Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)
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MessageSujet: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mar 10 Fév - 22:14

   
UNE BAIGNOIRE A LOUER

   
La télévision émettait ce même grésillement, étouffant parfois les mots du commentateur. Rien de bien nouveau. A vrai dire, cette télé n'avait jamais vraiment marché. De toute façon, au prix ou il l'avait acheté, Jacob se doutait bien qu'il n'y aurait pas de miracles. Et puis, c'était un vieux modèle, un tout petit poste, comme ceux des années 70. De toute façon, du temps que ce n'était pas trop cher et que ça marchait à peu près, ça lui allait. Faut dire que le cavalier ne regardait pas non plus du grand cinéma. Même s'il avait apprécié pas mal de films, il préférait de loin les documentaires. Ça l'aidait bien à rattraper tout ce qu'il avait manqué durant ces dernières années et en plus c'était plutôt sympa. Il y avait quelque chose de ludique dans ce format. En tout cas, c'était toujours plus agréable que se farcir une dizaine d’encyclopédies. Bref.

Presque englouti par les coussins de son canapé, confortablement couché au milieu de cet appartement qu'on aurait plutôt appelé un taudis, Jacob profitait de son dimanche en ne faisant rien, à part garder ses yeux fixés sur un biopic du général de Gaulle. Follement passionnant, dîtes-vous ? Ça l'était pour lui. Et puis, même si ça n'avait pas était le cas, il n'y avait de toute façon rien d'autre qui lui donnait envie de bouger de là. C'était la fin de journée et, à part l'ouverture de quelques bars et, plus tard, de boîtes de nuit, il n'y avait pas grand chose à faire à Détroit. De toute façon, aujourd'hui, il n'avait pas envie de sortir. Il préférait jouer la feignasse. Après tout, il avait toute l'éternité devant lui pour meubler ses journées de façon productive, alors il pouvait bien s'accorder un jour de repos.

Charles de Gaulle fait une conférence à la Sorbonne au printemps 1934, sous l'égide du cercle...

La voix était mécanique, comme elle-même blasée de tout ce charabia qu'elle déblatérait. L'image grésilla, une nouvelle fois. Et encore une fois. Et une autre. Putain. Dans un râle, Jacob se leva de son trône de fainéantise, approchant de l'appareille avec la grâce d'un adolescent qui viendrait de se réveiller. Il frappa du poing contre la boîte métallique, une fois, puis deux avant que l'image ne reviennent.

"Finalement il serait peut être temps de t'envoyer à la casse..."
Il regarda un instant la télévision comme un amant aurait regardé son épouse après lui avoir annoncé leur rupture. Ça faisait un bail qu'il l'avait, après tout... Mais bon, si son temps était venu, il fallait bien qu'il se rende à l'évidence.
Le bruit de la sonnette vint alors interrompre l'Allemand dans ses réflexions. Quelques peu surpris, il se redressa. Il n'attendait personne en particulier et surtout pas à cette heure de la journée. Remarque, c'était peut-être la logeuse qui venait lui demander la somme qu'il avait « omis » de verser ce mois-ci ? Laissant le documentaire se poursuivre, il se redressa une nouvelle fois avant d'ouvrir la porte.

Non, c'était pas la logeuse, mais ce visage, il le connaissait. Où l'avait-il vu ? Il y a quelques jours de cela, pendant une situation plutôt gênante. Ce gosse aux cheveux blonds avait découvert la planque de Fritz. Lui expliquer le pourquoi du comment sans avoir l'air d'un clochard fou ayant volé un cheval avait été plutôt compliqué. Jacob pensait cet épisode embarrassant de sa vie passé et enterré, mais voir ce type ici lui rappelait au combien il avait eu l'air ridicule. En tout cas, une question le turlupinait : qu'est-ce que ce gars foutait ici ? Après un silence gênant qui plana quelques secondes, le cavalier se décida finalement à parler.

"Je peux vous aider ?..."

Il n'était lui même pas convaincu, ça se sentait dans sa voix. Faut dire qu'il s'était attendu à tout sauf à ça.

   
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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mar 10 Fév - 22:28
UNE BAIGNOIRE A LOUER FT. MR OURS

Dans la vie, on pourrait classer les choses dans deux cases : ce qui est sûr, et ce qui ne l’est pas. A échelle humaine, j’entends. C’est un principe assez simple. Est-ce que demain matin je vais me réveiller à temps pour manger avant de partir ? Pas sûr. Me reste-t-il encore assez de sucre pour que je tienne encore une semaine sans en racheter ? Non plus. La chaussette droite que je porte est-elle accordée à la gauche ? La grande question. Par contre, est-ce que les films de Nolan sont posés bien trop haut sur un piédestal par pur snobisme ? Pour sûr. Est-ce que je connais par cœur le rituel nuptial de mes deux voisines du dessous ? Certainement. Et ce pour un fait tout aussi évident : les murs de cet immeuble semblent être en papier de riz. Cela nous amène à une dernière certitude : mon voisin de palier possède une baignoire. Je le sais, je l’ai entendu. Mon sixième sens me le dicte, et je ne peux pas, moi, Valentin Pommier, laissez passer ça tranquillement.
C’est pour ça que je me retrouve là, sur ledit pallier, à attendre devant la porte d’un voisin que je n’ai jamais encore croisés. Je ne sais pas vraiment pourquoi d’ailleurs, nous n’avons probablement pas les mêmes horaires. C’est pas comme si j’étais souvent chez moi de toute façon. A l’unif’ ou ailleurs. Mmh. Mais quand même, ça fait déjà un moment que je suis là. Ça se compte en années. Maintenant que j’y pense, c’est vraiment bizarre qu’on ne se soit jamais vus. Bah. C’est l’occasion.
Et puis, j’ai déjà mon speech tout préparé. Je suis très doué pour ça, voyez-vous. Je suis bon acteur, messieurs-dames, et c’est le moment d’en profiter. ‘Bonjour’, sourire, ‘je suis votre voisin d’en face, je crois qu’on ne s’est jamais parlés’ petite moue un peu gênée ‘dites, je suis désolé, cette question est un peu bizarre, mais avez-vous une baignoire ?’ expression de soudaine réalisation ‘oh mais au fait ! Je ne me suis pas présenté ! Je m’appelle Valentin, enchanté !’ et le tour sera joué. Paye ta tronche-qui-fait-que-t’as-l’air-d’avoir 16 ans à la demande. C’est pas toujours le cas, promis. Heureusement…

