Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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ADAM ▬ J'ai, et je le déplore, quelques fois, quelques torts.
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MessageSujet: ADAM ▬ J'ai, et je le déplore, quelques fois, quelques torts.    Lun 30 Nov - 13:01
Août 2009.

Il y avait des fois où Constance faisait des erreurs. Après deux mille ans, on pourrait se dire qu'elle serait devenue parfaite, qu'elle penserait à tout et ne se ferait pas avoir aussi facilement... après tout, il fallait tellement vraiment le vouloir pour la piéger. Mais voilà, il y avait des cons, des crétins, des pauvres petits microbes qui réussissaient, par idiotie, à faire tout ce qu'il fallait pour l'avoir.

C'était arrivé en pleine rue, en soirée, Constance allait rejoindre un ami et avait levé la discrétion pendant quelques minutes, juste histoire d'être repérée sans trop de soucis. On était en plein été, il faisait beau, bien qu'il fasse nuit. Plein de gens dehors. Les nuits d'été étaient les plus belles nuits de chasse. Elle en frétillait déjà d'impatience, alors que Jean-Patrick, sa nouvelle banque, n'allait pas tarder à arriver.
Et puis il y avait eu, tout à coup, cette main ferme sur son bras. Elle se retourna et découvrit la figure sévère d'un flic. Putain de connard d'enculé de merde. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Ah mais non elle avait pas le temps pour ces conneries.

Le soucis, c'est qu'il la tenait. Elle ne pouvait pas juste disparaître et s'en aller. Elle ne pouvait pas non plus juste le buter. Et il y avait son pote qui la regardait, et ils étaient au milieu d'une foule. Le crétin commença à lui poser des questions, du genre ils sont où tes parents, qu'est-ce que tu fais dehors, t'as quel âge, t'habites où, on va te ramener, et ton téléphone ? Elle avait la flemme, là. C'était pas le moment. Et puis il pouvait pas être si tard que ça. Elle tourna les yeux, aperçu une horloge au centre de la place, ah oui quand même, trois heures du matin. Bon. A l'autre bout du bras, le flic commençait à s'énerver parce qu'elle répondait pas. Bon, elle aurait qu'à jouer les orphelines rebelles des rues, comme d'habitude. La fugueuse de bonne famille avait marché moyen la dernière fois. Heureusement qu'ils pouvaient pas garder de photo d'elle quand même, sinon ils auraient une cente de déclaration de gamine des rues avec sa photo au centre. Merci le bon dieu, hein, comme on dit.

« Bon bah ma jolie, on va m'suivre au poste hein ? »

Ouais c'est ça. Avec lui y avait un petit jeune qui avait l'air un peu gêné des manières rustres de son collègue. Il devait être jeune. Il était pas encore habitué à voir les délinquants se faire traiter comme de la merde. A côté, le con commençait à lui expliquer ce qui allait se passer, les conséquences de ses actes, blablabli, blablabla. Comme si elle connaissait pas la procédure par cœur. Comme s'il pouvait être plus effrayant qu'une bande de vampires assoiffés de justice et d'équité, savourant la possibilité de faire quelque chose de bien et bon dans leur vie de merde.
Et ça parlait encore et encore. Une vraie pipelette celui-là. Lorsqu'il voulut lui prendre son chewing-gum, qu'elle faisait gonfler avec dédain pendant qu'il lui faisait la morale dans la voiture, elle lui lança un tel regard noir qu'il renonça, non sans quelques grognements sur le respect et les jeunes de nos jours. C'est toi le bébé, gros porc.

La vérité, c'est qu'elle aurait pu s'enfuir. Y avait des moyens. Mais aucun qui garantissait le fait qu'elle ne se fasse pas repérer en tant que créature, et qu'elle ne fasse pas poursuivre à travers toute la ville. Il fallait être gentille et sage pour le moment (dans les limites du raisonnable, à savoir juste ne pas tous les tuer directement) puis s'enfuir comme toute fugueuse / fille des rues le ferait dans le même cas. Et puis se faire discrète un petit moment. Elle savait bien faire, ça, la discrétion.

Arrivée au poste, elle fut installée seule dans une salle, attachée. Connards. Comme si ça allait la retenir. Ça l'empêchait juste de s'en griller une. Ah mais merde, l'autre con lui avait piqué son paquet. Alors qu'elle grognait intérieurement tout en mâchant sauvagement son chewing-gum, la porte finit par se rouvrir sur un policier, plutôt grand et classieux, pas le genre du gros sac à donuts de toute à l'heure. Elle resta quelques secondes à fixer sa cravate absurde, puis releva le nez vers lui et décrocha ses premières paroles depuis le moment où on lui avait attrapé le bras :

« Hey, t'aurais pas une clope à dépanner mec ? »



