Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro
Jacob K. Schröder
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MessageSujet: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptyMer 3 Juin - 22:25

 
J'VOUS AI APPORTE DES BONBONS

 
De la barbe à papa, des frites, des pommes d'amour, des bonbons en tout genre et de toutes les couleurs...Voilà ce à quoi était confronté tous les jours de sa vie le pauvre Jacob, bien trop tenté par tous ces délices. C'est vrai, depuis qu'il était revenu à la vie, se nourrir était une option pour lui, mais il avait gardé le goût des choses et parfois, se gaver par gourmandise, ça lui manquait. Disons qu'il n'en avait pas beaucoup l'occasion à cause de ces organes qui ne fonctionnaient plus vraiment comme avant (un estomac qui ne digère pas, ça peut vite être problématique). Puis, quand se nourrir devient tout un cérémonial bien compliquer à mettre en place, on a tendance à procrastiner la chose. Ainsi, confronté à ces délicieuses tentations toute la journée, il devait se retenir pour ne pas chiper une glace ou deux.

- Hey, Schröder !

Son regard se détourna de la surface rose cotonneuse. Qui osait le déranger dans sa rêverie ? Il leva un peu la tête, toisant du haut de son stand de junkfood l'homme qui se tenait en face de lui.
Petit, pas très gracieux, un peu d’embonpoint et la quarantaine passée, Mr. Ivanovitch était loin d'être le fantasme de ses dames. N'ayons pas peur des mots, il avait même un physique plutôt ingrat. Mais bon, c'était le patron du cavalier, alors malgré son allure plutôt ridicule (vous comprenez, monsieur avait un amour non dissimulé pour la mode des années 80), sa mauvaise halène et sa constante mauvaise humeur, Jacob se devait de ne pas rire à chacune des apparitions de ce petit homme.

- Monsieur Ivanovitch, que puis-je pour vous ?
- Vous n'avez pas remarqué ?
- Hmmm...Non. Remarqué quoi ?

Son visage gras afficha soudainement une expression courroucée. Jacob jeta alors un rapide coup d’œil autour de lui, histoire de découvrir quel grand secret tout le monde connaissait sauf lui. Mais franchement, aucun indice ne le mena sur une véritable piste. Il reposa son regard à la fois inquiet et intrigué sur le big boss.

- C'est l'heure de votre pause, alors ne croyez pas faire des heures sup' pour que j'augmente votre salaire !

Ah,proche de ses sous un plus, un personnage haut en couleur comme on les aime.
En tout cas, l'allemand n'avait pas vu l'heure passer. C'est vrai qu'à midi, il avait quartier libre. Bref, un poil surpris par cette information qu'il mit un temps à enregistrer, il commença à retirer son ridicule tablier à rayure avant de sortir du stand. Au petit trot, voyant que son grand dadais d'employer avait compris le message, Ivanovitch ne tarda pas à foutre le camp, ayant surement d'autres chat à fouetter.
Sans surveillance, c'est alors qu'une idée vint à Jacob pour occuper son temps libre.
Rapidement, il attrapa une pomme d'amour et une barre de chocolat avant de vite déguerpir. Bien évidemment, la nourriture n'était pas pour lui. Non, il ne mangerait pas ces cochonneries, ou du moins seulement par procuration ! Et oui, s'il ne pouvait pas profiter de ces mets raffinés, il ferait partager ses avantages à quelqu'un d'autre.

Bref, Jacob fila presque aussi rapidement que son patron, courant avec hâte vers monde extérieur. Il descendit ensuite rapidement la rue, rejoignant une petite allée avant d'arriver devant le portail d'une cours d'école.
BINGO ! Au fond du terrain goudronné se tenait une silhouette familière, celle de Carolynn, une ancienne collègue rencontrée alors qu'il travaillait encore comme homme de ménage dans le milieu scolaire. C'était une femme tout ce qu'il y avait de plus charmant, bien qu'un peu peste sur les bords. Mais ça, Jacob s'en contrefichait. A vrai dire, ses plaisanteries l'amusaient plus qu'elles ne le fatiguaient.
Il fit donc de grands signes afin d'attirer l'attention de la jeune femme, au risque de se faire engueuler par une autre membre du personnel. Et oui, déranger quelqu'un en poste, ça se faisait pas. Enfin, la pause était surement proche pour elle aussi, alors de toute façon...

