèmes qu'ils n'apportent de solutions et surtout, ils font souffrir, provoquent des guerres et créent des orphelins et je sais de quoi je parle. Seule la logique doit prévaloir pour rester juste. Oui, je suis certainement quelqu'un de pragmatique et oui, j'aime pouvoir tout prévoir à l'avance. L'on pourrait imaginer alors que je suis une pétocharde incapable d’improviser, mais c'est faux. Je n'ai pas peur de me lancer dans l'inconnu, j'aime pouvoir l'anticiper, c'est différent et seule la logique et l'observation peuvent permettre l'anticipation et l'anticipation, c'est la clef de la survie. Oublier logique et pragmatisme aux profits des sentiments, c'est risquer bêtement sa vie, ils ne doivent pas être pris en compte pour analyser une situation donnée, que ce soit les miens, ou ceux des autres.

Aigrie ?

*hausse les épaules*

Non, je ne suis pas aigrie, je suis lucide... J'ai arrêté d'être naïve lorsque j'ai compris toute l'horreur de cette stupide maxime qui dit qu'il faut suivre son cœur, son instinct ou toute autre idiotie du genre. Seul le savoir et l'esprit d'analyse permettent de survivre dans ce monde parce que oui, vivre n'est plus permis à personne et surtout pas aux personnes de mon espèce.

Créature ? NON, bien sûre que non !!!! Sang mêlé simplement et croyez moi, au japon, ce n'est pas bien vu du tout. Et si vous êtes du genre à croire à toutes ses rumeurs, vous pouvez aller voir ailleurs, ça ne m'intéresse pas, je n'y crois pas et il y a des choses bien plus intéressantes à apprendre plutôt que de se concentrer sur ce genre de bêtises.

Bonne idée, oui, changeons de sujet ! Mes amis dites vous ? Je n'en ai plus, ils sont tous restés derrière moi et le pourquoi du comment ne vous regarde pas vraiment, mais oui, si ils devaient m'appeler à l'aide, j'irais certainement les aider. Paradoxale ?

*Hausse les épaule et remonte ENCORE ses lunettes sur son nez.*

Certainement, on me le dit souvent, mais j'aime à croire que c'est ce qui fait la beauté d'un être humain. Sa capacité à s'adapter et à ne pas s'enfermer dans ses croyances, enfin... Je crois. Non, je ne suis pas méchante ... C'est vraiment l'impression que je vous donne ? C'est plutôt une bonne nouvelle pour moi ! Mais en réalité, je n'ai jamais mangé personne, ni tué qui que se soit. Au mieux, je les ignore, au pire je me défend, que se soit par la parole, ou par les gestes... Oui, oui, vous avez bien compris, je n'hésite pas à user de mes poings si c'est nécessaire. Oui, je sais, il est difficile de croire qu'ils puissent être efficaces...

Vous voulez une démonstration ? Histoire d'être sûre.

▌Aimez vous votre condition de monstre ? *soupir en levant les yeux au ciel*

Je vous ai dit que je n'étais pas un monstre ! C'est vexant à la fin ! Et puis, ce mot est moche !
Allez, supposons que je soit folle et que je crois à toutes ses histoires. Supposons même que je sois ce que vous appelez monstre... Pourquoi monstre ? Ais-je l'air si différente ?!

Nope, ne me parlez pas de mon air patibulaire et de mon regard glacial, ça n'a rien à voir !

Et supposons que je n'ai jamais rien connu d'autre que cette nature que vous voulez me coller à la peau... Comment pourrais-je dire si je l'aime alors que je n'ai jamais pu tester autre chose ! C'est aussi stupide que de demander à un humain si il aime être humain ... Quoique, vous en trouverez bien certains assez idiot pour vous parler de super pouvoir, mais c'est que ceux là ignorent tout... Ou n'ont pas assez lu Spider-Man...

M'enfin, qu'importe, je ne suis pas un monstre et si j'en étais un, à moins de ne pouvoir me nourrir que de sang et de chair, je pense que je le vivrais bien.

▌Que pensez-vous des humains ? CF ma réponse du dessus ... Je n'en pense rien. Ni bien ni mal, ils so... Nous sommes ce que nous sommes, bons, ou mauvais.

▌Êtes-vous bien intégrée à la société ? Si oui, avez-vous un métier ? Et si vous êtes étudiant, qu'étudiez-vous ? Si vous ne faites rien de cela, que faites-vous ? Intégrée ? Non pas vraiment... Ici, je ne sors pas beaucoup, je ne côtoie personne, à part mes clients et mes collègues, de temps à autre, mon patron.

Ah, toujours dans l’hypothèse où je serais un monstre... Bah, heu, pour un monstre, ouais, je pense que je serais bien intégrée, si je ne voulais pas me faire remarquer. Pour une humaine, je suppose qu'on me voit comme une marginale... Un peu comme les villageois voient Belle, mais si, vous savez, dans le dessin animé ! Il est quand même plus joyeux que le conte d'origine non ? Bah, laissez tomber ...

Souhaitez-vous dévoiler votre véritable nature au reste du monde ? C'est une obsession chez vous hein ? Dans l'hypothèse où, je suis assez intelligente pour savoir qu'il vaut mieux rester discret quand on est différent.

Quelles sont vos activités favorites ? Avez vous une passion ? Comme toutes les filles, je suppose, j'aime bien le shopping. Bon, j'y passerais pas mes journées, mais un peu de lèche vitrine de temps en temps, ça n'a jamais tué personne... Hors période de soldes bien sûre, mais j'évite les rues commerçantes à ses périodes de l'année.

Une passion ? J'en ai plusieurs. La lecture étant la première. Elle me permet de m'ouvrir sur le monde, de le découvrir sous divers aspect et dans diverses versions. Evidemment, et parce que l'un va rarement sans l'autre, j'aime le cinéma... Tous les genres, même les films d'horreur, parce qu'ils me font bien rire ! Quoique j'ai tout de même un penchant pour tout ce qui est science-fiction, fantastique et fantasy... Un penchant qui se retrouve dans ma bibliothèque, juste à côté de mes étalages d'encyclopédie. J'aime également écrire, un peu... De temps à autres et NON ! Jamais vous ne pourrez lire une ligne, ou même un mot ! Je suis bien trop perfectionniste pour un jour oser tenter la moindre publication... Perfectionniste et pudique oui !

Autre chose ? Je suis assez mordue de musique, classique, pop, rock, métal et tous ses dérivés, les moins hard.

*petit sourire en coin*

Oui, je sais, on ne pourrait le deviner, mais ne dit-on pas que l'habit ne fait pas le moine ? Et j'aime bien surprendre.

Que je gratte encore un peu ... Hum...

*léve les yeux pour réfléchir, l'air pensive*

J'aimerais pouvoir m'intéresser aux jeux de rôle, grandeur nature, ou sur plateaux... Ou même papier. Histoire de pouvoir entraîner mon esprit d'analyse, mon imagination et ma plume. Mais si je peu m'amuser à certain jeu derrière le couvert d'anonymat de mon clavier, certaines de ses activités demande un peu trop de contact humain à mon goût, je me contente alors de m'informer et puis, de toute façon ... Ma vie est déjà bien assez aventureuse.

*regard noir évocateur, expliquant qu'il ne vaut mieux pas demander pourquoi*


Bon et évidement, on ne parle pas de l'art en général, peintures, dessins, photos (oui, je m'adonne à quelque uns, certains avec plus de talents que d'autres), ect ect, c'est assez évident. J'aime bien les longues promenades dans la nature, au calme, loin de tout. Je suppose qu'avoir été élevé dans une nature préservée, au milieu de... Rien à quelque peu influencé ce goût pour la nature, les ballades à pieds ou à cheval.

Oui, je sais, beaucoup de choses qui font appellent aux sentiments, mais on a déjà parlé de mon côté paradoxale ...

Une fille de la campagne ? Oui, si vous voulez. En même temps, ayant grandie dans une ferme, élevée par un couple de fermier, je suppose que je ne pouvais pas y échapper. Donc oui, vous avez deviné, je monte à cheval (et j'aime ça en plus de savoir me débrouiller pas trop mal), je conduis des tracteurs ... oui, oui, je sais, c'est ridicule. Je m'adonne même à un peu de mécanique, système D oblige quand on vit au milieu de nul part et je suis de fait assez pointilleuse sur ce que je mets dans mon assiette !

Par exemple ? Je suis végétarienne, pour ne citer que cette bizarrerie là et si je suis accro au sucre que l'on pourrait coller dans la case passion en ce qui me concerne, je n'en mange pas n'importe comment ... Bref, je fait attention à ce que je mange, comment je le mange et surtout... d'où ça vient. Déformation... Fermière je suppose. Mais non, avant que vous ne posiez cette question idiote, je ne suis pas perdue en ville, oui, je connais la civilisation, oui, je sais ce que son l'eau courante et l’électricité et oui, même si je préfère le papier, je sais ce qu'est internet et au risque de vous surprendre, je sais même m'en servir !

Oh ça va hein, faite pas cette tête, le cliché du bouseux de l'Oregon est mort il y a bien longtemps !

Et sinon ? Parce que c'est pas suffisant ? D'accord, alors oui, il me reste une passion bien particulière : les armes blanches sont la seconde... Une passion hérité de ma mère, je suppose. J'aime les manier, j'aime les voir sortir du feu et j'adorerais être capable de les créer ...