Alors que la porte s’ouvre, je me récite une dernière fois ma petite récitation. Et puis, je me retrouve face au visage du mec de l’autre jour. Et puis, j’ai un bug.
Hobo-Flynn-Rider. C’est son petit nom. Jusqu’ici je n’avais pas eu de remords puisque je pensais pas le revoir après notre gracieuse discussion de l’autre jour. C’était une situation complètement bizarre. Vous en trouvez souvent, un cheval derrière un tas de cartons, vous ? Moi c’était la première fois, et ça m’a fait tout drôle.
Puis est survenu Flynn. Le proprio du poney. Proprio de tout un tas d’excuses et d’explications, aussi. Je me suis contenté de plisser des yeux en prenant un air suspicieux, mais au fond, j’en avais pas grand-chose à faire et c’était principalement pour le faire stresser. C’était marrant. Mais au fond, un cheval stationné dans une ruelle derrière une benne. Franchement. C’est génialement cool. Je veux faire la même chose (et je déconne pas !)
Du coup, disais-je, je bug un instant en le regardant. Il est grand, en plus. Je n’ai pas tellement à lever les yeux mais quand même. Grand et carré. Serait-ce un homme ou un grizzli ? Incertitudes, le retour. En plus, il a du poil au menton. Je l’envie.
Néanmoins, il serait temps de reprendre windows et avec une dextérité sans faille, un sourire vient caché ma surprise et ma nervosité. Parce que oui, les imprévus ça me rend nerveux.

« — Je peux vous aider… ?
—  Hm, bonjour. »


Parfait, très bon départ, tout ce qui était prévu.
Je regarde le type dans les yeux, comme si de rien était. Même si dans son regard, je perçoit la Détresse avec un grand D.
Pendant ce bref silence, j’entends un bruit derrière lui. Une radio, peut-être, ou la télé ?

« — Alors, comment va votre cheval ? »

Ah mais non Valou, qu’est-ce que tu nous fais là, de la compote de pomme ? T’étais pas expert en fermage de gueule, aux dernières nouvelles ? Faut croire que c’est valable qu’au boulot.
Ça doit se lire dans mon regard, que ce n’était pas du tout ce que je voulais dire.

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mar 10 Fév - 22:38

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Ô mon dieu. La question qui tue.
De nouveau, le silence régna avant d'être brisé par un raclement de gorge qui témoignait bien de la gêne du hessois. A la fois surpris, mais aussi tout à fait outré, il ne savait pas vraiment quoi répondre. Est-ce que c'était homme était venu chez lui, le poursuivant comme une furie de l'enfer, juste pour le torturer avec ce souvenir embarrassant ? Etait-il venu juste pour ça ? Juste pour le faire chier ? Même si Jacob ne l'aurait pas exprimer en ces termes, il se demandait clairement si c'était la raison de la présence de cet homme. Quoique, en voyant le regard tout aussi gêné de cet inconnu, le cavalier remit quelque peu en question la nature démoniaque de ce dernier. L'un comme l'autre n'avait pas l'air de s'être attendu à ça, alors peut-être qu'au final, ce n'était pas pour Jacob que ce jeune homme était venu. Mais pour quoi, alors ? Enfin, pour l'instant, mieux valait répondre à la question du blondinet, aussi impolie fut-elle.

"Hum...Il va bien."

Que pouvait-il dire d'autre ? Il n'allait certainement pas s'étaler sur les joies de l'équitation et parler pendant trois heures de sa bête, de toute façon il n'en avait pas envie, plus vite la question était abordée, moins longtemps il aurait à en parler. On était pas dans grand galop, non mais oh.

"En revanche, vous n'avez toujours pas répondu à ma question."

Son ton se voulait mielleux, comme celui employé pour les formules de politesse, enrobant ainsi de façon grotesque tout le venin qu'il aurait aimé faire couler dans ses mots. Mais voilà, la courtoisie le rendait hypocrite et cynique, mais pour rien au monde, ni personne, il n'aurait abandonné ses manières. De toute façon, il trouvait qu'il n'y avait rien de plus méprisant que d'être poli avec ceux qui ne l'étaient pas.
Enfin, dit comme ça, il avait l'air de mépriser cette jeune personne, mais ce n'était pas tout à fait le cas. Disons qu'il ne nourrissait pas pour lui de tendres sentiments, mais que la haine était une chose bien trop forte pour qu'il pu la ressentir à son égard. Cette relation était plutôt à mi-chemin entre le désintérêt le plus total – il faut dire qu'il ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam et n'avait aucunement envie de faire de lui une connaissance – et la colère simple.

Quoiqu'il en soit, la même question restait en suspend : qu'est-ce que ce garçon pouvait bien lui vouloir ? Après avoir vu sa détermination flancher au premier mot sorti, ses intentions n'étaient plus tout à fait claires aux yeux de Jacob.
C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit : venait-il s'excuser ? Si c'était le cas, l'ancien soldat en jubilait d'avance. Avait-il mal jugé cet étranger ? Schröder l’espérait de ton son cœur. En un siècle ou les bonnes manières mourraient à petit feu, cela lui aurait au moins mis un peu de baume au cœur. Descendant de ses grands chevaux, le visage de la créature se détendit donc petit à petit pour n'afficher qu'une expression neutre.

"C'est par rapport à la dernière fois ? En tout cas c'est aimable de venir vous en expliquer."


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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mar 10 Fév - 23:39
UNE BAIGNOIRE A LOUER FT. MR OURS

Et voilà. Et-voi-là. Comment être un connard, ou l’épopée non-lyrique d’un ondin hors de l’eau, la trilogie tant attendue aux.
Ouh, toute cette rancœur dans cette voix. Oh, tant de passif-agressif dans ces mots. Ah, ce regard direct couplé à cette expression crispée. Je pense que je m’en souviendrai toute ma vie, ou en tout cas quelques mois. On pourrait appeler ce tableau « Tu as complètement merdé ta race Valentin », huile sur toile en 24cm x 21.3 cm, décembre 2014.

