Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]
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MessageSujet: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Mer 26 Aoû - 16:56


Rouvrir des yeux vitreux et compter ses dents.
Avoir la pateuse et une sensation alien au bout des doigts.
Il en a trop prit le petit.

Se redresser ça va encore, son pied contre une cuisse poilue c'est un peu autre chose. Il se retourne lentement sur une tignasse noire. Ouais. Ce mec, il le replace. Il a un nom bien chelou. Genre Israël ? Ouais c'est chelou. Ce mec est chelou.
Il avait même pas calculé le tatouage qui lui bouffe le dos. Ni la maigreur de ses épaules. Putain ce qu'il est maigre. Il soulève un peu la couverture. Ouais, carrément un cadavre ce type. C'est pas cool. C'est clairement pas sexy. Encore moins viril.
Toujours la pateuse.
Il recompte ses dents et finit par se lever.

Un pas pour s'éloigner du lit sur un sol vachement trop froid et un doute. Il va poser une main sur son épaule. Il est pas froid, c'déjà ça.
Toujours à poil, une boule qui colle d'ailleurs, il se traine vers la cuisine. Se faisant il passe devant un miroir. C'est plus des yeux qu'il a, c'est des puits sans fond. Il les examine longtemps. La dèche. Il peut même pas sortir comme ça. C'est degueu. Son sex appeal a pas survécu à la nuit. Même pas idée de l'heure qu'il est. La dèche.
La pâteuse attendra. Faut qu'il trouve des lunettes.

Un tirroir d'ouvert, et franchement rien qui puisse attirer son attention. Une deuxieme et toujours pas de quoi planquer sa gueule de revenant. Un violent relant âpre dans la gorge par contre. Pas de mouchoir en vue, direction les chiottes. Vérification dans le miroir. Il morve blanc. Ca lui rapelle bien un bout de la nuit. Ca devait etre en attendant la bouteille. Ou en quand ils l'ont fini. Ou à celle d'après. Il a abusé. Carrément abusé. Son teint va mettre du temps à s'en remettre.
Décoincer finalement sa couille. Et il retourne dans la cuisine. Au passage un balais se casse la gueule et un vieu bruit de métal suit. L'autre corps a pas bougé. Cool.
L'est temps de passer aux choses sérieuses.
En repassant devant le miroir, une trace rouge sur ses côtes. Ca. Ca c'est vraiment, mais alors vraiment pas pour le mettre de bonne humeur. Ca va que ses synapses grèvent encore. Retour vers le lit. Récuppérer un boxer qui a une odeur cheloue et un jean hors de prix avec des traces non identifiées. Long soupire.

Finalement il arrive à foutre un pied dans la cuisine.
Y a une vieille odeur d'hopital qui aide pas ses narines à se remettre. Vu le nombre de tasses dans l'appart, doit bien y avoir de la caféine quelque part. Pas sûr que son estomac apprécie mais là, c'est sa seule chance de survie. Machine trouvée, mise en route, ça coule même. Vu l'état de l'appart, ça l'étonne presque.
En attendant, ramasser son sac et embarquer deux scalpels et trois bouquins carrément trop lourds. Retour à la cuisine .
Une gorgée. Putain. Jamais gouté un truc aussi infecte. Liquide renvoyé à l'évier auquel il appartient, jeter un oeil dans le frigo en espérant trouver un truc buvable avant qu'il dégueulasse le sol. Un fond de jus de fruit. Ca passe. Le temps de boire, l'oeil attiré par un truc sous plastique, il tend le bras pour chopper un foie. Un putain de foie. De foie bordel. Il en crache un peu de son jus.
Okay.
Cette fois il se casse.

Y a trop de trucs chelous au mètre carré dans cet appart miteux.
Tant pis pour la gueule qu'il va se trainer. Il attrape son haut, sa veste, son butin et va pour ouvrir la porte qui reste fermée malgré l'acharnement. Aucune trace d'une clé.
Putain.



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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Jeu 27 Aoû - 10:23

S'exploser la tête comme un ballon de baudruche

L’engourdissement est aussi long que la douleur est sourde.

