Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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MessageSujet: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 24 Fév - 11:24

   
trois nuits par semaine

Douleur. Ça le transperce telle une aiguille qu'on enfoncerait dans sa chaire, le poignarde comme si on broyait son cœur et réduisait ses os en miettes. Il le sent. Elle est morte. Elle, c'est une biche. Jeune et insouciante sans doute, qui s'est trop éloigné de l’orée des bois, qui n'a pas écouté sa mère et a préféré fausser compagnie à la harde protectrice pour s'aventurer plus loin. Elle, c'est la jeune biche qui ne courra plus dans la forêt, ses longues jambes la portant toujours plus en avant. Non, plus jamais, c'est fini désormais. Cheyenne connait cette douleur, il l'a déjà vécu auparavant. Il en reconnaît la saveur de fer, le goût amer, la texture craquante. Une voiture. C'est aussi simple que cela. Et la Terre Mère l'a rappelé à elle.

Il déteste cela. Le revers de son lien avec son animal-totem est terrible. Insupportable. À chaque cervidé qui meurt, c'est comme s'il décédait avec. Les sensations sont partagées ; identiques. Ainsi, Cheyenne s'est déjà pris une balle dans la tête. Il s'est déjà fait trancher la gorge par des crocs meurtriers, percuté par un camion, il a connu l'hiver trop glacial qui emporte les plus faibles, la famine qui creuse un trou dans l'estomac tel qu'il ne peut plus être rempli. Il a même connu la noyade, une fois. Et le feu. Il a connu la terreur des flammes, leur morsure cuisante et la chaleur tel qu'elle fait fondre les os.

« Gnh... ! » La main de Cheyenne se saisit de son haut léger qu'il porte pour dormir, juste à l'emplacement de son cœur. Il est en sueur, haletant et pantelant tandis qu'il s'est redressé, arraché à son sommeil par la brutalité de la sensation. Assez... il en a assez. Il ne le supporte plus.

La biche est morte, mais la douleur demeure. Le jeune homme qui se sent fille tourna la tête, ses longs cheveux lui tombant sur le visage. Sa vision quelque peu brouillée par les larmes qui perlent au coin de ses yeux agrippe le portable qui trône sur sa table de chevet. Un nom surgit à travers le brouillard confus de ses pensées. Sally. D'un geste, il se saisit de l'objet et envoie un rapide message à sa meilleure amie, afin de la réveiller et de la prévenir de son arrivé. « Je suis à ta fenêtre dans cinq minutes. C. ». Il a envie de la voir. Il en a besoin.

Rapidement, Cheyenne se lève. La tête lui tourne un peu et il lui faut s'accrocher au mur pour ne pas chanceler. Vêtu simplement de son débardeur de dentelle blanc et de son bas de pyjama lui tombant sur les chevilles, pieds nus, il sort de sa chambre et descends les escaliers sans faire de bruit. Il passe la porte, frissonnant un peu sous l'assaut de la fraîcheur nocturne tandis que ses pieds effleurent le bitume. Tout n'est que silence et pourtant, Cheyenne peut ressentir le picotement de l'air chargé de spiritualisme et le bourdonnement des chuchotements des esprits autour de lui.

Il lui suffit de traverser la rue et il y est. Le jeune homme se dirigea vers l'arrière de la maison. Il y avait là un arbre aux longues branches qui effleuraient la fenêtre de la chambre de Sally. Sans hésitation, Cheyenne se mit à l'escalader avec des gestes doux et maîtrisés, prenant soin de ne casser aucune brindille dans son ascension. Arrivé sur le rebord de la fenêtre, il se courbe et toque à la vitre, espérant que soit Sally l'apercevra, soit Gulliver l'entendra et signalera donc sa présence à sa maîtresse. Cheyenne frissonne et, se souvenant à temps d'un détail, se passe rapidement une main sur le visage pour essuyer les traces de larmes éventuelles qui resteraient, se frottant les yeux. Il ne veut pas inquiéter Sally... surtout qu'il ne lui a toujours pas avoué son secret.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 24 Fév - 11:50

   
trois nuits par semaine

Ce soir-là, Sally n’arrivait pas à dormir. Le transgenre était dans son lit, comme d’habitude. Il avait dit au revoir à Cheyenne via Facebook il n’y a pas si longtemps, comme d’habitude. Il avait dit qu’il allait dormir, comme d’habitude.

Sauf que voilà, depuis quelque temps, le sommeil désertait son esprit, son corps et même ses envies. Sally se posait trop de questions que, parfois, il ne comprenait même pas lui-même. Il jette un coup d’œil en biais de son lit. Gulliver dort comme un bien heureux, sur le dos et la langue ressortant de sa gueule. Bwarf, parfois, Sally, bah il envie son clébard. Il n’a pas l’air d’avoir le moindre souci, lui. Ahah, si seulement Sally avait ce qu’il en était, il ferait moins le malin.

Sauf que voilà, on ne saura pas trop si c’est de la providence ou une autre connerie céleste du même genre mais alors que Sally commençait à s’énerver à tourner et retourner dans ses draps, il aperçoit la lumière vive de l’écran de son portable s’allumer. L’engin est sur sa table de chevet, à moins de trente centimètres. Alors oui, le père de Sally n’arrête pas de lui dire que ce n’est pas bon pour la tête et le cerveau que de dormir trop près d’un appareil de ce genre mais très honnêtement ,Sally, lui, il s’en fout. Il dirait même autre chose si seulement c’était possible mais par respect pour son paternel il restait tout de même poli.

Il ouvre le sms qui vient d’être reçu. C’est Cheyenne. En même temps, qui d’autre à part lui pourrait envoyer un message à cette heure-là ? Sally n’a pas d’autre ami suffisamment proche pour ça. Ou même pour tolérer ça de quelqu’un d’autre que le Romero. Alors et bien… Sally se lève. Discrètement. Il dort avec son très long T-shirt Militaire qui lui descend jusque sur les genoux et un boxer noir. Dans l’obscurité, on dirait presque une petite princesse en robe. Sauf que non, Sally n’est pas une princesse. Sally c’est Mario à la limite mais certainement pas Bitch-Peach. Et pour le moment, le mini-Mario avec les cheveux qui parte en vrille – il va falloir resonger à un lissage bientôt – sort de sa chambre pour jeter un coup d’œil dans celle de ses parents, histoire de voir s’il peut être tranquille ou pas.

Oh merde, y’a les draps qui bougent. Sally étouffe un frisson d’effroi. Non pas qu’il ait quelque chose contre la sexualité de son père et de Sonya mais il préférerait ne pas être témoin de ça, merci. Bon, au moins, s’il est discret, il pense que ça peut passer facilement. Alors, de la même manière qu’il avait traversé le couloir, le transgenre retourne dans sa chambre et ferma la porte à clef –merci à belle-maman d’avoir convaincu papa de lui laisser un peu d’intimité parfois. Sally sait que si quelqu’un essaie d’ouvrir la porte, ça réveillera Gulliver et il n’aurait plus qu’à planquer Cheyenne dans son armoire ou sous son lit. Facile. Toute une technique. C’est ça d’avoir un père qui n’apprécie pas la seule personne de son âge dont on se sent un tant soit peu proche.