Pour résumer la situation : c’est mal parti.

Je retiens un rire con.
Et surtout, je ne pousse pas la question du canasson plus loin, ce ne serait que le titiller un peu plus. Le voisin, pas le cheval. En même temps, c’est un peu délicat.

« En revanche, nous n’avez toujours pas répondu à ma question. »

Sorry buddy, tu m’as un peu troublé là.
Le regard que je lance au mur à côté de sa tête accompagné de l’expression basique de « je suis stupide tu comprends c’est ma nature profonde » est sincère alors que je contemple tous les choix que j’ai fait dans ma vie jusqu’ici. Pourquoi ne suis-je pas sur la Lune en ce moment même ? La question se pose, quand même. J’y serai probablement beaucoup mieux.
Mais l’autre ne lâche pas prise et pendant que je cherche mes mots, il continue. Casse, casse, casse.

« — C’est par rapport à la dernière fois ? En tout cas, c’est aimable de venir vous expliquer.
— Euh… »


Oui, bon, pour le tact on repassera.
Alors que mon exaspération envers moi-même transparaît clairement sur mon visage – mais pas dans mes yeux, ma mère m’a toujours dit que j’avais des yeux inexpressifs de maquereau – coïncidence ?  - des cernes de dépit se creusent sous mes yeux. Ce mec. Il en attend trop des gens. Il ne devrait pas faire ça, c’est pas bon pour lui et sa santé mentale. Je ne suis pas sûr qu’on ait la même foi en l’humanité. Enfin, humanité. Les gens quoi.

« Je vais être franc avec vous, je ne savais même pas que vous habitiez ici. Juste en face de chez moi. »

Je me décale légèrement vers la droite et pointe du pouce la porte derrière-moi. Comme ça c’est clair.

« Je ne voulais pas me moquer de vous la dernière fois, j’étais juste curieux. Vous savez. C’est pas tous les jours qu’on voit un cheval dans une ruelle. Surtout à Detroit. J’veux dire. Voilà. »

Je passe ma main dans mes cheveux, pas vraiment nerveusement mais surtout pour essayer de mettre de l’ordre dans mes mots.
S’il y avait quelque chose dont j’aimerais bien me passer, c’est me mettre mon voisin de 2m10 (j’exagère) et 85kg à dos. Surtout si celui-ci possède une baignoire.
Baignoire. Question.

« Et donc, » j’enchaîne avant qu’il ne s’énerve et ne me rappelle une deuxième fois que je ne suis pas sur le palier seulement pour se foutre de sa gueule, « la question va être bizarre, mais j’aimerais savoir si vous aviez une baignoire. »

Je dis ça très sérieusement. De toute façon, ma question est sérieuse. Je plaisante pas avec les baignoires.

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mer 11 Fév - 14:50

 
UNE BAIGNOIRE A LOUER

 
La naïveté du cavalier venait une fois de plus d'être mise à mal. Ouch. Ça tuait la confiance ce genre de chose. Évidemment, illico presto, l'allemand reprit son air d'ours mécontent, histoire de pas trop avoir l'air du gentil benêt qu'il était. Fallait pas pousser non plus. Si c'était pas pour s'excuser, alors c'était vraiment du foutage de gueule. Quelle incorrection franchement ! Jacob n'avait jamais vu-... Un voisin ? Oh merde.
Un peu décontenancé, le cavalier s'étouffa dans son propre souffle à l'entente de cette surprenante nouvelle.

C'était drôle comme quoi en ce siècle, on ne connaissait même pas la moitié de ses voisins. Quand il vivait à Hesse, il y a déjà un bon bout de temps de cela, aucun visage ne lui était inconnu. Enfin, faut dire qu'à cette époque, les villes faisaient pas tout à fait la même taille et dans le fond, ne pas connaître le curé, la boulangère, le boucher, la mère michelle et son chat, c'était pas plus mal. En tout cas, non de dieu, quelle surprise ! Si un jour on lui avait dit « tu seras le voisin de ce mec qui va te faire taper l'afficher la plus affreuse de toute ta vie » Jacob ne l'aurait pas cru, ou aurait tout simplement crié au scandale. Et là, il était un peu tirailler entre ces deux réactions. Dans ces yeux grand ouverts, on aurait clairement pu lire « comment ça je suis ton voisin, p'tit pouilleux ? Non, c'est pas vrai, je refuse ». Il ne daigna d'ailleurs pas jeter un regard à la porte qui se trouvait derrière le jeune homme, de peur que ce cauchemars devienne un peu trop vrai. Non mais sérieusement, pourquoi lui ? A ce stade, Jacob commençait à croire qu'à force d'accumuler les malédictions, quelqu'un lui en voulait là-haut.
A vrai dire, ce qui le faisait profondément chier, c'était l'idée que quelqu'un sache que de base, il était quand même louche. Parce que n'allez pas me dire qu'un mec qui à un cheval dans Détroit même, y en a 40. Psychotant déjà, il imaginait comment son jeune voisin pourrait faire le rapprochement entre les quelques photos floues et dans le noir qu'on avait pris de lui sur sa monture et dans son costume hessois et le simple fait qu'il possède un équidé – rapprochement qui, comme vous l'aurez bien compris, n'était pas le plus aisé à faire. Oui, la psychose était bien là, l'allemand allait chercher loin.

"Oh. Bien."

Il aurait voulu que ses mots soient au moins emprunt d'une fausse joie, d'un espèce de contentement réconfortant, mais ça sonnait juste faux, comme si le son était à moitié resté dans ça gorge. Le pire, c'est qu'il s'en voulu presque de réagir ainsi. Bon dieu. La situation allait vraiment de mal en pis.
Allé Schröder, dit un truc sympa.

"C'est...hm.. Chouette, voisin !"

Non, là c'était clairement ridicule. Il aurait volontiers mis sa tête dans ses mains s'il ne lui restait pas un peu d'honneur. Ainsi, pour ne pas laisser le ridicule l'affecter, il se contenta donc de tousser, comme si ce nouveau son avait effacé la phrase prononcée précédemment. Oui, face à la honte, Jacob choisissait le dénis.

