Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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MessageSujet: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Dim 25 Oct - 15:36
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Adrian & Miremél

"On y va !"

Miremél termine de boucler ses rollers, noue sa longue crinière crémeuse en une queue de cheval et se lève en sifflant. Aussitôt sa meute se met à courir en aboyant, les trois laisses en corde se tendent et la dragonne s'élance avec souplesse, pliant les jambes pour plus d'équilibre. Il fait extrêmement froid ce matin, et Miremél ne regrette absolument pas d'avoir enfilé une parka. Le froid glacé de l'hiver n'est jamais agréable pour une créature du feu. Sous sa forme écailleuse elle n'aurait pas craint ce vent polaire soufflant sur Détroit, mais sa version humaine est si fragile et carrément trop sensible.
Mais tout ça ne l'empêchera pas de se promener avec sa meute. Seulement ce matin elle décide de prendre un chemin différent et après cinq minutes à slalomer dans les rues débordant de monde et d'agitation, Miremél oriente sa meute à gauche et ils s'éloignent progressivement de l'agglomération, en direction de la zone verte et sauvage en marge de Détroit. Très vite les chiens transpirent sous l'effort et Miremél leur demande d'un léger coup en arrière de ralentir, laissant la meute freiner progressivement et trottiner sur plusieurs mètres. Ils décident de s'arrêter au bout de deux ou trois minutes et marchent tranquillement en récupérant chacun de l'effort physique. Comme à son habitude, Miremél se sent traversée d'un calme absolu et profite de l'ambiance. Elle ne perçoit pas le clapotis des vagues ni le son des cloches, les cris des pêcheurs et l'appel lointain et puissant des navires approchant des quais, mais les bois possèdent leur propre ensemble de sons et de bruits aussi reposant que près des rives.

Bien sûr, les oiseaux sifflent et chantent une douce mélodie. Le feuillage des arbres est agité par le vent et Miremél se retrouve en-dessous d'une pluie de feuilles multicolores. C'est poétique. Presque trop pour elle, qui n'est clairement pas habituée à la forêt et son environnement débordant d'agitation, de bruits et de manifestations de tous les genres. La forêt n'est jamais complètement calme, il y aura toujours un bruit, un craquement, un sifflement, le cri d'un animal. C'est tellement différent du ciel, où sauf en cas d'une météo capricieuse, tout est si silencieux que Miremél perçoit clairement les palpitements de son cœur et le souffle régulier de sa respiration.

"Je ne suis pas faite pour vivre en forêt" soupire-t-elle. Elle se baisse au niveau de ses chiens et ceux-ci viennent se regrouper tout autour d'elle. Elle les récompense chacun à leur tour d'une papouille amoureuse et d'un bout de fromage, puis les détache et leur intime d'un mouvement de la main à profiter librement de leur promenade. "Mais si ça vous plait, c'est tant mieux." Les chiens s'élancent en avant, s'étendant en cercle comme une équipe d'éclaireurs et ouvrent le chemin. Miremél les suit, confiante. Etant elle-même un animal, elle a toujours eu cette facilité à comprendre les animaux, en particulier les chiens, qui l'ont accompagnée dans sa vie depuis sa toute première transformation en humaine. Les dragons communiquent entre eux à l'aide de grondements et autres sons mélodieux qui ressemblent presque à un chant. Avec les chiens c'est la même choses.

Mais soudain sa meute bondit et disparait rapidement de son champ de vision sans un regard en arrière. Miremél sursaute, surprise et souffle plusieurs insultes bien senties avant de les pourchasser, mais sa meute est deux fois plus rapide que son pathétique corps d'humaine et elle a du mal à les retrouver. Et pourtant ils sont tous près. Rassemblés autour d'un jeune homme plutôt grand –voire trop, pense Miremél qui sait instinctivement en voyant sa carrure qu'il la dépassera largement en taille, et cette idée ne l'enchante pas– En se rapprochant au pas de course la dragonne remarque son œil droit dissimulé sous un cache et ses cheveux ébouriffés, mais surtout, elle perçoit… quelque chose. Il y a définitivement quelque chose de spécial avec cet homme. Une impression de familiarité alors qu'elle n'a jamais rencontré cette personne, Miremél le sait. Peut-être qu'il n'est pas exactement humain ? Oh, comme ça l'arrangerait. L'écailleuse n'a pas forcément envie de s'excuser envers un humain…

"Pardon, ils sont à moi. C'est ma meute. On était en promenade et d'un coup, ils se sont barrés…" Mais le doute est là, alors elle s'excuse avec un air penaud et un sourire en coin. Elle n'essaie même pas de rappeler sa meute, qui semble hypnotisée par l'humain, ne cessant de lui tourner autour et de le renifler avec enthousiasme. Du coup, elle ne peut s'empêcher de lui demander, juste pour tenter de deviner : "Par contre, ils ne s'intéressent pas à d'autres promeneurs, d'habitude. Et pourtant on se promène souvent sur les quais. C'est comme s'il y avait un truc chez vous qui les attirait..." dit-elle en croisant les bras. Son regard de braise est braqué sur l'homme en face d'elle, inquisiteur.

Si tu es ce que je crois, dis-le-moi. On va s'amuser ~
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Lun 26 Oct - 13:47

 
 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.

 
Cette journée était une journée sans. Aujourd'hui travail, responsabilités et obligations de quelque nature que ce soit avaient été sciemment mises de côté par Adrian. Rien de bien inhabituel chez notre Alpha. En dehors du fait qu'il ne s'activait que selon son bon vouloir, le loup-garou avait ce besoin – presque viscérale de s'éloigner un maximum de la civilisation, et surtout des Humains. Lorsque son seuil de tolérance pour l'autre espèce arrivait à 0, il fallait absolument qu'il prenne ses distances, et ce avant que ça ne tourne au carnage. Adrian était un bagarreur dans l'âme, c'est vrai, mais même dans ses accès de violence il se maîtrisait, savait s'arrêter avant que cela ne dégénère. En somme … avant de réduire son opposant en pièces.

Mais lorsqu'il arrivait à « ce stade ». Celui dans lequel il se trouvait actuellement. Adrian se savait capable de faire un carnage, de massacrer le premier qui aurait le malheur de se trouver sur son chemin. Non pas que ça ne le dérangerait outre mesure. Après tout il se fichait pas mal du cas Humain et passer par la case détention ne serait pas une première pour Alpha. Mais il se voulait malgré tout maître de ses émotions et surtout de ses pulsions, car et malgré tout en perpétuel conflit avec la Bête. Cette part animale de lui, agissant en dépit de toute morale et éthique. Elle était sa force, mais aussi une garce de première. Celle qui avait tenue pendant 3ans l'Homme à l'écart pour satisfaire ses besoins primaires. Si Adrian l'exploitait, c'était uniquement lorsqu'il se savait capable de la maîtriser. Dans le cas contraire il la laissait dormante, quitte à être lésé au pire moment.

Au final et on l'aura donc comprit, dans l’intérêt de tous l'Alpha devait prendre d'air. Alors il s'était levé tôt – pour ne pas dire aux aurores puis préparé, avait enfilé un pantalon de sport, un haut à manches courtes et ses baskets avant de s’éclipser. À peine le pas de la porte passé qu'Adrian se mit à courir à grandes foulées, comme pressé de quitter cette jungle urbaine pour rejoindre des terrains plus arborés. Les écouteurs dans les oreilles, un fond de musique quelconque pour se donner un rythme et – probablement ignorer tout ce qui l'entourait. Il ne prêta aucune attention aux quelques matinaux ou sortants de boite qui, en le voyant simplement vêtu d'un T-Shirt, le regardèrent d'un air presque horrifié, et ce même pour les plus imbibés. C'est vrai qu'à côté d'eux, déjà équipés de vestes ou de couches de tissus plus épaisses, Adrian n'était pas très discret, mais le loup-garou dégageait une telle chaleur corporelle – si ce n'est plus lorsqu'il était dans l'effort - qu'elle se suffisait à elle-même. S'habiller chaudement n'était donc pas nécessaire, pis encore c'était pour lui comme se retrouver dans une étuve et devenait rapidement un calvaire. L'été était d'ailleurs ça bête noire, car à moins de remplir sa baignoire de glaçons et d'y rester toute la journée ou de s'enfermer dans une chambre froide, l'Alpha était au plus mal. Ça lui tapait sur le système, lui donnait d'impressionnants maux de tête et le rendait particulièrement mauvais. Du coup et à cette période de l'année Adrian revivait et brillait, comme aujourd'hui, plus souvent par son absence.

Quelques grandes foulées plus tard, c'est à peine essoufflé et dépensé que l'Alpha se retrouva plus en marge de Détroit, autours de la végétation et sous le couvert des arbres dont les feuilles prenaient petit à petit des couleurs automnales. Soudain accaparé par le décor et les odeurs que charriaient le vent Adrian, plutôt que de s'épuiser dans un banal effort, préféra ralentir le pas et profiter du cadre. Il coupa son MP3, retira ses écouteurs qu'il laissa pendre par-dessus son T-Shirt et prêta oreilles aux sons et mélodies que ce bout de nature lui offrait.

