Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Billy in tha hood
Billy Callaghan
Billy Callaghan
Really Curious
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She's the good cop, she's the bad cop and she's the gangster.

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MessageSujet: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptySam 19 Mar - 16:14




Billy Callaghan

21 ans - Américaine - Dealeause - Really Curious

Miroir de l'âme

▌Description du caractère :

 Si je voulais vous donner une explication précise de mes traits de caractère et la manière dont j’évolue en société, je vous dirai : chat de gouttière, rat des rues, chien bâtard et vache indienne (je pense que tout le monde est contrôlé par ses instincts primitifs et bestiaux).

 Chat de gouttière parce que cela résume bien mon mode de vie : dormir beaucoup, zoner le soir, marcher en solitaire, marquer son territoire, aimer la confrontation et le jeu. Détroit le jour, c’est moche. Je préfère attendre la nuit pour sortir, quand les lumières éclairent la nuit d’une atmosphère orangée et qu’elles se reflètent sur l’humidité du sol couleur encre. On se sent plus chanceux la nuit. J’ai évidemment une horde, une clique sur laquelle je peux me reposer, parce que c’est nécessaire de faire partie d’un groupe dans le milieu dans lequel on évolue. Mais j’aime à penser que je me débrouille bien seule, que dans ce groupe, je suis l’électron libre, et que je suis autonome. Je ne suis pas le genre de personne à se dire solitaire car elle n’a besoin que d’elle-même et que les autres ne sont pas à la hauteur, j’ai juste besoin d’avoir assez de recul sur le reste du monde pour toujours avoir un avis et un jugement propre, dénué de toute influence, qu’elle soit néfaste ou positive. Je veux simplement garder mon identité, pour pouvoir ne pas oublier, ou me souvenir de quelque chose, je suis pas encore bien sûre. Il y a aussi une part de moi qui a besoin de prouver quelque chose. J’ai besoin de prouver que je suis à l’aise, à ma place. J’ai besoin de prouver que je n’ai rien à prouver. Et ce n’est pas un trait de caractère positif, je le sais. Je me suis mise dans des situations compliquées alors que c’était tout sauf nécessaire. Je tends à vouloir faire la maligne avec des gens tout simplement plus forts que moi. Je provoque, je teste les limites de chacun, à vouloir montrer que je suis l’esprit supérieur. J’aime bien me moquer, affronter. Et je sais qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles je peux travailler chez moi, mais ça, c’est quelque chose qui restera toujours, qui est inscrit beaucoup trop profondément dans ma substantifique moelle.

 Un rat des rues, c’est un rat qui connait son domaine. Chaque poubelle, chaque caniveau, chaque autre rat, il les connait. Il sait fuir, il sait se cacher, il connait tous les bons endroits pour le chill. Je suis pas une lâche, je vais pas me cacher pour une raison x ou y, mais si je dois le faire je saurai comment. Quand on nait dans les égouts, on apprend à les apprivoiser. Et avec le temps, on apprend même à les apprécier. Pour être un peu de partout à la fois, et avoir un réseau et des oreilles, je suis souvent au courant de tout ce qui se passe, en tout cas dans mon quartier. Peu de choses m’échappent, mais la réciproque marche aussi : j’échappe à peu de choses. Je suis une cible facile parce que je mets mon nez de partout. Alors je suis un peu le symbole du chaos. J’ai l’image de la fille qui est tout le temps mêlée à une embrouille. Si quelque chose de mal se passe, les gens s’attendent à m’y voir dedans. Alors, point positif : on me connait, et si on a besoin de quelque chose, on sait où me trouver. Point négatif : difficile d’établir des relations de confiance. Personne n’aime les rats, ni la peste.