La poitrine déchirées de zébrures blanches et noires se soulève dans ce rébarbatif mouvement de vie, seul témoin d’une respiration calme. Trop calme.
Si calme qu’elle ne fait aucun bruit, si calme que les draps à peine se soulèvent laissant penser que l’être qui git en dessous est abandonné de toutes vie.
Il est vrai qu’en cela Ismaël ressemble beaucoup à ses clients. La seule différence entre eux et lui, c’est qu’à son grand damne il traine sa carcasse au milieux des vivants.
Enfin pour l’instant il a surtout l’air mort.
Sa tête roule sur l’oreiller et son bras se perd dans les draps glacé qui n’ont plus rien de la chaleur des ébat d’une nuit, outres les froissures et l’odeur amère pour seuls souvenirs.
Sa tête est lourde et remplie de pierre. Des pierres ardentes qui s’entrechoquent dans son crâne et qui en saignent à vif les parois. C’est toujours la même impression, toujours la même rengaine et toujours le même dégoût de soi qu’il a en se réveillant : il ne sait plus ce qu’il a fait, ni ce qu’il a pris, les quantités n’en parlons pas cela fait bien longtemps qu’inconsciemment il espère crever d’une overdose. Mais faut croire que les réflexes du médecin tiennent le coup : il fait toujours le bon dosage.
Il ne sent plus ses mains, ni ses doigts, ni même ses lèvres gercées lorsqu’il passe sa langue dessus. Le gout du fer s’étend dans sa bouche endormie et soulève son estomac ; elles ont saigné pendant la nuit, et leur couleur rouge se mêle à la blancheur poudré qui parsème en neige blanche un bout de son visage.
Son corps lui fait mal, bien sûr, comme à chaque fois. Comme avoir l’impression de s’être jeté tout entier dans une machine à laver. Ce n’est après tout que l’effet de la redescente.  Ça porte bien son nom eh ? c’est même un peu léger pour définir ce qui suit cette élévation insolente, ces délires artificiels, ces paradis chimiques qui vous bouffent la tête et vous ronge l’esprit.  Tu rejoints Lucy dans le ciel avec ses diamant et au bout de l’extase tu chutes. Mais qu’est ce qu’une chute si ce n’est un dernier vol ? Et tu t’écrase lamentablement contre la réalité compacte, dure, impassible. Et ton corps se disloque tout comme ton esprit. Comme un insecte qu’on écrase.

Ismaël tente d’ouvrir ses yeux, mais les globes fragiles retournent dans leur grotte cernée sitôt que les feux du soleil s’y infiltrent comme de l’acide ; brulant.  Il grogne de douleur et enfonce sa tête dans l’oreiller, peinant à l’exercice du souvenir : celui qui lui indiquera le déroulement des évènements ayant précédé son réveil.
Oreiller veut dire lit. Bien, bien. Il n’est pas en train de dormir dans un squat. Fort bien.
Odeur de caféine qui lui tord le bide mêlée à celle chérie de l’antiseptique et de la javel veut dire : maison. Encore mieux il ne s’est pas échoué chez quelqu’un qui a eu pitié de lui, il n’est pas non plus a l’hôpital à cause l’odeur de café et semble encore moins au commissariat a cause de celle de médicament. Maison. Très bien.
Il arrive a remuer ses doigts qui se perdent dans la froideur des draps. Il frissonne et sa peau s’hérisse dans son dos et a la base de son cou. Il a l’air entier. Il a mal un peu partout, mais rien ne diffère de d’habitude.
Un détail seulement passe outre le crible de cette check-list qu’il se répète à chaque fois, inlassablement.
Une douleur sourde dans les reins. Brulante et doucereuse comme une langue de fer.
Quoi ?
Instantanément ses sourcils se froncent et il rouvre les yeux. Il laisse la brulure de la lumière diurne se faire dans ses iris rougis et pâles.
La douleur aux reins ce n’est pas normal. Pas Normal. Et ça veut dire que la soirée à pris une toute autre tournure.
Il se relève et au milieux de son lit c’est le désastre, tout du moins c’est assortit au capharnaüm de l’appartement. Le légiste, peut être par déformation professionnelle prend le temps de s’inspecter; Des traces de griffures significatives, sur les cuisses et le bas des reins, surement dans le bas dos aussi et… oh dios mio c’est une morsure ça ?!

Les rouages de sa cervelle malade et cramée aux acides semblent s’agiter doucement, se remettre dans une action lente comme après avoir été plongés dans de la mélasse. Mais un bruit rompt cet exercice, un bruit de farfouillis qui lui fait tendre l’oreille.
Quelqu’un est là. Quelqu’un de visiblement excédé et qui souffle, comme si souffler avait pu chasser les ennuis.
Quelqu’un. Quelqu’un. Quelqu’un. Il ne se souvenait pas avoir amené quelqu’un chez lui. D’ailleurs, habituellement il n’arrivait même pas a se souvenir d’où était ce chez lui.
Son cerveau s’emballe et son coeur s’en mêle, qu’est ce que c’est ? un flash back ?
Non, c’est ce qu’on appelle la panique.
Il serre avec force sa main dans les draps, elle tremble comme toujours, puis il se traine hors de ceux-ci à contre coeur en quête d’un quelconque boxer ou caleçon. Ah, un boxer fera l’affaire. Et puis un vieux taché T-shirt au col trop grand pour ses épaules maigres qui vomit son torse et expose à la lumières crue les tatouages et autres zèbres de cicatrices. Il est pudique habituellement, mais ce n’est pas sa préoccupation actuelle, et son éminence grise n’est pas en mesure de gérer plus de deux choses à la fois pour l’instant.
Alors qu’il s’arrache à la poigne des blanc tissus et de la couverture fielleuse, il sent toute la violence du froid qui vient mordre son corps et le faire frissonner, même jusqu’au fond des os. Pourtant la poisse de son corps moite lui rappèle un peu la saison des pluies chez lui, ces chaleurs humides qui jamais ne vous quittent et vous collent comme une seconde peau. Il se lève finalement, titube et manque de chuter. Il ne sent plus ses jambes, et celles-ci semblent ne plus le porter, pourtant il force un peu ses grandes guiboles à se tenir droites tandis qu’il s’appuie contre le mur pour éviter de chuter.