Calme et détendu en seulement quelques minutes. Il n'y avait que ce genre d'endroit ou une infime quantité de personnes qui pouvaient avoir cet effet-là sur Adrian. Réussir à apaiser aussi bien l'Homme que l'Animal. Au final et les années se faisant, l'Alpha se plaisait plus à la vie sauvage que moderne, devenue à ses yeux beaucoup trop privatrice et dirigiste. Peut-être n'était-ce dut qu'à sa condition, difficilement adaptée et adaptable à ce monde. Difficile de fonder ou de s'investir dans quelque chose - matériellement ou socialement parlant lorsqu'on sait sa valise ou son sac de voyage jamais bien loin de la porte, prêt à l'emploi Ouais, sûr que ça venait de là. Mais Adrian ne s'était jamais plaint de cette vie de baroude et de vagabondage. Après tout il n'était attaché qu'à sa meute … jusque-là.

Soudain et avant même que le jeune homme n'ait eu le temps de creuser cette question, plusieurs individus à quatre pattes vinrent à sa rencontre, des chiens. L'Alpha, surprit, s'accroupit pour se placer à leur hauteur. Le dominant – il suppose - s'approcha le premier. Adrian tendit alors sa main vers lui, paume ouverte vers le ciel et le laissa le sentir. La présence d'un collier sur chacun d'entre eux attesta qu'il ne s'agissait pas de chiens errants. Ils paraissaient même très bien loties. Devant l'attitude aucunement agressive de l'animal, l'Alpha sourit et le flatta par une caresse énergique. Il s'entendait plutôt bien avec les chiens, et ce indépendamment de sa condition. Lui-même en avait possédé quelques uns, mais c'était bien avant d'être transformé. Depuis lors Adrian ne s'entourait plus d’animaux. Étant en un sens lui-même un animal, il trouvait ça asse bizarre.

Passons. Constatant que le jeune homme ne représentait aucun danger pour eux, le dominant et le reste de la meute se montrèrent rapidement plus jouasses et vinrent lui quémander plus d'attentions, soit des papouilles et des flatteries.

- «
 Oui oui ! » s'en amusa Adrian qui tenta alors de satisfaire tout le monde.

Il marqua ensuite une pause, ponctuée par l'apparition de leur propriétaire. L'Alpha fut, avant le reste de sa personne, interpellé par la couleur de ses cheveux. Encore une tête drôlement colorée et sans teinture à la clé, donc. À moins que l'odeur ne soit couverte par celle des chiens, du shampoing utilisé sur leur pelage, mais aussi de cette tiers flagrance que l'inconnue dégageait. Il fronça légèrement les sourcils, presque suspicieux, et répondit -

- « 
Ce n'est rien. À  part me réclamer de l'attention et du jeu ils ne m'ont rien fait de mal. » voulut la rassurer Adrian.

Puis elle reprit … et sa remarque le fit sourire. Pleine d'assurance, avec cet air inquisiteur et ce sourire au coin, l'Alpha comprit rapidement où elle voulait en venir. Restait à savoir à quel genre de personne il avait affaire.

- « 
Magnétisme animal, une odeur qui plaît bien - » comme début de réponse, d'humeur à jouer lui aussi. Il délaissa alors la meute, se redressa et s'approcha de l’intéressée. Assez proche pour que son flair n'ait plus qu'une seule odeur à étudier, mais sans pour autant pénétrer son espace vital. Ah, c'est mieux, et plus distinct.

- «
- ou peut-être apprécient-ils simplement les originaux, un peu comme celle qui les dorlote. » Conclut-il sur un ton monocorde, mais en soit plus amical, voire taquin, maintenant qu'il était sûr que son interlocutrice n'était pas du genre humain.

- «
 Adrian. » se débarrassant ainsi des présentations.

- «
 Je ne pensais pas que nous étions aussi ''nombreux'' dans cette ville, c'est à se demander ce qu'on trouve de mieux ici.» Détroit étant ce qu'elle est …  Enfin -

- « 
J'ai le droit à quoi cette fois ? » lui demanda-t-il, malgré tout curieux de connaître l’identité de cette fille.

Ps : Adrian râle cc3300
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Lun 26 Oct - 20:02
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Adrian & Miremél
Ce garçon titillait la curiosité de Miremél. Il ne semble pas menaçant ni hostile et sa réaction face à l'interpellation indiscrète de l'écailleuse ne laisse soupçonner aucun danger. Il a l'air plutôt amusé par la meute et s'est même permis de les caresser. Miremél en est soulagée, sachant qu'en temps normal sa bande de gros molosses a plus tendance à effrayer la population de Détroit… Pfft ! Bande de froussards.

Au premier abord méfiant et fronçant les sourcils avec un air douteux, la devinette cachée dans la remarque de Miremél ne lui passe pas inaperçue et il se relève, s'approche sans envahir son espace personnel. Franchement, la dragonne en est reconnaissante. C'est déjà assez humiliant de se retrouver rabaissée au niveau des humains, mais rester de marbre face à quelqu'un bien plus grand qu'elle et s'autorisant à l'aborder de trop près de surcroît, ça aurait été compliqué. Seulement la dragonne n'est pas idiote et comprend tout de suite que son interlocuteur cherche à analyser son odeur, comme le ferait… un chien ?

- "Magnétisme animal, une odeur qui plait bien -" il marque ensuite une brève pause et reprend : "- ou peut-être apprécient-ils simplement les originaux, un peu comme celle qui les dorlote." Son ton est plat mais plus amical, voire espiègle et la dragonne lève un sourcil amusé.

Bien, il a bien voulu répondre à sa question. Elle avait vu juste. Cet homme n'est définitivement pas humain, bien qu'il en ait l'apparence, exactement comme elle. Elle se demande comment vivent et survivent les monstres qui ne peuvent se transformer. Miremél doit se l'avouer, pour eux, bénéficier d'une enveloppe humaine est vital.

- "Adrian." reprend son interlocuteur face à son silence.

"Miremél" répond-elle avec un vrai sourire cette fois-ci, et sa voix et son comportement se modifient radicalement, de froid et prudent à sociable et enjoué.

Adrian poursuit la conversation naturellement, et le courant qui semble passer entre elle et lui encourage Miremél à se détendre et l'écouter, pour établir un vrai contact, une vraie discussion. Ce n'est pas très souvent qu'on a l'occasion de converser pacifiquement avec un autre 'monstre'.

- "Je ne pensais pas que nous étions aussi nombreux dans cette ville, c'est à se demander ce qu'on trouve de mieux ici."

Elle rit doucement. "Je n'ai pas rencontré beaucoup de monstres ici… Seulement, on se cache tous sous une apparence humaine, du coup c'est compliqué de voir ce qui s'y cache en-dessous, forcément." Dit-elle en mimant des guillemets au terme 'monstres'.
"Mais ce monde ne nous appartient plus… Si tout n'avait pas tellement changé on ne m'aurait jamais aperçue dans ce corps d'humaine. Jamais."
Son regard se fait lointain et se voile d'une lourde amertume et d'un soupçon de colère. Sa voix basse ressemble à un grondement sourd : "Mais ils sont venus là où je ne pensais jamais pouvoir les croiser. Dans le ciel ! Mon univers, mon empire, à moi et aux miens. Avec des engins qui font un bruit terrible et qui transportent des humains, en plus. Pff. Ces trucs sont plus gros que moi. C'est humiliant…" crache-t-elle, croisant les bras avec un air de défi et fixant le sol recouvert de feuilles mortes et de mousse.

Une seconde plus tard, elle relève le menton et adresse un sourire d'excuse à Adrian. "Désolée. Je m'emporte. C'est les humains… Je pense que tu peux comprendre."

- "J'ai le droit à quoi cette fois ?" lui demande son collègue monstrueux.

"Un dragon" répond Miremél avec fierté. "Et d'ailleurs, mes cheveux, c'est naturel. J'ai vu que tu les regardais tout à l'heure." Distraitement, elle défait la queue de cheval et laisse sa chevelure cascader dans son dos. "Et toi ? Je pense pouvoir deviner, mais… Je n'en ai jamais rencontré avant pour en être certaine."
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Mar 27 Oct - 12:50

 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.


A l'instant même où Adrian confirma sa condition à Miremél celle-ci changea du tout au tout, étonnant agréablement l'Alpha. Après tout ce n'est pas parce qu'ils étaient des « monstres » qu'ils étaient voués à s'entendre. Il n'y avait qu'à voir avec Elséar, pour n'en citer qu'un. Alors oui, sûr que ça facilitait les choses. Si Miremél n'avait pas été « autre chose » l'Alpha ne se serait pas montré aussi amicale et loquasse, car d'un naturel méfiant et peu bavard. Pis encore et compte-tenu de son état d'esprit, ça aurait même pu rapidement tourner à la catastrophe – quitte à hériter des chiens. Adrian n'était ni connu pour sa demi-mesure, ni pour ses états d'âmes. Mais bon, dans le cas présent le problème ne se posait même pas. Et puis le courant passait bien. Pour le coup merci aux chiens, car force est d'admettre que l'Alpha ne se serait probablement pas arrêté si la meute n'avait pas là – et/ou sur son chemin. L'odeur de Miremél et le reste de sa personne l'auraient interpellées, mais le connaissant il ne l'aurait pas abordé. Ce n'était pas dans sa manière de faire, et ce même en présence d'un de ses congénères. Ce fut donc le bon moment, au bon endroit.

