Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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“L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps
Anastase DeSycambre
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MessageSujet: “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps   “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps EmptySam 2 Jan - 20:41






Il n’avait jamais aimé Noël.
Que voulez vous, c’était comme ça.
Il avait assisté à l’avènement de cette fête, à la propagation de cette gangrène lors du renouveau capitalise du siècle dernier. Les idéaux détestables qui se maquillent de bons sentiments, ça lui donnait envie de vomir.
Noel avait toujours été pour lui cette fête ô combien inutile pour l’anniversaire d’un guignol qui, certes avait existé mais ne méritait absolument pas tout un tel fatras aux yeux des merveilles magiques dont regorgeaient le monde.
Mais noël était de nos jours devenu le summum du consumérisme et de l’hypocrisie. Consommer sans égard pour bien paraitre aux yeux de gens que l’on aime pas. suivre une masse, une mode, s’offrir tout entier comme publicité ambulante. Offrir un temps de cerveau disponible.

voila ce que Staz ruminait, clope au bec, appliqué à sortir un gateau du four. C’était bien joli tout ces mots, mais rappelles-lui un instant ce qu’il faisait ?
Une surprise.
Pour noël.
Pour Quelqu’un.
Qu’elle drôle de fièvre avait-il eu pour concevoir cette idée ? Le malin avait-il enfin fait mains basse sur son esprit ? Rien de tout cela non. Il avait eu envie-. Non, il avait eu besoin de faire plaisir.
Peut être était-ce là le besoin égoïste de se prouver que son coeur n’avait pas totalement gelé. Peut être était-ce à cause de ce sentiment qu’il avait depuis quelques jours. Quelque chose de succinct mais ténu qui ne le laissait pas tranquille.
Il jura en se brulant avec le moule qu’il sortait du piètre âtre, et tandis qu’il passait ses doigts sous l’eau froide il ne pu empêcher une question, une incertitude de divaguer dans son
“J’espère qu’il aime le carot-cake.”


                                                                          ——


«  Allez, viens donc Peps » Somma-t-il en tirant le brun par la manche, celui-ci ne décrochant un mot, outre des interrogations enfantines sur la destination, chose à laquelle Staz ne répondait pas, puisqu’il n’écoutait simplement pas.  «  J’ai une surprise pour toi »Et c’est pas le genre de truc qui arrivent souvent venant de moi Aurait il voulu ajouter.

Il marchait d’un pas vif du haut de ses longues jambes, sa main attrapant le poignet de son vis à vis et l’entrainant dans sa course. La braise rouge de sa cigarette brillait dans la soirée tombante, laissant une trainée de fumée dans leur sillage. Il faisait froid dehors, les rues plus vides qu’il y a quelques semaines, noël venait de passer tout redevenait plus calme. Lui n’avait aucun problème passer Noël seul, il l’avait fait une grande partie de sa vie et en était plutôt fier. Mais une idée avait fini par germer dans son esprit, et il s’était dit que peut être, d’autre souffraient de cette solitude que lui semblait aimer. Et par dessus la solitude, Staz aimait les défis, tête au pied du mur, changer radicalement ses habitudes et ne plus s’ennuyer : fêter noël ? Pourquoi pas.  Il en trépignait presque.

Ils finirent par arriver devant son immeuble, et entendant enfin les supplications de Pepper, le blond haussa un sourcil et répondit «  Chez moi voyons » comme si la réponse coulait de source. C’est vrai qu’a bien y réfléchir, Staz n’avait jamais emmené le Lapin chez lui. Il n’y emmenait pas grand monde d’ailleurs. Mais c’était nouveau. Il aimait le nouveau.
Il était incroyablement de bonne humeur ( disons que pour Staz il s’agissait là d’une humeur pas trop mauvaise ), pourtant quelque chose n’allait pas. C’était encore cette sensation, cette impression tenue qui rongeait un coin de sa tête et le bas de son dos. C’était le genre de pressentiments qui vous cachent une journée, et pourtant Staz savait qu’il se trompait rarement.