Décrivez l'endroit où vous passez le plus de temps (une pièce chez vous, au travail, un endroit à l'extérieur, etc). Hum ... mon salon, je suppose. Un livre entre les mains.

Quel est le bien auquel vous tenez le plus ? Pourquoi lui accordez-vous tant de valeur ? La Chevalière en acier marquée des initiales de ma mère et de mon père... Pourquoi j'y tiens ? La réponse semble assez évidente.

Qu'est-ce qui vous met le plus en colère ? Très peu de chose me mettent réellement en colère. Beaucoup, en revanche, m'agacent. Les flemmards, les tires au flanc, les vantards, les idiots ... La liste est assez longue en faite !

Comment le savoir ?

*fronce les sourcils et noircit le regard*

Pour la colère, il faudra me provoquer pour voir ce que ça fait, mais je ne suis pas sûre que le résultat soit appréciable... il ne l'est jamais, quelque soit la personne.

Quelle est votre plus grande peur ? Comme tout le monde j'imagine : que l'on découvre mon secret et non, je ne vous en parlerais pas et inutile de me proposer à boire, l'alcool agit sur moi comme un somnifère ...

Que faites-vous pour pallier au stress ? Je lis... Oui, je sais, c'est récurant ! Je peux aussi tenter de me calmer en écoutant de la musique, en dessinant, en écrivant... En écrivant en écoutant de la musique, ou en écoutant de la musique en dessinant. Bref, je vais pas vous faire un dessin. Non, c'est vrai, je ne vous ferais pas de dessin ! Et oui, je peux également jouer ma propre musique. Enfin ma propre musique, grandement inspiré des partitions qui s'entasse dans un coin de ma bibliothèque

Quel genre ? Classique, c'est ce qui me détend le plus... Ou Pop, suivant mon humeur !

Quels instruments ? Guitare, la base pour moi. Piano, quand j'en est un sous la main, et violon (facile à emporter et pratique pour planquer des armes).

Le mieux restant pour moi l'entrainement physique, mais seulement lorsque je suis vraiment très très nerveuse. Courir, enchaîner quelques kata, à main nu, ou avec un sabre. Oui, j'ai le mien et oui j'y tiens, non, je ne le sortirais pas de sa cachette.

Quelle est la routine d'un jour normal pour vous ? Comment vous sentez-vous si cette routine est rompue ? Métro, boulot dodo... Quoi ? Vous vouliez entendre parler de routine d'un jour normal, n'est-ce pas un jour normal pour n'importe quel humain espérant survivre un minimum ?

Comment je me sens sans ma routine ? Égale. Y manquer ne me tuera pas... Du moins, en théorie.

Vous aimez-vous ? (question d'amour propre) Mon reflet dans le miroir ne me gêne pas... Bon, je dirais pas non à un peu plus de poitrine, éventuellement ... Mais heu, en faite, ça vous regarde pas !

*rougit*

Listez trois choses  dans lesquelles vous vous considérez bon, et trois choses dans lesquelles vous ne l’êtes pas.

Hum... *lève les yeux, l'air pas très inspirée, puis, ce met à compter sur ses doigts*

-  le travail... Particulièrement mon travail. Lister, classer, ranger des rayonnages entier de bouquin en en ouvrant quelques uns au passage, c'est mon dada
-  les recherches... tant qu'elles restent théoriques, mais vous pouvez me demander de chercher à peu près n'importe quelles informations, historique, scientifique, culturelle, je la trouverais... Et je pourrais même vous dire dans quel bouquin je suis certaine de la trouver.
Oui, je sais, ça démontre d'un certain acharnement, mais que voulez vous, je suis passionnée et déterminée, rien ne m'arrête jamais et NON, je ne suis pas têtue ni bornée, juste... sûre de moi !
-  me faire discrète... Je suppose que ce n'est pas un talent très recherché que d'être transparente au yeux du reste du monde, mais moi, ça me va !

Pour ce qui est de ce que je ne sais pas vraiment faire...

- la cuisine, vraiment, je suis nulle et c'est pas faute de m'acharner ! Et dieu sait que je le regrette, j'aimerais tant être capable de préparer des tonnes de douceurs... Au chocolat de préférence... quoi que c'est pas sûre que je puisse finir la moindre recette incluant du chocolat, je le mangerais durant la préparation.

- les relations humaines... comment ça, c'est pas une surprise ?! Bah, si je voulais... Quand je vous disais que je ne suis pas méchante, je peux faire preuve d'écoute, de compassion, de gentillesse et même de générosité, j'ai juste un peu de mal à l'exprimer ces temps-ci et c'est vrai, je l'avoue, devant des larmes, je me trouve parfois un peu gauche.

- le tact et l'humour. Oui, quand j'ai quelque chose à dire, je le dis... Bon, n'exagérons rien, je sais faire preuve de diplomatie, mais ma franchise se ressent souvent à travers l'ironie dont j'use dans ces moments là. Quant à l'humour, il paraît que le mien est particulier et que je suis hermétique à celui des autres...

*hausse les épaules, pas très convaincue".

Quelque chose à rajouter ? Je trouve que vous avez été largement assez curieux pour que je n'ai rien à ajouter ! Et puis d'abord, qu'est ce que vous allez faire de tous ça ?

*fronce les sourcils à en devenir effrayante avec son regard noir à peine dissimulé par ses lunettes, qu'elle remonte ENCORE sur son nez*

▌Physionomie :  Bah, à vous de me le dire !

*se lève*


Oui, je suis petite et oui, je le vis bien ! Non, je ne suis pas maigre, je suis fine, nuance et ne me regardez pas comme ça, je vois bien que vous n'y croyez pas. On peut en revenir à cette histoire de poings si vous voulez ?! Non, vraiment ? Et bien, vous devez me croire sur parole alors.

*esquisse un petit sourire machiavélique*

La course et l'exercice physique peuvent endurcir même la plus petite des femmes et je suis désolé, mais avec mon mètre soixante, je suis grande pour une japonaise ! Ah oui... C'est un détails, mais si, mais si, regardez-y de plus près... Heu, pas trop quand même !

*se fait menaçante avec son regard noir*

Oui, bon, à part mes yeux en amendes et mes lèvres fines, je vous l'accorde, je ne ressemble pas trop à une japonaise, mais mon style aurait du vous mettre la puce à l'oreille.

*baisse les yeux sur sa tenue*

Ou pas... Bon, d'accord, aujourd'hui, je me fond dans la masse, mais il n'est pas rare de me voir avec un kimono ou un hakama.

Mes cheveux ? Oui, je les tiens toujours attachés serrés, une question de pratique. Pourquoi je ne les coupe pas... une idioties entre une mère et sa fille. C'est vrai qu'ils pourraient donner un indice sur mes origines, au vu de leur finesse et de leur raideur, mais la longueur... jusqu'au milieu du dos avant que vous ne demandiez... Me dérange et non, je ne les détacherais pas juste pour vous faire plaisir.

Ah, mes yeux, vous avez remarqué... Difficile de passer à côté. Je suppose que mon hétérochromie est là pour marquer mon hybridation... Mon père n'est pas japonais, avant que vous ne repartiez dans vos histoires de monstre ! Et non, mon œil bleu n'est pas toujours aussi foncé et mon œil vert peut l'être plus.

Autre chose ? Et je vous interdit de parler de mes mensurations ! Elles sont très bien mes mensuration, au moins, je ne suis pas gêné par ma poitrine.

*rougit et ce donne contenance en... remontant ses lunettes sur son nez*


Histoire


Salem, Oregon, 18 Octobre 2012

Une belle journée d'hiver, un manteau de neige immaculé au milieu d'une campagne endormie par le froid. C'est dans ce contexte que ce joue le destin d'une jeune femme que l'on pourrait croire parfaitement normale ... Parfaitement Humaine. Mais les apparences sont trompeuses et Hanae à finit par le comprendre. Lorsqu'elle a trouvé cette étrange bracelet d'Or et de pierres précieuses qu'elle ne pouvait toucher sans se brûler, elle a compris qu'il s'agissait de bien plus que d'un bijoux d'ornement trop ostentatoire pour être porté ou même possédé par de simple fermiers... Qui n'en étaient pas vraiment, mais c'est une autre histoire. Pourtant, elle n'aurait jamais pu imaginer ce qui l'attendait alors qu'elle osait braver l'interdit de l'or et de la pierre, intriguée par le mystère entourant l'objet prenant la poussière dans un coffre magiquement scellé et soigneusement entreposé au grenier fermé à clé.

Elle espérait à y trouver quelque chose qui l'aiderait dans sa quête, puisque ces tuteurs s'y refusaient et en un sens... C'est bien ce qu'elle trouva. Qui aurait pu croire que le destin d'un Nephilim serait guidé par la main d'un Djinn ? Deux créatures que rien ne disposait à se rencontrer, si ce n'est peut-être la fatalité ou l'humour douteux d'un Dieu tout puissant et très absent. Ils auraient pu se détruire, elle aurait pu l'enfermer dans sa lampe, il aurait pu user de la malice de ses vœux pour détruire jusqu'à l'existence de son nouveau et terriblement jeune maître, mais au lieu de ça, les deux êtres monstrueux avaient pu trouver un terrain d'entente.

Une promesse faite avec le cœur prise à la légère.