"Certes. Je comprend, ne vous en faites pas."

Le pardon était rapide – et à peu près sincère. Il ne voulait que ce sujet ne soit plus jamais ramener sur le tapis. Dans tous les cas, l'un comme l'autre n'avait pas tort. Oui, trouver un cheval dans une rue était une situation plutôt risible, mais non, ce n'était pas une raison pour se moquer. Bref. Pour Jacob, le sujet était clos.

"N'en parlons plus, c'est du passé."
"la question va être bizarre, mais j’aimerais savoir si vous aviez une baignoire."

Ah. En effet. On ne lui avait jamais faite, celle là.
La question saugrenue déclencha un haussement de sourcil chez le hessois. Pour le coup, le cavalier n'avait plus l'air d'être le voisin bizarre. Ça lui faisait du bien, d'ailleurs.

"Effectivement, j'en ai une. Pourrais-je savoir pourquoi vous me posez cette question?"

Pour le coup, il n'y avait plus aucune agressivité dans la voix de Jacob, juste de la pure et simple curiosité. Il est clair que quand on vous pose ce genre de question, il est tout à fait naturel d'attendre des explications, et c'était le cas du cavalier.

"C'est encore la plomberie, c'est ça ?...
"

L'air presque désabusé, cette fois-ci, Jacob se rappelait avec douleur les trop nombreux problèmes de tuyauterie qui lui avaient déjà coutés un bras et les yeux de la tête. Cet immeuble était vétuste, il le savait bien, mais malgré tout il était toujours surpris par chaque panne de courant, chaque problème de chaudière. Il était à la fois intrigué et blasé de voir qu'en ce siècle bercé par la plus extraordinaire des technologies, prendre un bain chaud était encore une chose bien compliquée. Ça avait au moins le mérite de lui rappeler un peu son très cher XVIIIe siècle.

 
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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mer 11 Fév - 18:05
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Une nouvelle fois, je me retiens de rire juste à temps. Peut-être qu’on son discret semblable à un râle d’agonie s’étouffe dans ma gorge, et si c’est le cas, il ne s’entend pas. Son « chouette, voisin ! » sonne plus faux que les reprises d’Abba de la concierge. Je pense qu’on a atteint le fond.
C’est le début d’une grande amitié. Vive l’amour.

Les deux phrases qui suivent sont presque aussi dures à entendre que « tu as rendez-vous avez Mr. Dawson ce soir » (un client difficile). Presque. Mais ça craquelle dans l’air et ça appuie encore plus et je me sens vraiment, vraiment comme une sale merde. Culpabilité à 150%. Il paraît que ça s’appelle le karma.
Je faire un genre de grimace qui, au fond, veut dire « moui » et lui laisse la tâche de passer à autre chose. Merci Seigneur. Il faut dire qu’un type pareil est assez intimidant. Des types intimidants, il y en a beaucoup à Detroit. Mais il n’y en a qu’un qui est mon voisin de palier. C’est vrai que ça aurait pu être pire et qu’il aurait pu me claquer la porte au nez. Il n’y a pas à dire, malgré en dehors de la légitime couche mielleuse, on fait rarement mieux niveau politesse. Ce type a l’air en or (massif), et je me suis foutu de se sa gueule, et pourrais-je m’allonger dans la poussière de ce sol dégueulasse deux minutes pour réfléchir profondément à l’être impur que je suis. Ce serait bien. Mais ça deviendrait encore plus bizarre que ça ne l’est déjà.

Parlons plutôt de la baignoire.

A son affirmation, ma moue dégoûtée se fait la malle et les étoiles de l’espérance viennent louer l’espace de mon visage pendant un instant. Une baignoire. Une authentique baignoire.
Ca fait plus d’un an que je n’ai pas pris de bain. Pas dans le sens où je ne me suis pas lavé (ugh), je parle d’un vrai bain et pas d’un décrassage dans une cabine de douche. On pourrait parler de la piscine gonflable qu’habite parfois mon salon mais l’eau y est froide. Et c’est peu profond. Alors qu’une baignoire. Une baignoire !

« C’est génial ! », je sors sans vraiment faire attention après sa première phrase, et écoute attentivement la suite. Je dois avoir l’air d’un illuminé. Bref.

Pourtant, il y a beaucoup de choses à dire sur la plomberie, en effet, et son doute est légitime. Le nombre de problèmes de que j’ai eu avec le lavabo de la cuisine…

«  Non, non, pas du tout. On va arriver à la partie vraiment bizarre de ma question. Qui est un fait un service. »

Inspiration, expiration.

« Ce qui est d’autant plus difficile que nous ne sommes pas partis sur de bonnes bases. Genre pas du tout. Je suis un idiot, on est d’accord. Mais qui ne tente rien n’a rien comme on dit, alors voilà. Ma question est : est-ce que vous me laisseriez l’utiliser ? »

Regard fixe. Bain. Baignoire. Eau chaude. Dis oui, par pitié.

« Evidemment, je payerai. Si vous êtes d’accord. »

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Ven 13 Fév - 12:27

UNE BAIGNOIRE A LOUER

Jacob ne savait pas ce qui était plus drôle : l'étrange enthousiasme de cet homme pour les baignoires, le fait qu'il y ait une autre question bizarre qui suive la première qui n'était déjà pas bien normarle et le fait que son voisin se traite ouvertement d'idiot devant lui. Il y avait trop de choix, trop de choses qui se passait d'un coup. Alors forcément, Jacob ne pu s'empécher de sourir, savourant une sorte de petite victoire. Il avait les cartes en main et ça, c'était plutôt chouette à savoir. S'était à lui de décider si oui ou non il ferait le bonheur de ce jeune homme - en tout bien tout honneur – et quand quatre jours plus tôt on venait d'être ridiculisé par la même personne, c'était assez jouïssif. Savoir pourquoi ce garçon avait besoin d'une baignoire passait presque comme information de second plan, tout comme l'étrangeté de cette éventuelle location. Que voulez-vous, quand un homme est aveuglé par tout l'orgeuil que lui donne une victoire, il ne cherche pas à comprendre le pourquoi du comment.