Détendue, la promeneuse rendit les présentations. Adrian nota tandis que sa comparse, cette fois bien lancée, poursuivit. Bien campé, les mains dans les poches. Si le visage de l'Alpha était redevenu de marbre son regard, lui, brillait toujours d'amusement et de malice. Il trouvait cette fille plutôt amusante intéressante, car globalement dans le même état d'esprit – voire de frustration – que lui. Tout comme Miremél, Adrian avait du mal à se faire à cette vie, à cette société. D'ailleurs il était clairement en marge d'elle et était partisan du moindres efforts pour s'y intégrer. Il n'en voyait pas l’intérêt, vivre comme un humain lambda ne lui seyait plus depuis des années. C'était comme vouloir mettre un animal sauvage en captivité. Lui faire troquer son vaste environnement pour un enclos à la vue des badauds, sous prétexte que c'était mieux comme ça. Il y avait de quoi rendre fou et Adrian ne comprenait pourquoi les « monstres » - pour la plupart supérieurs en tout point aux Hommes - se laissaient ainsi piétinés et muselés. Enfin. Chacun voit midi à sa porte...

Il soupir, passe une main à l'arrière de son crâne et se le masse. Le malaise qu'éprouvait Miremél lui était particulièrement familier et légitime en soit. Étonnant d'ailleurs quand on sait qu'Adrian était à l'origine un être humain, mais l'Alpha semblait n'avoir gardé aucune part de cette « humanité ». L'âge, mais aussi les atrocités commises par ces soi-disant congénères avait nettement fait pencher la balance, il faut avouer. Oh, eux-même n'étaient pas des saints, Adrian inclut, mais quand on fait les comptes, le jeune homme avait bien plus à reprocher aux Hommes qu'aux monstres.

- « 
Je vois ce que tu veux dire » pour en conclure alors que Miremél ruminait … non, fulminait rien qu'en repensant à ce fut un jour son domaine et de la manière dont on la délogea. « Enfin, j'admets que l'un de ces moyens de locomotions m'ait fort utile. » s'excusa presque l'Alpha, car possédant malgré tout sa moto.

- « 
Et puis, c'est aussi un gagne pain.» Parce que c'est bien beau tout ça, mais quand il s'agit de s'en occuper ou de les réparer ça ne se bouscule moins. D'un autre côté, ça évite trop de concurrence.

Son interlocutrice s'excuse à son tour, un peu trop enflammée. «
 'Pas de mal. » lâcha Adrian dans un haussement d'épaule. « Ils m'en ont fait voir aussi – et le font encore, mais d'une autre manière. Pour ça ils débordent d'imagination on dirait. » se reprocha l'Alpha. La bêtise humaine … vous savez comment elle est.

D'ailleurs il préféra s’intéresser au cas de Miremél plutôt qu'au leur. Un Dragon. Un fier Dragon. Adrian la fixe, surprit. Le loup-garou avait beau être ce qu'il est il ne pensait rencontrer un jour une telle créature … ni même que ça existait. Amusant, non ?

- « 
Si tu voulais t'assurer que je ne me frotte pas à toi, c'est réussit. » plaisanta l'Alpha. Autant il se risquait parfois à se confronter à bien plus grand et massif que lui. Autant cette fois il ne tenterait pas le diable. Et puis il n'avait pas de raison de le faire.

- «
 Ah, oui, excuses-moi.» pour les cheveux – qu'elle avait entre-temps prit soin de détacher. Il aimait bien cette couleur. Enfin, disons plutôt que Miremél la portait bien. Sûr que ça devait en interpeller plus d'un, mais – autrement que capillaire – Adrian n'était pas en reste. Pour rester dans le thème.

- «
Je crois qu'ici on dit loup-garou. Donc va pour ça. » Il jeta ensuite un coup d’œil à sa montre, une fois sa seconde main libérée de sa poche, puis revint à Miremél. « Puisqu'on est là … ça te dit un bout de route ? » en indiquant d'un mouvement de tête un sentier différent de celui où Miremél est arrivée. Un chemin que l'Alpha avait l'habitude d'emprunter, puisque débouchant pas loin du café dans lequel il avait l'habitude d'y boire le sien, en guise de petit déjeuner. « Je te payes un café – ou autre – à la sortie. Si ça peut suffire à te corrompre.»Toujours sur le ton de l'humour. Quitte à avoir fait une bonne rencontre, autant la prolonger un peu. Non ?

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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Jeu 5 Nov - 19:44
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Adrian & Miremél
- "Si tu voulais t'assurer que je ne me frotte pas à toi, c'est réussi" rit Adrian et Miremél étouffe un léger rire.

"Ce n'était pas mon intention. Mais je confirme : il est fortement déconseillé de s'attaquer à un dragon !"

La dragonne fourre les mains dans les poches de son épaisse parka en sentant un courant d'air froid la traverser et lui glacer les os. Adrian s'excuse de sa remarque à propos de ses cheveux. Elle hausse les épaules d'un air désintéressé et ajoute, juste pour anecdote :

"Normalement ils auraient dû prendre la couleur de mes écailles. Sauf que je n'ai pas une seule écaille blanche ou couleur crème. Les mystères de la nature…"

Ensuite Adrian confirme la supposition de Miremél : un loup-garou. Wow. La dragonne a beau être une créature forte et puissante, cracheur de feu et maitresse des cieux, rencontrer d'autres 'monstres' et pouvoir en apprendre plus sur eux et leur façon de vivre, ça ne cessera jamais de la fasciner. Elle est aimerait pouvoir lui poser mille questions, en ce moment, mais Adrian jette un coup d'œil à sa montre et ne semble pas disposé à discuter autour d'un verre.

- "Puisqu'on est là… ça te dit un bout de route ?" Il désigne d'un mouvement de tête un chemin à gauche. "Je te paye un café –ou autre– à la sortie. Si ça peut suffire à te corrompre."

La dragonne réajuste sa veste et la resserre autour d'elle, s'enfermant dans un cocon doux et chaud.

"Me corrompre ?" répond-t-elle avec un sourcil haussé en signe d'amusement et de curiosité. "Pas besoin. Je ne refuserai jamais un café avec un charmant inconnu ~" dit-elle de sa voix suave et envoûtante. "De nous deux c'est moi qui est la plus susceptible de te corrompre, mon cher !"

Miremél rappelle sa meute à elle, d'une voix autoritaire et forte mais teintée de tendresse et finalement, ses trois chiens lui reviennent. Elle les caresse chacun à leur tour et cette fois, lorsqu'elle se relève, ils ne sont plus si excités et incontrôlables qu'avant, et de pouvoir conserver un minimum d'autorité sur eux, ça la rassure. "Bien. On peut y aller !"

Ils se mettent en route et après trente de secondes de marche à peine, Miremél ne peut s'empêcher de reprendre la conversation.

"Je pensais que tu étais un lycan. Mais si je me souviens bien, il y a une différence non ? Entre le loup se transformant en humain –c'est mon cas par exemple, je suis née dragon– et l'humain ayant le pouvoir de se changer en loup."
Elle marque une pause et reprend : "C'est toi et les tiens qu'on entend hurler en pleine nuit ? Vous vivez en meute ?"
Ayant vécu en solitaire si longtemps, la curiosité de Miremél n'a fait que s'accroître au fil des siècles. "Chez les dragons il n'y a presque jamais de regroupements et de hordes. Les histoires et autres contes disent qu'un couple de dragons ne se sépare jamais jusqu'à la mort mais c'est faux, et on est très souvent seuls à la naissance. C'est probablement ça qui nous rend si solitaires et débrouillards."

Et la voilà divaguant, encore.

"Mais ça n'a pas d'importance ! Et toi ? Tu as dit que tu étais un loup-garou ? Comment ça se passe, du coup ? Est-ce que c'est vrai que la pleine lune vous influence, et que vous 'partagez' votre conscience entre la bête et l'humain ? Ça ne doit pas être simple de cohabiter, non ? Après tout, un animal sauvage est indomptable.."
Temps d'arrêt. "Enfin, si je peux me permettre… Désolée, je suis atrocement curieuse !" s'excuse Miremél avec un sourire penaud.
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Ven 6 Nov - 12:50

 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.

Il faut croire que la proposition d'Adrian était plutôt bien venue en voyant Miremél réajuster et resserrer son vêtement sur elle, semble-t-il à la recherche d'un peu plus de chaleur. L'Alpha s'en étonna un peu, mais omit toute question ou commentaire sur le moment. Il pensait que les dragons, ces cracheurs de feu, ne rencontraient pas ce genre de désagrément. Mais, grossièrement, ça restait des reptiles. Et puis, quand on passe d'un animal de plus de 20 mètres à un petit bout de femme de … beaucoup moins de mètres, le changement est plutôt radical. Miremél, dans tous les cas, accepte volontiers, se parant alors même de l'un de ses plus beaux sourire auquel s'ajoute une voix plus suave et mélodieuse. La promesse d'un café chaud aux côtés d'un autre « monstre » éveillant suffisamment son intérêt et sa curiosité – comme pour Adrian. Il offrit à la reptile un sourire amusé, situationnel.

- « 
Charmant ? » s'en étonna l'Alpha, et pour causse …

- «
C'est plus que rare qu'on me qualifie de la sorte. 'Va falloir que je donne le change maintenant. » sur un ton taquin, joueur, mais aucunement moqueur. Plus habitué à des ''petit con'' par-ci et des ''enfoirés'' par-là. Faute – en autre - à son côté bagarreur et de n'être généralement entouré que de mâles, indépendamment de sa meute, tout aussi brut de décoffrage. Testostérones …

Adrian tiqua également sur sa seconde phrase. «  Je me demande bien de quelle manière.  » Quoi que. Les dragons n'étaient-ils pas connus pour garder des trésors. Sûr qu'Adrian ne roulait pas sûr l'or, mais n'était pas non plus quelqu'un de matérialiste.

