Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Garden District. | pv : Hope
Hermès Lekkas
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MessageSujet: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyMer 3 Fév - 20:21
Plus jamais. L’alcool c’est terminé.

Autant arrêter de se mentir, c’était ce que je disais à chaque lendemain de fête, quand les cloches faisaient ding dong dans mon crâne et que je n’avais qu’une envie, c’était de passer la journée à pioncer.

J’avais tout prévu la veille : c’était mon premier jour de weekend (si on compte mes deux jours de repos en pleine semaine comme un weekend), je voyais en général du monde, je n’avais rien au programme le lendemain sauf peut-être me remettre de la soirée, mais voilà. Voilà. Quand mon portable a sonné ce matin (à trois heures de l’après-midi), j’ai cru que j’allais l’envoyer sur le mur.

Reminder: 4 pm, John K. King Used & Rare Books, 901 W Lafayette Blvd
Customer: Hope Jerry

Je râle cinq bonnes secondes, le visage étouffé dans mon oreiller, pas vraiment enclin à me lever.

Rappelez-moi pourquoi j’avais accepté cette livraison déjà ? Ah oui. Hope avait commandé un bouquin chez John K. King et moi, comme un bougre d’âne, je m’étais proposé pour le lui livrer. Ma gentillesse me perdra un jour, c’est sûr.

Je reste à plat sur le matelas, la tête toujours enfoncée dans l’oreiller pendant une bonne demi-heure supplémentaire. Je soupire et sort finalement du lit en bataille. Sans me dépérir de ma tronche grincheuse de six pieds de long, je file à la douche, puis enfile rapidement des fringues pas trop sales et me mets route.

Si j’avais l’habitude de me garer dans la rue de sa boutique, cette fois, je livrais à domicile. Après être passé sur Lafayette Blvd (et piqué un stylo Bic bleu sans faire attention), trouver son immeuble ne m’est pas bien difficile, elle habite exactement au-dessus de chez un ami, un prof’ de littérature acariâtre qui essaye à chaque fois de me persuader de venir à ses cours et qui m’oblige à réviser mon grec ancien ainsi qu’à corriger les copies de ses étudiants.

Mon corps remerciait Hope de n’avoir commandé qu’un ouvrage. Je monte les quatre étages de l’immeuble, puis l’escalier menant aux combles, le livre sous le bras empaqueté dans un carton souple et avec la désagréable impression qu’on me filait des coups sur les tempes et que mon estomac était au bord de la liquéfaction.

Je frappe à la porte et quand celle-ci daigne enfin s’ouvrir, j’affiche mon plus beau sourire Colgate (qui devait encore puer la bière) en espérant cacher l’état déplorable et à moitié au bord du Styx dans lequel je me trouvais.

— Hermès Lekkas, livraison à domicile tous les jours de la semaine partout à Detroit et sa banlieue, je lance en riant à moitié (comme si j’avais besoin de me présenter à une cliente régulière que je considérais presque comme une amie). Où je dois déposer ça Miss ?

Je lève le paquet qui devait peser une livre à tout casser comme s’il en faisait cents.

— Vite ! C’est que c’est affreusement lourd !

La grosse comédie t’sais.


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— Jack Kerouac, On the Road (1957).

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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyJeu 4 Fév - 15:22
Hope était rentrée chez elle de bonne heure après être passée à l’atelier pour préparer une potion particulièrement retors à faire. Il s’agissait d’un charme de séduction léger qui, utiliser comme protection permettait de légèrement faire baisser l’animosité de l’agresseur. Il sentait bon l’herbe fraîche et la rose, avec une petite pointe amère et la préparation demandait trois heures d’attention et de précautions extrêmes. Elle l’avait laissé décanté, en emmenant une petite fiole chez elle.

