Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Tag savage sur Détroit Monsters 991904noNewSujet: We don't need friends we need more wine | Jacob K. Schröder
Giacomo Bonavita

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Rechercher dans: Centre-ville   Tag savage sur Détroit Monsters EmptySujet: We don't need friends we need more wine | Jacob K. Schröder    Tag savage sur Détroit Monsters EmptyLun 25 Avr - 22:41

get shitfaced with class.

Rien ne pouvait égaler le contentement d'être jalousé, même par un raté indécis et mal-assuré; ça procurait le même petit rush de satisfaction quel que soit le statut social, et ça valait mille fois les papillons dans le ventre. La jubilation continua de flotter dans sa tête et sur son visage. Entre ça et la capacité du cavalier à endurer docilement en restant à sa place, Giacomo ne pouvait que l'adorer: Schröder réussissait à tenir son humeur au beau-fixe alors qu'ils s'enfonçaient dans les sujets les plus sombre et tabou de sa psyché. A moins que ce soit entièrement le mérite du vin; après tout il n'avait jamais eu l'alcool particulièrement mauvais. « Heh, touché. » lui accorda-t-il tout en accompagnant son rire de bon cœur. Entre égoïste, il pouvait bien admettre ne pas être infailliblement perspicace, surtout lorsque son vis-à-vis lui avait servi un tel regard avant de s'exhaler de lui avoir donné tort: l'italien n'aurait pas eu besoin de mots pour comprendre sa réponse, mais la subtilité n'était pas offerte à tous. Il aurait préféré qu'ils ne s'étalent pas sur le sujet, car si cette réponse cassante et ce petit air désemparé avait été tout à fait délectable, en apprendre plus sur le fond et la forme commença à donner raison de s'installer à la culpabilité, de quoi tuer son rire et le réduire à quelques derniers gloussement nerveux, la satisfaction laissant place à une introspection qui n'appelait que plus de vin: il rempli son verre et se pencha pour remplir le gobelet Herr rabat-joie, qu'il en veuille ou non.

Tout allait pour le mieux du monde jusqu'à ce que ledit rabat-joie ne décide de lui renvoyer sa question au visage. Même avec autant de maladresse et deni: les faits étaient-là. Giacomo leva les yeux vers Schröder sans lever le nez de son verre, toute trace d'hilarité, jusqu'à la dernière ride de ses joues effacée de son visage. Il ne l'invita ni à continuer, ni à arrêter: le cavalier pouvait se féliciter de l'avoir pris de court ET d'avoir piqué sa curiosité à vif. Pas par la nature de la question -se contenter de renvoyer la sienne comme n'avait rien de plus innovateur qu'une partie de tennis-, mais par son audace, non, son culot. Personne ne se serait attendu à un tel revers de la part d'un prolétaire qui venait d'admettre son infériorité. Et si Giacomo ne supportait pas quelque chose, c'était d'être psychanalysé, surtout par un sous-fifre. Et pourtant, il gardait le nez dans son verre, les lèvres sur le rebord et le reste du corps avachis sur sa chaise, le regard planté sur son psychiatre improvisé, lui demandant silencieusement s'il souhaitait réellement s'engager sur cette pente avec lui, tout en étant trop curieux de voir s'il irait jusqu'au bout de sa pensée pour l'interrompre.

Et qu'il y alla. Si on ne comptait pas que Schröder lui donnait l'impression d'être sur le point de rendre tout le vin qu'il lui avait offert ou de faire un syncope après avoir vidé son sac et sa tentative ridicule d'euphémiser son petit compte-rendu, Jacob était allé au bout, en travers et en dans chaque recoin de sa pensée. C'était donc ça qu'il complotait en silence en se laissant bien sagement ridiculiser ? Avait-il tout prévu, jusqu'à son petit rire de clôture, histoire de lui donner un avant-goût son propre venin ? Non non, Schröder n'était pas moitié assez malin pour élaborer ce genre de vengeance. Et pourtant, ça restait fulgurant; rien ne l'était plus que l'arrière-goût de la vérité. « Moi qui croyait que vous aviez perdu la tête, je vois que vous êtes encore capable d'être lucide. » Probablement que sa boutade aurait fait mouche s'il ne l'avait pas siffler entre ses dents et si le pied de son verre n'avait pas trembloté en se posant sur la paillasse. C'était mieux de le laisser là, le temps qu'il décide si oui ou non la réaction adéquate était de l'éclater sur la tête de Schröder -on ne pouvait jamais être trop sûr, avec ses impulsions-; car même si ça lui démangeait, ce serait admettre qu'il avait raison sur toute la ligne, et qu'il était réellement aussi pathétique et misérable que lui. Giacomo n'était pas malheureux, il pétait la forme depuis sa résurrection ! Oh, pour sûr, il avait quelques coups de blues, des moments d'égarement légèrement autodestructeur et plusieurs tentatives infructueuses au compteur, mais il ne s'était jamais senti plus vivant qu'après son décès. S'il n'avait jamais été gracié par l'immortalité, il n'aurait jamais vécu, et Schröder avait l'horrible défaut d'avoir ce point commun avec lui et de pouvoir comprendre. « J'ai bousillé mes chances avec elle pour ce qu'il y a dans votre gobelet. Pensez-y avant de m'insulter. » Un coup de menton vers le cadavre du portable suffisait à rappeler à qui appartenait la belle bouteille qu'ils torchaient joyeusement, et le claquement de langue qui ponctua son rappel aimable l'agacement qui aurait pu s'abattre sur son invité. Ils étaient tous plus ingrat les uns que les autres, autant Sharpe que lui, et le voilà Réduit à se lamenter autour d'une bouteille avec un type qui abhorrait sans doute sa compagnie; et bien, il allait la subir un peu plus longtemps. « Elle est morte, votre femme ? » hasarda-t-il en poussant la bouteille vers l'intéressé, des fois qu'il aurait aussi besoin de rincer l'arrière-goût amer du passé en se relançant le sujet. Giacomo, lui, s'y attelait déjà -surtout après le rappel de la défaite cuisante qu'était Sharpe-, avant de poursuivre: « C'est une connerie d'aimer quelque chose de mortel. » Et lui, il était un beau con pour s'être fait avoir trois fois, avec prescription pour la première: ce n'est pas comme si il s'était attendu à vivre plus longtemps qu'elle. Cette réalisation le fit soupirer comme si tous les malheurs du monde pesaient sur ses épaules, ses doigts s'occupant en faisant tournoyer son verre dans un équilibre tout aussi hasardeux que sa chaise auparavant. « Ils sont si obsédés par leur propre mortalité et l'idée de continuer à vivre à travers leur progéniture- comme si ça les rendait immortel-- » La simple idée le fit rire, les bras grands ouverts tant il n'en revenait toujours pas, même après des décennies. Quel genre de connerie pouvait vous ruiner un mariage parfaitement stable, hein ? Jacob pouvait le comprendre, il le savait -c'était probablement ce qui l'avait sauvé d'un lynchage après son affront éhonté, inconsciemment-, rien ne lui échappait, surtout pas au débouchage de la troisième bouteille. « -sales égoïstes. Enfin, vous savez. » C'était dit avec bien moins d'amertume que ce que le mot laissait sous-entendre. Les humains étaient juste fait ainsi, leur stupide naïveté faisait partie de leur charme. « C'est surmontable, tant qu'on ne se laisse pas contaminer. » souffla-t-il, son menton allant se nicher sans sa paume alors qu'un soupir plus lourd de sens qu'il ne l'aurait permis sobre affaissaient ses épaules. Que de discussions déprimantes pour un si bon cru.

©️ VAL


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