Et puisque l'unique souhait, le seul ayant véritablement de la valeur et de l'importance aux yeux du maître ne pouvait être réalisé par le Djiin, tenir sa promesse ne fut pas bien compliqué. Il avait fallu deux ans à Hanae pour comprendre que même les pouvoirs d'un être tel que Soliman ne pouvaient l'aider ... En soit, son incapacité était une réponse, il se jouait autour de la quête de la jeune femme quelque chose de grand. Quelque chose d'inaccessible, même pour un quasi dieu. Venir à penser qu'un dieu, que Dieu lui même était au cœur du problème ne fut pas bien compliqué, ni pour Hanae, ni pour son Djinn. Ainsi, le premier vœux du maître ne pouvant être réalisé et ce malgré les efforts de l'être de la lampe... Ou du bracelet, il fut temps de passer au second, après deux ans de vaines tentatives, d'efforts et de liens doucement crées. Hanae n'avait que faire des pouvoirs de Soliman, elle voulait simplement qu'il puisse exhausser son plus grand souhait, elle ne lui demanda jamais rien d'autre... Peut-être est-ce pour cela que la haine du Djinn pu être contenue jusqu'au second souhait : obtenir un indice, être mise sur la voix de celui qui pourrait lui apporter des réponses, l'aider dans ses recherches, la mener vers ceux qui savent.

Hanae ne c'était jamais targuée de réellement bien connaître le Djinn, il était trop vieux, trop malin pour qu'elle puisse cerner toute la complexité de sa personnalité, mais elle avait fini par l'apprécier et à prêter plus d'attention à ses réponses, ses comportements, ses regards qui ne pouvaient mentir et lorsqu'elle formula son second souhait, elle comprit immédiatement que Soliman pouvait l'exhausser, mais la réponse qu'elle attendait, le Djinn semblait réticent à la lui donner ... Pourtant, elle n'était pas bien compliqué : une vieille photo, cornée, froissée. Un nom et une ville.

Ce fut alors l'heure du troisième souhait. Hanae n'avait pas voulu attendre. Ce qui nous conduit à ce jour d'Octobre 2012, dans les campagnes entourant Salem, blanchies par la neige au lendemain du second souhait. Pourquoi ce champs de blé si loin de la ferme ? Certainement pour plus de discrétion. Elle ne saurait dire pourquoi, mais elle sait qu'elle ne doit pas révéler sa trouvaille à ses tuteurs et pendant deux ans, elle a gardé le secret. Étrangement, Soliman ne c'était pas fait prier mais elle n'osa jamais demander pourquoi tout simplement parce qu'elle n'aimait pas qu'il lui pose des questions trop personnelles ... Réaction idiote de sa part en considérant la nature de son premier souhait ! Mais revenons à ce jour, à ce champs et à nos deux protagonistes. Deux monstres face à face. L'une déterminée et rassurée sur la voie qu'elle doit suivre à présent et l'autre, dans l'attente de ce qui l'obligera à retourner à sa prison : le troisième souhait qu'il pensait dicté par l'égoïsme de sa maîtresse. Combien avait promis et oublié ensuite ? Il ne c'était jamais fait d'illusion. Même si la Nephilim était aimable, voir gentille avec lui. Même si elle semblait généreuse et assez désintéressée, voir même un brin naïve, elle ne pouvait pas l'être à ce point.

Et pourtant si... Le troisième souhait est prononcé et le Djinn semble confus, surpris, tirant un sourire à la jeune femme face à lui.

"Je peux répéter si l'âge t'as rendu sourd : Je souhaite que tu sois libéré de ta prison, que tu n'es plus de maître et que tu ne connaisse plus jamais la servitude."

C'est ainsi que le chemin des deux monstres se sépare. Hanae sait ce qu'elle a à faire et, la photo bien au chaud dans la poche intérieure de son manteau, posée contre son coeur, elle ne dévirait pas de son objectif. D'abord, elle doit pouvoir vivre et se débrouiller seule, sans ses tuteurs qui refusaient de lâcher leur rôle de nounou alors même qu'elle devient une adulte capable.

A 22 ans, après un parcours scolaire irréprochable qui marqua et marquerait bien plus ses professeurs que ses camarades de classe, elle sait qu'elle ne peut se détourner maintenant de la voie qu'elle s'est choisie. Elle sait qu'elle a besoin de ce diplôme, de cette reconnaissance pour prétendre à un travail, un appartement et plus de liberté, celle qui lui permettra d'exhausser seule le vœux que même un Djinn n'a pu réaliser. Elle a apprit la patience et si elle le doit à son sang, elle le doit aussi à ses tuteurs et à la vie qu'ils lui ont fait mener jusque là. Après tout, quel meilleur professeur que la nature pour apprendre à une enfant que patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ? Et le temps... Elle en a devant elle. Que sont trois années dans une vie qui ne connaîtra de fin que lorsqu'elle sera lasse de la vivre ? Que sont trois années si elles lui permettent d'atteindre son but ?

Alors qu'elle est restée là, seule, au milieu de ce qui serait dans quelques mois, un champs de blé, elle sourit, de ces sourires plein d'espoir et emplis de détermination. L'homme sur la photo, elle s'en rappelle vaguement. Son visage éveille en elle un écho douloureux. Elle sait qu'elle lui doit la vie qu'elle a mené jusque là, elle sait qu'il est son mécène et elle sait aussi qu'elle éprouve pour lui un ressentiment, mais elle est incapable de ce souvenir pourquoi. Peut-être est-ce pour cela qu'elle n'a pas pensé un seul instant à ce tourner vers lui alors même qu'elle sait qu'il est l'être le plus proche de ses deux parents, les deux personnes les plus chères à son cœur, celles qu'elle tient à retrouver par dessus tout. Tant pis si elle doit mettre de côté sa défiance, tant pis si elle doit se retrouver face à de vieux souvenirs douloureux ... Pour atteindre son objectif, elle est prête à tout.

Dans deux semaines, elle reprendra ses études à l'OSU, s'acharnant comme elle l'a toujours fait. Elle se moque qu'on la regarde comme une créature étrange puis qu’après tout, même s'ils l'ignorent tous, lorsque ses camarades la traitent de monstre, ils ne sont pas totalement dans le faux, mais ce n'est pas parce qu'elle est à part. Ce n'est pas parce qu'elle ne sort jamais, ce n'est pas parce qu'elle est ce qu'ils qualifient de rat de bibliothèque, ce n'est pas parce qu'elle ne profite jamais des avantages de la vie universitaire, qu'elle ignore le sens du mot fun et celui du mot fête ... Non, ce qui fait d'elle une réelle créature étrange, c'est son sang, ce sont ses origines, c'est sa malédiction et si elle aurait du en ignorer une bonne partie, il n'en est rien. Elle connait sa nature ainsi que tous les fardeaux qui lui sont liés.

Fixant l’horizon, elle sourit de plus belle, sûre d'elle et de ses choix. Oui, dans deux semaines, sa vie reprendra son court normale et ses tuteurs ignoreraient toujours qu'elle avait libéré un Djinn dans leur grenier. Ils ignoreraient toujours qu'elle avait décidé de lui rendre sa liberté puisque sa servitude ne lui apportait rien et ils ignoreraient encore longtemps ses projets, voyant en elle une éternelle petite fille sage... Après tout, c'est ce qu'elle est. Une petite fille sage, dévouée à ses parents et elle est persuadée qu'elle pourra les retrouver, quoi que cela puisse lui coûter. Dans trois ans, elle sera diplômée, dans trois ans, elle trouvera du travail en claquant des doigts, profitant de la notoriété de son université et de sa mention. Dans trois ans, elle s'installera à Détroit et peu importe que sa vie ne soit pas la hauteur de tout ce que ses professeurs espéraient pour elle, elle sera à la hauteur de ce que elle, elle souhaite. Dans trois ans, Heliantian se retrouvera avec une petite Nephilim acharnée entre les pattes et il n'aurait pas le choix que de lui apprendre à maîtriser ce pouvoir qu'elle sentait naître doucement en elle. Et si il faut qu'elle sorte un pantouflard volage de sa petite routine bien huilée pour remuer le Ciel et les Enfers à la recherche de ses parents, ses meilleurs amis d'après les bruits de couloir et le Djinn qu'elle vient de libérer, elle n'hésitera pas une seule seconde.


Banlieu de Furano, Hokkaïdo, Japon, 16 Avril 1990

Un cri raisonne au milieu des montagnes, puis un second et un troisième. Ils s'enchaînent les uns après les autres, mêlés à des jurons et des promesses de vengeance. La femme qui en est à l'origine semble souffrir le martyr et sa peine ne semble pas vouloir s'arrêter. Ses hurlements ont commencés à lui échapper en début de journée et à présent, la nuit semble vouloir prendre ses droits sur le monde. Dehors, la brume tombe sur les cerisiers déjà bien en fleur et les neiges éternelles luisent doucement sous la pleine Lune naissante. Le décor est féerique, onirique, magique, hors du temps. La cabane d'où s'échappent hurlements, jurons et supplications est perchée à flanc de montagne. Faites de bois et de pierre, elle semble tout droit sortie du passé, comme si elle avait toujours été là, protégée du temps par les montagnes, comme si rien ne pouvait l'atteindre. L'endroit idéal pour vivre caché, l'endroit idéal pour donner le jour un enfant dont le monde ne veut pas. L'endroit idéal pour se dissimuler même aux yeux d'un dieu qui n'a rien de miséricordieux même face au fruit d'un amour incommensurable.