Miremél rappela finalement sa meute sur un ton à la fois autoritaire et teinté de tendresse. Les chiens retournèrent aussitôt au calme et, lot de caresses distribuées, suivirent docilement la jeune femme. La sachant parée, l'Alpha prit les devant et s'enfonça dans le sentier. Au début il n'y eut que le chant des oiseaux et le bruissements des feuilles pour rythmer leur pas. Puis la dragonne, avec le même entrain, relança Adrian. Il lui jeta un regard au coin tandis que cette dernière déballait un flot de paroles assez impressionnant, mais aucunement inintéressant. Il appréciait le fait que Miremél s’intéresse à lui et plus précisément sur ce qu'il était. Rien à voir avec une histoire de faire-valoir ou d'ego à flatter. Contrairement à ce que l'on pouvait croire notre brun se fichait de son image et d'être le centre de l'attention. Si il était mis en avant, c'était dut à son rang d'Alpha. Normal, en un sens, que le chef soit le premier qu'on remarque. Ceci étant - et soyons franc - il ne s'en plaignait pas tellement. Aussi envahissant soit-il ce rôle restait important … et son seul Leit Motiv jusqu'à présent.

Il sourit gentiment à Miremél devant son air penaud, visiblement consciente et gênée de se montrer si introspective – ou que d'autres personnes jugeraient envahissante.

- «
 Ne le sois pas. Je suis même plutôt étonné que tu sois autant renseignée à notre sujet. Tu me diras, il faut bien s'occuper. » il ignorait complètement son âge et, très franchement, ne le lui demanderait pas. Adrian savait faire un minimum preuve de tact. Même si il n'avait plus fait usage de l'étiquette depuis … houlà, trop longtemps maintenant pour qu'il s'en souvienne ; ne pas demander l'âge à une femme était une règle de base et encore de rigueur à notre époque. Et puis, l'âge, le temps, leur notion était différente pour des personnes de leur genre. Si ce n'est trivial. Pour en revenir au fait.

- «
 Tu as raison, il y a ceux qui naissent ainsi et ceux qui le deviennent. Mais, généralement, la meute ne fait aucune différence entre l'un et l'autre dés l'instant où elle l’accueil en son sein. Tout du moins je ne tolère pas. » expliqua l'Alpha. Ça paraissait très innocent, dit comme ça. Un peu trop beau pour être vrai. Et pourtant …

- « 
Faute peut-être à cette chasse massive. Il y eut bien trop de victimes en ce temps-là pour se permettre des amalgames. » Une sorte de chasse aux sorcières dirigée cette fois-ci contre eux, à une certaine époque. Adrian passa sa main à l'arrière de son crâne et s’ébouriffa les cheveux dans un grognement, agacé. Ce n'était pas vraiment un sujet sur lequel il aimait s'étaler. Heureusement Miremél lui donne matière à rebondir sur autre chose. Ah, oui, les fameux hurlements.

- « 
La plupart du temps.» admit Adrian. Il ne sut d'ailleurs si il devait s'excuser pour la possible nuisance que lui et sa meute apportaient. Enfin, il n'en était pas toujours le responsable. Parfois ces hurlements provenaient de ses opposants, ou d'autres créatures lupines. Détroit ne manquait pas d’animation la nuit. Apparemment ça allait même de mal en pis. Passons, l'Alpha se pencha finalement et un peu plus pour le cas de Miremél. Quitte à remettre certaines réponses à plus tard. Elle, comme ses congénères, étaient donc des solitaires.

- « 
Je comprends mieux cette … curiosité exacerbée. » Ne put s'empêcher de commenter Adrian, juste pour la taquiner. « Mais oui, d'un autre côtés ça peut être un mal pour un bien. » admit l'Alpha lorsque Miremél joua sur le fait qu'un être seul était plus débrouillard et indépendant.

- « 
Personnellement j'ai toujours vécu en meute. Sans être non plus systématiquement avec eux, je dois bien admettre que je ne  me verrais pas vivre sans eux. Pourtant on est pas particulièrement tendre entre nous, mais je sais pas … c'est viscérale. » Son ton était monocorde, bien que son regard laissait transparaître une certaine tendresse et un profond attachement envers ses pairs. Après tout ils étaient la seule famille qui lui restait. Celle d'origine et 100% humaine avait fait son temps … et celle qu'il voulut fonder avec Ania lui fut refusé. Si tant est que la situation dans laquelle ils se trouvaient à l'époque avait duré.

- «
 Enfin, c'est quand même un peu brut comme façon de faire. 'Pas que je juge, mais être lâché en pleine nature et ce, dés la naissance. » s'étonna Adrian. Ça n'avait pas dut être simple pour Miremél. À moins que, au contraire, ce soit inscrit dans leur gêne et que ce soit pour eux tout à fait naturel. En un sens, celui qui l'avait transformé avait plus ou moins fait pareil. Une fois mordu il ne s'était pas inquiété de savoir si il avait survécut, et encore moins ce qu'il était devenu. Il l'avait juste laissé là. C'est peut-être d'ailleurs ce qui faisait subsister chez Adrian une certaine rancœur à son égard, même si il avait cessé de le traquer. Conclusion.

- « 
Tout dépend du point de vue après. » D'ailleurs sa comparse se demandait bien comment ça se passait pour l'Alpha, en tant que Lycan. Il souffle, non pas d'agacement, ni de lassitude, mais lui-même un peu dans le flou. Difficile de mettre des mots à tout ça. Mais bon, commençons par le commencement. Adrian n'était pas de ceux qui s'estimait avoir quelque chose à cacher, qu'il s'agisse d'un sujet épineux ou léger.

- « 
J'ai été mordu. Je pense que celui qui m'a fait ça était plutôt parti pour me tuer ce jour-là ... mais il s'est raté. Je n'ai pas tellement comprit ce qu'il m'arrivait ensuite. Je ne savais pas trop non plus quoi mettre sur le compte de la morsure avant que ne m'arrive tout le reste. » Il marque une pause, peut-être le temps de rassembler tous les morceaux. Force est d'admettre que ça datait de loin cette histoire et que les événements en eux-même avaient été particulièrement déstabilisants.

- «
Puis premier soir de pleine lune. » tout en évitant soigneusement les détails relatifs à la douleur et la détresse qu'il ressentit ce fameux soir.

- « 
Cette histoire de cohabitation entre l'Homme et la Bête, c'est vrai. Je n'irais pourtant pas jusqu'à dire que ce sont deux personnalités qui se chevauchent, mais plutôt comme un instinct, des pulsions plus bestiales et à garder sous contrôle. En tous les cas je l'ai perdu ce fameux soir, pour ne le reprendre que trois plus tard. » Trois années d'errance dont Adrian ne garde aucune souvenir ... et ne tient pas à récupérer, car d'une violence avérée.

- « 
D'ailleurs, je pense que « ça » vient de là. » en tapotant sur son cache-œil d'un air distrait tandis que le duo progressait plutôt rapidement dans le sentier et arrivait au bout de ce dernier. Soit ils avaient marché vite, soit ils n'avaient pas vu le temps passer. Auquel cas, c'était un bon point. Les deux mains revenues dans les poches, il tourna la tête en direction de Miremél avant de lui indiquer un autre chemin, en contre-bas, qui les amènerait à un café, point de ralliement des promeneurs.

- « 
Il me semble qu'ils acceptent les animaux à l'intérieur.  Enfin, à moi ils ne m'ont jamais rien dit. » plaisanta Adrian dans un haussement d'épaules.

- «
 On pourra te trouver, à toi et ta meute, une place à l'intérieur, je pense. » Quitte à ce qu'il ait un peu trop chaud de son côtés. Ils descendirent jusqu'au lieu dit, l'Alpha allant jusqu'à se montrer galant en ouvrant la porte à sa comparse.

Comme Adrian l'avait laissé supposer, personne ne vit d'inconvénient à ce qu'ils se mettent à l'intérieur et ce, même en présence des chiens. Ils eurent néanmoins la politesse – ou l'intelligence – de se mettre dans un coin où ils ne gaineraient pas, et inversement vis à vis des autres occupants. Le jeune homme voulait, lui aussi, en savoir un peu plus sur la jeune femme. Un juste retour des choses, on me dira. En voyant la serveuse venir à leur table ...

- « 
Je t'offre quoi alors ? » demanda-t-il à Miremél. Il attendit que cette dernière passe commande, puis fit de même en demandant un café, noir et serré.

- «
 Bon allé, à mon tour de jouer les curieux. Parce que résultat t'en sais plus sur moi que l'inverse, c'est pas équitable.» s'en amusa Adrian. « Si j'ai bien compris tu as toujours été seule, ou est-ce que tu as déjà croisé d'autres de tes congénères ? À moins que ce ne soit pas très viable pour vous d'être en groupe ou en famille. » Après tout quand on disait d'une personne que c'était un vrai dragon … ce n'était pas flatteur.

- «
D'ailleurs tu nous viens d'où comme ça – et pourquoi ? » Il s'arrêta-là, la serveuse déposant consommations et addition, addition que paye directement Adrian, histoire d'être tranquille.


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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Sam 7 Nov - 21:53
I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.
Adrian & Miremél
- "Ne le sois pas. Je suis même plutôt étonné que tu sois autant renseignée à notre sujet. Tu me diras, il faut bien s'occuper."