Lorsqu’elle était arrivée, l’herbe était humide. Elle avait quitté ses chaussures, les laissant à l’entrée, là où il y avait le tuyau d’arrosage et la porte de la salle d’eau (qui ressemblait à une cabane de jardin en bois). Elle s’était délectée de sentir l’herbe sur ses pieds et la terre humide collant à sa voute plantaire. Elle s’était dirigée vers la chambre, un autre bloc de bois sur deux étages qui faisait chambre et cuisine, nettoyant ses pieds dans le bac d’eau claire avant de les sécher. C’était là aussi qu’il y avait sa bibliothèque et son bureau. C’était bas de plafond et une personne de grande taille aurait sans doute eu du mal à s’y tenir mais vu sa taille moyenne, ça lui convenait très bien. Elle monta a l’étage, ouvrit le frigo et y plaça la fiole.

Alors qu’elle redescendait, on frappa à la porte. Ah, ça devait être son livre. Un livre de contes indiens très intéressant, mentionnant beaucoup de légendes de la région. Si elle l’avait feuilleté chez le libraire, elle voulait le relire plus longuement en stabilotant les choses les plus étrange ou marquante pour pouvoir, petit à petit, discerner la vérité de la légende. Mais bref.

Elle ouvrit la porte, découvrant Hermès qui avait définitivement besoins d’une aspirine et envie de dormir, qui tenait son paquet comme s’il pesait trois tonnes.

— Hermès Lekkas, livraison à domicile tous les jours de la semaine partout à Detroit et sa banlieue. Où je dois déposer ça Miss ? Vite ! C’est que c’est affreusement lourd !

Elle rit, s’écartant pour le laisser entrer.

-Pose le sur la table à ta droite, Voyageur. Quitte tes chaussures, la terre est humide et tu risque de faire de la boue avec. Je te conseille de quitter tes chaussettes aussi. Fait comme chez toi, je vais te faire un remède de grand-mère contre la gueule de bois, ça devrait te remettre la tête à l’endroit. Je te préviens juste : c’est aussi ignoble qu’efficace.

Elle se dirigea vers son atelier, toujours sous le pommier. Elle mit de l’eau à chauffer dans sa grande bouilloire, piochant des herbes à droite, à gauche, les rassemblant sur un tamis. Elle posa le tout sur un bol et quand l’eau fut chaude, elle la versa au dessus, balayant le tamis avec. Il ne fallait pas que ça infuse, juste que l’eau s’imprègne des plantes.

-T’es pas allergique aux chats ? Mangrove (mon chat) ne devrait pas tarder à venir voir ce que tu fais sur son territoire. Elle est pas méchante, mais ça serait bête que tu fasse une réaction… Ca devrait être bientôt prêt.

Elle se prépara un thé, le laissant infuser pendant qu’elle allait poser le bol sur la table basse, faisant signe au jeune homme de choisir un siège. Puis elle le rejoint, posant une tablette de chocolat à la noisette juste à coté de l’infâme breuvage.

-Interdiction de sucrer, certains effets de ces plantes sont incompatible avec le sucre tant qu’elles n’ont pas rencontré la salive (comme la mandragore avec l’acidité). Après, tu pourras te défouler sur le chocolat. Bref. A part les esprits qui dansent sous ton crâne, ça va ?

Elle lui souriait, tendant par reflexe une main vers Mangrove qui venait d’arriver et qui reniflait le nouveau venu avec circonspection.

Dehors, le ciel était nuageux. Des sortes de gros lustres industriels émettant une lumière orangée tombaient du plafond, faisaient danser les ombres de ce jardin silencieux.
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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyVen 5 Fév - 19:26
A son rire, je relève la tête avec le sourire satisfait malgré les traits tirés que j’ai sur le visage. Au moins, ça avait eu le mérite de l’amuser à défaut de la faire pleurer. Je m’exécute et rentre dans l’appartement sans vraiment faire attention au décor et c’est quand elle fait mention de la terre humide que je regarde le sol.

Oh. Difficile de cacher mon air étonné. Elle avait une moquette d’herbe dans son appartement.

Je dépose le paquet sur la table comme indiqué et retire baskets ainsi que chaussettes tout en répondant :

— Ça se voit tant que ça ? (Difficile de ne pas voir mes cernes en même temps) Tant que tu me promets que c’est buvable, ça me v…

Wow. Ok, je pensais que c’était du faux, mais la sensation de douceur sur mes pieds était bien réelle. Je regarde mes orteils que j’écarte pour mieux sentir les brins d’un air ahuri. Elle avait de l’herbe naturelle dans son appartement. J’en oublie la fin de ma phrase tellement je suis épâté.