Click, clack les clefs tournèrent dans la serrure une fois que les quatre étages furent montés. Il entra en trombe chez lui, lançant son manteau dans un coin de la pièce et faisant voler des piles de feuilles au passage. Sans s’arrêter de marcher il ramassa les quelques carnets qui trainaient au sol : Vie XVI, Vie IV,  et étude XIV. ( ainsi étaient-ils nommés. ). Il intima au Lapin e faire comme chez lui et de s’assoir où il voulait dans le salon, sur le vieux canapé ou sur les tapis, mais d’éviter de toucher a certains objets s’il ne voulait pas perdre un doigt de plus. Certains objets magiques n’aimaient pas être déranger et manipulés.
Il revint l’instant d’après, son gâteau en mains pour le poser sur la malle qui servait de table basse, devant son ami

« Et voila, joyeux Noël mon Lapin » s’exclama-t-il dans un Français théâtral. Mais au moment ou il prononça ces mots, il eut comme l’impression d’avoir raté une belle occasion de se taire. Encore.

Quelque chose n’allait pas.
Quelque chose n’allait pas dans les yeux de Pepper.
Quelque chose n’allait pas dans sa façon de se tenir.
Quelque chose n’allait pas dans le plis de la commissure de ses lèvres.
Quelque chose n’allait pas, et il pouvait le sentir a travers son corps entier.

Il soupira et se laissa tomber sur le tapis à ses côtés, attrapant une bouteille de Gin qui passait par là il en avisa le fond avant d’en boire une gorgé au goulot. Il posa sa main sur l’épaule du lapin tout  en penchant sa tête et en le regardant par en dessous.
«  Oh toi … il y a quelque chose qui ne va pas. » Et ce n’était pas une question.







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MessageSujet: Re: “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps   “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps EmptyDim 3 Jan - 5:28
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Depuis ce jour où le sapin avait pris feu et tué par erreur le chat d'un collègue, Pepper redoutait noël comme la peste. C'est comme si en ce jour de fête, sa poisse se décuplait. Jamais il n'avait connu un réveillon heureux, du moins pas dans ses souvenirs. C'était comme un vendredi 13, une journée maudite qu'il espérait voir passer au plus vite. Et pourtant, le Jackalope avait toujours adoré l'ambiance magique de la période des fêtes. Ce rouge et ce vert qui apportaient un peu de gaieté dans le paysage glacial d'hiver, ces comptines qu'on chantait au coin d'un bon feu de cheminée, ces décorations en forme d'étoile, ces cadeaux par milliers qui faisaient sourire les petits comme les grands, ou encore ces gigantesques repas de fête qui réunissaient des familles dans la joie et la bonne humeur. Tout cela le faisait rêver, vraiment. Mais manque de bol, c'était réservé aux autres. Oh, n'allez pas croire qu'il était jaloux ! Au contraire, c'était même une bonne compensation, que d'imaginer ces visages joyeux célébrant la nativité de Jésus ensemble. Parfois, il s'imaginait même des petites scènes qui pourraient se produire dans certains foyers. Une mère aimante ayant préparé une jolie bûche faite maison, un père prenant ses enfants sur ses genoux pendant qu'ils ouvraient leurs cadeaux, un grand-père sortant son harmonica, ou encore une grand-mère tricotant de jolis gants d'hiver à ses petits enfants. ... Vous avez dit grand-mère ?

Alors qu'il s'entraînait tranquillement pour son prochain spectacle, profitant que tout le monde ait déserté le chapiteau pour occuper la scène, l'image d'une vieille femme vint le hanter. Sur le coup, il tenta de la chasser de ses pensées en travaillant encore plus dur. Répéter son numéro lui avait permis de mettre de côté sa tristesse à l'idée de devoir passer Noël seul une fois de plus. Mais comme pour le titiller d'avantage, son cerveau décida que c'était le bon moment pour faire ressurgir certains souvenirs. Il faut dire que depuis quelques jours il n'avait pensé à rien d'autre qu'à sa prochaine représentation. Il fallait bien que des pensées forcent leur chemin à travers son esprit embrumé.