Il a la tête qui tourne, le monde qui lui vomit ses couleurs a la tronche comme si on avait laissé un enfant le colorier. La lumière est trop forte, elle le brûle pourtant sans le réchauffer de ce froid qui l’habite.
Il croise un homme dans la vitre, mais ce n’est que son reflet. Ses cheveux sont en pétard, ses joues creusées plus marquées qu’a l’habitude, et ses yeux vides et rougis sont soulignés par des cernes plus profondes, plus sombres.  De sa main il essuie le reste de poudre blanche mêlé au sang qu’il a sur la commissure de sa haute lèvre, et le mélange disparait sans mal sur le hâle de sa peau, seule chose qui sauve un peu le tableau macabre qu’est son portrait.


Dans son appartement il n’y a que trois pièces, une cuisine, une salle de bain, et une sorte de grande pièce qui lui sert de salon et un bout de mur solitaire qui est usé comme séparation spatiale pour une chambre, ouverte sur cette même pièce.
Et c’est ce même mur qui lui sert d’appuis alors qu’il passe dans l’autre pièce, le souk monumental de bouquins et feuilles, de Dvd et d’autre choses plus ésotériques les unes que les autres.
La première chose qu’il voit de l’inconnu c’est un dos. Des muscles qui roulent sous la peau plus pâle que la sienne quand il s’agite contre la porte, un dos aussi couvert de quelques traces rouges et autres marques d’ongles. Il plisse les yeux et lance un « …coño… » pas très poli pour dire bonjour, pas très convaincu, pas très réveillé, pas très sûr de quoi dire en fait, mais qui au fond traduit pas mal son état d’esprit.

Ses Iris à l’étrange couleur ocre, et déchirés par les pupilles encore trop dilatée se plantent  sur l’intrus avec la même force et intransigeance chirurgicale qu’un de ses scalpel. Ils le déchirent et le lacèrent en tous sens alors qu’ils inspectent chaque millimètre de son corps sans vraiment le voir. Plus pour se prouver que ce type là est bien réel.
Il sent la douleur dans ses reins se réveiller et sa tête dodeliner vers l’avant, alors il écrase son épaule contre le mur, laissant couler ses yeux vers ce que « Machin » tiens dans ses mains. Il plisse les yeux et hausse un sourcil ( cette seule action du visage lui file la migraine ), puis son regard est attiré par la porte ouverte dans la cuisine, et plus précisément celle du réfrigérateur entrebâillée. C’est a dire mal refermée.
Il lui faut pas Bac plus 10 pour comprendre.

« J’espère que t’as rien piqué dans le frigo…. »Dit-il, comme s’il venait d’annoncer la météo.

T’en fais pas Isma, il a rien dû piquer la dedans. C’est toi le dégénéré à garder des morceaux d’humains dans ton frigo.
Il reste quelques instants silencieux, le regard perdu dans le vide, dans la contemplation appliquée d’une poussière sur le parquet, mais qui grâce à la drogue encore dans son sang se transforme en une chose passionnante. Sa main s’égare sur l’une de ses clavicules saillante. Puis, une illumination vient blêmir un peu plus son visage, alors que sa main tatouée aux phalanges faméliques vient frotter ses yeux rougis. Il lance d’une voix plaintive et fatigué, avec cet accent dont il n’a jamais pu se débarrasser :

«  Dios mio, pitié, ne me dis pas que je dois payer des honoraires…. »


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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Jeu 27 Aoû - 14:57




Trop occupé à essayer de se découvrir des pouvoirs psioniques, il l’a pas entendu se lever.
Pas vraiment sa faute si ce damné-là se déplace comme une ombre. D’autant que la serrure a un reflet qui lui fait planter une synapse.
Sa voix ne le fait pas sursauter. Son cerveau baignant encore dans un brouillard trop épais pour espérer avoir un semblant de réflexe de survie. Ses pensées bloquent et oublient de rejoindre ses membres. Il faut encore attendre qu’il le traite de voleur pour que le blanc se retourne finalement. Jamais il n’a tenu ses fringues aussi négligemment.
Il allait essayer de répondre, mais l’état du type en face retient toute sa ram. Il reste planté comme un con à détailler l’absence de vie sur ce visage en face de lui. Si lui se plaint de cernes qui défigurent son panache habituel, ce type-là ne devait pas en avoir vu la couleur depuis des siècles. Peut-être qu’il n’avait pas assez trainé avec le fond du fond de l’échelle sociale, peut-être qu’il n’était pas assez réveillé pour ça, mais il était bien incapable de détacher ses yeux du déchet humain. C’était assez flippant, du genre film d’horreur. A vrai dire il ne comprenait même pas comment on pouvait descendre jusque-là. Comment on pouvait se laisser glisser sur une pente aussi évidente jusqu’à en porter les marques sur sa face.

