Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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The pruple line
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MessageSujet: The pruple line    Lun 16 Fév - 21:30




THE PURPLE LINE

Camille avait toujours l'habitude de trimbaler, un peu partout, avec lui, son matériel de dessin. Il savait que cela mettait les gens mal à l'aide mais il ne pouvait décemment pas passer à coté de modèles vivants gratuits, car c'était une rente si il fallait les rémunérer.
Aujourd'hui Camille s'était motivé, lui qui n'aimait pas sortir il était servi ! Il avait enfilé sa parka et s'était couvert de son écharpe sans grande conviction, avant de sortir, son carnet kraft à la main. Il avait pris la purple line : celle qui menait à jackson parks. Là bas il savait qu'il trouverait de quoi dessiner, si ce n'était pas des passants, ce serait au moins le paysage.
Il avait pénétré le vieux sous-sol dégueu ou se trouvait le métro. Oh joie, au moins il y avait des choses qui ne changeait pas, la morosité ambiante était toujours là, ça rassurait. Camille souffla en ricanant. IL prit place dans le premier wagon bondé.
Ses yeux, coincés entre ses mèches brunes plaquées par son bonnet et son écharpe remontée jusqu'au nez, scrutait la foule qui s'épaississait à chaque arrêt. Il y avait, de temps à autre, une ou deux personnes que le canadien trouvait à son goût, il s'empressait alors de dégainer son crayon et de gribouiller sur le papier une silhouette approximative avec quelques détails réalistes.
Deux jeunes filles gloussèrent en voyant l'attention que leur portait l'artiste, il sourit, dégrafant la feuille du carnet une fois l'' « oeuvre » finie pour la leur donnait. Il pouvait bien récompenser ces quelques minutes de gênes par un portrait. Quand il parlait de gênes, il voulait dire celle que le modèle pouvait ressentir, surtout un innocent, pas au courant qu'il est...Modèle. Ce n'est pas forcement agréable d'être scruté de façon intensive par un sombre inconnu.
Camille se redressa, pliant le petit papier, leur offrant gracieusement. Les jeunes femmes sourirent avant de quitter la rame, leur trophée en poche.
Camille se rassit. Une nouvelle place, un nouveau point de vu et donc de nouvelles personnes à dessiner. Camille chercha, soulevant de temps à autre une de ses mèches brunes pour vérifier qu'il n'oubliait personne. Les arrêts passèrent et la muse arriva avec le quatrième arrêt de métro.
Camille sourit, pressant le critérium, laissant la mine de plomb s'échapper du stylo. Il observa un instant le jeune homme en face de lui. Il était propre sur lui même, un blond, au visage d'éphèbe, fin mais malgré tout virile. Ses yeux clair décrivait ses chaussures, remuant de droite à gauche les talons. Il était bien habillé, protégé d'une écharpe vaguement nouée. Il y avait une sorte de charme, de dangerosité attrayante qui émanait de lui.
Camille se pencha, pressant son ventre sur ses genoux, le visage cachait derrière son calepin mais tout à fait aux aguets.
A plusieurs reprises l'architecte se pencha, observa, scruta cet autre inconnu. Le tracé était plus clair sur ce dessin que sur les autres. Plus d'inspiration sans doute. Il avait fini par obtenir, en plusieurs arrêts, un beau portrait, tête – torse, du blond. Il sourit à son travail.
Les portes du métro sonnèrent.
Putain, il avait loupé son arrêt. Il se rassit, dépité, avant de relever ses yeux sur son précédent et dernier modèle. Il se redressa. Allez courage. Il tira le papier avant de s'approcher. Il ne comptait pas le donner ce dessin au début, mais après tout, puisqu'il était là.

« Excusez moi ? »

Une première fois peu assurée, Camille répéta la phrase en timbrant un peu plus. Il se rapprocha du jeune homme.

« Je vous dessinais, là » il fit un signe de tête vers sa place « Et je me suis dit que vous voudriez peut-être voir le résultat. Vous pouvez le garder vous savez, enfin si vous voulez. »

Camille attrapa la bar juste à coté du siège de l'inconnu, évitant de peu une chute.
Il sourit chaleureusement, de toutes ses dents, reposant son carnet sur sa hanche. En général les gens était aimable. Il espérait juste ne pas recevoir de critique, sa mère le disait toujours « fixer les gens, ce n'est pas poli ». Pardon maman.