Et pour le coup, tout lui revint en plein dans la figure sans prévenir. Ce fut comme une tornade, un afflux de sons rassurants, d'odeurs de carottes cuisinées à la vapeur ou de terreau, des films en noir et blanc de cette vieille dame bienveillante. Il était submergé.

Flashback.

« Mon petit Pepper, on va planter des arbres fruitiers dans mon potager. Comme ça, si je meurs de vieillesse, tu pourras toujours te nourrir en venant ici. Ce foyer est aussi le tien, désormais.

Mais j'veux pas que tu meures. Tu peux pas me laisser, pas toi. T'es un peu comme une maman pour moi, tu m'as recueilli quand j'étais blessé, tu m'as soigné, nourri. Tu t'es montré plus généreuse que personne ne le sera jamais avec moi. Je te dois encore tant.

Calme-toi, je suis encore là. Mais... J'ai beau être une sorcière, je ne suis pas immortelle. Et un jour, mes sorts ne fonctionneront plus. Ça voudra dire que mon temps sera venu, c'est tout. Il faut te faire à l'idée, mon enfant.

—  Oui. Mais pas aujourd’hui. Plantons ces arbres, plutôt. »

La terre remuée, Pepper attrapa des graines pour les y planter. Il prendrait soin de ces arbres comme s'ils étaient ses propres enfants. En espérant que la récolte serait bonne, qu'il ne lancerait pas une malédiction sur ces pauvres petits pépins qui n'avaient rien demandé. Ça l'avait presque ému, d'être responsable de ces futurs arbres. Il s'était même juré de ne pas les manger avant qu'ils grandissent. Ils lui apporteraient de l'ombre lors des longs jours d'été mais aussi de beaux fruits frais.

Malheureusement, tous les contes de fée ont une fin. À peine quelques jours après, Erica mourut du tétanos et le Jackalope se jura de ne plus remettre les pieds en Espagne. D'ailleurs, les petites pousses d'arbre ne survécurent pas à l'hiver.

Fin du Flashback.

Comme frappé par des flèches invisibles, le lapin se recroquevilla sur lui même. En boule et la tête dans les genoux, il entendit à peine Anastase rentrer dans le chapiteau. Ne pleure pas, ne tremble pas devant lui. Il ne faut pas l'inquiéter inutilement. Il voudra prendre soin de toi, et tu le tueras. Comme Erica, celle que tu considérais comme ta propre mère. « Hein, une surprise ? Mais... » Non, ce n'était vraiment pas le moment. Surtout pas un jour de réveillon, il risquait de lui donner encore plus de malchance. « J'sais pas si c'est une bonne idée, Staz. » Ça c'est ce qu'il aurait aimé répondre, mais il ne voulait pas le vexer ou le contaminer avec sa mauvaise humeur. Alors il s'était laissé entraîner, un peu mollement. « On va où ? » Qu'est-ce qu'il faisait ici, d'ailleurs ? Était-il venu le chercher au cirque exprès ? Pourtant, c'était le jour de Noël, il avait certainement une multitude de personnes avec qui le célébrer, charismatique comme il était.

Mais l'autre n'avait pas répondu, se contentant d'accélérer le pas, de le traîner hors de son refuge improvisé. Il faisait chaud pour cette période de l'année, non ? Si ça se trouve, il était responsable du réchauffement climatique, à force de prier pour qu'il ne neige pas.