- Hey, Caro ! Regarde ce que j'ai pour toi !

Il se mit alors à secouer le chocolat et la pomme d'amour, souriant de toute ses dents. Et oui, la miss était gourmande et il le savait. Or, l'ayant jusque là nargué avec toutes ces sucreries qui l'entouraient à son job, il s'était dit qu'il pouvait lui faire une fleur et enfin lui en amener.

 
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MessageSujet: Re: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptyJeu 4 Juin - 11:28

J'vous ai apporté des bonbons - Jacob&Carolynn

Carolynn était levée depuis plusieurs heures et avait passé le début de matinée dehors à la fraîche, dans le calme de la ville qui s'endort ou s'éveille en fonction des quartiers qu'elle traversait d'un pas nonchalant, léger, en marquant toujours un temps d'arrêt avant de pénétrer dans une rue qui lui paraissait trop étroite pour elle. Le Jabberwocky n'arrivait définitivement pas à se faire à sa taille et son blocage se manifestait encore très souvent.
En fait, malgré son apparence très humaine, la créature avait encore du mal à se faire à cette vie : elle n'avait pas les mêmes préoccupations que les filles auxquelles elle ressemblait et semblait devoir s'associer, par exemple.
Aujourd'hui, sa tenue vestimentaire et ses cheveux en témoignaient. Il était clair qu'elle ne s'était pas habillé pour séduire, encore moins coiffé pour faire bonne impression. Son épaisse tignasse noire était attachée en chignon sauvage d'une manière telle qu'on avait du mal à évaluer la longueur de sa chevelure, comme souvent d'ailleurs. Quant à sa tenue vestimentaire, elle avait tâché de faire raisonnable pour aller travailler mais il était clair que l'harmonie n'était pas son fort, ni même la capacité à accorder sa tenue avec la saison.

Il faisait encore frais à Détroit pour ses habitants, du moins tant que le soleil de la journée n'avait pas réchauffer ses artères principales et ses parcs. Mais Carolynn semblait ne pas y penser quand elle sortait de chez elle. Elle avait revêtu un habituel jean un peu large qui lui tombait sur les hanches et un t-shirt assez court qui dévoilait son ventre. Par dessus, un gilet à rayures noires et blanches qu'elle portait souvent et qu'elle fermait pour éviter les regards lourds de reproches de sa supérieure. De toute façon, elle avait l'impression de n'avoir jamais vraiment chaud ni vraiment froid. Le climat de ce monde était plutôt agréable pour le Jabberwocky.

Le climat, elle le supportait bien. Son travail, beaucoup moins.
Des enfants, des enfants, et oh... encore des enfants à perte de vue dans la cour de cette école goudronnée. Quand elle avait souhaité, jadis, ne plus être seule, elle aurait dû préciser quand même que ça ne voulait pas dire être constamment entourée de mini-humains qui braillaient tout ce qu'ils savaient à longueur de journée. Ils ne se fatiguaient donc jamais de courir et de hurler ? Le seul moment qu'elle estimait avoir de tranquille, c'était quand l'un d'eux se faisait finalement mal, on t'avait prévenu petit, chouinait un bon quart d'heure puis finissait par prendre son mal en patience et dessiner en silence sur un coin de table avec son pansement sur le genou.
Mais on lui avait dit qu'elle ne pouvait pas les faire tous tomber pour avoir la paix alors Carolynn subissait en silence leurs voix stridentes et leurs rires aiguës.

- Y a quelqu'un pour toi au portail...