Il restait comme un con, planté devant la porte, ses affaires à la main et l’arabo-latino qui menaçait de s’écrouler à tout instant.
Des honoraires ? Des honoraires. Ah ouais, à ce point. Okay, peut-être… peut-être qu’une fois dans sa vie, Zach allait se retenir de gratter du fric. Peut-être qu’une fois dans sa vie, il n’avait pas spécialement envie d’arnaquer un type aussi… whaaa.
Il est temps qu’il se redresse. Qu’il force ses neurones à se remettre en branle et qu’il retrouve un  peu le contrôle de la situation. Un peu plus droit, la voix un peu plus assurée, il finit enfin par décrocher un mot.

Ça ira pour cette fois. Faut juste que je file là.

Un éclair de génie, une main posée sur la poche de son jean. Et l’absence de son portable repérée. De son briquet aussi. Et de son paquet de clopes pour tout dire.
Heureusement qu’il ne s’était pas enfuit comme prévu, il aurait pété un plomb s’il avait dû trouver un troisième cellulaire en cinq mois. A chaque fois c’est la guerre pour ne pas changer de numéro. Un regard de plus au junkie, il a toujours pas d’arme. Avec de la chance il va pas encore finir découpé en morceaux. Le brun lâche son sac et sa veste, esquive la silhouette et se dirige un peu au pif vers la chambre. Ses fringues trainaient par-là, ses affaires ne devraient pas être loin. Avec de la chance.
Au passage il enfile son débardeur blanc, qui miraculeusement n’a pas changé de couleur.



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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Ven 28 Aoû - 12:32

S'exploser la tête comme un ballon de baudruche

L’autre se retourne et son regard le transperce.
Le glace.
Le viole.
Les mains d’Ismaël délaissent ses globes oculaires pour se placer dans un geste de défense autour de son corps frêle, s’accrochant avec force dans le creux de ses bras, endroit pourrit qu’il protège tout particulièrement.
Il n’aime pas ce regard, ni même la façon dont il le détaille avec fixité. Sa mâchoire se serre et les phalanges se blanchissent dans le tissus qui couvre tant bien que mal sa peau nue. La tension s’empare de son corps mais il essaie de n’en rien trop montrer. Il n’aime pas ce regard parce qu’il y voit poindre dans son éclat cet éclair qu’il connait bien : celui du dégoût.
Il le sait pourtant. Il sait qu’il dégoûte et que son corps répugne , que ceux qui sont marqués par leurs vices ont tendance à soulever les estomacs des bonnes gens. De ceux qui ne sont pas habitué à la laideur du monde.
Tu aurais pu être beau Ismaël, très beau. Mais tu as choisit un autre chemin et tu n’es plus qu’une sorte de beauté fanée. Si, tu as de la beauté quelque part, elle se cache dans les trait coupants de ton visage et dans l’ocre de tes yeux. Elle est de ces beautés étranges et monstrueuses qui fascinent autant qu’elles dégoûtent.
Pour l’instant elles ont l’air de dégoûter tout court.
Une once de mépris passe sur son visage et meurt aussitôt qu’elle nait : Il n’avait pas l’air d’être aussi dégouté hier soir. Du moins à en juger par la douleur dans la partie basse de son corps, l’autre n’avait pas du hésiter longtemps ou faire des états d’âmes sur son apparence physique. Il ne se souvenait pas de grand chose, mais pouvait au moins arriver à la conclusion qu’un peu d’alcool et quelques rails devaient le rendre potable.

Une main encrée se passe dans ses cheveux noirs, ils sont poisseux et sales, une grimace de dégoût pince alors ses lèvres tandis que sa main continue sa course pour venir jouer avec un des anneaux dorés qui croque ses oreilles.

Ça ira pour cette fois, lui dit il.
« Ah. » Répond il, il est soulagé, n’est pas vraiment en colère. Peut être est-il un peu déçu d’un côté, l’autre n’avait pas vraiment fait ça par plaisir donc, plutôt par appât du gain. Lui faisait-il pitié au point  de ne pas le faire payer ? Après tout, il n’allait pas s’en plaindre, les finances n’étaient pas au mieux pour lui. Il ferme les yeux et gémis. Dois mio. Non. Ne pas se mettre à réfléchir maintenant, pas avec une crampe au cerveau.

Machin ( il ne sait pas encore s’il doit lui demander son prénom, ou lui redemander, de toute façon il ne s’en souvient plus ) semble dans un éclair de génie se rendre compte qu’il a oublié ses affaires chez lui. Bon. De toute façon il ne va surement pas rester, il à l’air bien pressé de quitter cet endroit malsain qui sert de masure au légiste.

« J’te retiens pas en otage … » il fait un geste de la main dans le vide, il aurait voulu insérer le nom de machin à la fin de sa phrase, mais c’est peine perdue il ne se souvient de rien. « … Hn. pùes, voila, t’es libre quoi. »

Un éclair de génie le traverse à ce moment la et il fronce les sourcils alors qu’il semble se coller un peu plus contre le mur «  T'as rien piqué j'espère ? ». et quand il pose cette question il ne songe pas aux quelques bouquins qui trainent. Mais plus à ce qu'il y a dans son frigo. Ou aux buvards qui sont planqués chez lui.