— Tu as fait pousser de la vraie herbe !?, je lui lance avec un sourire sans quitter des yeux mes pieds comme si c’était quelque chose de fascinant. J’ai jamais vu ça ! C’est génial ! Comment t’as fait ?

Il n’en fallait pas plus pour m’ébahir en même temps. Je connais les talents de Hope avec les plantes mais à ce point ? C’est tout simplement fou. Je la laisse préparer son « remède de grand-mère » tout en balayant la pièce du regard. C’est la première fois que je vois ça. Un véritable jardin dans les combles, en plein Detroit.

L’atmosphère était reposante et c’était tout ce qu’il fallait pour mon crâne. Est-ce que c’était le Paradis ? Très probable.

Je s’assois sur un siège en lui signifiant que je n’étais pas allergique aux chats. Je regarde le brevage posé sur la table d’un air un peu méfiant. Ca a une couleur bizarre.

Je tourne soudainement la tête vers Hope, les doigts sur mon torse, l’air choqué de princesse en prime.

— Je n’ai pas le droit de sucrer !? Moi qui viens t’apporter ton livre de si bon matin, c’est comme ça que tu traites tes invités ?

Je n’arrive pas à garder mon sérieux plus de quelques secondes et un sourire en coin réapparait sur mon visage.

— Tu as cru que j’avais huit ans ? C’est terminé le temps où on m’appâtait avec du chocolat après un médoc immonde. Mais si tu insistes, je n’ai pas le droit de refuser.

Beau mensonge. La sucrerie après les trucs pas bons, ça marchait toujours avec moi, même à vingt-six ans.

Je baisse les yeux vers Mangrove dont je sentais les reniflements sur mes pieds depuis quelques secondes.

— Ca va, si on met de côté la samba que fait mon crâne. Et toi ? Qu’est-ce que tu as commandé  comme livre chez John K. ? J’ai pas fait gaffe au bon de commande.

Je tends la main vers le chat pour qu’elle me renifle, mais celle-ci me lance un regard désabusé avant de filer vers sa maitresse. Ingrate.

Je prends le bol et souffle un peu dessus pour refroidir l’eau. Mouais, ça avait vraiment une drôle de tête, mais ce n’était rien comparé à ce que j’avais pu avaler chez mes grands-parents. Quoique, on ne devait jamais se fier aux apparences. C’est un peu comme une fille trop maquillée : c’est bien beau à la vue, mais dès que t’enlèves la couche de fond de teint, c’est plus la même chose.

Il était temps que j’essaye de boire ce truc. Hope était herboriste, elle savait ce qu’elle faisait mais bon sang pourquoi ça devrait avoir une apparence aussi affreuse ?

J’inspire un bon coup.

— Aux grands maux les grands moyens. J’espère que je ne vais pas me transformer en un truc pas trop naturel.

Je lève mon bol pour trinquer avec un ami imaginaire et en bois une gorgée. Aussitôt je me crispe, la tête rentrée dans mes épaules et le visage figé dans une expression profondément dégoutée.

— Oh la vache ! c’est infect. Vite, le chocolat !

Et elle m’avait pourtant prévenu.


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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptySam 6 Fév - 11:55
Plus il s’avançait plus Hope attendait la réaction de surprise qu’avaient tout les gens en venant une première fois chez elle. Et ça ne manqua pas. A tel point que le jeune homme ne termina même pas sa phrase.

— Tu as fait pousser de la vraie herbe !? J’ai jamais vu ça ! C’est génial ! Comment t’as fait ?

Elle lui rendit son immense sourire, un air satisfait sur le visage.

-Appelons ça la magie des techniques de grand-mère. Appelons ça de la magie tout court si tu es suffisamment fou pour y croire. Je suis un peu déçue, le pommier n’a pas encore fait ses fruits, sinon tu serais reparti avec des pommes.

Il fini par aller s’asseoir, ayant bien prit le temps de détailler toute la pièce. Ca lui faisait toujours plaisir de voir des gens apprécier son jardin. Particulièrement ses conquêtes. Il était rare qu’elles ne soient pas encore plus séduites par son jardin que par elle.