Miremél hoche distraitement la tête en réponse et surveille du coin de l'œil ses trois chiens qui ont cette fâcheuse tendance à se disperser un peu dans tous les sens. Elle les rappelle d'un léger sifflement, et reporte sa pleine attention sur Adrian, qui commence à s'expliquer :

- "Tu as raison, il y a ceux qui naissent ainsi et ceux qui le deviennent. Mais généralement, la meute ne fait aucune différence entre l'un et l'autre dès l'instant où elle l'accueille en son sein. Tout du moins, je ne tolère pas."

Oh ? 'Je ne tolère pas'. Est-ce que ça signifie qu'Adrian est chef de meute et qu'elle a donc affaire, logiquement, à un dominant ? Ça expliquerait la réaction excessive de sa bande de toutous normalement calme et obéissante…

- "Faute peut-être à cette chasse massive. Il y eut bien trop de victimes en ce temps-là pour se permettre des amalgames. Il s'arrête une seconde et reprend avec un sourire en coin : Je comprends mieux cette… curiosité exacerbée."

Miremél rit doucement.

"Et encore, 'exacerbée' c'est gentil. S'amuse-t-elle. Je n'ai pas très souvent l'occasion de discuter pacifiquement avec d'autres espèces. J'aime apprendre de nouvelles choses et c'est d'ailleurs pour ça que dès que je le peux, je m'envole pour un autre pays. Les humains d'ici sont juste corrompus par la société au sein de laquelle ils ont grandi… Ailleurs, ce n'est pas du tout pareil. J'ai rencontré certains peuples humains à qui je voue un profond respect."

- "Personnellement j'ai toujours vécu en meute." Reprend Adrian. Sans être non plus systématiquement avec eux, je dois bien admettre que je ne me verrais pas vivre sans eux. Pourtant on est pas particulièrement tendre entre nous, mais je sais pas… c'est viscéral."

Ensuite, Adrian explique qu'il a été mordu –après un rapide commentaire sur les pratiques des dragons à abandonner leurs petits à la naissance, qu'elle ne relève pas– Et de la morsure en résulta ce qu'il est devenu aujourd'hui, suite à ce soir de pleine lune sur lequel il préféra ne pas s'étendre. Par respect et un soupçon de compréhension –sa toute première transformation en humaine fut atroce– Miremél n'en rajoute pas et continue de l'écouter avec un intérêt de plus en plus grandissant.

- "Cette histoire de cohabitation entre l'Homme et la Bête, c'est vrai. Je n'irais pourtant pas jusqu'à dire que ce sont deux personnalités qui se chevauchent, mais plutôt comme un instinct, des pulsions plus bestiales et à garder sous contrôle. En tous les cas je l'ai perdu ce fameux soir, pour ne le reprendre que trois années plus tard."

Adrian termine en désignant son cache-œil, expliquant que "ça" doit venir de cette épreuve. Entre temps ils sont arrivés au bout du chemin, qui se sépare en deux autres sentiers. Voilà la raison pour laquelle Miremél n'apprécie pas tellement les forêts. C'est si facile de s'y perdre. Dans le ciel elle n'a pas à se soucier des chemins et des directions.

Du coup, lorsqu'Adrian lui montre la direction à prendre d'un mouvement de tête, elle le suit sans se poser de questions. La confiance qu'elle lui accorde l'impressionne. D'habitude, elle n'est pas du genre à se dévoiler autant et si facilement à quelqu'un qu'elle connait à peine. Mais franchement, elle n'est pas inquiète. Non, au contraire, la dragonne est parfaitement détendue et ne pense qu'à cette boisson chaude qui l'attend au café.

En arrivant, Miremél demande par politesse si l'établissement accepte les animaux et comme l'avait prévu le loup-garou, ça ne leur posa aucun problème. Le jeune homme –du moins jeune d'apparence– l'emmène dans un coin reculé et plus tranquille, et ils s'installent chacun en face de l'autre. Une serveuse vient rapidement prendre leur commande et ils choisissent tous les deux un café, constate Miremél avec amusement.

- "Bon allez, à mon tour de jouer les curieux. Parce que résultat t'en sais plus sur moi que l'inverse, c'est pas équitable."

"C'est vrai ~ rigole Miremél. Elle se penche vers lui, le menton reposant sur ses deux mains croisées, et demande : Vas-y, je t'écoute. Qu'est-ce que tu veux savoir à notre sujet ?"

- "Si j'ai bien compris tu as toujours été seule, ou est-ce que tu as déjà croisé d'autres de tes congénères ? A moins que ça ne soit pas très viable pour vous d'être en groupe ou en famille."

"En fait, commence à expliquer la dragonne, tu as raison. Chez les dragons c'est plutôt risqué de chercher à se regrouper et à vivre en groupe, faute à notre caractère belliqueux et notre tendance à vouloir se dominer les uns les autres –d'ailleurs, tu sais que les femelles sont bien plus agressives et tyranniques que les mâles ? Dit-elle avec un clin d'œil taquin.
Enfin bref. Un groupe de dragons finira forcément par s'entretuer en moins d'une semaine. On est juste incapables de se hiérarchiser sans qu'il n'y ait de jaloux. Mais ça ne dérange personne. On est des solitaires. Et au fait, je compte sur toi pour répandre un truc autour de toi, afin de rétablir la vérité : ces contes de fées et autres histoires qui racontent que les dragons ne se quittent plus jamais après l'accouplement et restent ensemble jusqu'à la mort, c'est des conneries. Les dragons sont terriblement volages et infidèles." Conclut-elle en riant.

- "D'ailleurs tu viens d'où comme ça –et pourquoi ?"

Miremél commence à répondre mais la serveuse revient et dépose leurs verres, ainsi que l'addition sur la table. Sans que la dragonne n'ait le temps de réagir, Adrian paye leurs consommations et la demoiselle s'éclipse.

"J'aurais pu payer, tu sais. Tu dois savoir qu'un dragon est gardien de trésors professionnel. Dit-elle d'un ton blagueur. Elle saisit son verre et remue machinalement la cuillère.
Mais, plus sérieusement. Je viens d'Amérique du sud, du Venezuela plus exactement. Sachant que les dragons acquièrent leur enveloppe humaine à 100 ans, j'y ai passé plus d'un siècle avant de 'déménager' ailleurs. Elle s'autorise une gorgée de sa boisson, le temps de réfléchir à la question suivante.
Pourquoi Détroit ? … Franchement c'est une excellente question et je t'avoue que je ne sais pas vraiment pourquoi je suis venue m'installer ici. Il y a la raison économique, les loyers pas chers et tout ça. Tu n'es pas le seul à m'avoir posé cette question… Mais cette ville regorge de monstres, il y en a partout ! Peut-être qu'il y a un truc… un espèce d'aimant qui nous attire tous ici. Va savoir. En tout cas, je compte bien y faire bouger les choses.

Miremél reprend une nouvelle gorgée de son café et le repose délicatement sur la table.

"D'autres questions ?"
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Dim 8 Nov - 13:47

 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.

Adrian ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire, amusé, lorsque Miremél lui explique les Dragons, et plus spécifiquement les Dragonnes, sont beaucoup plus agressives et …

- « Tyranniques, rien que ça. » ne put s'empêcher de commenter notre Alpha devant l'attitude plutôt joueuse et espiègle de sa comparse. Sa nature expliquait peut-être, d'ailleurs, cette facette-là de sa personnalité. À moins que ce soit la compagnie d'Adrian qui la rende aussi amicale. Peut-être qu'elle se sentait plus à l'aise et en confiance en présence d'un monstre. Et on pouvait en dire autant pour notre Alpha. Lui qui était d'une nature plutôt solitaire, peu loquasse, il s'était surprit à se prêter facilement à la conversation, à s’intéresser à quelqu'un et vouloir partager de son temps avec ladite personne. Rares étaient ceux qui arrivaient à approcher Adrian de cette manière. Monstre ou pas, le jeune homme restait méfiant et – sauf exception – difficilement abordable. Faute à un côtés farouche, un peu sauvage. À croire que sa partie loup, animale, était plus présente qu'il ne le croyait, ou peut-être qu'il avait cette impression juste parce qu'il n'était pas tout à fait intègre à cette société. C'est possible aussi, compte-tenu qu'il faisait un peu comme ça lui chantait et de la manière qu'il voulait. C'est qu'elle était têtue cette bête.

Prêtant toujours une oreille attentive à Miremél, celle-ci continua ses explications. L'Alpha fut agréablement surprit qu'elle se prête « au jeu » et lui apporte toutes ces réponses. Concrètement il ne savait pas grand chose sur les Dragons, hormis ce qu'on raconte dans les livres dédiés, et plus souvent les Contes. Des ouvrages qui, selon ses dires, n'étaient au final et plus souvent qu'un ramassis de conneries. Miremél se donnant donc pour mission de … rétablir la vérité. La jeune homme lâcha un petit rire.

- « Je ne sais pas trop comment je pourrais placer ça dans une conversation, sans me faire passer pour un con. » admit-il d'un air amusé. Non parce qu'expliquer le caractère volage et infidèle des dragons ...

- « Mais sait-on jamais. Si l'occasion se présente je ferais éclater la vérité au grand jour. » plaisanta notre Alpha. Ayant entre temps récupéré sa tasse, Adrian se permit de boire une gorgée de son café ... café que sa comparse se disait pouvoir payer. Oh il n'en doutait pas une seconde, mais question de politesse. Et puis l'argent ça va, ça vient. L'Alpha n'était pas quelqu'un de matérialiste, et ce n'était pas un café qui allait le ruiner.