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MessageSujet: Re: The pruple line    Mer 18 Fév - 18:32
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Dans la vie d’un étudiant, il y a des moments particulièrement difficiles. Les exams, bien sûr, les rendus aussi. Mais il y a également, dans notre bon pays, l’achat des bons vieux textbooks. Il y vraiment de quoi littéralement fondre en larmes. Bienvenue aux Etats-Unis, légendaire contrée du self-made man. Le pays où tu peux bien aller te faire foutre, surtout.
Plus que de la désolation, c’est surtout de la haine que je ressens en sentant le poids des bouquins dans mon sac qui appuie sur mon épaule. Huit-cent et quelque balles pour des bouts de papiers reliés, ça fout les nerfs. Au moins, mon expression renfrognée va bien avec  l’humeur ambiance.
Le samedi après-midi, les transports sont souvent assez bondés et impraticables, et les mains enfoncées dans les poches de ma veste, je suis parfois obligé de jouer légèrement des coudes pour me frayer un chemin jusqu’aux coins des rames où l’air est plus respirable.
Et visiblement, cette fois, le karma est effectif : la ligne violette est respirable. A ma plus grande joie, il y a même des places assises. Débute alors un long périple.

Une fois installé, je laisse très brièvement ma tête partir en arrière, contre la barre de métal transversale. Le métro démarre, elle vibre contre mon crâne. Les yeux fermés, j’écoute le mélange de toutes les voix, du vrombissement ambiant et d’un concert de grincements. J’aurais pu m’endormir si le wagon ne sursautait pas de temps en temps lors de sa progression.
Ce genre de moment m’aide à mettre de l’ordre dans la tête, où je détends mon visage et me débarrasse consciencieusement du froncement de sourcil que tout le monde a plus ou moins. Pour l’heure, c’est assez difficile et j’aurai probablement cet air contrarié jusqu’à demain matin.
Eloignant un instant ces fichus bouquins de mon esprit, je rouvre les yeux dans le vide en établissant des priorités. Tâche no.1 en rentant : sortir la poubelle du papier. Tâche la plus importante : réviser comme un fou le dernier cours de maths. Quand tout ça sera fait : appeler ma sœur. Bien. Organisation faite.

Vous savez, il y a une expression qui dit : chassez le naturel, il revient au galop. Depuis peu, j’ai développé une certaine paranoïa. Et là tout d’un coup, j’ai une impression bizarre sur laquelle je n’arrive pas à mettre le doigt. C’est désagréable.
Ma mère m’a toujours dit que lorsque je suis fatigué et contrarié à la fois, j’ai l’air très méchant. C’est probablement ce qui est en train de se passer actuellement. Dieu, Déesse des ondins, si tu existes, j’envoie mes prières vers toi pour que tu arrêtes de m’empêcher de vivre ma vie en toute quiétude. Lâche-moi la grappe.
Une seconde, c’est quoi mon arrêt, déjà ? Je tourne la tête vers la carte murale quand -

« Excusez-moi ? »

Je sursaute et, l’air surpris, je me retourne vers la personne qui a surgi de nulle part. J’exagère un peu. Le ton n’était pas très assuré, en plus – mais je sursaute vraiment pour un rien ces temps-ci.
La première chose qui me frappe chez lui sont ses cheveux. Un véritable nid d’oiseau couvert par un bonnet. Et là, c’est l’ascenseur émotionnel : ma méfiance automatique envers les inconnus se trouve heurtée à l’aura assez rassurante qu’il dégage. Toute la confusion du monde doit se peindre sur mon visage alors que je le regarde. Puis survient la question que j’aurais dû me poser depuis le début : que veut-il ?

« Je vous dessinais, là. Et je me suis dit que vous voudriez peut-être voir le résultat. Vous pouvez le garder vous savez, enfin si vous voulez. »

Hein ?

« Hein ? »

L’ascenseur refait un tour par la force et je le regarde comme s’il venait de me dire qu’il veut ma photo. Ah - non. Attend. Quoi ?

« Euh. »

La joie qui venait subitement de prendre place se retrouve entravée pas le geste qu’il fait, à savoir saisir la barre à côté de moi, et son bras passe juste à côté de ma tête. C’est con. On est dans le métro, elles sont là pour ça. Et qui est assez précieux pour vouloir réclamer de l’espace personnel dans le métro, hein ? Moi, apparemment. Enfin, ce n’est pas vraiment ça. Etre coincé entre cet inconnu et le mur du métro est vraiment oppressant. Au final, c’est la vue de son sourire sincère qui m’empêche de paniquer.
Mais l’idée refait rapidement son chemin : il a fait mon portrait ! De nouveau, la joie revient et elle reste. S’y ajoute la gêne. Pourquoi a-t-il fait ça ? Parce que j’étais en face de lui jusqu’à ce qu’il se lève ? Très probablement. Quoiqu’il en soit, je me sens flatté. J’espère que mes joues n’apparaissent pas trop violettes.
C’était donc ça l’impression de tout à l’heure ! J’étais observé.