CERTES, JE POURRAIS ÉCOUTER CE QUE TU ME DIS MAIS JE SUIS BEAUCOUP TROP OCCUPÉE À COMPLÉTEMENT M'EN FOUTRE.
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MessageSujet: Re: ADAM ▬ J'ai, et je le déplore, quelques fois, quelques torts.    Ven 4 Déc - 12:19


5h49 – Appartement d'Adam

Adam s'était réveillé en avance, aujourd'hui. Sans raison, du moins à ce qu'il semblait. Il avait juste ouvert les yeux avec cette impression de sortir d'une situation spécifique mais qu'il aurait été incapable de définir. Il supposa rapidement avoir fait un rêve qu'il avait oublié et n'y prêta pas plus d'attention que nécessaire. Il resta cependant au lit à fixer le plafond pendant plusieurs minutes. Il ne remarqua que son rythme respiratoire était anormalement rapide que quand il se calma.

Il posa un pied à terre, puis l'autre, se leva comme au ralenti. Sans musique, sans sonnerie de réveil, sans rien. Le silence envahissait son appartement comme un brouillard tiède et moite, créant ce qui lui paraissait être une obscurité supplémentaire, plus profonde encore que le voile bleu marine qui recouvrait sa chambre ; la nuit américaine comme on l'appelait, piquetée de tâches de couleurs qui renvoyaient le noir absolu au rang d'une histoire lointaine.
On disait que ce n'était que dans les films.

6h15 - Appartement d'Adam

Largement en avance sur son planning et encore un peu groggy, Adam avait passé 9 minutes sous la douche et, après avoir mollement accompli les quelques étirements auquel il s'astreignait quotidiennement, il était en train d'enfiler ses vêtements. Son habituel costume de travail qu'il avait agrémenté d'une cravate rouge à motifs de chauves souris tirées d'un dessin animé de Tex Avery qui souriaient en coin comme si elles venaient d'accomplir quelque obscur méfait. A ses yeux, cette cravate représentait tout à fait cette impression qui l'accompagnait et il désirait qu'elle l'accompagne toute la journée de façon à pouvoir être retenue et comprise plus tard, à la lumière du jour et de sa sanité.

Las de cet état de lenteur, cependant, il décida de reprendre un rythme d'avancement normal et d'arriver plus en avance que d'habitude au travail. Impossible d'avoir trop de temps à travailler, de toute façon. Il se dirigea vers la cuisine en enjambant quelques monceaux de feuilles A4 sur lesquelles s'étalaient des rapports, des plans de travail et des griffonnages divers qui trainaient à même le sol de l'appartement, avala rapidement son petit déjeuner composé de toast, de café noir et d'oeufs au bacon. Il ramassa son attaché case qui trainait dans l'entrée et sortit en fermant la porte qui cliqueta légèrement.

De 6h45, heure à laquelle il arriva au commissariat, à 2h du matin, il passa sa journée à gérer la paperasse relative à l'assignation d'un nombre infect de brigades sur les affaires récentes de meurtre, à la promotion de trois nouveaux éléments au poste d'inspecteur (nécessaires pour mener les brigades sur le terrain) et à sept briefings dont trois incluaient des supérieurs dont il ignorait jusqu'au patronyme et venus exclusivement pour lui dire de résoudre tout ça au plus vite.

Les événements réellement marquants ne commencèrent que vers 2h45 du matin, alors qu'il s'évanouissait à moitié de fatigue et d'ennui sur une montagne de paperasse et commençait à envisager de dormir sur place. Il avait ouvert une des fenêtres de son bureau et fumait pour ne pas s'endormir tout de suite quand son pager vibra dans sa poche.
A cette heure-ci, presque tout le personnel était rentré chez lui, à l'exception des agents de garde ce soir là et d'un personnel secrétaire réduit au minimum. Il n'était donc pas si rare qu'on l'appelle pour s'occuper d'affaires qui nécessitaient du personnel exécutif et que parfois, les cinq ou six policiers qui stationnaient ne suffisaient pas.

En l'occurrence, il semblait que ce soit le cas. Ce n'était qu'une simple mise en garde à vue d'une mineur, d'après ce que les codes inscrits sur son pager signifiaient.

Il descendit au rez de chaussée et retrouva l'agent de quart qui lui indiqua la salle de garde à vue où la mineure avait été placée en détention. On le prévint qu'elle avait « l'air farouche » (citation). D'un hochement de tête, Adam remercia l'agent et pénétra dans la salle.

3H02 – Salle de garde à vue n°6

Elle avait l'air plus que farouche. Il était complètement compréhensible aux yeux du commissaire, cependant, qu'on puisse être contrarié après une arrestation tardive. Et cette fille n'avait pas l'air du genre à se balader pour promener son chien.
Quoiqu'en fait. Quelque part, si.

Rien ne semblait pointer vers elle quelque chose de particulièrement suspect, si ce n'était ce regard affreux, dédaigneux et furax. Pas le regard d'une adolescente en pleine crise, en tout cas. Ou alors elle avait dû en voir de belle.