Sally se fiche pas mal de ce que pense son paternel. Lui il aime beaucoup Cheyenne alors il est là pour lui. Normal. Entre potes, non, entre meilleurs amis, on est toujours là les uns pour les autres. Même à quatre heures du mat’ quand on a cours le lendemain. C’est comme ça et ça ne le gêne pas.

Justement, il voit la tête de Cheyenne à travers le carreau de sa fenêtre de chambre.

Sally regrimpe sur son lit et avec une précision presque chirurgicale, déverrouille les loquets qui ferment le système vitré pour laisser son vis-à-vis rentrer à l’intérieur. Il y a quelque chose de suspect. Sally ne sait pas ce que c’est exactement mais il y a anguille sous roche – même s’il déteste cette expression. Sally referme la fenêtre derrière Cheyenne – pour éviter d’attraper la crève bêtement- et reprends son portable sur lequel il pianote, pour communiquer. Vu l’heure, parler ne serait pas trop recommandé, au risque d’attirer l’attention de son père et Sonya. Enfin, Cheyenne peut parler sans son, Sally lira sur les lèvres avec la lumière de son téléphone, mais lui, en retour, devra passer par son joujou moderne. C’est un peu tristesse, tout ça.

[Un problème ? Ça m’étonnerait que tu viennes à quatre heure de mat’ juste pour discuter des étoiles et des constellations en forme d’aubergine, pas vrai ?]

Parce que oui, Sally est comme ça. Et Sally, quand il veut détendre l’atmosphère, bah il raconte des conneries, même si c’est pas toujours drôle. Parce que Sally, bah il veut bien faire, voilà tout.



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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 24 Fév - 17:50

   
trois nuits par semaine

Un frisson secoue le corps de Cheyenne. Ce n'est tout de même pas très agréable de se trouver là, contorsionner en deux pour tenir sur le rebord de la petite fenêtre, suspendu à quelques mètres du vide. La chute ne lui serait nullement mortel certes, mais guère agréable pour autant et, fragile comme son corps est, il serait capable de se casser quelque chose en tombant de son perchoir. Si cela arrivait son père le tuerait. Et celui de Sally irait déterrer son cadavre pour le tuer de nouveau. L'homme ne l'aime pas. Du tout même et c'est un sentiment réciproque, bien que Cheyenne s'efforce de toujours rester courtois et de faire une bonne figure hypocrite à souhait en la présence du paternel Rosenwood, car malgré tout il reste le père de son amie.

L'androgyne tourna la tête en entendant le cliquetis du verrou et sourit en apercevant le visage de l'objet de ses pensées à travers la vitre. Bientôt, la fenêtre s'ouvre et il s'engouffre sans attendre à l'intérieur. Cheyenne rejette sa chevelure de princesse en arrière et s'assoit en indien sur le matelas de Sally. Il tapote l'épaule de son amie pour attirer son attention et, en quelques gestes précis, sa main droite venant toucher son menton, s'exprime.

[ Merci. Pardon de te déranger à cette heure. ]

Avoir pour meilleur amie une fille sourde -transgenre de surcroît mais ça c'est franchement un détail, Sally est Sally ; point-, on croit que c'est compliqué, que la conversation est limitée. Loin de là en réalité. Très tôt, peu après leur première rencontre en réalité, Cheyenne a mit un point d'honneur à apprendre le langage des signes, du moins les bases. Il trouvait ça amusant en plus étant enfant, c'était comme avoir son propre langage, juste pour lui et Sally, que personne d'autre ne pouvait comprendre. Et quand cette technique ne suffit pas pour exprimer ce qu'il désire, il prend soin de parler bien face à elle pour que son amie puisse lire sur ses lèvres. Les discutions entre eux étaient faites de mots, mais pas seulement. Également de gestes, de regards, de sons brefs... c'était tout une panoplie qu'ils avaient à leur disposition.

Le chaman se penche un peu en avant pour lire sur l'écran du portable de Sally. Un rire lui secoue les épaules et, par réflexe, il accentue la grimace de son sourire pour que son amie, à défaut de l'entendre, “voit” son rire. C'est une habitue de qu'il a prit à force, conscient que même si elle vivait bien avec, son handicap était parfois lourd à porter pour son amie privée de son ouïe. Cheyenne secoue un peu la tête et en lui, il sent son cœur se serrer de ne pouvoir dire la vérité à sa meilleure amie. « Pas vraiment. » chuchote-t-il avec lenteur afin de laisser à Sally le temps de lire sur ses lèvres. « Je... Je n'arrivais pas à dormir. J'ai fais un cauchemar. » Ce qui est un peu le cas, dans un sens.

Son regard esquive brièvement celui de son amie. Il se sent mal de ne pouvoir lui dire toute la vérité le concernant. Son père lui a interdit. Sally pourrait ne pas comprendre, le rejeter, le dénoncer à la police ou des personnes mal-intentionnées. Cheyenne sait que c'est faux, il sait qu'elle ne ferait jamais une chose pareille. Mais les mots de son géniteur se sont insinués en lui tel un serpent se glissant sous ses vêtements et ont semés le doute. Et si Sally ne l'aimait plus à cause de ses pouvoirs ?

Le jeune chaman se frotte la nuque et se met finalement à triturer une mèche blonde entre ses doigts. « J'avais envie de te voir du coup. Tu sais quel froussard je suis, impossible de me rendormir après ça, ahah. Je t'ai réveillé du coup je suppose ? [ pardon ] » ajoute-t-il en exprimant son excuse par le signe correspondant.

Quel menteur il fait tout de même. Mais ça le démange. Pour se sentir soulagé de ce poids, pour défier l'autorité de son père et surtout, parce qu'il aime trop Sally pour lui cacher ce qu'il est vraiment.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 24 Fév - 19:05

   
trois nuits par semaine

Sally n’avait jamais compris pourquoi son père n’aimait pas Cheyenne. Franchement, il lui avait déjà présenté des gamins de collègues ou d’amis qui étaient bien plus insupportables que lui. Mais non, décidément c’était toujours la même rengaine. Mais Sally s’en foutait, comme d’hab’. Sally vit sa vie pour lui et pour personne d’autres. Quitte à ce que ça clashe avec son paternel et bien soit. De toute manière, il ne peut pas l’entendre lui crier dessus alors en général, il n’a qu’à détourner le regard, faire son gosse en pleine crise d’ado’ – car oui même les sourds peuvent avoir des passades de ce genre – et ignorer la suite en s’enfermant dans sa chambre. Enfin ça, c’est jusqu’à ce que Sonya ne grimpe avec une échelle jusqu’à sa fenêtre pour lui sourire, lui faire un clin d’œil et discuter un peu avec lui avant de le convaincre de revenir avec son père et elle dans le salon.