La tête du médecin sonne comme un glas lent et sourd, fait résonner tout son corps dans ce tremblement fébrile.  Il ferme les yeux, mais les rouvres tout de suite manquant de tomber. Il faut qu’il fasse un truc. Un truc pour se réveiller.
Café ?
Non. L’évocation de ce simple mot fait soulever son estomac.
A moitié dans les vapes il oublie la présence de ce type chez lui et traverse la pièce en titubant, manquant de s’étaler par trois fois sur le carrelage


Il pousse la porte de la salle de bain, l’ouvrant en grand et fini par s’échouer dans le bac de douche, son dos butant avec violence contre le mur carrelé. Dans un geste désinvolte et qui traduit bien l’harassement de son corps, il tire de toutes les forces qui lui restent sur le robinet qui active le pommeau de la douce.

La morsure glaciale le prend sans préavis, le griffe dans sa froideur et égratigne sa peau. Il lâche un petit cri mêlé d’un grognement. L’eau d’habitude si intangible semble le heurter avec force. Elle le secoue, le réveille comme des épines de glace qui traversent son corps.
Le liquide coule dans ses cheveux, sur sa peau halée qu’elle pique et rougit, qu’elle fait revivre de quelques couleurs. Qu’elle lave des souillures et de la moiteur tant qu’elle peut. Il rejète la tête en arrière et offre sa gorge et son visage à la frappe des jets d’eau. Il n’a même pas pris la peine de se déshabiller, et ses vêtements gorgés de liquide lui collent à la peau en s’alourdissant dans cette chimère qu’il ont de retenir les gouttes.
Ismaël frotte son visage et ses yeux où l’ocre se confronte au rouge. La morsure du froid semble l’envahir totalement puisqu’il se met à claquer des dents.

«  La porte se ferme automatiquement, la clef est sur la commode. » Lance t’il à l’attention de machin.

Un détail sur sa hanche attire son attention, un bleu. Peut être réveillé par la douche une image en flash lui apparait devant les yeux. Lui fermant la porte, des mains se passant sous son t-shirt, des gestes plus qu’aléatoires et une rencontre assez violente entre la commode et sa hanche.
Il grimace.

« Mhhh. Ou elle est peut être tombée »

En fait il n’en n’ a pas grand chose à foutre pour l’instant.


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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Ven 28 Aoû - 16:17




Tu me prends pour qui ?

Y a une colère sourde dans sa voix. Cette merde le prend pour un voleur, et franchement, ça lui plait vraiment pas. Avec sa vieille gueule de camé, peut-être qu’il devrait se regarder avant de balancer ce genre d’accusations. C’est déjà la deuxième fois. Alors oui, il a probablement des affaires qui ne lui appartiennent pas dans son sac. Mais franchement, vu comme son vis-à-vis le juge sur une porte mal refermée, il le méritait bien.
Et il menace de s’écrouler à chaque pas. Est-ce qu’il a au moins avaler autre chose que des prod dans le courant de la semaine ?

Pas vraiment le temps de s’apitoyer sur son sort. Pas l’envie en tous cas. S’il commençait à se prendre d’affection pour toutes les brebis galeuses de ce monde, Zach serait encore coincé chez des vieux qui ne comprennent rien. Soit on se démerde dans la vie, soit on s’écrase. Et y a aucun coup de pied au cul qui aide sinon celui qu’on se fout pour soi même.
Cette fois il doit être au complet.
Peut-être.
Surement.
Il a surtout envie de se casser. L’autre déchet semble essayer de se noyer, il tient pas à voir ça. Cet endroit est glauque, il veut juste rentrer dans son appart luxueux et se faire couler un bain. Juste se détendre et oublier que ce squat-là existe. Et qu’il y a passé la nuit.
Il vire la paperasse, les deux tasses brunies, la tentative de bol à petits trucs qui trainent. Rien qui ressemblerait à un clé, de près ou de loin. Juste un briquet quasi vide et des griffures sur le bois.
Nouvelle information de la part du mourant sous sa douche.

A contre cœur Zach s’abaisse. Il vire au pif tout ce qui traine dans un rayon d’un mètre autour du meuble. Passant deux minutes à essayer de décoincer un papier qui finit par se déchirer sous le pied de la commode. Il regarde dessous, se résout même à envoyer la main. Un cliquetis de métal.
Soulagement.
Malgré lui, un petit soupire satisfait passe ses lèvres. Enfin il va pouvoir s’enfuir de cette caverne nécrophage.
Ah c’est une clé. Pas de doute là-dessus. Mais y a un soucis de taille. Au mieux le petit dépité a exhumé de quoi ouvrir un cadenas sans doute aussi perdu sous une tonne de bordel.
Cette fois, ça y est. Il est plus d’humeur.
Etre enfermé lui a jamais plu, dans un trois pièces aussi merdique encore moins, alors avec l’autre qui menace de rendre ses tripes et crever à quelques pas… c’est bon. Là il en a sa claque. C’est vraiment pas sa définition d’un lendemain de soirée cool.