- « Mon banquier se remettra de cet écart, ne t'inquiètes pas. » dans un léger haussement d'épaule avant de reposer sa tasse et planter son regard dans ses prunelles azurées. « Cette méthode de corruption ne fonctionne pas avec moi. » dans un sourire, se rappelant que la Dragonne se targuait d'être plus à même de faire flancher Adrian que l'inverse. Une fois la serveuse repartie, donc, Miremél reprit son récit tout en apportant ci et là quelques détails, indépendants du reste. Venezuela, bel endroit. Étonnant qu'elle ait choisi de le quitter. Encore que, passer un certain temps au même endroit, on se lasse. Adrian, pour vagabonder ci et là, en savait quelque chose. Quant à la raison de sa présence à Détroit plutôt qu'ailleurs … peut-être sa population. L'Alpha n'avait jamais vraiment fait attention, mais c'est vrai que cette ville comptait une forte concentration de monstres.

- « Une vidéo à notre sujet à circulé sur la toile, je pense que c'est en partie ce qui rameuter autant de monde d'un coup. Je suppose que certains voient là un moyen de s'intégrer plus facilement. D'autres encore pensent que c'est le moment de lancer la machine. » Le monde appelle le monde, comme on dit. Pas sûr que ce soit qu'il le fasse rester dans cette ville, cela dit. L'Alpha tiqua un peu lorsque la jeune femme prétendit être de ceux voulant faire bouger les choses. Le dirigeant vers une question.

- « Dans quel sens ? » demanda-t-il, intrigué. Pas que ça le gêne. Dans le genre fouteur de merde, Adrian avait de la bouteille, mais il n’empêche que ça l’intriguait. Une histoire de vengeance, peut-être. Après tout Miremél s'était vu privé de son territoire, de son monde, le ciel. Peut-être y voyait-elle un juste retour des choses. Beaucoup de monstres se donnaient pour objectif de s'imposer aux humains, de révéler leur existence au grand jour et de se placer au sommet de la chaîne. Une croisade auquel Adrian n'avait jamais vraiment prit part. Il se fichait bien des humains, considérait la plupart comme des déchets. En revanche, il tenait à sa tranquillité. La chasse aux loups, aux loups-garou, il l'avait déjà subit par le passé. Il ne tenait pas à mettre sa meute en danger, bien qu'elle ait décidée de partager avec lui sa vision du monde, de l'Homme.

Mais bon - « Je suppose qu'il a peu de moyens pour nuire à un Dragon. Surtout si c'est une Dragonne, les plus agressives et tyranniques du genre. » ne put s'empêcher de réemployer Adrian.


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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Mar 24 Nov - 13:01
I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.
Adrian & Miremél
- Je ne sais pas trop comment je pourrais placer ça dans une conversation, sans me faire passer pour un con. Poursuit Adrian en lâchant un petit rire. Mais sait-on jamais. Si l'occasion se présente, je ferai éclater la vérité au grand jour ! Plaisante-t-il d'un air théâtral et taquin.

Il s'arrête pour boire une gorgée de sa boisson et Miremél en profite pour enchainer :

"C'était juste histoire de dire que, si tu veux apprendre des dragons, il ne faut jamais se fier à ces bouquins. Que ça soit de la fantasy ou des contes de fée. Aucun dragon ne se ressemble et nous n'avons pas de société établie. On n'a jamais kidnappé de princesses et on préfère chasser et goûter une viande bien juteuse que de surveiller jalousement une montagne de trésors."

Adrian l'informe gentiment qu'il est bel et bien capable de payer leurs consommations et elle rit. C'est aussi un moyen de lui faire subtilement comprendre que son charme et sa tendance naturelle à vouloir manipuler ne marchera pas sur le loup. Elle repousse une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille mais ne s'excuse pas. Ce n'est pas menaçant ni voulu. C'est plus fort qu'elle. Le dragon aura toujours raison de ses manières d'humaine.

- Une vidéo à notre sujet a circulé sur la toile, je pense que c'est en partie ce qui a rameuté autant de monde d'un coup. Oh, cette vidéo. Bien mystérieuse et dont l'origine reste encore à ce jour inconnue. Miremél se demande d'ailleurs si la créature qui y apparait et qui s'adresse à la caméra, est bien réelle. Ce truc est vraiment étrange et ne ressemble à rien de connu pour la dragonne. Mais les potentiels effets spéciaux sont trop bien réalisés pour admettre un simple 'fake'. Je suppose que certains voient là un moyen de s'intégrer plus facilement. Et d'autres encore pensent que c'est le moment de lancer la machine.

Tiens, en parlant de lancer la machine... Adrian lui demande dans quel sens elle compte faire bouger les choses ici.

"Je m'impose." Répond-t-elle franchement, d'un ton cassant, ressemblant à un grognement.
"Je ne veux pas t'effrayer ni te menacer, mais bien que je ne sois pas la plus grande de mon espèce, je dois probablement atteindre, mhh... les 20-25 mètres au garrot. Je crache le feu et je suis maitresse des vents, du ciel. Je suis une prédatrice et je n'ai pas de pitié lorsqu'il s'agit de tuer et de détruire." Explique Miremél d'une voix basse.
"Un jour, je me dévoilerai au monde, parce qu'il m'appartient à moi aussi." conclut-elle dans un murmure.

Elle remue son café et termine de le boire. Un de ses chiens s'agite et elle le caresse distraitement, passant ses doigts dans son épaisse fourrure. En réponse, il vient se nicher tout contre elle, bondissant sur la banquette de cuir et elle sourit. Rocco a toujours été le plus affectueux de sa meute.

"Ce n'est pas facile de vivre dans ce corps d'humaine et d'oublie ma nature, ce coeur de dragon libre et féroce." Elle dépose une main sur sa poitrine.
"Je me sens... à l'étroit. Prisonnière. Et sachant que je ne peux pas me libérer, que ce monde ne m'appartient plus..." Soupirant, elle l'implore du regard. Tu comprends ce que je ressens, n'est-ce pas ?

Elle ne s'arrête pas de papouiller son plus fidèle compagnon. Ça la détend.

- Je suppose qu'il y a peu de moyens pour nuire à un dragon. Surtout si c'est une dragonne, les plus agressives et tyranniques du genre.

Miremél rit de bon cœur en entendant le loup employer ses expressions et ce petit rire suffit à la décontracter et à alléger l'ambiance devenue un peu lourde.

"Oh, au contraire. Nous paraissons intouchables mais de nombreux dragons sont tombés sous l'attaque d'un humain." Elle reporte sa main à son cœur. Cette écaille manquante causera très probablement sa perte, la dragonne en est consciente.
"Moi-même, j'ai des faiblesses." Ses doigts se resserrent et elle empoigne son pull. Puis elle relève le regard et tente un sourire bancal.

"Enfin, ça n'a pas d'importance, pour le moment !"
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Mer 25 Nov - 13:13

 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.

Adrian s'en était plus au moins douté. Enfin, pour peu qu'il se soit intéressé à des ouvrages, des films ou séries dans lesquels apparaissent des dragons. Il ne savait rien de cette espèce, mais pas au point de croire à tout et n'importe quoi à leur sujet. D'autant que lui aussi subissait l'imagination fertile des écrivains, dessinateurs et scénaristes. Encore que certains se basaient sur quelques rares et vraies informations, mais tout le reste : c'était de la broderie, du fantasque. Il soupira, ne comprenant au final que trop bien la frustration que pouvait ressentir Miremél devant un tel ramassis de conneries.

- « Ne t'inquiètes pas va. Je connais aussi. D'un autre côtés, ce n'est pas plus mal qu'ils soient aussi loin de la vérité sur ton compte, ça évite les mauvaises surprises. Et je sais de quoi je parle. » Car en un sens plus tu possèdes d'informations et plus tu as de faciliter pour lutter contre. Il n'y avait qu'à les voir eux avec l'argent. Il lâcha un grognement rien qu'à la mention de ce métal. Si à l'époque il avait tenu le responsable de cette découverte entre ses mains, sûr qu'il aurait passé un sale quart d'heure. Peut-être que ç'avait déjà été fait, d'ailleurs, et qu'il n'avait tant profité de sa trouvaille, ni de son argent.

Il leva un regard en direction de Miremél lorsque cette dernière confirma ce à quoi il pensait. La jeune femme n'avait aucunement l'attention de se plier aux normes imposées par les Humains, ceux-là même qui étaient responsables de sa chute. Son ton cassant, vibrant de fermeté et d’ardeur le fit sourire. Elle avait du caractère cette écailleuse, qui plus est dominante. Pas que ça le dérange, mais il était habitué à avoir un rapport de force avec des hommes, rarement avec des femmes. D'un autre côtés il n'avait jamais croisé de dragon avant ça. Et puis, ne vous y tromper pas non plus, ça n'avait rien à voir avec une quelconque forme de machisme – contrairement à Ivan, pour ne citer que cette vieille carne, qui pouvait en user.  Adrian n'avait rien contre le fait qu'une femme veuille ou réussisse à s'imposer dans un milieu, quel qu'il soit. Il avait bien rencontré des Alpha du sexe opposé, et ces dernières n'étaient pas en restes dés qu'il s'agissait de se faire respecter et obéir. Même si l'Alpha n'aimait pas qu'on empiète sur ses plates-bandes, ni qu'on le mène, il admettait volontiers que ça forçait au respect.

- « Il en faut plus pour m'effrayer. » admit Adrian.