C’était la petite routine à laquelle Sally c’était habitué. A chaque fois ça partait soit de Cheyenne soit de son manque de ‘féminité’. Mais bordel de merde d’où un garçon a besoin d’être ‘féminin’, hein ? Sally se sent homme et apprécierait assez qu’on respecte son choix.

Apparemment, ce n’était pas gagné. Sally essaie de ne pas y penser davantage et se reconcentre sur Cheyenne. Pour le moment c’est lui qui a un problème, pas le transgenre. D’ailleurs, tout en regardant son ami blond, il s’étire et prend connaissance des paroles de ce dernier.

Arf, un cauchemar. Sally ne peut que comprendre et compatir. Enfin, uniquement dans un sens puisque ses cauchemars à lui manquait sans doute de quelque chose, puisqu’il n’a pas d’ouïe qui fonctionne bien. Sally se demande si les cauchemars des gens normaux font plus peur que les siens. Si oui, ce doit être horrible, les siens ne lui ont jamais laissé de bons souvenirs, il faut dire. Sauf que Sally, il ne sait pas trop quoi dire face à ça.

Toutefois, en appuyant sur la petite veilleuse à côté de son lit, Sally met un peu plus de lumière à sa disposition. Ce n’est pas énorme et son père ne soupçonnera rien tellement la luminosité est faible et ne passe même pas le seuil de sa porte. Mais bon, à proximité, c’est bien pratique cet engin. Il tire un peu sur une des mèches de Cheyenne et fait clairement la gueule. Enfin, un peu. Juste pour montrer que ce qu’a dit le blond, bah ça ne lui plaît pas. Pas du tout, même.

Sally fait bouger ses articulations, ce sera plus simple qu’avec le téléphone vu que Cheyenne connait les bases de la langue des signes.

[Espèce d’idiot, bien sûr que tu m’as pas réveillé. Moi non plus j’arrivais pas à dormir. Et désolé pour tes cauchemars… Tu peux rester là si tu veux, j’ai fermé la porte à clef. Tant que tu fais pas de bruit, mon père t’entendra pas.]

Il faisait comme il pouvait pour essayer d’apaiser son vis-à-vis. Son lit est bien assez grand pour deux et s’il n’y a que ça pour rassurer Cheyenne, ça ne le dérange pas de dormir avec. Comme quand ils étaient plus jeunes, lorsque Sally avait encore ses très longs cheveux frisés qui lui descendaient en cascade ondulé sur ses reins. Elle est loin cette époque. Loin, très loin.

Et pourtant si proche. Dingue comme quelques années ça vous change du tout au tout.



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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 24 Fév - 20:37

   
trois nuits par semaine

Dans sa tête, parfois, c'est un peu compliqué pour Cheyenne de définir Sally. Par exemple, il en parle au féminin, mais il s'adresse à lui en utilisant le masculin. Sally a un corps de fille, il l'a connu avec les cheveux longs et il est l'un des rares à pouvoir l'appeler par son véritable prénom et non “Rory”, pseudonyme qu'elle utilise parfois pour se présenter. Sally c'est son meilleur ami et sa meilleure amie en même temps. C'est génial du point de vue de Cheyenne, même si parfois, quand il prends un peu de recul pour observer leur relation, il se dit que ça doit être un peu bizarre pour les autres. Mais bon. Lui s'en fiche, il a Sally dans sa vie, cela lui suffit. Garçon, fille, caragor, au fond tout cela lui importe peu. Lui est bien une fille coincée dans un corps masculin.

Une grimace déforme brièvement les traits de Cheyenne quand son amie tire sur la mèche de cheveux. Ce n'est pas que ça fait vraiment mal, il a l'habitude, mais il voit sa moue boudeuse et sait qu'il l'a agacé par ses propos. Il joint ses mains en claquant ses paumes l'une contre l'autre et baise la tête, comme les personnages font parfois dans les animes japonais qu'il regarde le dimanche matin avec Kaya – et parfois Sally aussi d'ailleurs, quand ils sont encore en pyjama et le reste jusqu'à ce que son amie doive rentrer chez elle (soit traverser la rue)- pour s'excuser. « D'accord d'accord ne me fait pas ces yeux là et rends-moi cette mèche otage ! » s'exclame-t-il en se mordant aussitôt la lèvre, son murmure ayant été un peu fort.

Il guette s'il entends du bruit dans le couloir, mais rien. Ouf. Cheyenne s'autorise un soupir. Si le père de Sally le trouve dans la lit de sa fille chérie, il est mort et enterré. Plutôt deux fois qu'une même. Il se tourne de nouveau vers son amie et se concentre sur le mouvement de ses mains, décryptant ses gestes. Un sourire illumine son visage à la fin et il se jette sur Sally pour lui faire un câlin de remerciement, entourant son cou de ses bras et manquant de peu de la faire basculer sur le matelas.

Il a toujours été tactile, du moins avec ses proches. Il aime prendre Sally ou sa petite sœur dans ses bras, surtout qu'avec sa meilleure amie, c'est sa façon d'exprimer sa joie, son amour, ses remerciements, son excitation... autrement qu'avec des mots. Cheyenne enfouie son nez dans sa tignasse courte. Heureusement qu'il l'a. Ici il se sent en sécurité, avec son amie à ses côtés. Il essaie de chasser les images mentales qui défilent devant ses yeux, de refouler le souvenir poignardant, cette impression que c'est son propre corps qui se fait percuter et déchiqueter par la voiture.

Cheyenne la lâche finalement, un peu à regret cependant. Il est bien là pourtant, avec Sally dans les bras comme si c'était un doudou. Sa peau est douce et elle sent bon. C'est rassurant et les battements de son cœur semblent enfin s’apaiser. Il recule un peu et se remet à parler, tout bas. « Merci. Ça me fait plaisir. Je tâcherai de partir tôt pour pas que tu ai d'ennuis. » En effet, mieux vaut éviter que son père ou sa belle-mère le découvre au réveil. « Mais... pourquoi tu ne dormais pas toi alors ? » ajoute-t-il en penchant un peu la tête sur le côté, se souvenant de ce détail. Il frisonne et, remarquant la tenue légère de Sally, soulève les couvertures et tapote la place à côté de lui pour l'inviter à se rapprocher et rabattre ainsi les draps sur eux. Voilà. C'est mieux. Leurs épaules se frôlent. Cheyenne se tourne vers elle et articule. « Ça fait un moment en plus qu'on avait pas dormi ensemble. J'aime bien pourtant moi. » Il sourit, plisse le bout du nez s'en va picorer un baiser sur la joue de Sally en toute innocence. Il se sent mieux.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMer 25 Fév - 17:41

   
trois nuits par semaine

Sally sursaute un peu lorsque Cheyenne l’enlace – même si ça tenait plus du bondissement animal qu’autre chose mais passons. Il a l’habitude, pourtant, d’être manipulé. Depuis qu’il est tout petit, les gens utilisent le sens du toucher bien plus que tous les autres pour communiquer avec sa petite personne. Il n’y a jamais vu le moindre inconvénient, ainsi est sa vie. Les personnes tactiles ne le dérangent pas même si, bien sûr, il y a des grades à passer, avant. Autant son ami blond pourrait s’étendre comme un chat sous le soleil sur lui, autant un parfait inconnu n’aura pas le droit d’aller plus loin qu’une tape amicale dans le dos ou sur les épaules.