Sa collègue plissait les yeux, et n'avait pas l'air ravie du tout de son constat. Et pour voir ce qui la mettait de mauvaise humeur, le Jabberwock pivota sur ses talons pour apercevoir une silhouette familière et appréciée. Effectivement, il y avait quelqu'un. Et pas n'importe qui. Son sauveur, tout naturellement. Pas étonnant que l'autre femme, qui avait l'air bien plus âgée qu'elle, grimace alors que l'homme, loin d'être un inconnu, faisait de grands signes pour attirer leur attention. Et qu'avait il à la main là hm ? Ça avait l'air terriblement appétissant.

Sans demander une quelconque autorisation, et arrachant de fait un soupire agacé à la vieille peau, Carolynn abandonna sans état d'âme son poste pour se rapprocher vivement du portail où Jacob agitait méthodiquement les friandises qui hypnotisaient déjà la jeune femme. C'est qu'il commençait à la connaître, le bougre, depuis qu'ils s'étaient croisés au détour d'un couloir alors qu'elle commençait à peine son boulot et que lui travaillait comme homme de ménage. Il lui avait tout de suite plu, sûrement à cause de son air d'ours hirsute.

- Si tu me prends par les sentiments, je vais pas pouvoir te résister longtemps Jacob !

Et puis sa compagnie lui avait été drôlement agréable. Même quand il la narguait avec toutes ces friandises qu'il vendait. D'ailleurs, son petit cadeau d'aujourd'hui, n'était ce pas pour se faire un peu pardonné de l'avoir torturé en lui parlant de barbe à papa plus grosse que sa propre tête ?
Malgré tout, Carolynn ne répondait pas qu'à l'appel du ventre et elle lâcha des yeux les mains de Jacob pour lui offrir un large sourire. Elle était bien contente de le voir. Quand il était là, elle échappait à une fausse pause, qui consistait à manger non loin de ces petits êtres bruyants. Avec cette armoire à glace impressionnante qui attira quelques regards d'enfants curieux, elle avait droit à une vraie coupure dans sa journée et pour ça elle ne le remercierait jamais assez.

Aussi, éloignant les enfants d'un petit geste de la main, elle se glissa de l'autre côté du portail pour rejoindre l'homme du côté de la liberté. Voilà, c'était ce genre de compagnie qu'elle avait souhaité, pas cette armée de mioches !

- C'est pour moi ? C'est vrai ? Où tu viens me les mettre sous le nez pour me narguer encore ?

Son sourire malicieux étira ses lèvres alors qu'après avoir réalisé qu'elle pouvait bouger sans crainte d'écraser qui que ce soit, elle attrapa son bras en lorgnant sur les présents. Elle se retenait cependant de se jeter dessus, préférant attraper Jacob en premier. Comme elle se sentait petite à côté de lui... C'était pire que tout !


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MessageSujet: Re: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptyMer 29 Juil - 16:33

J'VOUS AI APPORTE DES BONBONS

- De toute façon, avec ou sans bonbons, je reste irrésistible.

Il rit avant de faire un clin d’œil à l'intention de la surveillante. Oui, Jacob aimait jouer au narcissique, sachant que la chose était tout à fait ironique vu la dégaine de clochard qu'il se trainait. M'enfin, comme il disait toujours, rien de mieux que l'autodérision !
Quoiqu'il en soit, la jeune femme ne tarda pas à le rejoindre sur le trottoir, chassant de la main un petit troupeau d'enfants. Effectivement, ce serait mieux pour discuter et pour grailler. Et puis, derrière les barreaux de l'école, Jacob faisait vraiment mauvais effet.

- Évidemment que c'est pour toi. Je crois que j'aurais du mal à ingérer tout ça, de toute façon.

Effectivement, même s'il adorait les sucreries, il devait bien avouer qu'il en avait embarqué un sacré paquet. Or, même si son estomac avait été aussi frais que celui d'un homme normal, il n'aurait tout de même jamais pu ingurgiter autant de cochonneries sans se taper un bon mal de ventre. Et oui, c'était pas beau de vieillir.

- Enfin, si tu te sens capable de manger autant de saletés, en tout cas...