En fait, et ce n'était en rien une qualité, le loup ne cédait jamais à la peur, pour ne pas dire qu'il n'avait pas ou peu conscience du danger. Il fonçait tête baissée et faisait les comptes après. C'est ce qui lui valait de se retrouver dans des états lamentables parfois … souvent.

- « Je ne le prends pas pour une menace. Je pense que si tu en voulais à ma vie on ne serait pas ici, à boire ce café. Et puis je ne vois pas vraiment comment quelqu'un comme toi peut avoir affaire à quelqu'un comme moi, à moins que tu décides d’empiéter sur mon territoire – là .. c'est autre chose, sûr que je n'aimerais pas. » dans un haussement, marquant une pause avant de braquer son regard sur Miremél.

- « Je ne pense pas me tromper non plus en affirmant que quand tu as ce genre d'attentions en tête, tu ne perds pas ton temps en discutions. » Il sourit, un peu provocateur. Après tout lui aussi était un dominant et aimait le faire valoir. Surtout lorsqu'une personne se montrait aussi pugnace en face.

Après quoi sa comparse s'expliqua plus en détails. Il fut un peu surpris par tant de franchise, d'autant qu'ils se connaissaient. Mais il l'écouta, attentif, et ne put que comprendre son point de vue. Passer d'un dragon de vingt mètres, naturellement et puissamment armé à cette petite chose qui se frigorifie au premier coup de gèle, rien d'étonnant à ce que la pilule ait du mal à passer.

- « J'imagine, oui. » concéda l'Alpha devant l’apparent mal être de la jeune femme. Lui qui ne supportait pas d'être confiné trop longtemps dans une pièce ou même en ville, réclamait rapidement et un minimum d'espaces. Il pouvait facilement comprendre cette impression de lourdeur, d'étouffement que ressentait Miremél. Mais plutôt que de l'embourber dans un sujet aussi lourd de sens Adrian joua la carte de l'humour. Enfin, ce n'était pas voulu, mais c'eut au moins l'effet escompté. Détaillant son geste, il sourit gentiment.

- « La grosse bête aurait peur de la petite ? Je m'inquiètes pas pour toi. Si je suis encore là, preuve en est qu'ils ne sont pas encore rodés à l'exercice. » voulut à la fois la taquiner et rassurer l'Alpha.

- « Au pire si tu tiens à faire chier ton monde, mais que tu as peur de le faire toute seule, tu n'as qu'à faire signe. Je ne suis jamais contre l'idée de me défouler un peu. Enfin, ça ou autre chose.» proposa l'Alpha, toujours avec cette pointe de provocation – plus histoire de la stimuler que de la blesser.



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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Mer 2 Déc - 21:15
I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.
Adrian & Miremél
Le loup a raison, évidemment. Il vaut mieux que la population humaine ne sache pas exactement de quoi il en retournait, à propos des dragons et de toute autre créature vivant sur cette planète, en fait. L'ignorance des humains représente un grand, très grand avantage pour Miremél. La connaissance et le savoir sont une arme puissante, et redoutable. Par exemple, savoir qu'un dragon est vulnérable à un certain virus et que les effets en sont dévastateurs. Savoir que la structure osseuse des ailes est extrêmement fragile et qu'une blessure touchant un os ne guérit jamais, clouant l'animal au sol et assurant sa mort, lente et assurément douloureuse.. Savoir qu'il existe des points particulièrement sensibles, et qu'un coup porté ici ne pardonne pas.

Miremél est prise d'un léger frémissement et une lueur méfiante traverse son regard, en se disant que peut-être, Adrian n'est rien d'autre qu'un simple humain cherchant à l'amadouer. Mais elle se détend en se rappelant que sa meute ne se trompe jamais, et que ses chiens n'approcheront jamais quelqu'un de purement mauvais et dangereux.

Sans chercher à se cacher, ce qu'elle ressent et sa gestuelle -Adrian est observateur, et ça se voit- elle l'écoute attentivement et note ce grognement, lâché au rappel de quelque mauvais souvenir, probablement. La dragonne n'est pas la seule à ressasser les inconvénients de sa nature 'monstrueuse', apparemment. Et ça la réconforte dans la pensée qu'Adrian n'est pas un menteur.

- "Il en faut plus pour m'effrayer.

La dragonne lève un sourcil, en signe de curiosité. Bien qu'elle s'attendait à une réponse du genre, sa façon de l'affirmer avec assurance et une pointe de provocation lui fait très vite deviner qu'elle a affaire à un dominant, un... alpha ? Intéressant. Elle avait donc vu juste, c'est rassurant : la dragonne n'a rien perdu de son flair. Et peut-être est-ce leur caractère sauvage et leur tendance à vouloir conserver une place supérieure dans la société, qui les a rapprochés ainsi.

Une nouvelle fois, Miremél l'envie. Sa position d'alpha signifie, si elle ne se méprend pas, que le loup n'est pas simple membre d'un groupe, mais qu'il en est le leader. Elle aimerait pouvoir se déplacer en horde de dragons, et reconquérir le ciel à plusieurs. Se regrouper, vivre et lutter ensemble. Fonder une espèce de famille, et établir une mini société.

Mettant ces pensées impossibles dans un coin de son esprit, elle acquiesce en signe d'approbation à ce que raconte Adrian, avec un léger sourire en coin.

- "Je ne pense pas me tromper non plus en affirmant que tu as ce genre d'attention en tête, tu ne perds pas ton temps en discussions."

Elle rigole franchement : "Je ne vais pas m'empêcher de vivre. J'ai encore de nombreux siècles à passer et les humains ne sont certainement pas sur le point de disparaitre, du jour au lendemain. J'ai du temps, au contraire."

Adrian poursuit sur le chemin de l'humour et le sourire de Miremél manque de retomber à cette blague, mais elle s'efforce de rester neutre en voyant que son intention n'est pas si mauvaise.

- "La grosse bête aurait peur de la petite ?" La grosse bête en question détourne le regard. "Je m'inquiète pas pour toi. Si je suis encore là, preuve en est qu'ils ne sont pas encore rodés à l'exercice."

Miremél ne reprend pas mais lui envoie un coup d’œil complice. Ils ne sont pas si différents, au final. Ils ont globalement les même ressentis, et la dragonne est contente de l'avoir rencontré. Remerciant silencieusement sa meute et la magnétisme animal.

- "Au pire si tu tiens à faire chier ton monde, mais que tu as peur de le faire toute seule, tu n'as qu'à faire signe. Je ne suis jamais contre l'idée de me défouler un peu. Enfin, ça ou autre chose."

De la provocation, à nouveau. Ce n'est pas méchant. Peut-être juste histoire de la tester. Miremél se prend au jeu avec plaisir.

"Je pense qu'il y a moyen de faire une bonne équipe. Je viendrais vers toi si besoin. Mais-" Elle se penche subtilement, d'un léger mouvement, et plante son regard dans celui du loup. "-je n'ai pas peur. Pas pour le moment. J'ai la situation en contrôle."

Caressant son chien avec tendresse, elle jette un coup d'œil à sa montre et soupire en voyant l'heure.

"Il faudrait que tu me précises où se trouve ton territoire, exactement. Juste au cas où. Je 'fais chier mon monde' en déclenchant des incendies en ville, j'aimerais éviter de m'attaquer à ta maison, et ton groupe… Et puis, je saurais où venir te chercher. On pourrait peut-être chasser ensemble ? Enfin, ça ne sera pas équitable, aussi."

Après ce petit moment de déprime la dragonne retrouve son envie d'échanger avec Adrian et la discussion reprend naturellement, inversant les rôles une seconde fois. Elle a bien assez parlé d'elle et de son peuple, pour le moment.

Miremél adorerait pouvoir s'offrir une partie de chasse en sa compagnie. Dans sa forme d'humaine. La bête aime la viande fraiche et l'euphorie, cette impression de liberté que lui permet de retrouver la chasse en forêt. Mais un dragon ce n'est pas si discret. Même pas du tout. Et Adrian, en bon prédateur, pourrait certainement lui apprendre une autre façon de chasser. Peut-être qu'elle pourrait redevenir sauvage, sous une forme humaine. En s'entrainant, en apprenant la forêt, le silence et la discrétion.

"Je tire à l'arc. Je suis bien entrainée. Mais le truc marrant –et un peu con, surtout– c'est que je ne connais absolument rien de la forêt. Mon empire, c'est le ciel. Vu ma masse, je suis simplement incapable de me déplacer avec un minimum de discrétion entre quatre cent mille arbres et du feuillage. Du coup, est-ce que tu pourrais, euhh… m'apprendre à chasser discrètement ? J'imagine que tu dois être bon en la matière."
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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Jeu 3 Déc - 12:47

 I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.

Bien que sa démarche a été un peu maladroite – mais que voulez-vous, l'Alpha ne s'emmerdait pas avec toutes ces subtilités de langage, elle eut l'effet escompté. Il eut, c'est vrai, un léger doute lorsque sa comparse détourna les yeux de lui. Mais quand ce geste fut précédé d'un regard plus complice. Adrian se sentit plus tranquille. Le brun avait beau être ce qu'il est : violent, sec et un peu trop direct – en autres choses. Blesser les gens sans raison évidente n'était pas dans sa façon de faire.