Sally est comme ça. Il a ses préférences, lui aussi. C’est un humain avant d’être un transgenre. Nan, d’ailleurs ma phrase est stupide, Sally est humain. Transgenre ou pas, ça ne change rien. Donc ses choix et ses favoritisme, il les fait selon ce qu’il désire selon comme il se sent. Point à la ligne, il n’ira pas expliquer à autrui la matière dont il agit et pourquoi il le fait. C’est ainsi.

Le truc, là, c’est qu’il a l’impression que Cheyenne ne lui a pas dit toute la vérité. Et ça contrarie un peu Sally mais il ne dira rien de plus. Il est quatre heure du mat’, ce n’est pas une heure raisonnable pour entamer un débat. Et puis même, il a juste envie d’oublier qu’il n’arrivait pas à dormir, c’est tout. Y’a rien à expliquer, par contre. Cheyenne veut savoir mais Sally n’a pas grand-chose à lui dire. A la place, le garçon très manqué hausse les épaules et entame une réponse brève en langage des signes.

[Je sais pas. Pas de raison particulière.]

Et c’était vrai. Il ne mentait pas. Il n’aurait pas su l’expliquer, c’est tout. Du coup, pour éviter un sujet stérile, il rebondit sur ce qu’a dit le Romero un peu plus avant.

[Tu peux rester aussi longtemps que tu veux. Au pire, Gulliver nous réveillera si on frappe à ma porte et tu te planqueras dans mon armoire s’il faut.]

Sally était prêt à faire beaucoup de choses pour Cheyenne. Il le considérait presque comme un membre de sa propre famille, en plus. Il sourit en se souvenant du chemin qu’ils avaient parcouru, tous les deux, depuis son enfance. Ça faisait longtemps, maintenant et c’était tant mieux. Personne n’était jamais resté aussi longtemps aux côté de Sally. C’était exceptionnel. Et Sally voulait le remercier comme il le pouvait, malgré son handicap.




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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyJeu 26 Fév - 11:20

   
trois nuits par semaine

La jeune fille brune qui se considérait homme sursaute suite à son étreinte brusque, mais elle ne s'écarte pour autant. En même temps, avec Cheyenne, elle doit avoir l'habitude, la petite Sally. Depuis qu'il en est enfant, il la colle, la suit partout, petite chose toujours à s'agripper à sa manche ou à se planquer derrière le dos de son amie dès que quelque chose l'effrayait. C'est sa première et sa plus précieuse amie, ils se connaissent depuis tant d'années, ils ont grandit ensemble et quand le blond prend le temps de regarder le chemin parcouru, il se dit qu'ils ont bien grandit et que, en même temps, ce n'est pas une époque si lointaine.

Il est chanceux, il le sait. Sally l'a toujours protégé, elle a toujours veillé sur lui depuis qu'ils se connaissent. Comme ça, sans rien demander en retour. Et lui en retour, qu'est-ce qui lui offre ? Des mensonges. Il lui cache sa véritable nature, il ne lui dit pas tout. Sally pourtant n'insiste jamais, même quand elle doit sentir son malaise ou remarquer sa manière d'esquiver certains sujets, de détourner la conversation dès qu'une question l’embarrasse. Il se sent misérable d'agir ainsi. Cheyenne triture ses cheveux, nouant les mèches entre elles pour se faire un chignon primitif et éviter que sa longue chevelure ne traine sur le matelas.

Un léger sourire amusé prend place sur ses lèvres tandis qu'il décrypte les “paroles” de son amie. Ce ne serait pas la première fois qu'il aurait à se cacher en urgence pour éviter de se faire découvrir par le père de Sally après tout. « Oui. Tu te souviens la fois où il est entré sans frapper ? J'ai dû me plaquer contre le mur derrière la porte et celle-ci à claqué contre mon visage. J'ai gardé la trace pendant une semaine, tout le monde au lycée me disait que je ressemblais enfin à un vrai “Peau-Rouge”. » Il rigole un peu à ce souvenir. Même si, sur le moment, il ne faisait pas vraiment le malin, tétanisé à l'idée que Monsieur Rosenwood le découvre.

Ses yeux papillonnent et s'égarent sur Sally, l'observant sans gêne ni honte. Il n'a plus envie de dormir maintenant, même s'il se sent mieux le sommeil le fuit. Cheyenne entortille un doigt autour d'une mèche de cheveux et l'extirpe de son chignon improvisé pour la laisser retomber en travers de son visage. Il souffle dessus tandis qu'il tapote la couverture sur leurs jambes. Il se cherche une occupation tandis qu'il fait le tri dans son esprit. Il le sent. S'il doit le faire, c'est maintenant ou jamais. Tant qu'il a le courage de défier son père, tant qu'il a l'espoir que Sally comprenne et l'accepte...

Il se racle la gorge. Cheyenne a l'impression de se tenir au bord d'un précipice dont il regarde le fond, comme attiré par le vide sans toutefois parvenir encore à se laisser tomber. Il relève un peu la tête et croise le regard de son amie, qui attends, patiemment, qu'il délie sa langue. Le chaman inspire profondément. Et il saute. « Sally... tu dirais quoi, si je t'avouais que je ne suis pas exactement celui que je prétends être ? Si, hum. Si je te disais que je sais faire... des choses. » Il n'ose plus respirer. Il l'a fait. Il a lancé le sujet tabou. Il n'a plus le contrôle de rien et les battements de son cœur s'accélèrent. Il a peur, il redoute et espère en même temps.

Cheyenne ferme les yeux. Inutile de jouer au chat et à la souris, de semer des indices. Autant dire les choses telles qu'elle sont. « Je ne suis pas un humain normal. » Il hésite à utiliser le mot  “monstre”. Pourtant une petite voix au fond de sa tête lui chuchote qu'il est plus proche de la créature de que l'Homme. Et il sait qu'elle à raison.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyVen 6 Mar - 23:51

   
trois nuits par semaine

Sally n’était pas du genre à faire dans le détail. C’est vrai quoi, quand on avait quelque chose à dire, pourquoi perdre du temps en le formulant avec des phrases de trois pieds de longs qui ne servent à rien ? Déjà, Sally est sourd, de base et donc Sally n’aime pas perdre trop de temps en construction syntaxique dans aucun intérêt. C‘est peut-être joli à l’écris mais merde ça complexifie à mort la voie visuelle du langage des signes. Et puis en plus ce soir Sally avait décidé qu’il ne serait pas patient. Ca le prend parfois, sans raison. Et il se fait rire tout seul parce qu’il a l’impression de réagir comme une nana. Pour lui c’est faux, pour le monde extérieur c’est vrai. Mais qu’importe.