Il se redresse, son bras est poussiéreux, ça aussi ça lui fout les boules.
Il finit par s’appuyer sur l’encadrement de la porte, observant malgré lui le spectacle pathétique qui se joue dans un bac de douche pas très ragoutant.

Elles y sont pas.

Avec de la chance il daignerait arrêter de jouer au cadavre.
Les gens qui tirent une gueule de chien battu, ça l’a jamais tant ému que ça. C’était quoi le plan ? Essayer d’attirer sa pitié ? Pour l’instant il menaçait sa patience au mieux.
Il attend qu’il se décolle un peu de la cascade pour lui balancer une serviette dessus.

Tu pourrais te bouger un peu ?




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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Lun 7 Sep - 20:26

S'exploser la tête comme un ballon de baudruche

«Tu me prends pour qui ? »

La voix est chargée d’un mélange de colère, de médisance. Elle claque dans l’air, cingle comme une lanière de cuir.
Sème le vent avec ton reproche, Ismaël, et voilà que tu reçois la tempête.
Mais pourtant, le junkie ne le prend pas pour autre chose que ce qu’il est; un homme comme tout autres. Homme quel horrible mot, quelle horrible chose. Oh, lui il les connait les hommes et les trouve pire que tout.
Lui le premier.

L’eau de la douche semble intarissable à couler comme cela sur son corps harassé, goûtant pauvrement au bout de ses cheveux, roulant sur son menton. Les flots se heurtent, se brisent et dénivellent le long de sa charpente vallonée, son corps tout en creux, en vasques et en sillages.
Il baisse la tête lentement, ayant peur qu’elle tombe comme celle d’un vieil automate et remonte sa main au niveau de son visage. Les perles transparentes et imprenables tombent sans pitié dans sa paume ouverte et lèchent, doucereuses, les lignes de ses mains mates.
Il pense.

S’il y restait, comme ça, sans bouger. S’il décidait de choisir l’immobilité, la fixité sous ce jet au fond de son bac de douche, finirait-il par vider un lac ? Finirait-il érodé comme le calcaire dans le lit des rivières ? Finirait-il creusé par ce même jet ? Percé ? Poinçonné par les forces des eaux qui racleraient sa chaire jusqu’à ne laisser de lui qu’un petit tas d’os blanchis et poreux ?
Ne serait-ce pas le plus doux des suicides que de se voir partir en lambeaux au milieu des flots ? Et d’avoir pour sépulture le parfait et intangible monde du silence.
Mais comme toujours le monde décide de l’arracher à ses rêveries, quand un grincement près de la porte le fait sursauter.

«  Elles y sont pas. »  La voix de machin a toujours cette froideur sans appel, ce ton monotone dont la tension traduit tout l’énervement croissant. Ismaël se contente de relever les yeux pour contempler entre ses doigts l’homme qui lui fait face.
Maintenant réveillé par la froideur de l’eau il est en mesure de le dépecer du regard. Il ne répond pas et les yeux ocres coulent sur la silhouette offerte dans l’encadrement de la porte. Malgré le teint fade que porte son visage, ravage de leurs déboires nocturnes, lui respire la santé. La vie.
Son marcel blanc découpe sa musculature, sa chaire ferme, et lui donne une certaine prestance malgré sa petite taille.
Vivant, en bonne santé, beau. Que d’adjectifs qu’on ne lui applique pas…
Quoi ? Voyons Ismaël, cette tension dans ta mâchoire et ton regard qui se fait plus coupant que le plus coupant de tes scalpels, qu’est-ce donc ? Ne me dis pas que la moue amère que tu affiches est le reliquat d’une pointe de jalousie ? D’envie ? De dégoût envers toi-même ? Et de l’idéal d’un antagoniste qui te regarde les yeux pleins de mépris, de la pitié au fond des globes oculaires. Oh, tu sais bien que tu lui donnerais presque envie de vomir.
Le dos du légiste se décolle à peine de la douche qu’il reçoit déjà au visage le tissu chaud d’une serviette. Les doigts sombres et encrés se referment dessus avec force pour le tirer hors de son faciès tandis que de l’autre main il coupe l’eau de la douche. Et d’un coup c’est le silence.
Plus de bruit de canalisation.
Plus de bruit de gouttes qui meurent contre le rideau de douche.
Le silence.
Et machin qui parle.

Le métis fait glisser très lentement sa serviette de son visage, ébouriffant les mèches ébènes qui lui collaient au front et faisant glisser des gouttes le long de son visage coupant.
Un sourire amer fend ses joues creuses qui se parent de deux fossettes profondes. Il sourit amèrement de toutes ses dents claires qui brillent comme le blanc de ses yeux dans la pénombre de la pièce, un air acerbe au visage cachant la tension de sa mâchoire.