Quand elle mentionna le fait de ne pas sucre le breuvage, Hermès lui offrit une mine outrée.

— Tu as cru que j’avais huit ans ? C’est terminé le temps où on m’appâtait avec du chocolat après un médoc immonde. Mais si tu insistes, je n’ai pas le droit de refuser.

Elle pouffa, lui approchant le chocolat comme pour lui faciliter la tâche. Cependant, pour l’avoir tester, il marchait vraiment (en même temps avec le nombre de plantes magiques dedans… Comme quoi même les sorciers sont des saoulards).

— Ca va, si on met de côté la samba que fait mon crâne. Et toi ? Qu’est-ce que tu as commandé comme livre chez John K. ? J’ai pas fait gaffe au bon de commande.

Elle s’adossa à sa chaise basse, étendant ses jambes pour les étirer.

-Ca va plutôt bien. Je suis en train de tester de vieilles recettes de ma grand-mère pour les vendre à la boutique. Pour l’instant ça marche plutôt bien, mais c’est le genre de préparation qui demande trois heures de présence non stop. C’est assez exigeant. Quand au livre, c’est un recueil de contes indien de la région, je veux voir ce qu’il a m’apprendre sur ce qui m’entoure.

Mangrove sauta souplement sur ses genoux pour se mettre en boule confortablement. Le jeune homme jeta un regard circonspect à son bol, visiblement un peu réticent. Il fallait admettre que la couche huileuse qui surplombait le tout lui donnait une allure de potion pas vraiment sympathique (ce qui en soit était un peu vrai). Le basilic pourpre traité relâchait cette matière en entrant en contact avec de l’eau chaude.

Le jeune homme inspira, se préparant visiblement à l’épreuve la plus dure de sa vie.

— Aux grands maux les grands moyens. J’espère que je ne vais pas me transformer en un truc pas trop naturel.

-Ne t’en fait pas, je n’ai pas caché de formule de métamorphisme dedans, dit-elle en plaisantant.

Il trinqua avec le vide avant de boire et… de se transformer en pingouin pas content du tout. Mais alors pas du tout. La bouche plissée, les yeux fermé si forts que ses paupières en tremblaient, il avait l’air figé dans le temps, avec une expression si grossière qu’elle en était comique.

— Oh la vache ! c’est infect. Vite, le chocolat !

Il se rua sur la tablette et elle éclata de rire.

-Et il va falloir que tu finisses tout le bol si tu veux que ça ai un effet. Mais je te garantis que cinq minutes après, ton crâne n’aura jamais été aussi confortable.

Elle bu une gorgée de son thé, lui offrant un clin d’œil encourageant.

-Au fait, je me posais une question. Hermès… Tes parents devaient être férus de mythologie grecque pour t’appeler comme ça. D’autant plus qu’Hermès est un dieu des plus importants et plein de symboles. Je me suis souvent questionnée sur ce choix.

Elle lui sourit. Sky pensait qu’il y avait pas mal de dieux, notamment grecs en ville. Les esprits étaient bavards avec sa mère. Peut être que ses parents avaient eu des rapports avec l’un d’entre eux. Après tout, s’ils étaient là, n’importe qui pouvaient les croiser.
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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyDim 7 Fév - 1:55
Faire passer le goût de l’affreuse mixture avec du chocolat, c’était une très mauvaise idée. Pas que le chocolat était mauvais, au contraire, nature, je l’aurais sans doute apprécié, mais la décoction y ajoutait un arrière-goût tout simplement immonde qui gâchait tout le plaisir.

Après un instant de latence dans lequel je regarde mes mains en me demandant si je ne suis pas en train de me transformer en une créature digne d’un film de science-fiction, je finis par revenir sur la conversation, comme si de rien était. Eh oh, j’avais quand même une fierté à préserver hein.

Je lui lance un petit regard plaintif.

— Je dois tout boire, sérieusement ? Pourtant j’ai déjà l’impression que ça fait effet. Si si j’te jure !