Sally a un sourire au souvenir évoqué par Cheyenne. Oui, il se rappellera sans doute toute sa vie de cet imprévu qui avait alimenté les conversations qu’il avait eu avec Cheyenne des semaines durant par la suite. C’était drôle maintenant, pas sur le moment. M’enfin, Sally donne toujours l’impression d’être sous cocaïne ou sous substance donc bon son père n’avait rien décelé d’anormal. Tant pis.
L’avantage d’avoir un poker face constant en guise de tronche se trouvait là. On soupçonnait rarement qu’il planque quelqu’un chez lui vu qu’il paraissait honnête. Paraissait seulement.

Le père de Sally ne sait pas la moitié des choses qu’a faites sa progéniture, sinon il ne pourrait pas sortir si librement dans la rue. Le paternel lui répète sans arrête que l’alcool c’est mal, que la drogue c’est mal, que tout le reste, c’est mal. Ouai bah, c’est peut-être mal, mais qu’est-ce qu’on s’éclate. Et rien que pour ça, Sally n’arrêtera pas. C’est l’une de ses rares distractions dans ce monde, à défaut d’avoir la musique, comme tout le monde. Sally se défonce avec les choses à sa portée, les choses qu’il peut comprendre. Elles ne sont pas bien nombreuses alors fuck the world, il en profite, point final.

Oui, Sally est égoïste, mais en voyant ou l’a porté son amitié avec Cheyenne, il se dit qu’il ne regrette rien. Rien du tout, même. Il sourit. C’est tendre, c’est tout mignon, ça ne ressemble pas à Sally. Tant pis, ce soir il ne cherche pas à façonner une autre image de lui. Pas devant Cheyenne. Il l’a déjà vu à poil, il peut bien le voir au naturel, il n’est plus à ça près.

Puis, Sally se fait percuter de plein fouet par une question existentielle.

Il ne comprend pas trop. Il en voit pas où est l’intérêt de poser ce genre de question. Du coup, il lui répond immédiatement. « Genre, ça veut dire quoi pour toi la normalité ? » Non parce que sans déconner, Sally n’a pas de définition de ce genre dans son vocabulaire. Son propre père le trouvait déficient du fait de sa volonté d’affinité sa … masculinité ? Oui, voilà, ça devait être ça. Donc bon, Sally et la normalité, c’est une grande histoire de mésentente.

« Ça m’empêchera pas de te considérer comme maintenant, mon meilleur ami. On continuera à dormir ensemble, quoi que tu veuilles me dire, Cheyenne. »

Mais Sally est content, n’empêche. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas eu de confidence comme ça de la part de son ami. Il se sent de nouveau utile, ça lui fait du bien.





Je t'aime ♥


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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptySam 7 Mar - 12:59

   
trois nuits par semaine

Au fond, il se doutait un peu que Sally lui répondrait un truc dans ce genre. C'était Sally après tout. Elle était unique, ce n'est pas sa meilleure amie pour rien. C'est pour cela qu'il veut lui dire, qu'il est presque -car une petite crainte s'accroche malgré tout encore à lui- certain qu'elle va comprendre, qu'elle ne le jugera pas. Cheyenne ramène ses cheveux sur son épaule, les tripotant toujours un peu nerveusement. Un doux sourire cependant, fend son visage et il secoue un peu la tête. Il croise le regard et le visage tendre de Sally et son cœur loupe un battement. Elle est beau. Femme ou garçon, peu lui importe de toutes manières. Cheyenne aime chaque aspect de sa meilleure amie, sans distinction. C'est ce qui la rend si complète après tout. Il a envie de la prendre dans ses bras et de la serre contre lui comme une peluche.

Il en a presque les larmes aux yeux. Trop émotif, comme toujours. Cheyenne ne résiste pas plus longtemps, il se penche en avant et dépose un baiser sur le front de son amie. Une manière silencieuse de la remercier. Pas besoin de mots entre eux, des gestes et des regards ont toujours été plus “parlants”. Il veut juste lui faire comprendre qu'il est heureux qu'elle soit là, qu'elle soit elle-même. Tout simplement. Il se recule un peu et prends une inspiration. Il va lui dire. Tout. Tant pis si son père le découvre et lui files la mandale de sa vie pour avoir désobéit. Sally est plus importante et il n'aime pas lui cacher des choses, cela fait trop longtemps que ça le démange.

Il s'humecte les lèvres et réfléchit à la meilleure manière de présenter les choses. Il articule lentement, bien en face de son amie pour lui laisser le temps de décrypter ses paroles. « Je suis un chaman. Un sorcier si tu préfères. Ma mère m'a transmis son savoir d'indienne. J'ai parfois des rêves prémonitoires et le don de soigner, entre autres. » il se mordille la lèvre et ajoute, un souvenir lui revenant. « Tu te souviens quand tu es tombé de l'arbre quand on avait sept ans et que ton genoux saignait ? Je t'ai embrassé la blessure et le sang à arrêté de couler. C'était ça. Un vrai “bisous magique” t'as vu ? » Il sourit à ce souvenir.

Il ne contrôlait pas du tout ses pouvoirs à l'époque et avait juste paniqué en voyant le genoux écorché de Sally. Il avait agit sans réfléchir et les deux n'avaient pas compris, ils étaient juste retourné jouer, sans s'en soucier d'avantage. Cheyenne porta la main à sa gorge et frôla de son doigt la cicatrice en forme de croix qui en ornait le creux. « Et ça, » ajouta-t-il en redressant un peu la tête pour la laisser voir. « C'est ce qu'on m'a fait lors d'un rituel destiné à me lier à l'animal qui serait mon totem. Quand je suis parti pendant trois jours en janvier à nos dix ans, c'était pour cela. » Il n'a jamais caché ni eu honte de sa cicatrice, au contraire c'est sa fierté. Seulement il s'était contenté de dire à Sally qu'il s'était blessé en tombant sur un caillou pointu quand elle l'avait interroger à ce sujet à l'époque.

Il ramena ses mains sur ses genoux, qu'il avait redressé et ramené contre lui. Son regard évita celui de son amie, la laissant digérer toutes ces informations. Ça faisait quand même beaucoup d'un seul coup. Et encore il n'avait parlé que de lui. Il ne lui avait pas encore avoué que d'autres créatures, bien plus puissantes et incroyables que lui, existaient. Il préférait éviter de lui révéler trop vite d'ailleurs. Sous la couverture, ses pieds se frottaient nerveusement l'un contre l'autre et ses orteils se crispaient dans l'attente de son verdict.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptySam 21 Mar - 20:54

   
trois nuits par semaine

Sally écoutes, Sally est attentif. Comme à son habitude, lorsque Cheyenne parle, le monde entier semble arrêter de tourner, il n’y a plus que lui. Sally n’a jamais compris la raison de tout ça mais au fond il s’en fiche. Il se dit que ça doit être sa profonde affection pour le jeune homme qui lui fait ressentir ça. Après tout, Cheyenne n’a-t-il pas été toujours le seul à rester à ses côtés et ce, même quand tout le monde le fuyait à cause de sa surdité ? Si, bien sûr que si. Même pas besoin de poser la question, c’était l’évidence même.