"C'est looooooooong !!"

Dans ce qui semble être la pièce principale, équipée d'une belle cheminée où se consume un timide brasier, d'un mobilier typique du japon féodale : meubles en merisier sombre, coussins en guise de chaise, paravent, plan de travail terriblement bas pour le dos d'un européen et estampes brillantes à la lumière de lampes à huiles, deux hommes tournent en rond à tour de rôle. Celui qui vient de gémir fixe la porte qui le sépare de la pièce d'où s'échappe tous ces cris de souffrance pure. Ses grands yeux verts fixent le bois de la porte comme si il voulait la voir disparaître. En vérité, il pourrait la faire disparaître, mais sa femme a été formelle, elle ne veut pas de lui dans la pièce et la sage femme qui l'assiste semblait plutôt d'accord avec cet ordre.

"Elle n'a pas besoin d'un grand benêt plein d'angoisse et incapable de choisir ce qu'il doit faire de ses deux mains ! Elle a besoin de calme et de compétences ! " avait-elle fermement déclaré à la seule et unique tentative de l'homme pour assister sa femme. A cette phrase, son comparse c'était contenté d'échapper un rire plus nerveux qu'à l'accoutumé et avait conseillé à son ami d'écouter la "vieille sorcière". Un qualificatif qui allait plutôt bien à la sage femme, puisqu'elle était réellement une sorcière... Une de celle descendant directement de celles qui avaient brûlées à Salem.

Depuis, l'homme n'avait cessé de ne savoir quoi faire de ses deux jambes, tantôt assit en tailleur devant la table en merisier, hésitant devant une tasse de thé à présent froide, tantôt planté devant cette porte qu'il en venait à maudire, tantôt à faire les cent pas devant cette même porte. Chaque hurlement le faisait grincer des dents. Cette sensation d'impuissance lui devenait de plus en plus insupportable et il aurait donné cher pour pouvoir user de ses pouvoirs. Tout aurait été alors si simple ... Avant de ce transformer en cauchemar et c'est l'éventualité de mettre sa femme et sa fille plus en danger qu'elles ne l'étaient actuellement qui l'empêchait d'agir, réduisant l'Ange qu'il l'était à l'état de petit homme inquiet, juste bon à attendre et jurer autant que sa femme qui le maudissait à chaque contraction, tirant des rires toujours plus nerveux au troisième larron.

"Elle a vécu plus douloureux que ça ... Détend toi, se sera bientôt fini."

Arakiel tourne vers son ami un regard assassin. Pas parce qu'il ne crois pas en ses paroles - il sait aussi bien que lui que sa femme est forte, tant physiquement que mentalement, après tout, il n'était pas donné à tous les humains de supporter un transfert d'âme et pourtant, d'année en année, de décennies en décennies, de siècles en siècle, elle l'avait fait - mais bien parce qu'il faut qu'il passe ses nerfs sur quelqu'un. A ce regard, son ami lui répond par un haussement de sourcil, cet air nonchalant un peu amoché par une certaine inquiétude dans le regard accroché au visage. Il se veut rassurant sans être lui même rassuré.
Maysane est peut-être la seule à souffrir physiquement alors qu'elle met au monde son premier enfant tant désiré, mais psychologiquement, elle est accompagnée et bien accompagnée. A vrai dire, les deux hommes qui attendent avec impatience la délivrance de la jeune femme doivent souffrir bien plus qu'elle d'un point de vu spirituel et les menaces qu'elle n'a de cesse de proférer à l'encontre de son mari ne sont pas faite pour le rassurer lui ... Mais aussi Heliantian qui s'attend à en prendre pour son grade à tout moment alors qu'il n'y  est absolument pour rien... Arakiel lui en aurait certainement voulu un peu d'avoir une certaine part de responsabilité dans l'accouchement de sa femme et l'idée lui tirant un rire lui valut une remarque cinglante de la part de Maysane. Pourtant, plutôt que de se renfrogner, Heliantian échappe un nouveau rire un peu plus franc.

"Tu vois qu'elle est pas mourante !"

Arakiel répond par un soupir exaspéré et grince de nouveau des dents alors que sa femme échappe un nouveau hurlement couvrant les recommandations tournant en boucle de la sage femme qui l'assiste.

"Elle va ameuter tout le Paradis à cette allure là..." grince-t-il en appuyant sa tête contre la porte le séparant de sa femme.

"Je te laisse maaaa.... Placee !"

Arakiel grimace de nouveau, rentrant la tête dans les épaules comme un enfant prit sur le fait et de nouveau Heliantian ricane.

"Vu le son de sa voix m'étonnerai que là haut ils confondent ça avec leurs harpes à la con ..."

Assit au sol, près de la porte, un verre à la main, le Nephilim se gratte le menton avant de répondre, alors qu'Arakiel tourne vers lui un regard à mi-chemin entre la surprise, l'exaspération et l'amusement. Un mélange plutôt commun lorsque Heliantian est dans la pièce.

" ... avec les trompettes du jugement dernier peut être... preums sur les angelotte mignonnes !"

Arakiel échappe un rire nerveux qui se transforme rapidement en fou rire incontrôlé alors qu'à travers la porte, entre deux hurlements, sa femme trouve la force de répondre et engage une joute verbale avec Heliantian à laquelle il ne peut assister qu'en spectateur jusqu'à ce que la vieille sorcière ne les interrompent. Alors, la voix de Maysane ne résonne plus que par des cris de plus en plus contrôlés. De nouveau, l'ange soupir et décolle son front du bois de la porte, comme résigné, il vient s’affaler au sol, le dos contre le mur, près de son ami qui lui tend un verre sans rien dire. Arakiel n'est pas vraiment du genre à boire et pourtant, il avale le saké d'une seule traite tirant un énième ricanement à son ami.

Puis, le silence retombe soudainement, seulement interrompu par des grincements. Maysane contrôle sa douleur et suit à la lettre les instructions de sa sage femme. Son époux à les yeux fixés dans le vide et passe toute sa frustration sur ses mains, il semble réfléchir lorsqu'il relève soudainement les yeux sur son voisin.

"Tu prendra soin d'elles ? Si je dois subir les foudres du paradis, tu prendra soins de Maysane et Hanae ?"

Terriblement sérieux, Arakiel fixe son ami et pourtant, ne parvient pas à esquiver le coup. A vrai dire, il ne l'attendait pas vraiment, il espérait que pour une fois, Heliantian accepterait un échange un peu sérieux. Peine perdue, il aurait du le savoir.

"Idiot ... Tu crois vraiment qu'il est utile de me le demander ?"

Tout comme il aurait du savoir que les mots étaient inutiles. En ce massant le haut du crâne, Arakiel esquisse un sourire et détourne le regard alors que de l'autre côté de la porte, la sage femme lâche enfin les quelques mots tant attendus. Le bébé est né et il s'agit bien d'une petite fille, mais l'ange n'en a jamais douté. Il se lève, un peu précipitamment, perd l'équilibre alors qu'Heliantian rit à côté de lui.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Arakiel à rejoint sa femme et arrache presque sa fille des bras de la sage femme pour prendre place sur le bord du matelas et présenter son oeuvre à Maysane, la couvrant d'un regard débordant d'amour. Dans l'encadrement de la porte, Heliantian observe la scène certainement décidé à laisser la petite famille faire connaissance, mais Maysane redresse la tête, lui sourit et lui fait signe d'approcher.

Hanae dort déjà dans les bras de son père, inconsciente de la promesse muette faite au dessus d'elle et des liens qu'elle contribue encore à renforcer.


Détroit, Michigan, Etats-Unis d'Amérique, 21 Mai 1995

"Je ne me fais pas d'illusion, je sais qu'il s'agit soit d'une fausse piste, soit d'un piège. Mais je ne peux pas rester inactive plus longtemps et ignorer cette chance, même si ce n'en est pas une. Je sais que tu irais si je te le demandais ... C'est ton frère et peu importe le sang qui coule dans vos veines, mais si je faisais ça, si je te laissais faire, Hanae perdrait la seule personne véritablement capable de la protéger. C'est toi qui a la charge du sceau et moi, je ne pourrais le contenir. Je ne peux pas simplement attendre sans Arakiel et peu importe vers quoi je vais, je dois savoir. Pour moi, pour toi, pour lui et pour Hanae ..."

Circuler dans Détroit la nuit n'a rien de vraiment sécurisant. Mais circuler la nuit lorsque l'on est une femme accompagnée d'une enfant en bas âge n'a rien de sécurisant nulle part et pourtant, Maysane avance sans crainte. Elle n'est pas loin du centre ville, mais ne sillonne pas non plus le quartier le plus sûre de la ville, mais à en croire ça démarche, ça n'a pas l'air de l'inquiéter. Pourtant, si un télépathe pouvait lire ses pensées à cet instant, il apprendrait à quel point la jeune femme exècre les bizarreries de l'ami qu'elle s’apprête à rencontrer. En temps normale, ces même bizarreries l'amuse, la font sourire et parfois même, illumine ses journée, mais ce soir, rien n'est normale ... Les choses auraient étaient tellement plus simple si il avait choisit le centre ville.