Même si le cavalier n'en doutait pas, aillant lui-même vu les miracles dont Carolynn était capable quand il s'agissait de nourriture, il préférait taquiner sa vieille amie. C'était plus amusant en tout cas que de la laisser tirer la couverture de la petite peste farceuse pour elle toute seule.

- Enfin bref, on va peut-être pas prendre racine devant l'école non plus ?

Alliant l'acte au parole, il commença donc à marcher, sachant que la demoiselle était accrochée à son bras ( et obnubilée par les sucreries), elle le suivrait surement. Bref.
Ils déambulèrent donc le long de la rue, marchant d'un pas tranquille tandis que Jacob transvasait un à un les sachets de bonbons dans les bras de la surveillante.

- D'ailleurs, qu'est-ce que tu deviens ? ça se passe bien à ton boulot ?  Les enfants sont toujours aussi affreux ?

Il rit légèrement, se rappelant avec émotion à quel point certains gosses avaient pu être affreux. Il n'y avait pas photo, à part deux ou trois, il n'en regrettait pas beaucoup. Enfin, il faut dire qu'il n'avait été qu'homme d’entretien dans cette école. Le poste de surveillante devait certainement être plus gratifiant. En tout cas, il l'espérait pour Caro.

- On a qu'à s'assoir là.

Rapidement, il désigna un banc, s'avançant avant de s'y assoir. C'était peut-être plus agréable pour une pause que de piétiner pendant trente minutes. Bon, le seul désagrément, c'était peut-être ces pigeons envieux qui lorgnaient sur la nourriture, ou encore le ronflement à moitié étouffé d'un ivrogne qui décuvait sous l'arbre, mais bon, ça avait un certain charme ? Non ? Non.
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MessageSujet: Re: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptySam 15 Aoû - 0:05

J'vous ai apporté des bonbons - Jacob&Carolynn

Le sourire de Carolynn s'étira de nouveau, dévoilant une dentition blanche, alignée, sans défauts apparents, sans crocs sombres et sanguinolents, sans canines plus longues que les autres. Un joli sourire en somme, témoignant du fait qu'elle appréciait ce narcissisme feint, léger, auquel son regard répondait sans détour à travers ses prunelles bleues « Évidemment que tu l'es ! On l'est tout les deux, à traîner autour d'une école en parfaite dés-harmonie. », bien qu'elle soit totalement inconsciente du fait que la morale sociale voudrait qu'une jolie jeune fille ne fréquente pas un homme plus âgé d'apparence « clochardesque ». Gare à celui ou celle qui tenterait de lui le lui expliquer, il ou elle risquerait fort de perdre un petit morceau de quelque chose au passage : on ne dictait pas les règles au Jabberwocky surtout quand il s'agissait de son ami aux bras chargés de friandises.
Elle se gavait avec qui elle voulait et défiait n'importe qui d'être aussi intéressant que lui au risque de se faire croquer à la place d'une de ces succulentes pommes d'amour.

- Ne me mets pas au défi, tu sais que je pourrais même ne pas t'en laisser.

Elle s'était approché du grand homme, et sur la pointe des pieds, se hissa légèrement pour regarder l'intérieur du sac avant de relever la tête vers lui avec un sourire.

- Mais bon, je suis bon prince, alors je partagerais.

La créature avait suivit le mouvement sans discuter, préférant elle aussi s'éloigner des yeux globuleux et curieux de quelques petits humains qui les lorgnaient avec curiosité, ou envie, après tout elles devaient être appétissantes pour plus d'un, ces sucreries… Et les voyants comme des rivaux potentiels pour les sacs qui s'entassaient dans ses bras, Carolynn préféra ne pas s'attarder au risque d'entendre un « Je peux en avoir s'il te plaît Caro ? ». Jacob avait été diablement bien inspiré de s'éloigner de ce problème potentiel.
Une fois les deux amis posés sur le banc, le Jabberwock se laissa enfin le loisir de s'affaler sur le dossier du banc. Elle n'était pas du genre à se tenir droite, ni à cacher son soupir de soulagement et désespoir quand son ami aborda un sujet, aujourd'hui épineux.

