Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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chemically enlaced faces, black out nights and tight spaces
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Chillin
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MessageSujet: chemically enlaced faces, black out nights and tight spaces   Dim 21 Fév - 16:30

then i'll lose my children; then i'll lose my love; then i'll sit in silence; let the pictures soak; out of televisions; float across the room; whisper into one ear; and out the other one (...) and they're making children; everyone's in love; i just sit in silence; let the pictures soak

La musique était comme toujours trop forte, les enceintes jamais d’assez bonne qualité. Les lourds « boum boum » caractéristiques de ce genre d’endroits. Je n’aimais pas ça. Je sentais les vibrations jusque dans ma chair. Cependant, mes entrailles n’avaient pas envie de danser en rythme. Mon postérieur s’était vissé à un siège, à côté du bar, dès que j’étais entré. J’observais les visages. Des sourires, des conversations sur les lèvres, des corps se trémoussaient sans vraiment écouter ce qui passait ; sans rythme, en dehors du temps, j’oubliais un peu moi-même. J’oubliais les « je » et les « moi ». Immobile, une seconde, je me sentais hors de cette humanité.

Je me demandais ce que j’allais prendre. Ce n’était jamais une bonne idée de boire, ce n’était jamais une bonne idée de sortir le soir. Il y avait trop de gens, tellement d’inconnus qui pouvaient me voir, et en même temps, j’aimais les observer, avec curiosité. Je baissais mon masque chirurgical pour le rabattre sous mon menton. J’appelais le barman pour commander un shot de vodka au caramel. Premier verre. Cul sec. Le goût sucré adoucissait celui de l’alcool. Je sentais sa chaleur partout dans ma gorge. J’en avais un peu fait couler sur mon doigt. Je laissais ma langue débarrasser celui-ci de la boisson. Je commandai un pichet de margarita. Je buvais lentement, perdu dans mes pensées ; et chaque seconde où ma conscience s’en allait plus loin, j’arrêtais de me demander ce que je faisais là.

Allez, Liron, t’es assez jeune, pour un dieu. T’as vu ces dieux antiques qui ne se prennent pas pour rien ? Ils ont des milliers d’années. Et toi… bon, t’as plusieurs siècles à ton actif, mais t’es encore en course.

Nouveau verre. Je savais que je ne tenterais rien, je savais que je n’étais pas pété, je n’étais pas saoul, je n’avais pas perdu le contrôle. Je ne souriais même pas. Je regardais sans voir. Je fermais les yeux, me coupant un instant du monde. Mon dos s’appuyait contre le rebord du bar, mes coudes étaient posés dessus. J’avais un verre dans la main droite. J’entendais un homme pleurer à côté de moi. La vie était tragique, sur cette terre.



Un soir de solitude pesante. L’alcool lui donnait des airs aériens. Il avait posé son masque blanc sur le bar. Et personne ne lui prêtait attention. Et les corps bougeaient sans être en rythme. Et les lèvres étaient pleines de conversations. Et derrière, un couple s’embrassait.


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MessageSujet: Re: chemically enlaced faces, black out nights and tight spaces   Jeu 25 Fév - 13:09
Il y avait dans cet endroit comme un air d’orgie romaine pas vraiment difficile à décrire. Lorsque j’ai passé l’entrée, il m’est arrivé sur la figure toute cette bonne et gracieuse chaleur humaine à en faire buer les verres de lunettes. Heureusement, je ne portais pas de lunettes.

Woooh.

Je jette un coup d’œil circulaire à ce spectacle, entre danse, imitation de danse (si on imagine que sauter sur place c’est « danser ») et couples collé-serrés, et je me sentais bien. J’aimais bien ce genre d’endroit. Pas pour la chaleur poisseuse qui me donnait directement envie de claquer tous mes pourboires au bar, mais pour voir du monde, tout simplement. Pour voir des gens, j’en voyais tous les jours : dans la rues, sur le perron de mes clients, mais ce n’étaient que des salutations sobres de courtoisie. Ici, les langues étaient plus déliées, les gens plus abordables, et c’était ce qu’il me fallait.

Je contourne la piste de danse en lançant çà-et-là des « pardon » et des « excusez-moi », direction le bar. Je commençais toujours par un verre et c’était là que se regroupaient les âmes moribondes soit forcées à venir, soit tentant d’oublier leurs peines. Je me faufile entre un gars en train de pleurer son cœur en miettes et un autre qui n’avait pas l’air de savoir ce qu’il faisait là. Par chance, il n’y avait pas trop de monde.