Mais après tout, Heliantian n'avait jamais choisit la facilité et Maysane savait plus que quiconque que malgré les apparences, il n'avait rien de simple. Au fil des siècles, elle avait apprit à le connaître par coeur et pouvait se targuer d'être l'Humaine la plus proche du Nephilim et malgré tout le mystère planant autour d'elle, l'entourage du dit Nephilim la connaissait au moins de vu. De fait, personne n'irait jamais lui causer le moindre problème, à moins de vouloir s'attirer les foudres d'Heliantian. Il n'était peut-être pas l'être le plus puissant de la création, mais sa réputation suffisait à écarter Maysane et sa fille du danger... Ou de les en rapprocher. C'est pour cette raison qu'il avait catégoriquement refusé qu'elles logent trop près de chez lui. L'Humaine avait rapidement comprit les arguments de son protecteur et il les avait installé, elle et sa fille, dans une petite maison gentillette dans la zone verte de Détroit. Mais à cet instant, les vingt minutes de trajet séparant la dite maison du bar d'Héliantian, pour Maysane, c'était vingt-minutes de trop et c'était sans compter les heures qu'elle allait devoir passer à négocier avec son plus vieil et certainement plus précieux ami. Elle savait que la partie ne serait pas simple, mais elle se devait d'avoir le dernier mot.

En installant une Hanae ronchon, sortie trop tôt de son lit, dans la voiture, Maysane c'était fait la promesse de ne pas céder. Elle savait qu'elle avait tord et en contemplant sa fille luttant contre le sommeille pour tenter de comprendre ce qui était entrain de ce passer, elle faillit renoncer, mais l'appel du coeur fut plus fort que celui de la raison. Sa fille ne pouvait grandir sans père et elle, elle ne pouvait vivre plus longtemps sans son époux. Les deux années qui venaient de s'écouler lui avait déjà parues une éternité !

Roulant dans les rues de Détroit en s'obligeant à respecter le code de la route et les limitations de vitesses, elle repensa à leur vie d'avant. Bien installée dans le centre de Kyoto, la petite famille coulait des jours heureux. Hanae grandissait entourée par l'amour de ses deux parents qui ne lui avaient jamais rien caché de sa véritable nature. Leur histoire avait bercé l'enfant et la marquerait pour le reste de sa vie. Ainsi, si ils lui avaient formellement interdit de parler de ces même histoires à ses camarades de jeux, ils c'étaient toujours refusé à lui cacher la vérité, espérant lui apprendre la tolérance. Et ils avaient presque réussit ... La seule ombre au tableau était la distance séparant la famille d'Héliantian. Maysane et Arakiel avaient vécu tellement de temps avec lui que son absence leur était pesante, mais tous les trois savaient qu'à l'époque qu'ils traversaient, ils ne pouvaient se permettre de rester ensemble sans ce mettre en danger et Maysane était étrangement attaché au pays d'origine de son dernier corps. C'est dans ce pays que leur intégration avait été la plus facile. Certainement parce que les japonais sont d'un naturel discret ! Bien sûre, elle n'avait pas pu rester à Hiroshima, son visage y était trop connu. La précédente propriétaire de son corps y était née et y avait grandit. Elle y avait sa famille, ses amis, son travail ... Bref, toute sa vie. Et comme à chaque fois, intégrer un nouveau corps avait été difficile pour Maysane, accepter les souvenirs, les sensations, les désirs et les rêves d'une autre était toujours compliqué même si au fil des siècles, elle avait apprit à ne pas se laisser engloutir, elle avait finit par décider de réaliser autant que faire ce peut les ambitions de celles lui cédant leur enveloppe charnelle sans vraiment le savoir.

Elle avait réalisé le voeux le plus chère de celle qui lui permettait encore de survivre malgré sa mortalité ... Elle lui avait offert une famille, un mari aimant au delà de toute mesure et qu'elle aimait plus encore et la plus adorable des petites filles. En y repensant, arrêté à un feu rouge, Maysane se demanda si les âmes de tous ses précédents corps pouvaient observer leur nouvelle vie et si elles aimaient ce qu'elles voyaient. Jusque là, l'Humaine avait tout fait pour rester honorable et ordinaire, à vrai dire, elle n'avait pas grand chose à se reprocher, vivant chacune de ses vies pour son bonheur sans être fermé à celui des autres. Comme son époux et son vieil ami, elle avait vu défiler bon nombre de vie, avait vu disparaître bon nombre d'amis et avait toujours tenté d'aider son prochain, le cœur sur la main, faisant preuve d'autant de générosité que possible, reconnaissante à chaque réincarnation de pouvoir continuer à vivre aux côtés de son éternel amour.

C'était pour lui qu'elle avait sortie leur fille de son lit au beau milieu de la nuit pour rejoindre Heliantian et la sécurité relative de son bar. Au cours des siècle passés, il avait beaucoup fait pour elle et ce soir, elle avait un dernier service à lui demander. Le plus important selon elle et le seul qu'il rechignerait certainement à lui rendre.

Hanae blottie dans ses bras, elle rejoint rapidement l'entrée dissimulée du seul repère de monstre à Détroit. Elle aurait pu la trouver les yeux fermer et le Sphinx, gardien de l'entrée et par extension, du secret, la laisse pénétrer les lieux sans même lui poser son énigme. Comme elle s'y attend, elle trouve Heliantian derrière son bar, son rire résonnant dans toutes la pièce et ce, malgré la musique et le monde se pressant autour du bar et des tables. Pourtant, quand elle croise son regard, il cesse l'espace de quelques secondes, de faire le pitre... Une situation assez troublante pour ses interlocuteurs auprès desquels il s'excuse rapidement pour rejoindre Maysane dans la pièce qu'il réserve à ses invités ... spéciaux. Son air préoccupé et empressé a motivé le maître des lieux à se presser un peu, certainement aidé par la surprise de la voir débarquer au milieu de la nuit, avec sa fille dans les bras en prime. Il se passe quelque chose, quelque chose de grave et l'Humaine ne s'encombre d'aucune formalité, coupant son ami avant qu'il ne décide de tenter de détendre l'atmosphère en usant de son humour si particulier qu'elle n'aurait pas supporté ce soir. Rapidement, elle lui explique que ses recherches ont enfin portées leurs fruits, elle à trouvé quelque chose. Un fantôme, un fantasme, une chimère, peu importe, après deux ans, enfin, elle a quelque chose, un espoir auquel se raccrocher.

Arakiel est en vie, elle le sait, elle l'affirme et Heliantian ne la contredis pas, certainement a-t-il envie d'y croire au moins autant qu'elle. Comme elle s'y attend, Maysane doit négocier, le Nephilim n'aime pas vraiment l'idée de la laisser partir seule se jeter dans la gueule du loup, après tout, il a promis de prendre soin d'elle. Mais Maysane à un argument imparable et il n'a d'autre choix que de céder. Il doit la laisser partir et renouveler sa promesse.



A SUIVRE ...


Et vous êtes ?
Pseudo Nombreux et variés ! Les plus connus... Fin utilisé, vu que je suis pas une célébrité mais j'y travail : Itaku, Serilë, Alysha

Age Sérieusement ? Bah, heu, en faite, comme ça change tous les ans, j'ai un peu de mal à le retenir. 24 on me dit dans l'oreillette en ce foutant de moi, mais j'ai l'habitude ...

Comment vous êtes vous retrouvé sur DM ? Yyyyyyyyyyyyaaaaaaaaaaaa, l'a fallut que je vous cherche ardemment ... De partenaires en partenaires me semble.

Personnage sur l'avatar : Nanao Ise de Bleach

Un mot de la fin, une suggestion ? Juste que le forum est super, le contexte est top, j'aime avoir un peu de liberté !
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Lun 8 Fév - 15:20
Oh une Nephilim.
Ici c'est tout sauf le paradis, c'est pire que l'enfer, et l'éden est loin derrière.
Mais bienvenue, bienvenue, la fiche est sympathique de ce que j'ai lu!

wth yes
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Merci Alec pour ce magnifique dessin *-*

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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Mar 9 Fév - 18:17
Holà Hanae, bienvenue parmi nous ! ♥
Je te souhaite bon courage pour la fin de ta fiche (qui est déjà bien entamée :DD), et love sur toi !


DON'T LET THE WATER DRAG YOU DOWN
©️ okinnel


incredible:
 
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Lun 7 Mar - 10:52
Merci à vous deux ^^
Bon, j'ai relu, revu et corrigée la première partie, normalement, je n'y toucherais plus !
Si je suis pas trop crevée, je pourrais peut-être continuer demain, sinon, se sera pas avant le week-end prochain, j'ai une semaine chargée qui s'annonce !

Je sais pas encore si je vous et me facilite la vie en utilisant le questionnaire ou si je vous donne un peu, voir beaucoup, voir très beaucoup de lecture ... Je verrais suivant l'inspiration, mais je trouve le principe du questionnaire assez sympas, peut être vais-je continuer sur ma lancée !

Edit : Bon, j'ai fait mon choix qui n'est évidement pas le plus judicieux puisqu'il va me prendre trois plombes !!!!! Pourtant, j'essaie de faire court et je suis pas loin de la fin... Je crois ! Et bien évidement, j'ai retouché la première partie... M'enfin, là, ça devrait plus trop bouger XD Si je n'est aucun prof sur le dos cette aprem, j'espère pouvoir mettre un point final à mon histoire dans la soirée ! Sinon ... dans la semaine au vu des trous dans mon emploi du temps !