Beau mensonge mais qui ne ferait pas mouche auprès de Hope dont le clin d’œil amusé sous-entendait que je devais quand même m’exécuter. Tant pis, j’aurais tenté ma chance. Je pousse un soupir et me bouche le nez en avalant le remède d’une traite, puis pose le bol sur la table en minimisant mon dégoût.

Berk.
Mais au moins, il y avait le chocolat.

J’en reprends un carré en espérant que l’amertume du chocolat allait masquer ce qui me restait de tisane sur les papilles.

La conversation prit alors une tournure un peu comique et j’écoute Hope me poser sa question avec un air amusé. C’était à la fois surprenant et non.

— Bah…, je lance, le sourire jusqu’aux oreilles. Pas spécialement. Mes parents sont Grecs, donc je suppose qu’ils ont voulu me donner un prénom grec. Ça aurait fait bizarre si je m’étais appelé John ou Brian avec un nom de famille pareil, tu penses pas ?

Je reprends un morceau de chocolat. A ce rythme, j’allais finir la tablette.

— Mais t’as raison. Ça se trouve, c’est pour ça que j’ai un bon sens de l’orientation et que j’ai des facilités en littérature antique et en athlétisme. Du moins, quand j’étais au lycée, c’était le seul sport dans lequel j’étais bon.

Je ris, pas vraiment convaincu par ce que j’étais en train de déblatérer.

— Ouais, j’ai plein de point commun avec ce dieu, c’est peut-être pour ça que je porte si bien ce prénom et qu’on me fait souvent la remarque.

Sans mentionner la tendance maladive au vol ni le mec que j’avais rencontré pas si longtemps auparavant et qui avait aussi un nom de dieu grec. Le monde est vraiment petit.

Je la regarde droit dans les yeux, le sourire un peu moqueur. Le remède commençait à faire effet et je retrouvais ma forme habituelle. Cool, c’était rapide.

— Ne me dis pas que tu crois que je suis l’incarnation « mystique » du dieu Hermès. (J’avais du mal à me retenir de pouffer de rire en accentuant le mot mystique de guillemets imaginaires) Nan, parce que j’y crois pas à ces machins-là tu sais.

Tout comme ces histoires de monstres ou de la présence de créatures fantastiques à Detroit. C’était bon que pour se retrouver dans la littérature ce genre de choses.

— Et puis j’ai pas de baskets ailées et je me balade pas avec un caducée ni une pétase sur la tête. Ça serait comique ça tiens ! Tu crois que ça m’irait le chapeau melon et les ailes de cuir ?

Je lève les sourcils en regardant Hope d’un air taquin. Je me moquais gentiment, après tout, elle me connaissait à force.


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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyDim 7 Fév - 13:53
Hermès prit son courage à deux mains et vida l’entièreté du bol. Et liquida presque la tablette de chocolat. Bah, au pire, elle en avait d’autre.

Sur le plafond de verre, quelques gouttes commençaient à s’écraser. Un orage semblait se préparer et, à vue d’œil, il risquait d’être plutôt corsé. Il faudrait qu’elle ouvre la trappe de la réserve d’eau, tient. Ca remplirait un peu la cuve.

— Bah…,Lança-t-il, un sourire jusqu’au oreilles. Pas spécialement. Mes parents sont Grecs, donc je suppose qu’ils ont voulu me donner un prénom grec. Ça aurait fait bizarre si je m’étais appelé John ou Brian avec un nom de famille pareil, tu penses pas ? Mais t’as raison. Ça se trouve, c’est pour ça que j’ai un bon sens de l’orientation et que j’ai des facilités en littérature antique et en athlétisme. Du moins, quand j’étais au lycée, c’était le seul sport dans lequel j’étais bon.

Il rit. C’était, de ce qu’elle comprenait, un jeune homme très actif qui devait être le cauchemar de ces professeurs. Mais Hope les connaissances de Hope faisaient qu’elle ne pouvait pas croire que ce nom ait donné ses capacités à Hermès. A moins que ces parents sachent faire des rites de bénédiction. Ce qui l’aurait beaucoup étonnée, vu que le jeune homme ne croyait pas au fantastique (sinon il aurait vu son œil)

— Ouais, j’ai plein de point commun avec ce dieu, c’est peut-être pour ça que je porte si bien ce prénom et qu’on me fait souvent la remarque.