Arrivés à destination devant une vieille bâtisse, l'autre cracha enfin le morceau. Alors c'était à ça que ressemblait l'habitation de son ami ? Pepper aurait plutôt imaginé une grande maison traditionnelle débordant de livres et de plantes en tout genre. Mais ça c'était avant d'entrer dans son appartement. En voyant cet intérieur qui ressemblait à un véritable cabinet de curiosités, il réalisa que ça n'aurait pas être pu autrement, que cet endroit reflétait parfaitement le mental du blondinet. En d'autres circonstances, il aurait même sourit. Mais pas maintenant. « C'est beau. Mais pourquoi on est chez toi, Stazou ? » Et puis stupeur. Lentement, il ouvrit la bouche, puis la referma, hésitant entre reculer ou avancer d'un pas. « Oh ! » C'était pourtant évident. Si Anastase l'avait ramené chez lui, c'était forcément pour une raison. Peut-être que lui aussi se sentait un peu seul en ce soir de noël, et qu'il avait prévu de faire une surprise... assez inattendue à son ami. Oh non. Mais. Mais. Mais Staz était justement son ami. Alors certes, le Jackalope l'aimait beaucoup et il devait bien reconnaître qu'il avait du charme, mais... Oh mon dieu, mais s'il lui disait non il allait probablement le blesser et perdre son amitié. Et de toute façon, lui aussi avait besoin d'oublier certaines choses, alors pourquoi pas ? D'un pas hésitant, Pepper s'était rapproché du médium qui avait déjà enlevé son manteau. Mais au lieu de se jeter sur lui, celui-ci partit l'air de rien vers la cuisine en lui disant de faire comme chez lui. QUOI ? Est-ce qu'il avait encore mal interprété les signes?

Et Pepper fut carrément stupéfait en le voyant revenir avec un gâteau fait maison.
Il lui avait fait un gâteau, à la carotte qui plus est.
Il avait passé du temps derrière les fourneaux rien que pour lui.
Il n'avait jamais eu l'intention de profiter de lui sexuellement.
Il voulait juste lui faire un cadeau.

Le lapin n'était pas prêt à emmagasiner toutes ces informations d'un coup. Alors il se mordit les lèvres et se laissa tomber sur les genoux, honteux. « Joyeux noël, Staz. » C'est là que l'autre remarqua que quelque chose n'allait pas. Comme si inquiéter son ami allait l'aider à aller mieux. Lorsque l'autre posa sa main sur son épaule, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et Pepper sentit ses yeux se remplir de larmes. « J-J'ai même pas de cadeau pour toi. Et toi... Tu. Tu... T'as fait tout ça pour moi, ton gâteau est magnifique ». Et il fondit en sanglots, faible et vaincu. La soirée allait être longue. « Je peux ? » Il lorgnait du coin de l’œil la bouteille de Gin.

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Anastase DeSycambre
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MessageSujet: Re: “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps   “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps EmptyDim 7 Fév - 17:28






Anastase n’était pas pour ainsi dire le plus à l’aise des hommes lorsqu’il s’agissait de réconforter les autres.
A vrai dire il avait plutôt l’habitude de les enfoncer. De les énerver. De les hérisser.
Enfin, c’est ce qu’il voulait bien faire croire. Il tenait à son apparence nonchalante et à cette indifférence feinte, cette abnégation si savante et automatique de ses sentiments qu’elle avait finit par devenir une façon d’être quasi naturelle.
Mais bien sûr, cela était du verni, du masque qui se craquelle une fois qu’on sait se glisser plus intimement dans la psyché du prof de lettre.