- M'en parles pas… Si seulement leur naissance pouvait avoir… je sais pas moi… une phase « mettons leur un cerveau, quand même, ils pourraient en avoir besoin un jour »…

Piochant avec une certaine théâtralité dans un des sacs de friandises, elle brandit le produit de sa pêche vers Jacob en pinçant les lèvres. Cette grimace avait l'art de faire plisser son nez et ses pommettes devenaient alors plus saillantes.

- Y en a quand même un qui a réussi à mettre son doigt dans un taille crayon et tourner le tout !

L'odeur du sang avait été tout bonnement délicieuse et alléchante. Sale gosse, elle l'aurait bouffé ce jour là… Et pour de vrai.
La créature renifla de contrariété et laissa sa tête reposer sur le dossier du banc. Oui elle était totalement affalée, jambes croisées et ne se formalisait pas de sa position très inconfortable, pas plus qu'elle ne s'occupait de l'ivrogne sous son arbre, bien que deux nounours en guimauve dans les narines auraient sûrement fait taire ses ronflements.

- Et toi ? Comment ça se passe ? Ton patron est toujours un crétin ?

Elle s'était redressée comme un diable en boîte pour darder son regard azuré sur son compagnon de route. Quand elle l'observait comme ça, elle revenait toujours à se poser la même question : Qu'est ce qui faisait qu'elle se sentait aussi bavarde, intéressée et confiante avec lui ? C'était inouïe, agréable mais elle ne savait l'expliquer. Est ce que c'était une sorte de connexion… Ou un sentiment de « même longueur d'ondes » ? Même si elle ignorait totalement le sens de cette expression, ne sachant pas vraiment expliquer ce qu'étaient des ondes en fait.

- Je devrais venir te voir moi aussi. Tu t'ennuie pas là bas ? Je veux dire… Tu t'ennuie pas… souvent ?

L'ennui, c'était le dilemme du Jabberwocky.


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MessageSujet: Re: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptyVen 16 Oct - 19:49

J'VOUS AI APPORTE DES BONBONS

- Monseigneur est bien trop aimable de partager sa pitense avec un miséreux comme moi.

Jacob laissa un rire sardonique s'échapper d'entre ses dents avant d'allier le geste à la parole, piochant à son tour les friandises. Après tout, un snicker ne le tuerait pas ? C'était tellement bon et la tentation était si forte. Alors, ni une ni deux, sans franchement penser aux conséquence, le cavalier engouffra une barre chocolatée dans sa bouche, savourant l'instant – car les heures qui suivraient la dégustations seraient quant à elles bien moins agréables.

- Je crois que cette partie de la création est malheureusement trop souvent oubliée.

Il mâchait joyeusement, s'intéressant autant aux délices sucrés qu'à la conversation de sa jeune amie. Faut dire qu'elle en avait des choses à raconter. Jacob ne manqua d'ailleurs pas d'écarquiller les yeux quand le sujet du taille crayon déboula sur le tapis, avalant rond.

- Tu déconnes ? Mais quelle idée, sérieusement...

Certes, il en avait fait des conneries étant gosses, mais de là à foutre son doigt au contacte d'un objet pointu en connaissant très biens la relation de cause à effet d'un outil tel que le taille crayon, il y avait tout un monde. Fallait être maso. Ou juste débile. Voir les deux. Quoiqu'il en soit, à ce niveau là, les enfants restaient un véritable mystère pour le cavalier et, même s'il les aimait, il se demandait bien comment Caroynn pouvait en garder autant à la fois. C'est vrai, trois ou quatre, c'est un plaisir, mais une cinquentaine, c'est tout de suite autre chose. Rien que pour ça, le hessois nourrissait un grand respect à l'égard de sa comparse.

- Pas trop de dégats j'espère, en tout cas ?