Puis il y avait une deuxième bonne nouvelle: l'argent. Autant vous dire qu'avec son boulot d'homme à tout faire dans une foire du coin, Jacob ne roulait pas sur l'or. Cet arrangement, c'était du pain béni pour lui, un bon moyen d'arrondir les fins de mois san pour autant se fatiguer. Alors très sincérement, Ce type pouvait organiser une rave party dans sa boignoire qu'il s'en serait tamponné le coquillard.

"Ecoutez, tout de suite, je ne peux pas vous donner de réponse, mais on peut en discuter."

Bon, malgré tout, il falait un peu remtter les pieds sur terre - la rêve party, il ne s'en fichait pas tant. C'était bien beau les demandes, l'argents et tout le patatra, mais ce jeune homme, Jacob ne le connaissait pas. S'il devait louer sa baignoire – mon dieu que ça sonnait bizarre – il préférait tout de même connaître celui qui avec qui il allait la partager – à différents intervals, hein, qu'on soit bien clair. Après tout, ce n'était pas rien. C'était chez lui que cet homme allait aller et venir, même si ce n'était que pour une heure ou deux toutes les semaines, alors forcément, s'il y avait un problème, ça lui retomberait dessus.

"Entrez."

Se décalant un peu, le cavalier laissa l'entrée libre, invitant le blond à le rejoindre à l'intérieur.
Bon, c'était un peu le bordel, mais vu l'âge du gamin, il devait être étudiant et par conséquent habitué à ce genre de décors un peu apocalyptique.
Histoire de sauver l'honneur, Jacob ramassa rapidement les deux ou trois (voir quatre) canettes de bieres qui trainaient ça et là (histoire de pas passer pour l'alcoolique du coin) et enleva d'une chaise a pile de vêtements qui y trônait.

"Désolé, c'est pas très propre mais c'est mieux que de discuter sur le palier. Hm. Bref. Commençons par le commencement, comment vous appelez-vous ?"

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Sam 14 Fév - 19:00
UNE BAIGNOIRE A LOUER FT. MR OURS

Hallelujah. Allegria. Joie. Vive la vie.

« Bien entendu ! »

Mon sourire est éclatant. Heh, ça doit faire un petit moment que c’est pas arrivé, d’ailleurs. En tout cas, donnez une étoile à ce voisin, une coupe et une médaille. Puis, canonisez-le.

« Merci beaucoup. »

De me laisser une chance, ô Saint Voisin.
En tout cas, c’était déjà un bon départ. Ou disons, un bon virage après un départ catastrophique. Voire carrément une grue qui sort la voiture du ravin. Un peu cabossée, mais utilisable. C’est pas mal.

Je passe la porte quand il me laisse le chemin libre, mais ne dépasse pas l’entrée en le voyant s’affairer un peu plus loin – le fameux rangement de dernière minute. Alors pour l’instant, je ne m’immisce pas trop. Je me connais. Je suis trop curieux. Pas irrespectueux, du moins j’essaie de ne pas l’être. Mais c’est plus fort que moi. Du coup, je reste en retrait un moment.
Je ne le juge pas, vraiment. Pour l’instant, ce voisin, je n’en pense que du bien. Son cheval est cool. Et son bazar, j’ai pas vraiment le droit d’en penser grand-chose. Je regrette un peu (beaucoup) l’impression que je lui ai donné. Mais au final, ça arrive souvent. Yeux de poisson, trop plein de curiosité. Elle est dure la vie d’un nixe, hein.
Et puis, finalement, quand je m’autorise un coup d’œil lorsque je vois qu’il a un peu fini son tri express. Et, sans animosité aucune, je dois dire que c’est très masculin. Difficile de décrire autrement.

« Désolé, c'est pas très propre mais c'est mieux que de discuter sur le palier. »

Je secoue la tête en souriant un peu, signe que je m’en moque. Aucun problème. La saleté, je la supporte totalement. Tant qu’elle n’est pas sur moi ni chez moi, du moins. Ailleurs, je m’en contrecarre.

« Hm. Bref. Commençons par le commencement, comment vous appelez-vous ? »

Ayant fini mon petit tour d’horizon, je finis par me tourner vers lui. C’est vrai que c’est une excellente question !

« Valentin. Et vous ? »

Accent frenchie, viens à moi.
D’ailleurs, ça fait vraiment bizarre d’être vouvoyé par un voisin plus vieux que soi, mais ne pressons pas les choses.

Et puis, mon regard tombe sur la télé. J’échappe un « Oh ! » pas si fort, mais l’agréable étonnement est discernable.
L’appareil en lui-même est chouette. J’adore les nouvelles technologies, mais cracher sur les anciennes serait une erreur. Et puis, il lui arrive quelque chose d’intéressant à cette télé, là, tout de suite.
L’image affichée précédemment s’est brouillée, et affiche maintenant ce que j’appelais, quand j’étais petit, de la « neige » ou des « fourmis ». Un de mes phénomènes préférés. Le commencement de l’univers à portée de main, visible sur un écran à l’œil nu, comme ça, depuis n’importe quel endroit sur terre.
Je m’égare. Oh mon dieu le sourire débile. Il doit vraiment me prendre pour un dégénéré. Je crois que le mieux à faire maintenant c’est d’assumer.

« Excusez-moi, j’aime bien les télés comme ça. C’est chouette que vous en ayez une. »

Puis, je fais mine d’observer le plafond pour changer de sujet. Dure vie.

« En tout cas, c’est plus grand que chez moi ici. C’est cool. C’est sympa ici. »

J’aurais pu siffler à la fin, ça aurait été pareil. Mais je suis sincère. Un appart en bordel, c’est un appart vivant. Et ça, c’est top.


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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Dim 15 Fév - 16:05

UNE BAIGNOIRE A LOUER


"Valentin. Et vous ? "

Oh ? Un français ? Jacob eut l'air surpris l'espace d'un instant. Certes, les étrangers n'étaient pas rares dans ce quartier, mais ce genre de nationalité là l'était un peu plus. Et puis, ça faisait un petit  moment qu'il n'avait pas croisé de frenchie – ça faisait quoi ? 30 ans ?. En tout cas, c'était plutôt amusant de penser que cet étage n'était habité que par des européens.