Alors, Sally ne dit rien. Il est prostré dans le silence et il attend que le Romero ait terminé sa tirade. Ça ne le choque pas plus que ça. A vrai dire, Sally s’attendait même à ce que son ami lui annonce qu’il soit gay ou un truc du genre. Enfin, Sally se comprend quand il pense ça. Il n’est pas homophobe, loin de là – regardez le pour voir ? – mais voilà, il s’attendait à peu près à tout sauf à ce genre de diatribes.

Sally sourit un peu. Ce n’est pas de la moquerie, loin de là. Il ne sait juste pas comment réagir. Il ne le prend pas mal, il ne le prend pas bien. C’est même pas confus c’est juste… plat. Sally ne sait pas quoi dire. Il ne veut pas vexer son ami mais voilà, aucune réaction ne lui vient dans l’absolu. Il se dit qu’au fond, ce n’est pas trop grave. Alors le jeune sourd décide de répondre un peu, après avoir effleuré la cicatrice de Cheyenne maintenant qu’il a une explication cohérente à ce sujet.

[Tu te sens mieux maintenant ? D’en avoir parlé, j’entends.]

Son portable et la fonction texto lui sont très utiles, y’a vraiment pas à dire. Il pose pourtant le petit appareil et continue en langage des signes. D’abord, il désigne ses yeux. Puis ceux de Cheyenne. Sa bouche. Puis celle de Cheyenne. Et enfin, il prend la main de Cheyenne et la pose sur le poitrail de ce dernier, pour lui faire sentir ses propres battements de cœur. La main vient ensuite s’appuyer sur le torse de Sally pour que les battements de son organe de vie infusent sous la paume de son camarade.

Il finit par le lâcher, inconscient de l’awkardise de la situation – nouveau mot, ouai si si – et reprend le mobile.

[Parce que du coup je vois pas en quoi ça fait de toi quelque chose de pas humain. J’veux dire, on est pareils toi et moi, pas vrai ?]

Un sourire.

Illusion, douce illusion. Un jour Sally finira sans doute par y croire. Mais pas maintenant. L’idée chamanesque est même déjà un peu oubliée pour dire. Il n’y a que Cheyenne et sa présence ici qui importe. Le reste ? Sally s’en fiche. Il n’y prête pas attention. Cheyenne pourrait bien être tout ce qu’il veut tant qu’il ne l’abandonne pas comme les autres.







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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyLun 23 Mar - 19:01

   
trois nuits par semaine

Le silence est paisible, reposant presque. Tous deux blottis sur le lit de l'adolescente, la lueur de la lune pour seul éclairage et l'intimité de la nuit pour couverture, il se sent comme coupé du reste du monde. Cheyenne écoute leurs respirations tranquilles, quoique la sienne est peut-être plus agitée. Ensuite il y a le sourire de Sally. L'une des choses les plus belles au monde de son avis. C'est doux et sincère, étirement de lèvres un peu maladroit. Et puis la main de Sally sur sa peau. C'est d'abord juste ses doigts qui effleurent sa cicatrice. Cheyenne frisonne un peu à ce contact sur sa gorge sensible, et il sent les battements de son cœur s'accélérer.

Il cligne des yeux et réalise avec quelques secondes de retard il réalise que son amie lui présente son téléphone, sur laquelle elle vient de taper son texte. Il se penche un peu pour lire, éblouit par la lueur vive de l'écran du portable. Il sourit à son tour et hoche la tête en retour, articulant en silence et avec lenteur. « Oui, je crois. Ça fait du bien. Mon père me tuera en revanche s'il apprends cela, ahah. » Ses épaules tressautes, accompagnant son rire faux. Il espère que son père ne viendrait pas à l'apprendre. Il n'est pas violent et ne l'a jamais frappé, mais ses interdits et ses crises d'autorité sont parfois lourds à supporter et un peu effrayants même.

Cheyenne redresse la tête. Fasciné, il observe les gestuels de Sally, devinant les mots à travers les mouvements de poignets. Il la laisse lui prendre la main et la guider, écoutant d'abord ses propres battements de cœur, avant qu'elle ne pose sa paume sur le haut de son sein gauche. Le jeune chaman se sent rougir à cette sensation de rondeur sous ses doigts. Pour dormir, Sally ôte ses bandages tout de même. Et il ne peut ignorer le fait que le corps de sa meilleure amie, bien qu'il lui importe peu, demeure celui d'une jeune fille, une adolescente en pleine croissance. Il préfère se concentrer sur les battements de l'organe chaud qui palpite sous sa paume, fermant les yeux brièvement pour se calmer.

Lorsqu'il les rouvre, il regarde le texto tapé par Sally. Cheyenne porte une main à sa bouche par réflexe. Il a envie de pleurer, les larmes commencent déjà à s'amasser au coin de ses yeux. Le jeune homme relève un peu la tête, croise le regard de Sally, son sourire si doux. Il craque. La biche, le manque de sommeil, l'aveu, Sally, sa compréhension, sa gentillesse, sa présence, ses sentiments qui s'entremêlent...

C'est trop pour lui. « Sally... » hoquète-t-il. Cheyenne se penche donc, passe ses bras autour des épaules de sa meilleure amie et s'en vient pleurer contre son épaule. Il enfoui son nez dans son cou, laisse ses longs cheveux venir lui chatouiller le visage et les bras et sanglote en silence. Il sait qu'il a de la chance. Il n'a pas beaucoup d'amis, mais il a Sally. C'est largement suffisant pour lui. Ses doigts agrippent le bord du t-shirt militaire de celle-ci et son corps entier hurle “merci”. Merci de ne pas se soucier de ce qu'il est et de juste... l'accepter.  

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptySam 18 Avr - 21:01

   
trois nuits par semaine

Sally n’avait jamais été très doué pour tout ce qui concernait les rapports humains spécifiques. Bien sûr, il était poli et savait se tenir à table ou en société mais… pour le reste il y allait à l’instinct, tout simplement – ouai, voilà, comme pour à peu près tout ce qu’il faisait, c’est bien ça. Il n’y avait qu’à voir comment il avait répondu à sa tante la dernière fois qu’elle était venue à la maison et s’était plainte du repas fait par Sonia. « Non mais au pire tu peux partir, on attache personne ici. ».

Bizarrement, ce n’était pas bien passé et son père l’avait engueulé par la suite – pas violemment mais quand même, dans ces cas-là il pouvait dire qu’il appréciait d’être sourd. M’enfin, le fait est qu’on ne critiquait pas Sonia, point final. Elle faisait partie des rares personnes au monde que Sally estimait suffisamment pour vouloir les protéger ; l’une des rares à qui il offrait plus qu’une tête de blasé ayant deux de tensions maximum en permanence.