Il lui arrivait de provoquer, de chercher la petite bête, mais c'était souvent pour une question de marquage et de dominance, 'non pas pour le plaisir de faire chier son monde finalement. Et puis indépendamment du fait que Miremél ne faisait pas partie de son espèce et qu'il ne voyait donc pas, ou peu l’intérêt de l'intimider. La jeune femme lui avait parlé à cœur ouvert, troquant son habituelle prudence – il suppose  pour partager et débattre un peu plus avec lui. Autant dire qu'Adrian serait un bel enfoiré, voire le dernier d'entre eux en s'y désintéressant complètement, pis encore en jouant avec. La taquinerie c'est une chose, la moquerie une autre. Même si tout le monde ne cernait pas la nuance. C'était le risque. Le brun l'avait découvert à ses dépends, faute d'être franc – et pas toujours censuré. Mais le personnage était comme ça et ne comptait pas changer. Le politiquement correcte : ça l'emmerde.

Revenant au fait la, les réponses de Miremél firent plaisir à entendre. Il sourit. Bien qu'appartenant à deux espèces différentes ils s'accordaient sur beaucoup de choses. Peut-être parce que c'était leur lot à tous, Les Monstres. Là où les uns différaient des autres c'était dans leur façon de vivre, de faire. Mais pour Adrian l'une de ses méthodes s'apparentait plus à la technique de l'autruche, où on se plie aux normes et fait comme si de rien était. Soit disant que ça évite les problème, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de cette manière. Ridicule.Tu es supérieur, tu le fais savoir, point. C'est comme ça que ça se passait avec sa meute et ça ne tournait pas systématiquement au bain de sang. Chacun à sa place et quoi de plus normal au final que de de réévaluer celle des humains. Un constat sur lequel s'accordaient lui et Miremél qui, semble-t-il, retrouva de son aplomb.

Se penchant légèrement tout en flattant l'un de ses chiens d'une caresse, elle répliqua. L'homme cligna des yeux une fois, deux fois avant de sourire. Ah, le retour du dragon fier et sanguinaire. Mieux, beaucoup mieux. Après quoi elle jeta un regard à sa montre. Adrian l'imita. 'Non pas qu'il ait quelque chose de prévu – au pire et le connaissant, il remettrait à plus tard, mais il n'allait pas non plus accaparer Miremél aeternam.

Il tiqua un peu lorsqu'elle lui demanda où se trouvait son territoire, et jusqu'où il s'étendait. La raison fut donnée et parut logique pour l'Alpha. Cela étant le loup n'aimait pas savoir ce genre d'informations entre les mains de ''n'importe qui''. Car soyons un peu honnête il subsistait toujours une part de méfiance en lui. C'est ce qui le gardait en vie, lui et sa meute. Il marqua un temps, réfléchit.

- « Il s'étend un peu plus au fil des mois … mais majoritairement nous sommes vers les bas-quartiers, question de tranquillité. Un groupe de plus ou de moins dans les rues malfamées .. ça ne choque personne par ici. On a aussi un petit bout de forêt.» Indiqua Adrian sans plus de détails. Juste asse pour que Miremél s'y repère.

- « Si tu veux me trouver, c'est au garage. [Insérez une adresse quelconque ici]. Il se peut que tu tombes sur mon second – c'est vraiment bizarre de l'appeler comme ça, mais il suffira de lui dire que tu viens me voir et il … me réveillera.» Car oui, quand Adrian est absent c'était pour deux raisons : soit parce qu'il dort, soit … parce qu'il dort. Que voulez-vous, c'est une marmotte, même si il lui arrive de faire son boulot de temps à autre. Il aime ce qu'il fait, là n'est pas le problème. C'est se tenir à un emploi du temps, à des cotas et horaires qui lui hérissaient le poils. Ça et la chaleur, l'état s'en devenait infernal.

En revanche Adrian n'était jamais contre une traque, chasse ou simple cavalcade dans les bois. L'appel de la forêt en quelque sorte, que ce soit sous sa forme humaine ou animale. L'idée d'y convier Miremél ne le dérangeait pas, il était même plutôt curieux de savoir comment elle s'y prenait. Quoi qu’apparemment la jeune femme rencontrait quelques impaires. Amusant, mais logique. Un Dragon ça reste asse imposant et impressionnant comme animal, alors pour la discrétion … on repassera avec elle. Il sourit.

- « Je t'avouerai que je chasse rarement sous ma forme humaine. Après tout c'est souvent pour ''la défouler'' elle que je pars en forêt. En revanche il m'arrive de vagabonder, et donc chasser seul, alors forcément les méthodes diffèrent un peu de quand tu es en meute »

Conclusion -

- « Je pourrai toujours t'apprendre quelques trucs oui. Et puis je suis curieux de te voir à l’œuvre. Tout dépendra du gibier que tu veux, après. » Petit, gros .. du genre humain. Il ne faut pas se leurrer, Adrian ne faisait pas dans le détail.

- « Je pense pas avoir besoin de te le préciser mais ... 'faudra te passer de tes gardes du corps en forêt. » En parlant de ses chiens. Ce serait idiot et malvenu qu'un de ses compagnons se retrouve blessé lors d'une session. D'autant plus qu'ils n'étaient pas dressés pour ça. À ces mots il se leva, semble-t-il et maintenant sur le départ.

- « À l'occasion donc. Tu me tiendras aux nouvelles .. pour ça comme le reste. »



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MessageSujet: Re: I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.   Mer 23 Déc - 21:29
I do not care what comes after ; I have seen the dragons on the wind of morning.
Adrian & Miremél
Révéler l'emplacement exact de son territoire à la dragonne semble embêter Adrian, et lorsqu'il répond vaguement, indiquant les bas quartiers et un bout de forêt, Miremél n'insiste pas. Par politesse et surtout parce qu'elle en ferait probablement de même. Ils viennent tout juste de se rencontrer, après tout, et c'est naturellement par pur instinct que ce soupçon de méfiance se fait toujours ressentir, même suite à leur conversation.

- Si tu veux me trouver, c'est au garage. Il se peut que tu tombes sur mon second –c'est vraiment bizarre de l'appeler comme ça, mais il suffira de lui dire que tu viens me voir et il… me réveillera.

Miremél esquisse un sourire amusé et rit doucement.

"J'imagine que tu dors beaucoup ? La dragonne pourrait elle-même passer des heures à dormir dans son lit, ou enroulée comme un chat dans l'herbe, chauffée par les rayons du soleil… Ou comme de bon vieux représentants de son peuple, sommeillant dans une montagne, recouverts d'un énorme tas de bijoux et autres pierres précieuses. Mais non, elle préfère sommeiller à l'air libre. Chose qu'elle n'a plus le droit de faire librement sans risquer de s'attirer une foule de curieux et par la suite, logiquement, la ribambelle d'ennuis qui va avec… "On est deux. J'adore dormir. Tout le temps. Si je pouvais m'endormir pour un, deux mois, une année voire plus encore… Je suis certaine qu'il y a beaucoup des miens qui sont bien vivants, mais seulement plongés dans un profond coma. Enterrés sous une montagne, dans un souterrain condamné. La majorité des dragons meurent de vieillesse. Ce sera peut-être mon cas. Vient un moment où nous ne supportons plus l'idée de vivre et voir défiler le temps pour toute une éternité. Alors, nous nous… suicidons. C'est un équivalent. Un peu bancal, mais c'est ce principe. On se plonge volontairement dans un sommeil très, trèès profond."

Adrian reprend sur le sujet dans la chasse.

- Je t'avouerai que je chasse rarement sous ma forme humaine. Après tout c'est souvent pour la défouler elle que je pars en forêt. En revanche il m'arrive de vagabonder, et donc de chasser seul, alors forcément les méthodes diffèrent un peu de quand tu es en meute.

La dragonne écoute attentivement.

- Je pourrai toujours t'apprendre quelques trucs, oui. Et puis je suis curieux de te voir à l'œuvre. Tout dépendra du gibier que tu veux, après.

"De l'humain." Répond-elle sans une once d'hésitation. "J'en ai croqué, de l'humain, mais les traquer et les chasser sous ma forme humaine, ça sera… enivrant. Différent. Une façon de me sortir de cette existence monotone et ennuyeuse à en mourir. Je suis rapide et endurante, je pourrai te suivre à travers les bois sans trop de soucis. Mais on verra les détails au moment venu."

Adrian rajoute que ses "gardes du corps" ne pourront pas l'accompagner et les suivre en forêt. Miremél hausse les épaules avec indifférence :

"Evidemment. Ça risquerait de les déstabiliser. Ils ne sont pas éduqués pour ça. Et surtout, ils pourraient se blesser. De toute manière, je n'ai pas besoin d'eux. Ce que je souhaite avant… la chasse en elle-même, c'est d'apprendre le langage de la forêt. C'est un univers que j'aimerai pouvoir mieux comprendre. Et je suis certaine que tu feras un excellent professeur."

Sur ces mots le loup se lève et Miremél suit son mouvement, sortant rapidement un petit papier de son sac elle y écrit son numéro de portable et le tend à Adrian avec un doux sourire.

"Il en va de même pour toi. Je suis vraiment heureuse de t'avoir rencontré, Adrian. Vraiment. Je te laisse mon numéro, n'hésite pas à me contacter." Enfilant son manteau, elle regroupe sa meute à ses pieds d'un appel et leur rattache à chacun sa laisse respective, histoire qu'ils ne se remettent pas à courir après Adrian en repartant. "J'espère qu'on se reverra bientôt. Ça risque probablement d'arriver très vite avec le vieux machin que me sers de voiture."

Devançant le loup, elle se dirige vers la sortie du bar et se retourne l'espace d'une seconde, lui adressant un sourire éclatant et un signe de la main.

"Bye !"
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