Elle sourit. Oui, sans doute. Il existait beaucoup de belles coïncidences et le jeune homme semblait en être un parfait exemple.
Jeune homme qui d’ailleurs avait planté son regard dans le siens, semblant se moquer par avance d’elle. Quoi ?

— Ne me dis pas que tu crois que je suis l’incarnation « mystique » du dieu Hermès, dit-il en pouffant à moitié. Nan, parce que j’y crois pas à ces machins-là tu sais. Et puis j’ai pas de baskets ailées et je me balade pas avec un caducée ni une pétase sur la tête. Ça serait comique ça tiens ! Tu crois que ça m’irait le chapeau melon et les ailes de cuir ?

Elle le regarda avec un immense sérieux et un sourire ironique.

-Premièrement, je suis certaine que les ailles de cuir t’iraient à merveille et deuxièmement… Je t’ai juste demandé si tes parents t’avaient appelé selon un symbolisme quelconque. Je n’ai jamais mentionné une croyance quelconque qui ferait de toi un dieu. Tu y as pensé tout seul comme un grand… Mais t’en fais pas, avec ta bouille d’ange, t’es déjà divin. Je reviens.

Elle se leva, alla ouvrir une conduite qui donnait dehors. Le tuyau donnait sur une grande réserve à eau de pluie qu’elle utilisait pour les plantes.

-Question : pourquoi tu penses que j’ai pu croire que tu étais Hermès ?

D’autres gens avaient dû lui faire la remarque. Mais il y avait peu de chance que quiconque y ai vraiment cru. Pour les non initiés, il était très dur de savoir que des dieux se cachaient parmis eux, même certains monstres l’ignoraient.
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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyLun 8 Fév - 18:05
Hope me répond en retournant ma propre taquinerie contre moi. Comment osait-elle ? J’aurais pu lui sortir le coup de l’air faussement vexé à sa mention du « comme un grand », mais elle s’était rattrapée avec un compliment. Mouais. Comme si ça marchait avec moi.

Je lâche un rire non retenu. Pas que j’avais pas confiance en moi ou une faible estime de moi-même mais on ne me qualifiait généralement pas d’« ange ».

— Moi ? Avoir une gueule d’ange ? T’es sûre qu’il te faut pas des lunettes ? Mes grands-parents m’appellent διαολάκι (petit diable), je te laisse imaginer pourquoi.

Parce que j’ai tendance à leur faire des blagues et à leur piquer des trucs tout faisant accuser habilement le cousin. Le coin ? Jamais connu. J’étais trop rusé pour ça et ça me faisait trop rire, accessoirement.

Bref. Je souris bêtement en la suivant du regard. Pas bête le système de réservoir, surtout qu’on pouvait déjà entendre la pluie taper contre la baie vitrée. Je m’adosse confortablement au siège et tapote mes genoux en bisouillant le vide. Mangrove n’en avait strictement rien à faire de moi et elle s’était roulée en boule à la place de Hope, prête pour une nouvelle sieste.

— Question : pourquoi tu penses que j’ai pu croire que tu étais Hermès ?
— Parce que tu n’aurais pas été la première à me le dire ? J’ai un pote qui croit en ces histoires de créatures qu’on lit un peu partout sur le net et il est persuadé que j’en suis une. Il s’est sans doute dit que ça serait cool que ça se passe comme dans Percy Jackson, tu sais : les enfants de dieux grecs tout ça. Pour lui, à moins d’être le dieu lui-même, je suis un de ses fils. Je crois que les cours d’Histoire lui sont montés à la tête.

Je tourne la tête vers la jeune femme s’afférant à sa conduite d’eau.

— Et puis il y a ce gars que j’ai pris en stop y’a quelques semaines. Je pensais avoir tout eu niveau blagues sur les Grecs, mais je m’étais trompé. Tu sais comment il s’appellait ? Poss. Poss Eidon. « Comme le dieu grec » qu’il m’a dit. Je crois que c’est pire que tout ce que j’ai accumulé en vingt-six ans de vie ici. Haha ! Pauvre gars quand même.