C’était exactement pareil pour Cheyenne. Le garçon était très important pour notre transgenre et c’est pourquoi il voulait tout de même faire son maximum pour que le blond se sente bien auprès de lui. C’était ça, sa définition de l’amitié, justement. Il ne l’accordait qu’a un nombre restreint de personnes mais… C’était déjà pas mal en soit. Et puis Sally avait fait de gros progrès depuis qu’il était rentré au lycée public de Détroit donc au fond, on ne pouvait pas vraiment le basher à ce sujet. Par contre, il ne comprenait pas trop bien pourquoi le Romero se mettait à pleurer, se mettait dans des états pareils. Sally ne voyait pas ce qu’il avait pu dire ou faire pour provoquer ce genre de réaction. Justement, lui ne voulait pas que Cheyenne pleure ! Aurait-il tout fait de travers ?

Il ne lui avait pas semblé que ses mots virtuels – il se rendait compte du débilisme profond de son ‘j’entends’ précédent, d’ailleurs – pouvait avoir été blessants dans une quelconque mesure. Au contraire. Mais bon, on en revenait toujours au même, le sourd n’était pas doué avec les mots, qu’ils soient oraux ou imprimés sur un écran. Alors le jeune homme trop féminin laissa son téléphone s’échouer sur son matelas et entoura le buste de Cheyenne avec ses bras, le ramenant un peu plus contre lui. Son père, en tant que médecin, lui avait un jour expliqué qu’un ‘câlin’ permettait au corps de relâcher une espèce d’hormones liée au bien-être et apaisait ainsi les tensions dans le corps, quelles qu’elles soient. Pour une fois que le blabla scientifique éveillait un intérêt chez le garçon, il allait faire en sorte de le mettre en application.

Il ferma les yeux et cherchait déjà comment remonter le moral de Cheyenne. Il ne comprenait pas pourquoi son père allait le ‘tuer’ s’il apprenait qu’il avait parlé à Sally de ce supposé « secret ». Non pas que le transgenre n’y croyait pas un instant, mais il était septique. Et puis il était du genre à ne croire qu’en ce qu’il voyait, ce qui n’arrangeait rien à la chose. Un jour, peut-être qu’il y croira dur comme fer. Ce jour-là, peut-être que beaucoup de choses changeront mais ce n’était pas encore le cas pour le moment. En attendant, le transgenre se sentait un peu mortifié de sentir ainsi les larmes de son ami glissée dans son cou, c’était désagréable au possible. Il se sentait impuissant. Que pouvait-il bien faire, bon sang ? Certes, il n’était pas magicien, mais tout de même, Cheyenne avait tant fait pour lui à tant de reprises que ça le tuait un peu de ne pas savoir comment réagir présentement.







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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyMar 21 Avr - 12:07

   
trois nuits par semaine


Il est une faible chose, il le sait bien. Cheyenne ne s'est jamais considéré comme une personne “forte”. Depuis qu'ils sont mômes, ça a toujours été lui le pleurnichard de leur duo avec Sally. Il geint et les larmes perlent à ses yeux dès qu'il se fait mal ou s'ému pour quelque chose. Il pleure parfois -souvent- comme une fontaine devant des films tristes -le pire ce fut Bambi. Bon sang, ce disney l'a totalement traumatisé il en a cauchemardé pendant une semaine et ne pouvait plus dormir seul à l'époque. Aujourd'hui encore il refuse de le regarder de nouveau.

Le Romero n'en était pas spécialement fier bien sûr. Il avait un peu honte de craquer ainsi devant son amie d'enfance d'ailleurs, de sangloter dans ses bras sans pouvoir dire quoique ce soit de cohérent. Mais il ne parvenait à se contenir pour le moment, hoquetant et tremblant contre Sally. Un sursaut secoua son corps quand les bras de cette dernière se refermèrent sur lui. Mais aussitôt, il se détends et ses muscles se relâchent. Il reconnaît l'étreinte rassurante, respire l'odeur familière de Sally. Ses épaules cessent de tressauter et ses sanglots s'apaisent.

Pourtant, il n'a pas envie de s'éloigner tout de suite. Cheyenne relâche doucement le tissu du débardeur de son amie qu'il serrait entre ses doigts, pour mieux rendre son étreinte à Sally, le nez toujours enfoui dans son cou. Il inspire et les battements de son cœur se calme, ses larmes cessent finalement de couler. L'androgyne relâcha finalement sa prise, s'écartant légèrement pour se redresser. Il n'osait cependant lever tout de suite les yeux vers la jeun fille se sentant homme, un peu gêné. Le blond se passa une main sur les yeux pour essuyer les traces de larmes, un petit éclat de rire honteux lui échappant tandis qu'il signait rapidement, presque par automatisme ;

[ Désolé d'avoir imposer ça. Merci. ]

Cela aurait été plus simple de parler pour la laisser lire sur ses lèvres, le vocabulaire des sourds-muets étant relativement limité tout de même et il ne connaissait pas encore tout les gestes par coeur, mais le Romero aimait utiliser le langage des signes. Sally et lui n'avaient pas besoin de mots après tout.

Cependant, il serait plus simple de s'exprime de vive-voix pour lui et il ajouta donc, la voix affreusement rauque tandis qu'il détachait ses syllabes pour laisser Sally lire ses lèvres -heureusement pour une fois qu'elle ne pouvait l'entendre. « C'est juste la fatigue, ne t'inquiètes pas. Et tu n'as rien fais de mal, ce n'est pas à cause de toi que j'ai pleuré. Je sais ce que t'es en train de penser. » Le chaman la connaissait bien après tout, ils n'étaient pas amis d'enfance pour rien.

Relevant la tête pour lui offrir un petit sourire rassurant, Cheyenne eut un... instant de bug, tout bonnement. Parce qu'il venait de réaliser qu'il était toujours très proche de Sally physiquement parlant, son visage à quelques centimètres du sien seulement. Et qu'il lui aurait suffit de se pencher légèrement en avant pour que ses lèvres frôlent les siennes.

Sauf qu'il n'avait jamais envisagé d'embrasser Sally. Jusqu'à ce soir, ou cette simple perspective semblait délicieusement tentante et suffisait à accélérer les palpitations de son cœur et colorer ses pommettes de pourpre. Il savait qu'il devait être rouge comme une tomate, parce que ses joues le brûlait littéralement et Cheyenne s'écarta, les pupilles vacillantes, tout en tirant sur le col de son haut. « Je, hum... il fait chaud ahah. Je- on devrait peut-être dormir, tu dois avoir sommeil non ? »

Il balbutiait et s'emmêlait les paroles, trop perturbé par cette idée saugrenue qui lui avait traversé l'esprit. Embrasser Sally ? Mais à quoi pensait-il bon sang, c'était sa meilleure amie de toujours. Et il était gay. Enfin, Sally était certes homme tout en étant femme mais bref ce n'était pas le sujet il n'avait pas à penser des choses pareilles bon sang!  

Cependant depuis que cette pensée lui avait effleuré l'esprit, elle semblait ne plus vouloir le lâcher et Cheyenne ne parvenait à chasser l'image des lèvres de Sally, si proches des siennes, de son esprit.