Edit : je met la suite la, à défaut de pouvoir la mettre directement à la suite, désolée ><

Histoire


Salem, Oregon, Etats-Unis d'Amérique, 15 Octobre 1995

Accrochée aux pans d'un kimono rose, Hanae se cache derrière l'imposante silhouette de son tuteur dans l'espoir de ce faire oublier. Face à elle, une femme dont elle n'arrive pas à déterminer l'âge. L'enfant est certes jeune, mais assez éveillée pour savoir si elle s'adresse à des personnes âgés, des personnes dans la force de l'âge, comme sa mère et son tuteur ou des enfants, mais face à cette femme, elle ne sait pas quoi penser. Elle a l'air vieille, sans l'être vraiment. Son visage est marqué de rides qui ne semblent pas avoir été creusées par le temps, c'est comme si, suivant la lumière, son interlocutrice changeait d'âge. Car oui, à son grand damne, c'est bien à elle que s'adresse l'étrange femme, bien sûre, elle a l'air adorable, très gentille avec son tablier plein de farine et son sourire joviale, mais Hanae ne peut s'empêcher d'avoir peur car elle pressent ce qui va se passer et elle n'a aucune envie que cela arrive.

"Comme tu as grandit ! Te voilà devenue une jolie petite fille."

Le regard d'Hanae passe d'Héliantian qui semble un peu plus tendue qu'à l'accoutumé, à l'étrange femme qui continue de lui sourire. Elle a beau chercher dans ses souvenirs, fronçant les sourcils, elle ne se souvient pas de cette femme, son visage, sa voix et son sourire ne lui rappelle rien. Le Nephilim lui explique alors, avec son sourire habituel que c'est cette femme qui a assisté sa mère lorsqu'elle est venue au monde. Forte de cette révélation, Hanae se détend un peu et observe plus attentivement son interlocutrice qui lui sourit de plus belle.

"Tu dois avoir faim après un si long voyage. Il y a des cookies tout chaud sur la table dans la cuisine, tu ne veux pas aller te servir ?"

Hanae jette un œil dans la direction indiquée. Son nez ne l'a pas trompé et l'odeur délicieuse qui flotte dans l'air autour d'eux est alléchante, mais pour une fois, elle n'a pas envie d'écouter sa gourmandise. Elle secoue vivement la tête et s'accroche de plus belle à Heliantian qui soupir. Un court silence un brin gêné s'installe dans le vestibule où se tiennent Hanae et les deux adultes qui l'entourent, ils échangent un regard étrange mêlé de résignation et d'interrogation, puis, le Nephilim s'accroupit devant la jeune enfant qui le regarde pleine de suspicion, les sourcils froncés, ce qui a pour effet de tirer un bref éclat de rire à Heliantian.

"Tabitha est peut-être une sorcière, bien qu'il lui manque une ou deux pustules pour être crédible ..."

Dans le dos du Nephilim, la dite sorcière pose des poings fermement serrés sur ses hanches et le fusille du regard en échappant un court juron, certainement habituée à l'humour plus que particulier d'Heliantian.

"Mais elle cuisine comme personne et rien d'empoisonné !"

Il lève une main, faisant un signe scout comme pour donner sa parole et Hanae ne peut s'empêcher de pouffer légèrement.

"Tu veux bien aller prendre un cookie dans la cuisine et m'en ramener un ?"

Hanae soupir légèrement, hausse un sourcil en posant sur lui un regard toujours très septique puis hoche finalement la tête en soupirant pour tourner les talons et prendre la direction de la cuisine, suivant son nez et l'indication donnée quelques secondes plus tôt par la sorcière qui lui sourit alors qu'elle lui lance un coup d’œil. L'enfant n'est pas dupe, Heliantian veut l'éloigner pour pouvoir discuter librement avec leur hôte, alors, elle traîne des pieds et prend son temps en tendant l'oreille. Elle sait qu'elle a fait une bêtise et le fait qu'ils  aient  prit la route dès le lendemain n'est pas une coïncidence.

Heliantian n'avait peut être rien dit, mais elle sait qu'elle a mal agit, pourtant, elle a eu beau s'excuser et s'entendre répéter qu'elle n'avait rien fait de grave, elle ne peut s'empêcher de se sentir coupable. Elle n'avait certes eu aucune mauvaise intention en descendant l'escalier menant de l'appartement, dans lequel elle vivait avec Heliantian depuis le départ de sa mère, à son bar mais à en croire les regards, les mots de la foule amassée et surtout la réaction de celui qu'elle cherchait, elle ne pouvait qu'avoir fait une erreur. Cette nuit là, elle avait fait un cauchemar et espérait trouver un peu de réconfort, elle avait simplement suivit les voix et la musique présumant trouver son tuteur quelque part. Après tout, sa mère lui avait bien dit qu'elle pouvait et qu'elle devait se fier à lui, qu'elle devait rester avec lui jusqu'à son retour, qu'il la protégerait et si elle avait eu du mal à s'y faire les premiers jours, elle avait finit par aimer la compagnie du Nephilim qui semblait décidé à lui faire oublier le départ de sa mère et l'absence de son père. Il la faisait rire, prenait soin d'elle et lui apprenait plein de nouvelles histoires qu'elle écoutait avec avidité, déjà curieuse de tout connaître. Il lui parlait du monde dans lequel il avait grandit, celui dans lequel se mêlait mythes et légendes oublié et pas une fois, elle avait remis sa paroles en doute. Elle savait déjà que le monde cachait beaucoup de secret et qu'elle faisait partie de ses secrets, mais jamais elle n'aurait pensé qu'elle devait être un des secrets de ce monde caché.

Depuis la cuisine, l'enfant tend l'oreille, elle veut confirmer ses soupçons et alors qu'elle se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre les cookies posés sur la table, elle comprend rapidement qu'elle ne c'est pas trompée. Leur présence dans l'Oregon après sa descente fortuite dans le bar n'est pas un hasard. Saisissant un biscuit pour donner le change, elle rejoint rapidement les adultes, courant presque, comme pour s'assurer de ne pas être laissé derrière. Elle entend parler de protection, de danger et de faiblesse mais elle ne saisit pas l'importance des mots qui lui parviennent dans le désordre.

Heliantian et la sorcière ont prit place dans ce qui ressemble à un salon. Les meubles en bois massif et les imprimés fleurit donne à la pièce un style assez vieillot, mais confortable qui rassure un peu Hanae alors qu'elle rejoint son tuteur pour lui tendre le cookie demandé en l'agitant sous son nez comme pour lui rappeler qu'elle est là et qu'elle peut-être utile. Le Nephilim lui sourit, il se veut rassurant, mais elle n'est pas dupe. Elle a beau être jeune, elle ressent bien cette tension plein de culpabilité qui flotte dans l'air.

"Inutile de te justifier, tu sais bien que je ne peux rien te refuser."

Le regard d'Hanae passe rapidement du Nephilim à la sorcière, les sourcils froncés par l'inquiétude, ses yeux s'arrête sur son tuteur et elle tire sur sa manche, cherchant à échapper au regard pourtant bien veillant de Tabitha. Héliantian lui sourit et elle a envie de hurler.

"Tu vas pas me laisser là hein ? On peut rentrer ?"

La voix de l'enfant est pleine de larmes et alors qu'elle pose sur le Nephilim un regard suppliant, ses lèvres tremblent en attendant la réponse, s'accrochant toujours plus au bras de son tuteur qui soupir en retenant une grimace qu'Hanae identifie tout de suite comme de mauvaise augure, comme le regard qu'il échange avec la sorcière. Il saisit doucement la main de l'enfant et l'oblige délicatement à lâcher prise, fixant ses prunelles aux siennes, il sourit comme il en a prit l'habitude avec elle.

"Nana-chan, tu te souviens de ce qui c'est passé dans le bar ?"

Hanae hoche la tête et serre la main du Nephilim.

"Je te jure que j'ai pas fais exprès, je voulais pas ..."

Les larmes passent la barrière des prunelles bi-colores d'Hanae. De nouveau, Heliantian soupir et attire Hanae entre ses bras pour l'y bercer doucement.

"Je sais Nana-chan, je sais. Tu n'as rien fait de mal, c'est promis."

Hanae se mord la lèvre pour tenter de retenir ses larmes et se fige entre les bras de son tuteur, prête à saisir sa chance.

"On peut rentrer alors ?"

Au dessus d'elle, elle sent Heliantian secouer doucement la tête et elle gémit, incapable de retenir ses larmes alors qu'il la saisit par les épaules pour la regarder dans les yeux. Si Hanae avait été plus vieille, elle aurait pu y lire le déchirement du Nephilim alors qu'il doit lui expliquer qu'elle ne rentrera pas avec lui.

"Tu sais Nana-chan, il y a plein de personnes dangereuses et mal intentionnées autour de moi et beaucoup d'entre elles t'on vu ce soir là. Tu n'a pas fait de bêtise, c'est moi qui ait été négligent, ils n'auraient jamais du pouvoir te voir, parce que tu es un petit trésor et que beaucoup veulent te voler et je ne peux pas le permettre. Tu n'es pas en sécurité si tu rentre avec moi. Tu comprends ?"

Hanae secoue vivement la tête, les joues inondées de larmes.