Quand j’avais raconté ça à mon pote, il m’a hurlé d’essayer de le retrouver pour lui demander s’il était le vrai dieu ou pas. Comme si je n’avais que ça à faire et surtout, comme si j’y accordais une quelconque importance.

Je tente à nouveau d’appeler Mangrove. En m’entendant, l’animal avait levé la tête, m’avait regardé quelques secondes d’un air désabusé et las, puis s’était recouché. Sale chat.

— Et toi alors ? Y’a un symbolisme dans ton prénom ou c’est comme moi et on te l’a juste donné comme ça ?

Ça faisait moins ding-dong dans mon crâne, mais il restait encore un petit arrière-goût de la veille qui n’allait pas partir avant une bonne nuit de sommeil.

— En tout cas, ton remède affreux fait de l’effet. Merci !


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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptyLun 8 Fév - 21:00
Un gamin à l’imagination débordante, son pote, hein… Bah. Il pourrait être surpris, le bougre.

Dehors, sur les carreaux de verre, la pluie commençait sa symphonie. Les ombres projetées à travers la verrière arrivaient déformées, dansantes, la lumière de la pièce était renvoyée par le rideau d’eau qui coulait le long du toit. Si Hope aimait son appartement en tout temps, elle l’appréciait encore plus quand il pleuvait. Il y avait cet espèce d’énergie sereine, apaisante, berçante qui s’en dégageait, qui en faisait un cocon de lumière dans l’obscurité bienveillante de l’extérieur.

Le jeune homme reprit.

— Et puis il y a ce gars que j’ai pris en stop y’a quelques semaines. Je pensais avoir tout eu niveau blagues sur les Grecs, mais je m’étais trompé. Tu sais comment il s’appellait ? Poss. Poss Eidon. « Comme le dieu grec » qu’il m’a dit. Je crois que c’est pire que tout ce que j’ai accumulé en vingt-six ans de vie ici. Haha ! Pauvre gars quand même.

Elle souffla un éclat de rire. Oui, effectivement, ça envoyait du lourd.

— Et toi alors ? Y’a un symbolisme dans ton prénom ou c’est comme moi et on te l’a juste donné comme ça ? En tout cas, ton remède affreux fait de l’effet. Merci !

-Mais de rien ! Et oui, mon nom a un sens. Ah, et te fatigue pas avec elle, elle est boudeuse.

Elle ramassa mangrove, la prenant dans ses bras, la tournant dans tout les sens pour la poser sur ses genoux une fois assise. Elle reprit une gorgée de thé puis repris.

-Pour mon nom…C’est un peu compliqué, mais j’ai un héritage familier plutôt conséquent. Mes ancêtres ont été massacrés lors de l’affaire des sorcières de Salem, sans aucune raison, juste parce que quand ont soigne, quand ont aide, ça peut faire peur. Qui soigne peut tuer. Le cauchemar à continué du côté noir de la famille, au départ il portait le nom d’esclavage puis de ségrégation. Enfin, ma grand-mère a aussi connue l’homophobie. Mon père a connu l’exclusion d’un enfant différent du reste de sa famille. Alors voilà. Pour tout ce par quoi est passé ma famille, moi, j’ai le droit à un avenir meilleur et plus lumineux. C’est l’espoir de mes parents. Et pour l’instant ça fonctionne plutôt bien.

Elle lui offrit un immense sourire. Elle n’avait jamais eu à craindre pour sa vie plus que de raison. Parfois, dans une rue, comme tout afro américaine. Mais à part ça…

Dehors, la pluie s’intensifiait. Le bruit des gouttes sur le verre était de plus en plus diffus, de plus en plus fort.

-Je vais pas te laisser rentrer par ce temps. Ca te vas d’attendre ici que ça se calme ? Tu peux m’aider, si ça te tente. Faut que je remporte des bulbes de fleur de lune. Ils sont dans les cagettes là bas.