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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyJeu 7 Mai - 19:08

   
trois nuits par semaine

C’est avec un air un peu blasé que Sally observa les messages que lui apportait son camarade. Tous les deux sur son lit, le jeune homme-femme s’étira un instant avant de reconsidérer la situation. Bon, au moins, Cheyenne avait arrêté de pleurer. C’était un bon point. Sally ne savait jamais quoi faire dans ce genre de cas et se sentait extrêmement con lorsqu’il apercevait l’un de ses proches dans un pareil état. Ca le mettait mal à l’aise, ne prime. Parce que Sally, lui, ne s’exprimait que très – voir trop- rarement, par les larmes. C’était comme ça, il ne pouvait pas faire autrement, pleurer, c’était clairement pas son truc.

Et puis, il vit que son ami d’enfance semblait rouge – ça se voyait même dans le noir, à la lueur de la lune par la fenêtre. Allons bon, il avait quoi encore ? Soit, Sally n’était pas trop d’humeur à parloter davantage ce soir mais au pire, ce n’était pas trop grave. Et puis il avait sa technique à lui pour se faire. Seulement, d’abord, il voulait mettre les choses au clair avec la blondasse qui lui servait de pote. Parce que merde, y’avait un respect et que le Romero avait un poil froissé notre anti-héros magistral. C’est ainsi que le druide se mangea un violent coup sur la tête. Et avec la tranche de la main, s’il vous plait. Ca fait plus mal comme ça, et paraitrait même que c’est plus efficace que le poing.

Puis, il le chopa par son col.

« Redis…. Encore une ch-chose si… débile… et je t’attaches dehors, dans le jardin… avec les menottes de mon pat…ernel… pigé, ducon ? »

Il avait essayé de chuchoté un maximum pour ne pas attirer les soupçons de son père, juste dans la chambre au bout du couloir. Et c’était vrai que Sally était déjà tombé sur des ustensiles de ce genre et non il ne voulait pas savoir ce que son père en faisait avec sa belle-mère. Nope. Nope. Nope. Nope. Il faisait déjà suffisamment de mauvais rêves comme ça, pas besoin de rajouter d’horribles visions en prime. Brrr, rien que de l’imaginer lui collait des frissons d’effroi.

Le moment de trouble passé, Sally avait déjà oublié la moitié des résolutions qu’il venait de prendre. Bon, à sa décharge, la fatigue venait de le prendre au corps assez violemment. Faut dire qu’il était tard, mine de rien et que le temps passé avec Cheyenne défilait plus vite sur le sein de Chronos que le reste des jours. C’est donc sans aucune classe que le jeune homme au corps inadapté à sa condition spirituelle bailla au point de dévoiler ses amygdales à Cheyenne – au moins. La vision la plus sexy du monde, on en doute pas. Et puis, avec son téléphone, il abreuva son camarade d’un dernier message.

[Ouai aller viens on dort, j’ai sommeil maintenant.]

Sur ces mots, Sally s’écroula sur son matelas, dans une position qui défiait sans doute les lois de la logique et de la gravité mais qu’importe, lui se sentait bien ainsi. Il ferma les yeux. Il avait vraiment l’impression qu’une masse lui était tombée dessus.







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MessageSujet: Re: "Trois nuits par semaine." || Sally ♥   "Trois nuits par semaine." || Sally ♥ EmptyVen 22 Mai - 12:01

   
trois nuits par semaine

« AIE » ne peut s'empêcher de glapir d'une voix aiguë le jeune Romero lorsque le tranchant de la main de son ami s’abat tel le glaive de la sentence sur son crâne. Par réflexe, le chaman porte aussitôt ses mains à la zone douloureuse dans l'espoir de contenir la douleur qui fuse dans tout l'intérieur de sa tête. Bon sang, ça fait vraiment mal tout de même, on peut dire qu'il l'a sentit passer celle-là ! Bon certes, il n'avait aucune résistance physique, mais quand même. La métisse n'y a pas été avec douceur, loin de là.

Quelques larmes cristallines se forment de nouveau au coin de ses yeux alors qu'il pleurniche un peu, plus par gaminerie que réelle souffrance cependant – il arrive en effet que le responsable adolescent laisse place à l'enfant qu'il demeure encore, surtout en considérant son côté quelque peu ‘chochotte’. « Sally, enfin ça fait super mal ça ! » geint-il, conscient cependant de pourquoi cette dernière l'a fait. Il va pour lui reparler d'ailleurs, mais n'en a cependant le temps, car déjà le transgenre l'attrape par le col de son pyjama.

A sa surprise, Sally se met à parler, de vive voix et non avec des gestes ou à l'aide de son portable. Diable, ce n'est pourtant pas souvent qu'il a l'occasion d'entendre la voix de son amie d'enfance. Inconsciemment, Cheyenne ne peut s'empêcher de savourer d'ailleurs. Il a l'habitude des silences de Sally, il a grandit avec. Mais entendre sa voix lui fait toujours un quelque chose de particulier dans la poitrine, qu'il ne sait vraiment expliquer d'ailleurs. Il écoute sagement et déglutit un peu, conscient que son amie est parfaitement capable de mettre sa menace à exécution. Et bien que l'association dans sa tête des menottes, de Sally et lui – surtout suite à ses récentes pensées akwards concernant le transgenre – ne soient pas désagréables, ça n'a vraiment pas lieu d'être donc le Romero les fait taire bien vite.

Il formule donc la première pensée qui lui vient : « ...mais ton père est médecin, pas policier pourquoi il a des menottes ? » avant de se rendre compte qu'il ne veut pas vraiment savoir en réalité.  Le blond se contente donc de secouer la tête pour chasser les dernières images mentales qui lui viennent. Un sourire lui fend les lèvres en voyant Sally se laisser tomber sur son matelas comme une masse, étalée de tout son long, avant qu'il ne se transforme en bâillement que le chaman tente d'étouffer. Le sommeil commence à le rattraper lui aussi. Ils avaient besoin de dormir, l'un comme l'autre. Et Sally, comme toujours, était parvenue à apaiser ses tourments. Décidément il ne sait ce qu'il deviendrait sans elle.

Se pelotonnant sur le matelas à son tour, Cheyenne vint cependant embrasser une dernière fois le front de Sally justement. Une manière de la remercier et de lui souhaiter une bonne nuit également. Enfin, il ne restait que quelques heures avant l'aube, mais le principe était là. Il se coucha ensuite contre le flan de son amie d'enfance et tira les couvertures sur eux deux, ramenant ses cheveux en arrière pour éviter que les mèches blondes viennent l'étouffer à moitié durant son sommeil – oui il s'était déjà réveillé avec ses cheveux dans la bouche à moitié suçotés et c'est très désagréable et chiant. Cheyenne s'efforce également de ne pas penser à la proximité extrême de leurs corps et des nouvelles pensées étranges qui l'assaillaient maintenant qu'il s'est imaginé durant une seconde embrassant Sally. Il allait falloir qu'il en parle avec Jon d'ailleurs de cela, c'était trop étrange.

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