— Un Kamikaze Blue, s’il-vous-plaît ! je lance à l’encontre du barman.

Je fouille dans la poche avant de mon pantalon à la recherche de quelques billets. Je n’avais rien apporté à part mon portable, mes clés et ma carte d’identité. Par chance, le barman me connaissait assez pour savoir que j’avais plus de vingt-et-un ans, mais avec ma tête de gosse de dix-huit ans, j’avais du mal à passer inaperçu.

En attendant mon cocktail, je regarde brièvement mes deux voisins. Je ne comptais pas vraiment m’immiscer dans la vie amoureuse du type qui pleurait (à moins que ce ne soit parce qu’il a perdu son boulot ? Allez savoir), je jette mon dévolu sur l’autre, marié à sa Margarita.

— Je vous souhaite plein de bonheur à vous et à Madame, Monsieur Margarita. Pour quand est la lune de miel ?

Je n’avais pas pu m’en empêcher. Je ris à ma propre blague et lui tapote l’épaule d’un geste amical. C’était toujours comme ça que j’engageais les conversations et en général, ça brisait la glace. En général.

— On dirait vraiment que vous êtes à un enterrement, ça va pas ?

Ah la curiosité.


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— Jack Kerouac, On the Road (1957).

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MessageSujet: Re: chemically enlaced faces, black out nights and tight spaces   Sam 27 Fév - 19:16

then i'll lose my children; then i'll lose my love; then i'll sit in silence; let the pictures soak; out of televisions; float across the room; whisper into one ear; and out the other one (...) and they're making children; everyone's in love; i just sit in silence; let the pictures soak

Une voix me tirait de mon évasion momentanée ; je ne pensais pas que j'avais l'air abordable. Mon visage se tourna vers le jeune homme qui avait mis fin à ce faux calme dans lequel je me fondais. Il avait l'air d'être né de la dernière pluie. Sa remarque insolente me fit sourire. Il faisait bien de me rappeler â quel point j'étais un dieu redoutablement pitoyable. C'était rare que je me prête à ce genre de jeux, que ma langue se délie pour ce genre de personnes. Mais c'était un des rares moments où mon cerveau n'avait pas la volonté de se battre contre ma langue qui avait encore en elle le soupçon de rébellion de l'époque où j'étais puissant et moqueur. Et où je prenais le temps de répliquer de façon sarcastique à ceux qui mettaient les pieds dans mon territoire.

« La lune de miel c'est pour les nouveaux mariés. On fête nos cinquante ans, là. »

Pour la peine, j’en pris une nouvelle gorgée. Mon esprit était encore plus perdu qu’au moment où j’étais rentré dans cette boîte de nuit. Je pensais ne pas avoir perdu le contrôle. Alors comment m’expliquer cette langue présomptueuse ? Cependant, il me toucha. Et mon cerveau reprit le dessus. J’eus ce mouvement de recul presque imperceptible. Je ne touchais pas les gens. Les gens ne me touchaient pas. Les contacts ne devaient se produire que lorsque nous y étions obligés. Je sentais mes poils se hérisser, comme si j’étais un chat en colère. Il fallait que je me calme. Mon visage s’était métamorphosé en une demi-seconde. La remarque qui suivit allait bien avec ma nouvelle expression.

« Tu parles souvent aux inconnus ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée. » Je marquais une petite pause. « Il y a des gens bien dangereux qui rôdent dans cette ville. »

Encore une gorgée. Fallait pas que je boive trop. Je tenais bien, mais un pichet ? Qu’est-ce qui m’avait pris ? Ça faisait quand même un demi-litre. Je n’aimais pas être saoul, je n’aimais pas être « mal ». Je croyais être plus perspicace. Peut-être que le jeunot (m’enfin, même s’il avait l’air jeune, il cachait peut-être quelque chose, comme moi) aimait la margarita lui aussi. Ou bien j’aurais à la partager avec l’alcoolique qui pleurait à côté. On n’entendait pas grand-chose de ses sanglots à cause de la musique. Elle était tellement forte qu’elle empêchait presque de penser. C’était peut-être à cause de celle-ci que j’avais pris un pichet ?