" Oh, vous êtes français ?"


Jacob sourit. Même si tous ses souvenirs concernant la population française n'étaient pas très joyeux, il préférait se rappeler des meilleurs, notamment de ce couple de touristes qu'il avait rencontré dans les années 70 et avec qui il avait visité une grande partie des États-Unis, Catherine et Marc, des hippies tout à fait sympathiques. Il avait d'ailleurs appris quelques mots avec eux, mais il ne comptait pas hasarder à les prononcer  - premièrement parce que c'était un peu lourd et deuxièmement parce que son accent était mauvais.

"Je m'appelle Jacob."

Paye ton accent allemand.
Le « j » façon Boche, ça surprenait toujours les américains, ce qui avait le don d'amuser le cavalier. De toute façon, il n'y avait vraiment que quand il se présentait qu'on se rendait compte de la vraie prononciation de son nom, le hessois n'étant pas vraiment à cheval sur ce genre de choses. Jamais il ne corrigeait quelqu'un sur la façon de dire son prénom, sachant très bien que chacun avait sa façon de faire. Il n'était pas posh à ce point.

Quoiqu'il en soit, la créature passa de surprise en surprise en constatant l’enthousiasme du jeune homme pour sa vieille – et présentement décédée – télévision. Un sourire un peu plus grand naquit sur les lèvres de l'allemand qui pensait ce genre de technologie dépassée et inintéressante pour la plupart de la population.

"Je vous remercie. Je la traine depuis un moment déjà, mais je crois que c'était sa dernière utilisation, hélas... "

Pinçant les lèvres, Jacob jeta un dernier regard à cette boite vétuste qui, vu le bruit qu'elle faisait, était en train de rendre son âme à dieu.

"Je pense que je vais devoir la changer. Mais si jamais vous avez des talents d'électricien, je vous la laisse volontiers."

Jacob rit un peu. La proposition était plus pour la blague que dite sérieusement. Il faut dire que s'il y avait quelqu'un avec des connaissances en réparation dans cet immeuble, ça se saurait. Vu le nombre de fois où les plombs sautaient et où personne ne faisait rien et restait dans le noir toute la journée, il n'y avait certainement aucun électricien ici.
Tant pis. Paix à ton âme, télévision rétro.

"En tout cas, c’est plus grand que chez moi ici. C’est cool. C’est sympa ici."

L'allemand tourna la tête. Plus grand que chez lui ? Pauvre garçon. Cet appartement tenait définitivement plus de la souricière que de la pièce à vivre, alors le cavalier avait peine à imaginer dans quoi Valentin pouvait vivre. Bon, il n'était pas non plus à plaindre, il avait une cuisine et une salle de bain avec baignoire, luxe que la plupart des locataires ne possédaient pas. Mais tout de même...

"Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais on y vit bien."

De toute façon, Jacob n'avait jamais été habitué à l'opulence. Sa vie de jeune adulte, il l'avait passé dans une ferme et avec un nombre incalculable de dettes sur le dos. Après, les choses n'avaient pas été meilleures. Alors, certes, il avait connu des habitations plus agréables à vivre, mais celle qu'il louait présentement n'était pas non plus ignoble.

"En tout cas, asseyez-vous, n'hésitez pas. Vous voulez quelques chose à boire ?"

Sans même attendre de réponse, Jacob laissa son invité s'installer tandis qu'il filai vers la cuisine pour y attraper ne serait-ce qu'une bière pour lui.

"Et, dîtes moi, est-ce que cela vous embête si je vous tutoie ?"

Après tout, ils étaient voisin et risquaient de pas mal se croiser dans les mois à venir, sans parler du jeune âge de Valentin. Et puis, il y aurait quelque chose de moins cérémonieux dans tout cet interrogatoire – pas que le cavalier voulait instaurer au plus vite un proximité dérangeante entre cette personne et lui -même, mais ce serait tout de même plus agréable de parler de façon détendue.

Faute d'avoir de quoi manger, Jacob revint, posant jus d'orange, bouteille d'eau et une bière sur la table basse histoire que Valentin puisse avoir le choix. Quant à lui, il se contenta de sa canette qu'il ouvrit tranquillement avant d'en boire une gorgée, ne pouvant s’empêcher de penser une nouvelle fois que le goût de cette boisson avait énormément changé au fil des siècles.

"Alors, ce que je voudrais savoir, tout d'abord, ce serait la fréquence de tes allés et venues."

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Lun 23 Fév - 21:37
UNE BAIGNOIRE A LOUER FT. MR OURS

— Non, mais mes parents le sont. Et enchanté, Jacob.

Le sourire avec lequel je ponctue la fin de ma phrase est à la fois trop grand et crispé.
« Enchanté, » après une telle première impression, c’est un peu abusé, mais préfère en rire.
Dans ma tête, j’ai soudainement la voix de ma mère qui me revient, et qui me dit que je devrais éviter de montrer les dents quand je souris. Effectivement, le peu de contraste qu’elles ont avec ma peau est un peu spécial. Et louche aussi. Mh. Refermons tout ça.
C’est donc Jacob yacob. Je ne parle pas du tout allemand, mais un certain Jäger m’indique plus ou moins la provenance de son prénom (on a les références qu’on a, d’accord ?), ce que je trouve d’autant plus cool. Jacob serait-il l’incarnation même du mec cool ? Probablement. Est-ce que je vais me faire cette réflexion tout le temps ? Oui.

A la mention de la télévision, je me tourne de nouveau vers elle.

— C’est dommage quand même. Ah, et ce n’est pas une bonne idée que j’y jette un œil. Vraiment pas.

J’ai déjà essayé de réparer un grille-pain un jour et ça a été une catastrophe. Changer une barrette de RAM, ça va, mais le reste…
Mon regard se tourne de nouveau vers l’appareil dont 1% de l’écran affiche toujours le cri du Big Bang. Je ne m’en lasserai vraiment jamais.
J’opine simplement avec une certaine neutralité à son « on y vit bien. » Ce n’est pas complètement faux ni complètement vrai. Et maintenant que j’y pense, son appartement a peut-être l’air plus grand parce qu’il est moins chargé (quoique, il y a une pièce en plus je crois). Ce n’est pas un reproche, c’est moi qui entasse et qui doit bien ranger tout mon bazar quelque part – ne serait-ce que les fleurs séchées que ma mère m’apporte tout le temps et met partout contre mon gré. Mais bon. C’est joli, c’est sympa.