Cette main posée sur son épaule semble en un instant déclencher un cataclysme, C’est la main fielleuse qui ouvre les vannes d’un grand barrage a en juger l’eau claire et salée qui perle et s’accroche désespérément le long des longs cils sombre, bordant ces yeux brouillés. Est-ce là le rôle de cette main ?
Cette main posée sur son épaule, dont la chaleur outrepasse la fabrique et le tissu pour se mêler à celle, autre, du corps caché en dessous, n’est peut être au final que la main agissante, celle qui crève de par son action un abcès purulent nourrit et caché depuis bien trop longtemps déjà.
Un instant tout de même Anastase ne comprend pas. Il n’est certes pas des plus doué dans les interactions sociales, mais en repassant les évènements à l’envers dans sa tête il n’arrive pas à déterminer si oui ou non il à fait quelque chose de mal, un faux pas, une maladresse. Pourtant il ne lui semble pas. Alors, fin connaisseur de l‘âme humaine qu’il est ( Même si Peps n’est pas humain à proprement parler, il n’y a pas plus humain que les être immortels qui portent sur eux le poids de mille vies ) il en déduit que les cause de ces pleurs qui agitent d’un mauvais tique la mâchoire fine où se battent quelques poils de barbe, sont plus profond qu’une simple maladresse.
Et pourtant il ne retire pas sa main de l’épaule de son vis-a-vis. Il laisse la chaleur de sa paume irradier et échanger avec celle de l’épaule contre laquelle elle s’accroche. Il ne force pas non plus sa prise de peur de brusquer. Il reste là, comme une présence inébranlable et constante. Comme ce genre de présence dont on a parfois besoin dans ces moments durs.

Le blond fait claquer sa langue contre son palais sans rien dire Il éluda la question du cadeau d’un geste de la main et d’un froncement de sourcil. Il n’attendait rien en retour, si ce n’est un peu de joie de la part de Pepper. Dans sa bouche le Gin a un gout amère et brulant, il a un gout de présage qui ne lui annonce rien de bon. Les sanglots de Pepper semblent une lapidation à son pauvre coeur, chaque larme, chaque reniflement, chaque tremblement est une pierre que l’on jette à ce pauvre organe, qui dans sa détresse pour éviter les coups, se serre, se serre, se serre. Son regard bleu se fait plus doux quand il se pose sur le pauvre lapin, c’est rare tout de même que le feu et la malice qui animent ces prunelles se taisent pour laisser place à quelque chose de plus âgé et responsable, une lueur qu’il avait eut jadis. Une lueur qui avait animé son regard dans cette pièce folle et pitoyable où il avait joué ce rôle tant aimé de père. Cette lueur des temps passés et pour le moins perdus, il l’avait eu pour le sang de son sang, la chair de sa chair. Il l’avait eu d’autre fois pour ces être doux, ces choses fragiles, ces vivants passionnés qui l’avaient aimé qu’il avait aimé en retour. De quelques manières que ce soit.
«  J’aimerai te dire que ce n’est pas avec ça qu’on noie ses peines de coeur Peps.  » d’un geste lent il tendit la bouteille vers le Lapin, tandis qu’un sourire amusé vint fendre les traits de son visage, un sourire dont il essayait en vain de communiquer la chaleur à Pepper. «  Mais je serais vraiment très mal placé pour dire une telle chose. »