"Non ! Je veux pas, je veux rentrer avec toi !"

La voix de la petite fille est montée d'une octave et Héliantian tourne un regard presque désespéré vers Tabitha qui retient une grimace et se lève pour aller s'accroupir devant l'enfant qui lui lance un regard noir par dessus ses lunettes trempées de larmes. Un avertissement sourd que la sorcière ignore en saisissant la main d'Hanae qui se met à hurler. Tout ce qu'elle comprend, c'est qu'un être qu'elle aime va l'abandonner... Encore. Comme son père dont  elle a oublié le visage, comme sa mère qui n'est jamais revenu après l'avoir confié à Héliantian qui veut lui aussi la laisser derrière.

"Tu ne sera pas toute seule Hanae, je serais là et Dean aussi, tu verra, il est très gentil ! Et puis, il y a plein de choses à faire ici, le grand air, c'est plus agréable pour les enfants et tu pourra monter à cheval si tu veux."

De nouveau, Hanae secoue la tête de plus belle et hurle de nouveau.

"Tabitha et Dean s'occuperont bien de toi Nana-chan. Tu ne peux pas rentrer avec moi, c'est trop dangereux, tu sera bien ici, tu verra."

Serrant les mains de l'enfants entre les siennes, Héliantian l'oblige à lâcher prise alors que Tabitha l'enlace pour la retenir. Hanae se débat et hurle, supplie, mais le Nephilim se lève, la tête baissée, les yeux dissimulés par son chapeau de paille. Il soupir, tourne les talons alors qu'Hanae supplie toujours en criant, tend les bras et tente d'échapper à la sorcière qu'elle se met à haïr.

"T'as pas le droit !! Jte... jte déteste, jte déteste, jte déteste !"

Hanae a cessé de se débattre et fixe le dos de son ancien tuteur, espérant que le chantage affectif fonctionnera. Le Nephilim se retourne et Hanae le fixe, pleine d'espoir mais déchante rapidement alors qu'il lui pose son chapeau sur la tête. Beaucoup trop grand pour elle, elle est obligé de le tenir pour qu'il ne tombe pas sur ses yeux, mais le temps de relever la tête et Héliantian lui tourne de nouveau le dos.

"Tu peux me détester, tant que tu reste en vie ..."

Ce n'est qu'un murmure qu'Hanae entend sans l'écouter et alors qu'il s'éloigne, elle se remet à crier, pleurer et supplier, Tabitha se décide à intervenir finalement et lance un sort léger. Hanae sombre dans un profond sommeille presque immédiatement et elle l'allonge sur le canapé avant de rejoindre Héliantian qui a déjà passé la porte. Pour la sorcière qui le connaît et malgré ses talents d'acteur, il est évident qu'il ne vit pas bien la séparation et elle ressent le besoin de le rassurer lui aussi avant qu'il ne parte. Elle sait qu'il ne reviendra pas, elle sait qu'il a du prendre milles précautions pour conduire l'enfant jusqu'à elle en s'assurant que personne ne pourrait la retrouver et elle sait qu'il ne prendra jamais le risque de ruiner tout ces efforts.

"L'adaptation sera peut-être compliquée et un peu longue, mais elle s'y fera, ne t'inquiète pas, je l'aurais à l’œil à chaque seconde."

Le Nephilim hoche la tête, remercie la sorcière d'une boutade maladroite, signe qu'il n'est pas en forme et disparaît.

Il est résolut à tenir sa promesse, prendre soin de la gamine et cette résolution implique des sacrifices.


Salem, Oregon, Etats-Unis d'Amérique, 23 Aout 2007

La chaleur régnant dans la pièce devient presque insupportable. Pourtant, les fenêtres sont grandes ouvertes et les volets résolument clos ne laissent filtrer qu'une faible lumière dans laquelle danse la poussière suspendue dans l'air. A y regarder de prêt on pourrait croire à un substitut de ciel étoilé, mais même la fraîcheur tant attendue des nuits d'été ne fera pas baisser la température de la pièce. L'air devient suffoquant, accablant et la moiteur qui y flotte le rend irrespirable. Tabitha en vient presque à regretter la chaleur sèche qui pousse le monde autour d'elle à s'arrêter de vivre des heures durant quand le soleil règne en maître sur les campagnes de l'Oregon. Cette chaleur là est naturelle et elle a depuis longtemps apprit à composer avec, mais celle à laquelle elle fait face n'a rien à voir.

Assise au chevet de sa patiente, elle trempe une fois de plus une serviette en éponge dans une bassine d'eau censée être froide mais qui ne suffit même plus à lui rafraîchir les mains. Hanae gémit de nouveau et la sorcière se mord la lèvre. Elle ne sait plus quoi faire pour elle et elle déteste ce sentiment d'impuissance grandissant en elle. D'heure en heure, d'échec en échec, elle se culpabilise et maudit les parents de la jeune fille qui semble agoniser sous ses yeux. Elle aurait du être capable de les raisonner de leur faire comprendre que brider leur fille ne la protégerait jamais de ses pouvoirs et elle en avait à présent la preuve sous les yeux. Elle les avait prévenu, alors que la gamine n'était qu'un bébé d'à peine 3 ans, elle leur avait dit, elle avait tenté de leur expliquer qu'en la privant de ses pouvoirs, il la priverait d'une partie d'elle même qui en viendrait un jour à ce manifester et qui la rongerait de l'intérieur. Elle les avait avertis qu'il valait mieux composer avec une puissance grandissante et contrôlable qu'avec une grande force se manifestant sans contrôle et elle s'en voulait terriblement d'avoir eu raison. Mais pouvait-elle vraiment blâmer les géniteurs de sa patiente ? Après tout, ni l'un, ni l'autre, ni même le complice de cette vaste blague, n'auraient pu prévoir les drames qui les attendaient... Ou peut-être que si ? Peut-être avaient-ils tenté de s'en préserver en apposant ce stupide sceau ? Peut-être pensaient-ils sincèrement qu'ils pourraient ainsi rester caché et permettre à leur fille de vivre une vie normale. Mais peut-on réellement vivre une vie normale lorsque l'on née d'une union interdite ?

Reposant le linge sur le front d'Hanae, Tabitha échappe un rire désabusé. Pour vivre une vie normale, encore faudrait-il qu'elle puisse vivre tout court. Il ne reste plus à la sorcière que la prière et de nouveau, elle rit d'un rire nerveux plein de larmes. Comme si un quelconque dieu pouvait voler au secours de la bâtarde de l'un de ses anges. Il faudrait un miracle et elle est à court d'idée. Médecine traditionnelle, anti-biotique, anti-inflammatoires, anti-douleurs, médecine douce, racines, infusions, décoctions, onguents, médecine magique, sorts, potions, incantations, elle a tout essayé, vraiment tout et rien n'a fonctionné, rien n'a pu arrêter le mal rongeant l'être de sa jeune patiente qui semble souffrir le martyr. Est-ce cela la Justice divine ? Assise sur un simple tabouret de bois, elle saisit la main d'Hanae et l'enjoint à ne pas céder, elle doit se battre, ne pas se laisser envahir par la Lumière qui la dévore. D'une voix éraillée par la fatigue, elle lui promet que si elle n'a pu faire de miracle, celui qu'il lui faut et en route, mais au fond, elle désespère de le voir arriver à temps. Pourtant, enfin, après deux jours d'une bataille qui semble perdue d'avance, après deux jours de tentatives infructueuses et d'angoisse suffoquant, Tabitha entend ce bruit qu'elle déteste tant et que pourtant, elle chéri sur l'instant.

Dans la cour, des pneus crissent sur le gravier, le son des portes qui claquent ne tarde pas à se faire entendre, rapidement suivit par le bruit de pas précipités dans l'escalier et enfin, la porte de la chambre qui s'ouvre. Tabitha ne peut s'empêcher d'échapper un soupir de soulagement et se relève péniblement sans tenter de dissimuler sa fatigue. Un coup d’œil au nouvel arrivant suffit à lui faire comprendre que, pour une fois, il est sérieux. Il ne prend même pas la peine de la saluer et la sorcière ne s'en formalise pas, retenant une remarque qui ne trouverait aucune réponse. Elle parie sans peur de se tromper que le Nephilim à laisser son humour à Détroit.

"Elle ne c'est pas réveillée ?"

Tabitha secoue la tête. Inutile de revenir maintenant sur ce qui c'est passé, Héliantian le sait et s'il devait encore avoir des doutes, le toit éventré de la grange qu'il n'a pu que voir en arrivant à du suffire à lever ses derniers doutes.
Alors que le Néphilim s'approche de sa jeune protégée, Tabitha fronce les sourcils en se rappelant le jour qu'elle maudira certainement le plus dans son existence... Elle revoit ce trait de lumière percer le toit de la grange, elle entend encore l'atroce hurlement de douleur pure d'Hanae, elle la revoit étendue au sol, inconsciente. Son corps c'est déjà remis de la chute, mais intégrer sa puissance si longtemps contenue et qui n'a pas pu évoluer et grandir de manière maîtrisée, c'est autre chose.

"J'ai peur qu'elle ne puisse le contenir."

Se tenant dans l'ombre du Nephilim, la sorcière à déjà comprit qu'elle doit s'effacer, pourtant, elle se doit de le prévenir.

"C'est trop pour son corps."