— Je veux bien, merci.

Il est drôlement serviable, ce Jacob. Il faut vraiment de la bonne volonté pour proposer à boire à quelqu’un qui s’est foutu de sa gueule en guise de bonjour. Et qui a oublié de lui dire ce qu’il voulait comme boisson. Je sais que je me répète mais ça m’impressionne ! Et maintenant, Senpai veut me tutoyer. Incroyable. Cela dit, j’aurais pu continuer à le vouvoyer sans soucis. Je lui renvoie donc un « aucun problème ! » avant qu’il ne disparaisse dans la cuisine.
L’air de rien, rien que ce changement de pronom change la donne. Ça veut, je l’espère, vraiment dire qu’il ne m’en veut plus tellement pour l’autre fois – sinon il aurait gardé la distance, je suppose. Ça me soulage, l’air de rien.

Il revient assez rapidement avec une bière pour lui et un tas d’autres trucs pour moi. De la bière, du jus d’orange, et de l’eau. La bière – non, pas le moment. Le jus d’orange – mouais. L’eau – nectar d’ambroisie.
Je prend donc un verre d’eau avant de m’adosser à la chaise pour regarder mon interlocuteur en face et dont dois me rappeler constamment de ne pas vouvoyer.

— Et bien je dirais… une fois par semaine ? Voire deux ? Enfin c’est toi qui me dis.

J’ai l’impression de discuter de la garde d’un enfant.

— Pendant, hm. Une heure et demi en moyenne ?

Je prends une gorgée d’eau avant de continuer.

— Ah, et si ça fait trop pour toi sur le moment au niveau de l’eau chaude, je peux m’en passer, c’est pas grave.

Evidemment que je ne compte pas squatter gratuitement, mais s’il accepte, la facture grimpera forcément sans se préoccuper de qui utilisera la baignoire.
Je repose le verre sur la table, et je le regarde en revenant un instant sur ce que je viens de dire. Un bain sans eau chaude, c’est peu banal. Personne n’en voudrait vraiment, pas dans une salle de bain et tout cas. Et pas par ce temps non plus.

— Mh. Tu dois trouver ça… bizarre, Non ? Tu es sûr que ça ne t'embête pas ?

Mon sourire est de nouveau un peu crispé, mais il est trop tard pour reculer.
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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Jeu 5 Mar - 20:08

UNE BAIGNOIRE A LOUER

Un à deux passages dans la semaine, à raison d'une heure chacun, c'était plutôt réglo. En tout cas, ça convenait au cavalier. De toute façon, ses journées étaient rythmées par le travail, alors il ne risquait certainement pas de le croiser – pas que cela l'aurait dérangé, de toute façon, il n'était ni du genre solitaire, ni asocial.
En revanche, le coup de l'eau froide, ça, se fut surprenant. C'est vrai, quel genre d'être humain prenait des bains froids ? Déjà qu'en tant que créature et cadavre ambulant, Jacob ne supportait pas l'eau glacée, alors pour le commun des mortels, ce devait être encore pire. Enfin, sérieusement, qui aimait se prélasser dans un bac d'eau à peine plus chaud que celui d'une mangeoire ?
L'allemand haussa un sourcil, quelque peu surpris par le sacrifice que ce jeune homme était prêt à faire. Certes, c'était bien généreux de sa part, mais pas nécessaire. Il y avait bien assez d'eau chaude pour deux.

"Tu sais, je pense que la chaudière supportera bien une personne de plus à fournir en eau chaude...Enfin, en principe."

Oui, c'est sûr, dans cet appartement, la tuyauterie était plutôt capricieuse et on avait plus de chance de se prendre une bonne douche froide que de profiter du confort d'une eau bien chauffée. Mais bon, un bon coup de pied dans la chaudière et ça repartait comme en 40.

"En tout cas, deux fois par semaine, c'est on ne peut plus raisonnable. Et si tu veux tu peux rester plus d'une heure, je n'y vois pas d’inconvénient. De toute façon, je suis souvent au travail. D'ailleurs, j'y pense, mais il te faudra surement un double des clefs."

Bon, ça allait peut être un peu vite tout ça. Ce type venait juste de taper à sa porte et maintenant il parlait déjà de lui filer une clef de son appart' ? C'est sur qu'il mettait un peu la charrue avant les bœufs, mais en même temps, il fallait bien ça pour se faire un peu d'argent. Puis, c'est vrai qu'il n'y trainait pas souvent, dans son petit chez-lui bien miteux. S'il croisait Valentin en journée, ça tiendrait presque du miracle. Alors, dans le fond, pourquoi pas ? Puis, franchement, au final, il n'avait rient de bien méchant, ce gosse. En tout cas il n'avait pas le profil d'un voleur ou d'un meurtrier et semblait plein de bonnes manières. Forcément, ça mettait en confiance.

"Enfin, avant ça, il faudrait peut-être que je te propose un prix et qu'on soit d'accord dessus."

C'est clair que dans un contrat de location, c'était un chouia important, ce genre de chose. Enfin, pas qu'il comptait lui sortir un chiffre exorbitant, Jacob n'était pas du genre à arnaquer son prochain, mais tout de même, il fallait toujours savoir dans quoi on mettait les pieds avant de faire un investissement. Comme disait l'autre, les bons comptes faisaient les bons amis.

"Je te propose 15$ pour le mois, si ça te va ?"

C'était pas ce qui le sortirait de la pauvreté, mais en même temps, proposer plus, ça aurait été du vol. D'autant plus que ce garçon là devait être étudiant.