« Ah, c’est, euh. Merci ? »

Et puis je pense enfin à regarder le-dit dessin. Quand mes yeux tombent dessus, ils s’ouvrent en grand et je me redresse sur mon strapontin. C’est – c’est !

« Attendez, c’est super beau ! »

L’expression que j’arbore doit être bien différente de celle représentée sur le portrait, mais je suis sincèrement impressionné. Et dire que c’est moi qui suis représenté ! Quelle surprise.

« Vous êtes doué ! Enfin, je dis pas ça parce que c’est moi dessus, pas du tout ! C'est en général. Je suis nul en art et tout, mais. Les traits, et tout, euh. Vous êtes doué ! Woah. »

Valentin Pommier, l’éloquence même.

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MessageSujet: Re: The pruple line    Mar 14 Avr - 14:56




THE PURPLE LINE

Il avait l'air circonspet. Pour sûr il ne comprenait vraiment pas ce qu'il se passait. Le grand brun n'était pas non plus le plus délicat du monde, balancer comme ça de but en blanc « salut je t'ai dessiné, tu veux voir » ça faisait légèrement stalker sur les bords, surtout que Détroit n'était pas l'endroit le mieux fréquenté du monde. Pas vraiment reconnu pour ses artistes ou pour sa bouillonantes culture, on pouvait aisément mélanger dessinateurs et psychotiques.
Face à la réaction défiante du jeune homme et sa propre honte, Camille était prêt à quitter le métro, sous les regards inquisiteurs des autres passagers, près à virer le supposé harceleur qu'il aurait pu être.
Il avait saisi la barre devant lui avant de se tirer en avant, cherchant quel serait le chemin le plus court hors du wagon.
Mais une exclamation l'arrêta.

- Attendez, c’est super beau !

Camille lança un regard incrédule derrière lui. Il venait de dire « super beau » ? Alors oui, le canadien savait qu'il avait un minimum de talent mais on lui répondait souvent par un petit rire amusé ou un sourire en guise de remerciement. Il n'avait jamais vraiment croisé quelqu'un qui avait vocalisé et verbalisé son contentement. Il faut dire que les gens étaient, d'habitudes, plutôt mornes ou ternes dans le metro et avaient rarement le temps de s'exciter sur quelques traits de fusains.

-Vous êtes doué ! Enfin, je dis pas ça parce que c’est moi dessus, pas du tout ! C'est en général. Je suis nul en art et tout, mais. Les traits, et tout, euh. Vous êtes doué ! Woah.

Son sourire s'étira. Ce gamin était décidément sympas.
Le publique qui pensait assister à une excitante scène d'agression, semblait maintenant déçu par la tournure guimauve que prenait les événements. Certains se retournèrent sur leur siège, laissant les deux jeunes gens s'esclaffer au milieu du métro.
Le brun rangea la petite barrette de fusain dans la poche de sa parka, essuyant brièvement ses mains noires sur le tissus kaki.

-Merci. Merci beaucoup. C'est pas si...Enfin c'est un peu vite fait, ça ne vous rend pas vraiment justice.

Oui, ça sonnait comme de la drague et le cerveau de Camille venait juste d'en être informé. Il fallait rebalancer un peu de testostérone là, quelque chose de distant mais chaleureux pour essayer d'effacer ce compliment tout droit sortie d'une sitcom pour ado.
Camille tendit sa main toute assombrie par la craie vers son précédent modèle.

-J'm'appelle Camille.

Il allait falloir la serrer vigoureusement cette main pour enrayer le miel du compliment plus haut. Ou alors pas vraiment ? Ça pourrait paraître passionné, ou trop investie. La recherche d'un contacte intense.
Alors que Camille cherchait à enrayé le départ homoerotique de cette rencontre – digne d'une mauvais fiction d'une ado de quatorze ans- la petite annonce lumineuse, et sonore, du métro se mit en marche. C'était son arrêt.
Le brun fixa un instant cet homme toujours inconnu, gêné de devoir quitter les transports aussitôt.

-Il faut que je descende ici en fait.

Il s'avança vers le quais, matériel de dessin en main.

-Mais !
Il se rapprocha des portes rapidement

-Je cherche des modèles, si vous êtes intéressé. C'est rémunéré bien sûr.

Des clopinettes, mais c'est rémunéré.

-Après, c'est une proposition un peu bizarre je sais, de la part d'un inconnu surtout.

Il se glissa à nouveau dans le métro pour être bien sûr de pouvoir finir sa proposition, au pire il descendrait au prochain arrêt pour reprendre le métro dans l'autre sens.