Dès lors il resta à nouveau silencieux, il attendit un instant, sa main toujours sur l’épaule du brun. Il soupira regardant au plafond, puis d’un geste lasse poussa ses chaussures avec ses pieds pour les enlever, tandis que son autre main se posa dans son cou, pensive. il ne faisait jamais vraiment attention à la manière dont il était habillé, il n’était pas vraiment frileux, pas du tout même ce qui expliquait surement pourquoi même par ce froid d’hiver il pouvait se balader chez lui simplement en pantalon et avec une chemise. Pour ses pieds, il était déjà trop tard. Il lui semblait qu’il était né avec des glaçons à la place des pieds, impossible de les réchauffer et il détestait ça.
Autrement, il ne savait trop quoi faire. Il ne connaissait pas la détresse de Pepper, ne savait pas s’il devait l’aider ou pas. Il se demandait parfois à quoi pouvait bien servir cette philosophie qu’il affectionnait tout particulièrement si elle ne pouvait pas l’aider à faire de simples choix dans sa vie.
Il ferma les yeux.
Tout le monde avait des coups de cafard, des coup de blues, de coup de poing de la vie en plein dans l’estomac. Lui le premier même s’il se refusait à l’avouer. Il y avait de ces moment où l’on ne désirait qu’une chose, se perdre dans le fond du bouteille pour y noyer ses soucis ( l’image était éculée, pourtant elle semblait si bien convenir ) comme sombrer dans une étreinte, simple, mais forte, se raccrocher à tout pourvu que ce soit stable, et chaud, et autre que sa propre étreinte, autre que soi.
Il lui sembla alors savoir quoi faire.
S’il lâcha l’épaule de Pepper, ce fut pour mieux l’attirer à lui dans une étreinte, un geste sûr. Il le serra contre lui, doucement, pour étouffer tous les tremblements, et les sanglots.Il voulait se faire solide, contenir la peine entre ses bras, ou contenir le surgissement de ce cri du coeur.
Il fit glisser une de ses mains dans sa nuque, ainsi chatouillée par les boucles brunes, elle exerçait une lente pression pour que la tête du lapin repose sur son épaule, qu’il puisse y enterrer son visage si le besoin se faisait. L’autre, il la passait dans son dos, à un rythme toujours égal, dessinant du bout de ses doigts d’écrivain les subtilités de sa colonne vertébrale. C’était le genre de câlin, le genre d’étreinte paternelle et rassurante qu’il avait eu pour sa fille lorsqu’elle se trouvait effrayée, hantée par des ombres la nuit. Le genre d’étreinte qu’il fait eu lorsqu’elle lui avait fait part de ses premiers émois amoureux. Le genre d’étreinte qu’il lui avait enseigné et qu’elle avait du reproduire avec d’autre hommes, d’autres femmes, ses enfants peut être. Le genre d’étreinte que tout deux s’étaient rendu le jour de la mort de Blanche.
Il lui semblant qu’en pensant à cela sa bouche se faisait plus sèche et ses yeux piquant.

«  Allez mon lapin  » Son étreinte se fit plus forte, c’était une invitation à se laisser aller à l’évacuation de tout ces pleurs au lieu de les retenir inutilement. Staz n’était pas un homme très large, mais il essayait de se donner cette présence rassurante, et Pepper n’était pas bien large non plus. «   Raconte donc à L’oncle Staz ce qui ne va pas. »






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MessageSujet: Re: “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps   “L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.” || Staz & Peps EmptyDim 8 Mai - 21:21
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L'autre avait l'air d'une véritable montagne, à côté de lui. À le voir comme ça, on aurait pu croire que rien ne pouvait le perturber ou l'atteindre. Oui, Anastase un homme paisible, assuré, et solide comme un roc. Et si jamais il se retrouvait face à un problème, il le résolvait presque immédiatement avec son calme naturel et en cherchant des solutions dans son passé de chef de famille. Du moins, c'est la vision que le lièvre en avait. A côté de lui, il faisait bien pâle figure. Ce lapin de malheur, cet être maudit qui ne causait que des catastrophes et des explosions autour de lui. Un vrai petit volcan en éruption. Oh, comme il aurait aimé être plus avisé ! Oh comme il aurait aimé être moins à fleur de peau. Oh comme il aurait aimé être un peu plus comme Staz.

Non seulement ce dernier était son modèle mais aussi un être qui lui était cher. En regardant dans le passé, l'autre avait toujours été là pour lui en cas de coup dur et il l'avait toujours tiré d'affaire lorsqu'il s'était retrouvé dans des situations hautement improbables. Comme cette fois où Pepper s'était retrouvé coincé sur le stand d'un commerçant d'une galerie marchande, un gros nœud rose sur les oreilles, à servir de mascotte de pâques et que l'autre avait dû payer une somme colossale pour le libérer. Ou encore, cette fois où il s'était retrouvé nu sans savoir ce qui s'était passé la veille, au milieu d'une barque avec un téléphone quasiment vide de batterie. A chaque fois, Stazou l'avait tiré d'affaire comme un super-héros des temps modernes.