« Mais bon, ça ne répond pas à ta question ; je pense d’ailleurs que je vais continuer sur cette lancée, cependant. Tu m’aides à finir ce pichet si tu tiens ? Enfin, je ne devrais pas te proposer ça, je veux pas avoir un mineur en coma éthylique et ses parents sur le dos pour quelques verres de margarita. »

C’était marrant, l’anglais. « You » restait « you », pas comme en français ou en espagnol avec « tu » et « vous » (et « usted », hein) marquait un certain respect. Ouais, au moins c’était fait. Merci alcool, qui me faisait aligner plus de dix mots de suite sans que je n’aie envie de mettre un terme à la conversation. Tant mieux que mon boulot était autour de la musique, j’avais de quoi parler sans être à court de mots. Les bavardages ne m’allaient pas quand je n’avais pas de boisson. Le problème c’était le manque de vivacité d’esprit. Mais dès que l’esprit était embrumé, il ne s’en rendait pas bien compte. C’était bien que j’arrive à mentir, tout de même. Ma vie privée ne le regardait pas.


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MessageSujet: Re: chemically enlaced faces, black out nights and tight spaces   Lun 25 Avr - 10:44
— La lune de miel c'est pour les nouveaux mariés. On fête nos cinquante ans, là.

Je retiens un rire étouffé, les joues gonflées par l’air qui voulait sortir de ma bouche, en observant incrédule mon interlocuteur. Finalement, j’éclate de rire, tout simplement, le front enfoncé dans ma main.

— Oh bon sang ! Ok, j’avoue, je ne m’attendais pas à celle-là. Très bonne répartie. 10/10 !

J’étais bien tombé. Il y avait en général deux types de réactions à mes arrivées un peu envahissantes : soit la personne est totalement ouverte à la conversation, soit elle croit que je la draguait et se ferme totalement. Et puis il y avait ceux qui ne payent pas de mine, comme l’hurluberlu ci-présent, qui se fichait pas mal de faire péter un peu la franchise, malgré la tête de chat sauvage qu’il vient de faire à mon contact. T’inquiètes gars, je vais pas t’manger.

— Tu parles souvent aux inconnus ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Il y a des gens bien dangereux qui rôdent dans cette ville.

Je hausse les épaules, toujours en souriant.

— Pas plus dangereux qu’à New York, Los Angeles ou au Texas. Tous des fondus, là-bas.

Je fais une pause en relevant la tête. Ah.

— Rassure-moi, t’es pas du Texas ? J’les aime bien les Texans hein.

Comment se rattraper, maladroitement, Hermes Editions (ou comment le dieu de l’Eloquence refoulé était juste trop nul dans cette discipline). Detroit, c’est trop froid pour eux, il y avait peu de chance pour que mes craintes soient vraies, mais on ne savait jamais.

Enfin, je n’avais pas vraiment répondu à cette question, mais mon comportement était largement convaincant non ?

Je remercie le barman et lui laisse quelques billets pour le verre et le pourboire. J’attrape le cocktail bleu Curaçao et le sirote en écoutant mon compagnon de comptoir (à prendre au sens littéral même si sa demande transformait également l’expression en son sens figuré).

— T’aurais pas pu me le dire avant que je commande mon verre ?

Je le laisse terminer sa phrase. A mon grand non-étonnement, lui aussi me prenait pour un gamin de dix-sept ans.

— Eh ! je proteste. Je suis majeur, vacciné et je bois dans la plus grande légalité ! Et puis, ce ne sont pas quelques verres qui vont me mettre en coma éthylique. J’ai le foie de Dionysos à force de me prendre des cuites : à la fois résistant et en piteux état.

Je rigole une nouvelle fois à ma bêtise. Je ne lui en voulais pas, j’avais l’habitude.

— J’ai l’air d’une crevette, mais je tiens bien l’alcool. T’inquiètes pas pour moi.

Je conserve un sourire joyeux sur les lèvres et boit une nouvelle gorgée de vodka-Curaçao en zieutant les derniers tweets postés (je suis fan de Twitter, ne cherchez pas). Je range mon portable une dizaine de secondes plus tard.

— En tout cas…., je m’adosse au comptoir pour regarder la piste de danse. Merci pour l’invitation. Je ne pensais pas un jour boire un Kamikaze Blue et une Margartia en écoutant de la musique qui casse autant les oreilles.

Quand le bar se met à passer de la dubstep, on comprend pourquoi.


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