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mer 15 Avr - 12:27
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Etre ce que je suis a quelques avantages. Notamment, l’indifférence théorique à la température de l’eau. Je sais évidemment si elle est chaude ou pas lorsque je la touche, mais je ne frissonnerai jamais de froid sous la pluie s’il n’y a pas de vent ou ne deviendrai rouge sous une eau trop chaude tant qu’elle ne bout pas. Cependant, si je peux me donner le luxe d’avoir une préférence, je suis plus à l’aise dans l’eau chaude. En réalité, même si un temps trop aride peut littéralement me tuer à vitesse grand V, j’aime beaucoup la chaleur – mon corps est frais, un peu comme un reptile, alors la chaleur ou la tiédeur de l’eau, des rayons de soleil pas trop violents voire même un contact (voulu) avec quelqu’un me détend immédiatement. J’adore les grasses matinées en hiver. Si seulement j’avais plus de temps pour en faire.
De fait, les mots de Jacob m’apportent un nouveau sourire et je prends une joyeuse gorgée d’eau – au moins un bain chaud toutes les semaines, c’était carrément inespéré – sourire qui s’élargit quand il ajoute que deux fois, en fait, c’est bon. Je réprime un peu mon expression, toujours pour ce même problème de dents.
Quand il commence à parler de double des clefs, je me fige un peu. Je redescends de mon état de jeune étudiant tout sourire et insouciant pour focaliser complètement mon attention. Je cligne des yeux deux fois avant de les relever vers lui, le verre toujours contre le visage. Il ne va pas un peu vite ? Est-ce que cet homme est bien prudent ? Mes interrogations se voient probablement dans mon haussement de sourcils. Jacob est un mec sympa, je l’ai vite compris, mais là… C’est suspect. Est-ce que je dois être méfiant ou est-ce qu’il est vraiment trop gentil ? Je préfère ne rien dire alors qu’une sensation désagréable m’envahit, déclenchant une série de reflexes que j’aurais préféré ne pas avoir aussi près de chez moi. Mes yeux parcourent rapidement la pièce sans que je ne tourne la tête, pas à la recherche d’une échappatoire, mais de quelque chose. Une petite surface réfléchissante, un point noir étrange dans un coin. Ah… c’est fatiguant. Peut-être que je suis simplement trop sur le qui-vive. Je n’aurai qu’à faire des recherches basiques en prenant son nom sur la boite aux lettres… à condition que ce soit le vrai.
J’arrête de justesse un soupir frustré. Je cherche trop. Il faut que je me persuade qu’il n’y a aucun problème, après tout pourquoi est-ce qu’il y en aurait un ? Est-ce que c’est une bonne idée de se persuader de ça alors qu’il connait mon nom et qu’il habite juste en face de chez moi ? Que si on omet son hospitalité et son visage rassurant, la différence de masse est plus que notable ?

En reprenant la parole, Jacob me ramène complètement à lui et je le fixe avec une toute nouvelle attention. Je finis par reposer le verre et lui adresse un sourire enjolivé en opinant. Intérieurement, je boue un peu de faire automatiquement une comparaison entre la situation présente et le reste de mes, disons, activités lucratives.

« 15 dollars ? C’est vraiment pas cher ! » je lui réponds joyeusement.

Monsieur Ours, soit tu es une bonne poire qui n’a pas le sens du commerce, soit tu es super louche.

« Il va falloir que je songe à amener quelque chose avec moi à chaque fois, du coup. Tu aimes le chocolat ? Les tartes aux pommes ? En tout cas merci beaucoup d’avoir accepté. »

A toutes les divinités qui se baladent probablement dehors : faites que je n’ai pas une deuxième fois frappé à la mauvaise porte et que ce type soit réglo. C’est sur cette douce pensée que je finis mon verre d’eau.

« Par contre, j’ai encore plein de boulot à faire, donc si ça ne te dérange pas je ne vais devoir y aller. Merci pour le verre. »

Comme on dit, qui vivra verra.
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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   Mer 15 Avr - 21:37

UNE BAIGNOIRE A LOUER

Pas cher ? Woops, Jacob se sentait soudainement bête d'avoir donné un prix si bas. Il avait l'impression de ne plus être à la hauteur du grand monde capitaliste et consumériste. Quel tragédie. Mais bon, ce qui était dit était dit et il ne pouvait pas revenir en arrière. Puis ça lui faisait plaisir de faire l'aumône à un étudiant, vu le prix des études au XXIe siècle. Bref, tant pis si ça puait l'arnaque pour lui, de toute façon, son eau, avec la vieille qui oubliait une fois sur deux de lui demander la facture pour l’électricité et tout le bazar, il ne la payait pas très chère.

"Pas de soucis pour le prix, de toute façon je ne paye pas grand chose pour le loyer."

Tout de même, la somme qu'il versait arrivait un mois sur deux à le mettre sur la paille. Mais bon, sa bonté naturelle l'incitait à mentir au gamin pour ne pas qu'il s'en fasse.
D'ailleurs, en parlant de s'inquiéter, il avait l'air un peu sur les nerfs, le blondinet. Peut-être qu'il se rendait enfin compte du niveau d'insalubrité de l'appartement ? Quoique, s'il vivait en face de chez-lui, il devait être habitué à ce genre d'endroit. La joie d'habiter dans les bas-quartier !

"Et bien, ma foi, ce serait avec plaisir pour la tarte aux pommes ! Je ne suis moi-même pas très bon cuisinier, alors...."

oui, c'était pas non plus la peine de t'étaler sur ta détresse culinaire.
Jacob avala une nouvelle gorgée de bière avant de jeter un vif coup d’œil au jeune homme.

"En tout cas, n'hésite pas à prendre ton temps pour te décider. J'aimerais pas te mettre devant le fait accompli et tout ça donc....bah...T'aurais qu'à me dire si t'as toujours envie de louer et quand j'aurais ta réponse définitive on s'arrangera pour les clefs et tout le bazar."

En disant cela, Jacob espérait au moins détendre un peu l'étudiant qui l'espace d'un instant lui avait parut bien tendu. Enfin bref.

"Et je t'en prie, rentre chez toi. Et pas de problème pour le verre !"

Tranquillement, il se leva, posant sa canette sur la table basse avant de raccompagner son invité jusqu'à la porte.
Bon, au moins, cette histoire c'était finie sur une bonne surprise et même un peu d'argent en poche. Great.

RP FINI

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MessageSujet: Re: Une baignoire à louer || PV Val le sushi (terminé)   
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