-ça doit même être un peu gênant comme demande. Mais c'est sérieux. Je peux vous donner les numéros de mes autres modèles, il pourront attester que je ne suis pas un pervers en série. Si vous voulez en discuter autour d'un café aussi.

Il s'apprêtait à sortir une petit papier de sa poche, tout ce qu'il trouva fut un ticket de caisse. Bah ça irait... Il griffonna son numéro au dos du papier. C'était si rare de trouver des sujets intéressants, qui donnaient envie de dessiner. Et comme ces temps-ci c'était la toile blanche, c'était un peu tombé du ciel...



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MessageSujet: Re: The pruple line    Mar 28 Juil - 22:29
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« Ça ne vous rend pas vraiment justice. » Non mais est-ce qu’il s’entend ? Un peu pris au dépourvu, je lâche un rire qui ressemble beaucoup à une exclamation. Ça a au moins le mérite d’être mignon, comme drague, quoique visiblement involontaire si j’en crois sa tête. Pour moi, la situation est devenue plus amusante que gênante, et je n’hésite pas à lui faire un grand sourire. Malgré tout il a l’air sincère, alors ça me fait très plaisir même si j’ai un peu de mal à le croire. Mais j’accepte. Bien joué, nid d’oiseau.
Nid d’oiseau qui d’ailleurs se trouve s’appeler Camille, si j’en crois ses présentations et sa paume tendue. Je me lève pour la lui serrer sans me défaire de mon sourire qui est devenu un peu railleur. Je n’aurais pas cru, mais on vais approximativement la même taille.

« Valentin. »

C’est pas mal francophone, Camille, non ? Ce serait un sacré hasard.
Je ne fais pas vraiment attention à la manière donc il me serre la pince – je n’ai jamais bien compris quelles étaient toutes ces règles compliquées – et n’en pense donc rien de spécial.
La rame de métro grince et tangue un peu avant de s’arrêter, et un point rouge s’allume quelque part au-dessus de ma tête. Camille m’annonce que c’est là qu’il descend et je m’écarte légèrement des portes pour le laisser passer. Visiblement, le timing n’est pas son fort, mais là encore je trouve ça amusant. D’ailleurs je le vois revenir et je m’avance vers les portes ouvertes.

« Mais ! Je cherche des modèles. » Mh. Il m’a peut-être mis de bonne humeur, mais est-ce que ça ne serait pas un peu trop ? Remarque, avec un tel coup de crayon, ça se tient. « C’est rémunéré bien sûr. » Ah mais ça change tout !

Je l’écoute attentivement m’expliquer son affaire sans me dire que ce n’est peut-être pas une très bonne idée de m’appuyer sur des portes de métro, mais peu importe. Plus je l’entends, et plus ce qu’il me raconte a l’air honnête. J’ai envie de hausser les épaules lorsqu’il me parle d’appeler les modèles, mais je ne le fais pas. Qu’est-ce qu’il pourrait bien m’arriver de toute façon ? Que je me retrouve dans un plan où il m’enlève pour me prostituer ? Ce serait presque drôle.

Au moment où j’inspire pour lui répondre, l’alarme se met à crier, annonçant le départ imminent du métro. Le choix est assez rapidement fait : je sors de la rame et lui fis un signe de tête pour l’inviter à me rejoindre sur le quai. J’éloigne mon sac des battants qui se referment pour ne pas me trouver dans une situation délicate et me place en face de lui.

« Il y en a toutes les cinq minutes et je n’ai rien de prévu tout de suite, » je lui explique pour me justifier.

« Du coup, ça m’intéresse, votre histoire. Je suis étudiant, donc sans vous mentir, je prends ce qu’on me propose. Et puis vous êtes marrant donc pourquoi pas. »

Bon, c’est peut-être pas le meilleur compliment du monde. Passons.
Qui aurait cru que j’aurais une proposition pareille dans le métro ? Moi, modèle, franchement. Si j’avais su. Je prends quand même le ticket de caisse qu’il me tend, avec ce que je présume être son numéro écrit dessus. Il rejoint l’autre papier, celui où réside mon portrait, et j’ouvre mon sac pour les placer entre deux bouquins sans les plier. Ce serait dommage.
C’est assez cool, ce type est vraiment l’incarnation de l’idée que je me fais d’un artiste. Que ce soit la forme du visage, l’allure et les mains noircies par le fusain. Ou l’élocution maladroite dont je viens d’être la victime. En soi je trouve ça chouette.  Mon sourire s’élargit.

« Et je suis carrément partant pour un café. J’aimerais bien savoir dans quoi je me lance. »
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