Essuyer le sang au balais espagnol, il l'avait déjà fait, et ça n'avait rien de fun ! D'autant que les cris de souffrance des enfants ont ce petit quelque chose qui vous déchire le cœur, mais aussi les oreilles. Bref, la miss avait dû passer un sale quart d'heure.
Suivant le geste de sa camarade, Jacob laissa son dos s'affesser, se tenant courbé comme un vieux fermier. Mais ce moment de plainitude fut vite gacher par la question de la surveillante, faisant grimmacer le cavalier.

- Oh, m'en parle pas !

Le sujet était loin d'être agréable pour lui. Ce métier, il ne l'avait pas choisis par plaisi, mais parce qu'il n'avait pas le choix. En plus de ça, il était bien au courant de tout l'argent que son patron se faisait sur son dos, mais aussi de l'arnaque dont il était la victime. Certes, ce job mettait un peu de beurre dans les épinards, néanmoins, il lui faisait presque regretter son travail au champ !

- Ce type est une ordure finie, en plus d'être aussi bien habillé qu'un sac poubelle. La semaine dernière, il a fait pleurer une nana alors que c'était son tout premier jour de boulot. Tout ça parce qu'elle avait mal compté la caisse. J'espère qu'il se fera écraser par une machine.

Dans un geste témoignant de toute sa haine à l'égard de cet odieux personnage, Jacob jeta dans sa bouche d'un geste rapide et colérique quelques petits morceaux de sucre.

- Donc je me suis dit que je pouvais bien t'amener quelques douceurs. À ses frais bien sûr.

Il tourna la tête vers Carolyn, lui offrant un sourire ô combien mesquin. Oui, Jacob aimait les coups bas, surtout quand ils visaient ce type.

- Et puis, t'en fais pas, je m'ennuies pas tant que ça. J'en ai pas franchement le temps. Je suis un peu au four et au moulin – c'est bien comme ça qu'on dit ? Bref. Ça va. Ça pourrait presque être drôle parfois, vu le nombre de guignoles que je dois aider à descendre des manèges plus terrifiants que ce qu'ils pensaient.

Il passa une main dans sa barbe, sans franchement s'en rendre compte, Soudainement perdu dans ses pensées. Ou plutôt un drôle de sentiment. Oh mon dieu, déjà ?
La nausée était arrivée soudainement, imprévisible, comme d'habitude - néanmoins elle n'avait jamais était aussi rapide.

- hm...ça te dirait qu'on marche un peu ?

Rester sur place, cogiter là-dessus, c'était pas franchement une bonne idée. Après, est-ce que marcher était une meilleur option, ça restait à voir.

- Dit, tu peux vérifier la date de péremption des barres de chocolats ?...

Ce ne serait pas la première fois qu'il en trouverait des déjà périmées. Les stands de la foire avait cette vilaine habitude de ne pas trop changé leur stock. Fatale erreur.

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MessageSujet: Re: J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro   J'vous ai apporté des bonbons || PV: Caro EmptyLun 2 Nov - 23:57

J'vous ai apporté des bonbons - Jacob&Carolynn

Quand Jacob s'intéressa aux dégâts qu'avait causé un malheureux taille-crayon et lui pose la question, Carolynn afficha une grimace contrariée, tordant le coin de sa bouche fine, faisant plisser son nez en même temps. Ce n'était pas que son compagnon lui pose la question qui l'ennuyait, mais plutôt les souvenirs de ces moments pénibles dans la vie d'un monstre qui avait dû se contrôler et assumer la bêtise des autres. Elle avait vraiment passé une mauvaise journée ce jour là, parce qu'entre les enfants affolés, le débile qui avait tourné son doigt en larmes, ceux qui avaient peur du sang – d'ailleurs elle se demandait comment on pouvait avoir peur de quelque chose qu'on avait en soi, mais bref - , la panique avait été tel qu'elle aurait tout donné pour redevenir la créature qu'elle était et balayer tout et tout le monde d'un coup d'aile ou de queue. Elle n'avait pas pu le faire évidemment, et par chance quelques collègues étaient venus à sa rescousse avant qu'elle ne hurle. Elle ne s'était d'ailleurs pas occupé de l'idiot et avait juste emmené les pleureuses loin de la petite tragédie.