«  Qu’est ce qu’il y a ? T’es si pressé cariño ? Tu vas pas m’dire que Bobonne t’attend à la maison ? »Le ton est froid et cynique, son sarcasme à peine voilé.

Mais l’instant d’après il soupire et le sourire comme un masque se décompose sur son visage qui retrouve aussitôt cet air fatigué et las.
Il passe une main sur son visage pour en retirer les gouttes qui glissent et perlent le long de ses cils, mais lorsqu’il ferme les yeux, celles-ci tombent et roulent à nouveau sur ses joues.


« Je.. Désolé… . »


Il ne sait pas trop pourquoi est-ce qu’il l’a provoqué aussi idiotement, aussi gratuitement alors que des deux il est le plus pitoyable. Il a les nerfs en vrac, les réflexes en berne. Et de toutes façons, face aux vivants il n’a jamais vraiment su comment se tenir.
Il attrape le rebord du lavabo pour s’aider à se remettre debout, non sans manquer de tomber. Une fois fait, il retire son tee-shirt trempé et le jette dans le bac de douche. Son dos et son torse tatoué sont exposés avec crudité à la lumière diurne qui filtre avec difficulté dans la pièce. Néanmoins cette demi-teinte d’obscurité masque mal les cicatrices de son corps, les traces de coups et encore moins l’impact de balle sur son sternum qui laisse au milieu de la peau mate une striure rosée. Les creux de ses deux bras sont recouverts d’épais sparadraps appliqués avec habitude, seul rempart à la vision crue des traces de piqûre, dont quelques unes outrepassent la barrière aseptisée de la bande blanche, elle qui contraste tant avec le derme halé.
Il attrape la serviette et sans un regard glisse à côté du corps de son vis à vis adossé à la porte, pour en passer l’ouverture.
Il se change brièvement, attrape un caleçon propre, un jean noir et un sweat à capuche gris dont le col laisse poindre la pointe de ses clavicules et dont l’étoffe tente de le protéger de ce froid qui le mord jusqu’au fond des os.

Fatalement il se traine au milieu des décombres de sa vie, petits feuillets épars, livres aux pages jaunies et tasses de café qui jonchent le sol dans le désordre parfait de ce doux no man’s land qu’il aime à appeler « chez lui ».
Ismaël s’approche de la scène de crime, lieu de disparition de la victime, jeune clef perdue depuis hier au soir. Prenant appui sur la commode il se baisse, craquant au passage les articulations criantes de ses genoux.  Ses yeux balaient le sol, s’attendant presque à voir sur le carrelage ce si particulier adhésif jaune qui délimite la frontière entre le monde des hommes et celui des crimes sordides. Le monde où celui des vivants s’arrête et où commence le sien.
Mais il a beau chercher les indices, il ne trouve point de corps à ce crime, il ne trouve point la clef.
Il faut se rendre à l’évidence, aussi amère soit-elle. Ils l’ont perdue.
Il souffle et se masse les tempes, las, c‘est machin qui ne va pas être content. Et voilà qu’il l’imagine déjà hurler et trépigner, ce qui n’arrangerait en rien son mal de tête.
Voyons Ismaël, n’est ce pas là de la mauvaise foi ? Il est bien normal pour l’autre de vouloir sortir de ton petit enfer artificiel, et tu n’es pas en mesure de lui offrir la clef des champs ou toute autre poudre d’escampette.
Comment lui annoncer dans ce cas ? « Coucou machin, on est comme qui dirait coincés. »,  « Alors, tu vas pas me croire, attends, attends tu vas trouver ça super drôle… », «  Eh ! Tu connais la  dernière ? non …. ? ».
Non. Non, non, non.  Non il n’allait surement pas apprécier.
Avoir si peu de connaissances concernant les affres des sentiments humains et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à de la diplomatie peut parfois se trouver fort handicapant.

«  J’trouve pas la clef. »

Bravo. Très diplomate.
Il se frappe le front avec la paume de la main et laisse glisser ses doigts sur son visage.

C’est avec une certaine nonchalance il se relève pour se laisser tomber sur le canapé. Son bras cherche machinalement son paquet de tabac, laissé sur la table basse. La feuille crisse entre ses doigts tremblants tandis qu’il roule, le filtre entre les lèvres. Le tabac s’écrase entre les phalanges et libère ses odeurs âcres, mélangée avec celle plus suave d’autres ingrédients. Sa langue glisse sur le papier, et ses mains cherchent le briquet dont la pierre griffe ses doigts, léchés par les étincelles.
Et la fumée de s’élever plus blanche et plus dense qu’à l’habitude. Elle glisse dans sa gorge et se roule en boule au fond de ses poumons, où elle l’embrasse de l’intérieur comme une caresse épineuse et rêche. Elle termine ce parfait circuit en ressortant calmement par son nez, lui donnant un air de dragon endormi, tandis qu’elle détend les muscles de son corps.
L’une de ses mains glisse de sa cuisse pour tomber sur le coussin du canapé alors qu’il rejète la tête en arrière dans un dernier soupir. Dans une petite pensée pour machin et parce qu’il est partageur, il tend son bras derrière lui, offrant le cylindre coincé entre ses doigts encrés.