Elle lui pointa une pile de cagette pleine de bulbes blancs, quasiment rond. Ils brillaient aux lueurs des lampes. Ils étaient issus d’un croisement magique opéré au dix huitième siècle par un magicien rebouteux qui voulait soigner la faim. La fleur qui en sortait était très nutritive et permettait de vivre une journée sans rien manger d’autre et sans manquer d’énergie mais les effets ne duraient guère plus. A vrai dire, le magicien en question avait échoué à son but premier mais avait donné aux herboristes un ingrédient de choix.

-Elle redonne de l’énergie et permet d’aider au jeûne. Alors, partant ?
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MessageSujet: Re: Garden District. | pv : Hope   Garden District. | pv : Hope EmptySam 13 Fév - 16:44
Je l’écoute me raconter ses histoires de famille. La mienne n’avait pas connu la ségrégation ni l‘homophobie – à part mes grands-parents, on n’était pas très orthodoxe dans la famille, dans tous les sens du terme – mais la douleur de porter l’étiquette d’immigrés grecs fuyant la Dictature des Colonels. C’était différent mais tout aussi désagréable.

— Ouais je vois, je lui rends son sourire. Tant que tu t’en sors maintenant ça ne sert à rien de ruminer la bêtise des Anciens. Faut qu’on avance avec notre époque, comme tout le monde je suppose.

Sur cet élan philosophique, je me lève prudemment du siège, par peur de me casser la figure vu mon état de fatigue. Je lève les yeux vers la baie vitrée, tout là-haut. La pluie s’intensifiait tellement que j’ai eu du mal à entendre Hope me parler.

— Hein ?

J’arrive à deviner quelques mots clés comme « attendre », « calme », « bulbes de fleurs » et « cagettes là-bas ». J’ai supposé qu’elle souhaitait que je l’aide. Pourquoi pas après tout, j’étais en weekend et je n’avais pas d’autre livraison dans la journée.

— Ah ouais ! J’arrive !

Je jette un coup d’œil rapidement à Twitter, sur mon vieil HTC. Il n’y avait pas à dire, j’aimais bien raconter ma vie sur ce réseau social. La preuve étaient mes tweets de la veille tous regroupés sous le hashtag #drunktweet quand j’arrivais réussi à l’écrire correctement (la plupart avaient plutôt les tags #drktewt, #dunkteet, #drunktits (wtf)). Mon Dieu, je ne me souvenais plus avoir écrit ce genre de choses. Heureusement, j’avais eu la lucidité de ne pas prendre de photos à ce moment-là. Bref, je range mon portable dans la poche de mon pull à capuche et me met au travail.

Je ramasse une ou deux cagettes ensemble et les soulève. Ce n’était pas spécialement lourd, des fois je portais des colis qui avaient plus de poids que ça, mais pour mes bras spaghettis de lendemain de soirée… Je vous laisse imaginer.

— Tu vas me dire que tu manges ça ?

Je regarde les bulbes en questions avec un air dubitatif. Ils avaient une drôle de tête, mais après l’herbe par terre, le pommier dans l’appartement et la tisane miracle anti-gueule de bois, j’étais prêt à ne plus m’étonner de rien aujourd’hui, même pas de la tronche de rigolo d’un certain candidat éléphant-qui-trompe-énormément à la présidentielle (sérieusement, à elle seule, sa tête était une blague en elle-même)

Je dépose les cagettes à côté d’elle et retourne chercher le reste que je pose à côté des autres.

— Tu fais quoi avec ça ? Tu les recommandes aux bonnes dames qui veulent perdre quelques kilos avant l’été ?

Je souris, persuadé que c’était la seule utilité de ces fleurs. A vrai dire je n’y connaissais rien en plantes, je ne faisais que les livrer en général.

— Ou alors c’est pour autre chose ? Déjà que je ne comprends pas cette obsession qu’elles ont pour la grève de la faim alors qu’elles sont toutes plus jolies quand elles ont quelques kilos en trop…

L’idéal de la femme antique grecque qui refait inconsciemment surface. (lol) Pourquoi je parlais de ça d'ailleurs ?


“But you can go on thinking and imagining forever further and stop at no decisions to pick up a bag for the thinkings. Turn your thinking into your work, your thoughts a book, in sieges.”
— Jack Kerouac, On the Road (1957).

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