Et en ce moment même, le Jackalope se détestait de s'être montré aussi faible devant lui, une fois de plus. Comment avait-il pu douter de lui ne serait-ce qu'une seconde, alors qu'il lui avait ouvert sa porte le soir de noël ? Comment avait-il pu fondre en larmes alors qu'il avait cuisiné, pour lui ? Comment avait-il pu oser lui demander de lui passer cette bouteille, alors que son ami s'était montré si avenant ? C'était certain, Pepper finirait ses jours tout droit en enfer. « Merci. » Et ignorant la petite voix dans sa tête qui lui hurlait les pires horreurs du monde, le lièvre se jeta sur la bouteille en l'agrippant comme s'il s'agissait de l'unique remède à tous ses maux. « J'suis désolé Staz. J'suis vraiment minable, mais. »

Mais quoi, Pepper ? Comme si ça ne suffisait pas de pourrir le noël de ton ami et de débarquer les mains vides, il faut qu'en plus tu te mettes une mine énorme ? T'es qu'un déchet, un raté, un moins que rien. Tu es le chaos. Tu casses tout autour de toi, et pourtant tu continues de profiter de la compagnie des autres. Car tu ne sais pas leur dire non. Car tu as peur de les vexer. De te faire détester. Mais à quel prix ? Tu es leur cancer, Pepper. Ils n'ont pas besoin de toi.

« T-Tais toi. »
Il avait l'air d'un fou comme ça, à se boucher les oreilles pour fuir l'insupportable petite voix. Pourtant, il savait qu'elle avait raison. Son subconscient le hantait au centuple pour chaque blessure qu'il infligeait. Et il savait qu'il le méritait largement. « NON ! Enfin je disais pas ça à toi, pardon. » Bien, et maintenant tu passes pour Jeanne d'arc ou pour un bipolaire. De mieux en mieux. T'es vraiment une merde, tu le sais ça? Et pour toute réponse, le lapin choisit de boire directement au goulot. Une gorgée, deux, quelques unes de trop. Il savait qu'il ne tenait pas l'alcool, mais tant pis. Il avait besoin de se noyer, aussi bien dans ses larmes que dans le liquide brûlant qui avait du mal à passer dans sa gorge. Comme ça, il oublierait. Ou il parlerait plus facilement. Tu vaux rien Pepper, t'es qu'une enveloppe vide qui apporte la poisse. Tu parles d'un cadeau.

Et soudain, la main qui était jusque là nichée sur son épaule l'abandonne. Comme rappelé à la réalité, le lièvre sursaute, laissant la bouteille se fracasser sur le sol. Et connaissant Stazou, ce n'était certainement pas une bouteille achetée au Liddl du coin. Encore une gaffe. « Dé-Désolé », réussit-il à articuler entre deux larmes, alors que l'autre l'attire finalement contre lui.
Avec une douceur beaucoup trop belle pour être vraie, son ami glisse une main dans ses cheveux et en laisse une frictionner son dos. Comment pouvait-il se montrer si patient avec lui ? Il aurait dû le jeter dehors, un coup de pied dans le derrière.

« C'est rien. » Mensonge, évidemment. Surtout qu'après avoir fondu en larmes de la sorte devant lui, personne n'était dupe. « C'est juste que tu fais tout ça pour moi et.. et je le mérite pas ». Il aurait tellement aimé lui rendre la pareille : le faire sourire, lui offrir un cadeau merveilleux qui ne l'empoisonne pas ou ne lui saute pas à la figure, le soutenir quand il n'allait pas bien et sécher ses larmes ou être un bon ami pour lui. Mais il n'était rien de tout ça.  « Pourquoi t'es mon ami, Staz ? » Ça sonnait comme un reproche, les larmes rendant son discours beaucoup plus amer que ce qu'il aurait souhaité. Alors qu'en réalité il n'aurait pas pu rêver mieux. « J'veux pas que tu meures à cause de moi. Pas toi aussi. » Et comme pour ponctuer son discours, il repoussa ses bras si confortables avant de se lever en titubant pour aller vers la porte d'entrée.

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