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MessageSujet: Re: Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]   Mar 8 Sep - 21:15




C'est une impression ou y a une odeur de menace dans l'air ?
Est-ce que ce putain de déchet des bas fond de l'humanité tente de l'intimider ? Sérieusement ?
Si ce petit con tatoué ouvre encore une fois la bouche, probablement que Zach foutra son appart à sac jusqu'à trouver ces putains de clés tout seul. Rien à branler d'éventrer son canap plus qu'il ne l'est déjà, ou de balancer le frigo par la fenêtre. Son impatience atteint déjà les limites de ce qu'il peut contenir. Il aime pas cet endroit, il a rien à gagner à rester ici, et il a des tonnes de trucs à prévoir pour la soirée. Et il est vraiment pas présentable en l'état.
Probablement que ça lui fait quand même un froid mordant dans la colonne de se retrouver coincé comme ça avec ce genre de psychopathe. Qu'il ferait n'importe quoi en l'instant pour retrouver le confort de son cocon de millionaire nouvellement acquis.
Ses traits se durcissent un peu plus, il ne laissera rien paraitre.

L'autre retombe immédiatement.
Et lui reste droit, sans ciller devant le spectacle qui devient plus navrant encore à chaque instant. Il ne bouge pas, impose sa présence qu'il sait emmerder son vis à vis. Jusqu'à ce qu'il cède, il ne bougera pas.
Ca ne tarde pas.
L'image est assez violente. Un corps totalement délabré s'offre devant lui. Il le coque autant qu'il le fascine. Dans quelle merde ce mec a-t-il bien pu se mettre à un moment de sa vie pour finir comme ça ? Comment autant de marques peuvent-elles échouer sur un même corps ? Comment ce mec est-il encore vivant bordel de merde ?
Il l'observe agir, ne décolle plus ses yeux de lui, jusqu'à ce qu'il le dépasse.
Le soulagement est assez grand pour lui faire oublier cet attrait presque morbide pour cet être.
Il est encore vivant putain.
Il l'a pas encore dépecé.
Plus jamais il ne se plaindra de sa chance.

Il reste silencieux, debout aussi, observe la silouhette qui fouille de partout.
Son cerveau tourne dans le vide, il se perd dans ses pensées. Il ne fera pas un effort de plus pour cette clé. Il n'y pense plus vraiment, attends juste une anonce salvatrice.
Ce type pique sa curiosité, pas comme un chatouilli au fond du ventre. Plus un pic à glace dans la nuque. Il est tout à fait étrange, changeant et démoli. Le genre de mauvaise rencontre qu'on a pas envie de faire. Le genre qui attire l'oeil de tous. Le genre que tout le monde aimerait observer pour comprendre. Le genre qui ne devrait jamais être compris pour rester aussi attirant.
Il repose son attention sur lui une seconde. Même ses positions sont aliens. Rien n'a l'air réel. Il ressemble à ce genre de marionette bien trop réaliste. D'un goût douteux quoique dramatique dans ce foutoir abominable et cet odeur acide.
On le tire de ses divagations, il met bien trois secondes avant de réagir.

Les épaules qui tombent, le regard qui part à la recherche de quoi que ce soit pour le réconforter. La fin du monde, l'hécatombe, le désespoir et la lascitude.
Il en a marre.
Ca y est.
Il est au bout de sa vie, il soupire bruyamment, pose un bras sur le mur.
Et l'autre en a plus rien à foutre.
Ca a même pas l'air de le déranger de plus retrouver ses propres clés de son propre appart. Il a juste l'air d'en vouloir à la présence d'un vivant chez lui.
Et puis merde. Il a plus le courage de lui hurler dessus. En vrai il a toujours la gerbe, mal au bide et la mâchoire qui serre plus que d'ordinaire.

Il avance, dépité, tire une chaise à coté du bras tendu et récuppère son lot de consolation. Il s'installe sans la moindre trace de tenue et colle son front sur le dossier. Ca va être long. très long comme journée. Il se résignerait presque à appeler un serrurier, là, tout de suite. Il tire une taf plutot, et se lève.
Il se frite un peu avec la fenêtre récalcitrance et l'ouvre. Au moins de l'air pur. L'odeur des moteurs de voitures n'a jamais fait autant de bien à quelqu'un. Il se rend un peu plus compte de l'odeur de renfermé qui stagne. Il soupire et retourne s'asseoir, résigné.

J'vais pas pouvoir passer ma vie ici t'sais.

Encore une taffe et il glisse sa main devant les yeux du métis.
Il est presque surpris d'y voir encore ses bagues. Vu la vitesse où les perd, c'est encore un miracle dans cette journée presque tragique. Le laissant entre des mains vaporeuses, il file vers la cuisine, cherche dans trois placards, trouve des sachets qu'il ignore, se choppe un verre et revient une fois plein.
Il reste debout, en face du comateux, juste au début du salon.

Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?




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Fais gaffe, t'as un oeil qui part en vrille. [Pv Isma]
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