La salle était une salle de garde à vue comme n'importe quelle autre, dotée d'une glace sans teint donnant sur le couloir et d'une table vissée au sol, au centre de la pièce, dotée de petit arceaux auxquels on pouvait relier des menottes, en l'occurrence celles de la jeune fille. Sur la partie supérieure d'un des murs, on pouvait voir une grille d'aération et une hélice tournait lentement au plafond, brassant paresseusement l'air comme le bras mou d'un vieux qui chasse les mouches. Une lumière froide et blafarde projetée par des barres de néon fixées sur le plafond, inondait la pièce.

L'ADOLESCENTE - Hey, t'aurais pas une clope à dépanner mec ?

Instinctivement, sa main alla se poser sur sa poche arrière où son paquet de Winston était rangé. Pensant que revenir sur un geste allait diminuer son autorité et sa contenance, il termina lentement son geste et sortit deux cigarettes. Fumer l'arrangeait bien, de toute façon, s'il voulait garder les yeux ouverts au cours de l'entretien.
Il en posa une à plat sur la table devant l'adolescente avant de s'apercevoir qu'elle était menottée à la table.

ADAM PITCH – Pardon.

Il reprit la cigarette, fit le tour de la table et lui mit entre les lèvres, sortit un briquet et l'alluma avant d'allumer la sienne et de souffler vers le plafond un long jet de fumée qui fut dispersé par l'hélice au plafond. Il laissa quelques secondes planer, les yeux dans le vague, fumant silencieusement, suivant les volutes qui formaient à présent la version calme d'une mer en furie sur le plafond.
Il sortit calmement de sa contemplation et fixa ses yeux sur la fille.

ADAM PITCH – Bon alors, qu'est-ce qu'on fait ? Tu passes la nuit à fumer ici ou tu m'expliques ?

Il avait évité le ton paternaliste que les agents ont l'habitude d'employer avec les jeunes gens. Il avait presque tout de suite compris que ça ne faisait, en général, que les énerver plus et les braquer. L'intérêt était de leur parler comme à n'importe qui.
Après coup, on aurait pu reprocher à Adam de n'avoir pas examiné cette fille de plus près, mais il aurait répondu que tout ce qu'il aurait pu voir aurait été rendu imprécis par la fumée de cigarette, comme le nuage d'un orage à venir.
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MessageSujet: Re: ADAM ▬ J'ai, et je le déplore, quelques fois, quelques torts.    Sam 2 Jan - 18:49
Constance connaissait bien cette façon qu'avaient les gens de faire quelque chose, se rappeler de pourquoi ça ne marchait pas avec elle, puis de s'excuser. Ca marchait pour les photos, les coups à boire, le coiffeur, et d'autres remarques diverses et variées sur sa nature de vampire et ses complications. Ses nombreuses complications. Comme se retrouver au poste au milieu de la nuit tout simplement pour avoir voulu se balader.
Lui, il savait pas qu'elle était vampire, mais il arrivait quand même à la faire se sentir comme cela. Lorsqu'il posa la clope devant elle, elle lui lança un regard sidéré et blasé, un Vraiment ? silencieux et désabusé. Il comprit vite. Ah, les humains. Au moins, il répondait à sa requête. Il était soit niais, soit lucide. Elle hésitait. Les humains lui paraissaient tous tellement jeunes, elle avait tendance à les trouver niais un peu trop facilement.

Il lui alluma sa clope et elle pu l'observer plus attentivement maintenant qu'il était plus proche (non pas qu'elle ai mauvaise vue). Il était incroyablement froid et sec, même à quelques centimètres de distance. S'il n'était pas aussi jeune, elle l'aurait bien retourné sur un lit pour le débaucher. Mais en plus il devait être de ces imbéciles qui n'arrivait pas à comprendre que non, elle n'avait pas quinze ans. Bref. Qu'importe. Elle se délectait de sa clope (pas sa marque préférée, mais on crachait pas sur la générosité des incapables), sans les mains, comme elle avait appris à le faire il y a de cela déjà quelques siècles.

Bon, du coup, elle jouerait quoi ce soir ? Parce que clairement, l'option de rester là toute la nuit n'était clairement pas possible. Finir en cendres, non merci. « Trop d'années nous séparent pour qu'on passe la nuit ensemble. » lui répondit-elle avec morgue, un sourire provocateur aux lèvres, bien lancée dans son petit manège d'ado impertinente. « Qu'est'c'que tu veux savoir ? J'étais dehors, tes copains sont arrivés, ils m'ont amené ici. J'peux rentrer chez moi maintenant ? »

Tout en le provoquant, elle préparait son histoire du jour. Il fallait juste qu'elle réussisse à sortir sans avoir de contact physique avec ce mec. Il avait pas l'air du genre tactile. Ça devrait le faire.



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ADAM ▬ J'ai, et je le déplore, quelques fois, quelques torts.
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