- … J'ai pas bien vu mais ça pleurait et ça hurlait…

Et vu la tête qu'elle affichait, elle ne voulait plus y penser. Ce n'était pas le pire jour de sa vie mais n'ayant l'habitude des enfants que depuis peu de temps, elle restait foncièrement intolérante à leur stupidité infantile. Et en la voyant comme ça, on n'était pas sûr que ça change.
De toute façon, ce qui l'intéressait pour l'instant, c'était la santé mentale et le bien être de Jacob dans un boulot qui pouvait s'avérer être aussi lourd que le sien quand on savait qui était le supérieur de l'homme à ses côtés. D'ailleurs, plusieurs fois, elle avait faillit révélé sa nature à son ami simplement pour lui proposer d'aller lui flanquer la trouille. Elle était sûre que ça l'aurait calmé une bonne fois pour toute. Cependant, elle ne voulait pas perdre leur agréable relation en lui révélant qu'elle venait d'un autre monde où elle n'avait fait que décimer des armées.
En entendant son voisin rapporter les méfaits de cet odieux personnage, le Jabberwock fut tenté une nouvelle fois de lui proposer d'aller faire avaler ses fringues et sa caisse à son patron mais elle se ravisa en rendant un sourire mesquin et fier de l'initiative du vol des sucreries.

- Mon cher, c'est tout à vôtre honneur que de voler ce sale type.

Elle faillit même rajouter que finalement, les créatures appelées humains n'avaient pas besoin de grandes dents, de griffes et capacités venues de nul part pour être monstrueux. Elle avait même ouvert la bouche pour le dire à haute voix mais se ravisa de nouveau. Au fond il valait peut être mieux ne pas en parler pour le moment. Un jour peut être qu'elle lui dirait, et peut être qu'elle lui filerait un coup de main.
Et puis pour l'instant, elle se demandait d'où venait cette expression, « au four et au moulin », parce qu'elle n'avait jamais ni été à l'un et à l'autre mais aux vues du reste… ça avait l'air de vouloir dire « être un peu partout ».

- Pourquoi est ce que tu fais ce job déjà ? … J'veux dire… T'as déjà pensé à faire… autre chose ?

Ce n'était jamais facile, elle le savait, en tant que monstre et apparemment en tant qu'humain aussi vu le nombre de personnes en difficulté qu'elle avait vu.
La créature se lève sans poser de question, avant même que Jacob ne fasse de même d'ailleurs, pas contre l'idée de marcher un peu, ça lui permettrait d'engloutir encore plus de sucre si elle les éliminait en même temps à chaque pas, du moins c'est ce qu'elle pensait naïvement.
Elle fronça les sourcils quand son esprit se détourna du versus créature/humain pour que son regard se pose sur le visage du monstre dont elle ignore encore la nature. C'est qu'il n'avait pas l'air bien tout à coup, du moins son expression avait un poil changé, comme s'il était dérangé par quelque chose. Plongeant sa main dans le sac de friandise, elle sortit plusieurs barres chocolatées pour chercher les petits chiffres qui, lui avait on expliqué, servait à savoir si la nourriture était encore bonne à manger ou non. Au départ, ignorant même l'année à laquelle elle se trouvait dans ce monde, Carolynn n'avait pas compris la subtilité de la démarche. Aujourd'hui, elle savait de quoi Jacob lui parlait.

- Hm… Sur les quatre, aucune n'a la même. Celle ci est mangeable encore un an… Celle là c'est juste mais ça passe encore… Elle… Je trouve pas la date, et pour celle là, elle est passée depuis quelques mois.

Elle se met à rire, pas plus inquiète que ça pour son estomac, même si elle savait que ça pouvait rendre malade. Elle apprenait des choses quand même !

- Tu dois aussi gérer les plaintes quand quelqu'un est malade à cause de ça ?

Sortant la tête du sac pour se concentrer sur son ami, elle plisse les yeux, inquisitrice.

- Pourquoi tu me demandes ça ? …. Ça va pas ? Donne moi l'emballage, je vais regarder la date de la tienne.


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