"Elle tiendra."

Tabitha sursaute. Elle connait Héliantian depuis si longtemps qu'elle ne saurait chiffrer les années et pourtant, elle pourrait jurer ne l'avoir jamais entendu user de ce ton là. Il est froid, presque cassant, plein d'autorité, ne souffre aucune contradiction et surtout, déborde de détermination.

"Sans le sceau son corps ne pourra ..."

Héliantian l'interrompt simplement en levant une main, il continue de fixer Hanae, posant une main sur son front. Immédiatement, la jeune fille réagit en poussant un gémissement, pourtant, Tabitha pourrait jurer qu'elle vient de voir la tension pesant sur ses épaules s'envoler.

"Arakiel n'est pas un idiot. Il est trop prévoyant pour ne pas avoir prit certaines précautions pour la prunelle de ses yeux..."

Le soupir dans la voix du Nephilim est imperceptible, mais il n'échappe pas à Tabitha qui serre les dents au point que l’émaille crisse sous la pression. Elle ne peut s'empêcher de remarquer qu'encore une fois, lorsqu'il évoque le nom de l'ange, Héliantian le fait au présent, alors qu'il a disparu depuis presque 14 ans. Mais elle ne dit rien, elle sait que c'est inutile. Elle sait que ce n'est pas le moment d'engager un débat qu'elle a perdu depuis des années déjà.

"Va chercher Dean et allez faire un tour loin de la maison."

La sorcière fronce les sourcils en voyant le Nephilim sortir un étrange pendentif de sa poche.
Une petite goutte faite de verre dans laquelle semble tourbillonner un étrange mélange de brume plus blanche que de la neige fraîche et d'éclairs à la couleur de l'or. Elle inspire, incapable de cacher son inquiétude.

"Laisse moi t'ai..."

"Non, tu ne peux rien faire, ni pour moi, ni pour elle. Mets toi en sécurité."

"Héliantian... c'est dangereux et tu n'es pas certain du résultat, c'est de la folie."

De sa place, elle peut voir le sourire de son interlocuteur et un long frisson lui traverse l'échine. Si elle en doutait encore, elle vient d'avoir la confirmation. Héliantian est complètement fou et surtout, prêt à tout pour tenir sa promesse.

"Certainement, mais c'est aussi la seule solution."

Tabitha soupir et ses épaules s’affaissent, elle rend les armes. Elle aimerait être capable de le faire changer d'avis, de lui expliquer que peut-être, Hanae à une chance de s'en sortir si on l'aide à contenir son pouvoir pour apprendre à l'apprivoiser, à rattraper son retard. Elle aimerait le convaincre qu'elle est à présent assez vieille pour comprendre toutes les implications de sa nature, mais elle sait que c'est perdu d'avance, car elle connaît la nature de la promesse qu'il le lie et elle sait que jamais ô grand jamais le Nephilim ne rompra une promesse, surtout pas celle faite à Arakiel.

"Ca fonctionnera, coûte que coûte."

"Tu y laisserais la vie, sans hésiter ?"

Question idiote, elle connaît la réponse et de toute façon, seul un haussement d'épaule lui répond. Un instant, elle ferme douloureusement les yeux et les rouvre pour fixer Hanae qui semble respirer de plus en plus laborieusement, pourtant, son visage semble plus serein. La sorcière jette un coup d'oeil au Nephilim et tourne les talons.

"T'as intérêt à ce que ça fonctionne... On a pas finit de payer le crédit de la maison."

Elle referme lentement la porte et hésite à descendre les escaliers.

"Tabitha ..."

La sorcière se fixe sur le palier. Elle ne s'attend pas vraiment à ce que le Nephilim tolère qu'elle ne suive pas ses instructions et pourtant, elle ne peut s'empêcher de tenter sa chance, comme une gamine. Mais c'est toujours ce qu'elle a été face à lui. Furtivement, avant de descendre les escaliers, elle ne peut s'empêcher de ce demander si Hanae ressentira elle aussi la même chose face à son protecteur. A vrai dire, elle est bien incapable de dire ce qu'Hanae pense de lui. Après qu'il l'ait laissé chez elle, l'enfant qu'elle était n'avait plus jamais parlé de lui. Elle avait commencé par s'enfermer dans un mutisme qui était devenu inquiétant, jusqu'à ce que Dean ne parvienne à le percer, puis ensuite... Elle avait semblé oublier, tout simplement. Elle avait vécu une vie presque normale jusqu'à ce jour dans la grange. Jusqu'à ce que ne le sceau ne commence à céder beaucoup plus violemment que la sorcière n'avait pu le prévoir. Elle avait grandit harmonieusement et n'avait jamais posé de problème. Elle avait fait la fierté de ses tuteurs qui n'avaient eu de cesse de la considérer comme leur fille. La seule extravagance dans sa vie, c'était son savoir sur le monde étrange et plein de secrets qui entourait celui des humains. Un monde qu'elle savait ne pas devoir évoquer en dehors des murs protecteurs de la ferme dans laquelle elle avait grandit et apprit.

Alors que la sorcière s'éloigne de sa propre maison avec son mari, priant tous les dieux qu'elle connaît en sachant qu'aucune de ses prières ne sera entendue, le Nephilim reste debout au chevet d'Hanae. Il n'est pas certain de ce qu'il entreprend, à vrai dire, si Arakiel avait pensé à tout, cet imbécile n'avait visiblement pas prit en compte le vide laissé par son absence. Evidemment, Heliantian savait ce qu'il avait à faire, mais entre la théorie et la pratique ... Dans son coma, Hanae s'agite, elle gémit et sa main trouve le chemin de celle du Nephilim. Son nom passe la barrière de ses lèvres, le surprenant.

Il sait ce qu'il a à faire et peu importe le prix à payer, il n'est plus à ça prêt.

Quand Hanae se réveille enfin, c'est son nom qu'elle murmure. Les sourcils froncés, elle ouvre lentement les yeux et tente de faire le point. Elle met plusieurs secondes à reconnaître sa chambre et encore une poignée à ce concentrer sur la présence à ses côtés.

"Tabi ?"

La sorcière lui sourit, les larmes au bords des yeux et lui caresse les cheveux.

"Qu'est ce que ..."

Hanae porte lentement une main sur son front et soupir, incapable de faire le point.

"Tu es tombé du grenier en rangeant le foin. Une mauvaise chute. Dean était là et a pu réagir. Heureusement, tu es solide et j'ai quelque tours dans mon sac, mais tu m'a fait une sacré frayeur. Tu es resté inconsciente pendant 5 jours, aujourd'hui, nous somme le 28 et tu as encore presque deux semaines pour récupérer, tout va bien à présent."

Hanae fronce les sourcils et tente de se redresser. Tentative lamentablement avortée, mais Tabitha est là pour la soutenir et l'aider à se rallonger le plus confortablement possible. Au moins, elle peut raccrocher les wagons, mais quelque chose la dérange.

"C'est toi qui m'a soigné ?"

La sorcière sourit en haussant un sourcil, retrouvant rapidement son ironie naturelle.

"Qui d'autre ?"

Hanae secoue la tête et grince des dents en constatant la stupidité de son réflexe. De nouveau, elle se passe une main sur les yeux. Elle sait qu'il n'y a personne d'autre que la sorcière et son mari dans la maison, elle le sent. Mais elle sent aussi autre chose, une présence familière qui s'évapore doucement. Une présence qui l'apaise, la rassure et lui pince le cœur. Une présence qu'elle souhaite à tout prix oublier mais elle est incapable de la reconnaître, elle est incapable d'entendre ce que lui hurle son esprit.

"C'est vrai... qui d'autre ?" soupire-t-elle une main toujours posée sur ses yeux.



FIN

Chronologie résumée:
 

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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Lun 7 Mar - 11:06
... Mon dieu j'adore ta fiche. ♥♥o♥♥
C'est beau, j'adore le caractère de la petite nephilim humaine. *Q*'

Bienvenue ici, sweetie. ~♥
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Mar 8 Mar - 16:57
Roh merci Lola ! Ca fait plaisir à lire ^^
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Mer 9 Mar - 7:29
Ah bah écoutes, une belle plume c'est tout aussi plaisant à lire fufufu. ♥
Courage pour ta validation sweetie. /O/
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Jeu 10 Mar - 22:46
Merci, t'es mignone serious rose

Bon, j'ai été obligé de séparer mon histoire en deux, j'suis désolé ><
La seconde partie se trouve dans le troisième poste ! Promis, j'ai bientôt fini ><
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Jeu 14 Avr - 20:05
Je poste simplement pour vous prévenir qu'il n'est pas utile de passer sur ma présentation.
Je ne vais pas m'étaler, ce n'est pas nécessaire, beaucoup de choses ont été dite par MP. Je précise juste qu'encore une fois, je ne blame personne, mais l'attente à tuée mon inspiration et mon envie de jouer sur le forum qui a pourtant un joli potentiel.

Je vous souhaite à tous une belle continuation ^^
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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   Jeu 14 Avr - 21:32
Je comprends ton choix et je le respecte. Je suis vraiment désolée que tu partes, mais si c'est ce qui vaut mieux pour toi, alors fonce.

Bonne continuation à toi aussi, au plaisir de se recroiser sur d'autres forums.


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MessageSujet: Re: Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]   
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Hanae ou l'art de la stricte discrétion [U.C]
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