 Bâtard, parce que c’est difficile de savoir vraiment d’où je viens. Et je suis un bon chien fidèle, avec ceux qui en valent vraiment la peine. J’ai un sang bien mêlé, de multiples origines. Ce qui fait que je m’adapte facilement à n’importe quelle culture ou sous-culture. Je sais interagir avec les gens. Je suis à l’aise avec l'autre, je sais me comporter comme son égal, ou son inférieur si le besoin est, ou son supérieur si le besoin est. Sur l'échelle animale, je ne suis ni proie, ni prédateur. Je serai plus caméléon. Rien, et un peu des deux à la fois.  

 Vous me direz, quel rapport la vache a-t-elle avec le chat, le rat et le chien ? Projetez-vous l’image d’un embouteillage indien : la poussière, le sable, la pollution, le bruit, le chaos. La vache reste imperturbable. C’est un peu moi. Je connais le chaos, et je sais le gérer. Ça n’a pas toujours été le cas, mais on en revient toujours au même : l’expérience fait l’expérience. J’ai appris à garder mon calme et un optimisme dépassé par la cruauté des gens et de la vie. Un optimisme un peu fataliste. En situation de crise, je saurais réagir avec logique et appliquer les bons gestes. En revanche, mon calme et mon air satisfait peuvent être assez irritants pour autrui, si je suis responsable de la source de chaos.

 Pour faire court, je suis un bougre, une petite vermine, mais pas super méchante, je ne mords presque jamais.

▌Croyez-vous en l'existence des monstres ? Si oui en avez-vous déjà vu ?

 Je crois en l’existence des monstres. Ou en tout cas, j’ai envie d’y croire aussi fort que possible. J’ai vécu quelques coups du sort tout au long de ma jeunesse, et ça a forgé ma spiritualité. J’ai toujours cru en une force supérieure, nous dépassant de loin, et cette force à la fois m’inquiète et me rassure. J’aime l’idée que l’Homme n’est pas cet être surpuissant qu’il croit être. J’aime l’idée que des fois, on n’est pas responsables de nos actes et que c’était écrit. Je crois aux astres, à l'homéopathie, à la réflexologie. Je parfume ma chambre d’encens et j’allume des bougies avant d’aller me coucher parce que j’ai peur des fantômes, même si j’aimerai en rencontrer un jour.
 Je ne suis pas une chasseuse : je ne suis pas en quête de trouver le monstre que je pourrai tuer pour prouver ma supériorité. Mais je serai contente d’en rencontrer un. Toute ma vie je me suis sentie en décalage, j’ai l’impression d’évoluer dans un univers parallèle que mes collègues humains n’arrivent pas à comprendre, à percevoir. J’ai l’impression que si je rencontrai un être différent, je pourrai être comprise. Ou alors, j’aurai un être avec qui évoluer dans l’incompréhension.

▌Que pensez-vous de cette fameuse vidéo qui a tourné sur le web ?

 Je pense qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Et je ne crois que ce que je vois. Cette vidéo ne veut peut-être rien dire. Peut-être n’est-ce qu’un canular. Mais dans le contexte actuel, il est difficile de moi de croire que ce n’est qu’une blague d’un internaute qui s’ennuie. Il y en a eu des vidéos, de plus en plus. De figures disparaissant subitement, de lumières blanches suivant des individus. Alors sans vouloir être catégorique, je dirai que cette vidéo est signe de quelque chose, et que c’est faire preuve de beaucoup de fermeture d’esprit que de nier complètement ce qui est montré. Moi, j’attends de voir.

▌Vous sentez-vous à l'aise à Détroit ?

 Tu parles ! J’y suis née, j’y ai été élevée, je ne suis jamais sortie de ce trou. Et je l’adore. J’ai eu beaucoup d’amis ayant évolué dans le même milieu que moi, et beaucoup se disaient: «Qu’est-ce que j’ai hâte de sortir de ce trou à rat», ou «Dès que j’ai ma caisse, j’me barre d’ici». Moi, ça m’ait jamais vraiment arrivé. Au contraire, on a vécu tellement de choses dans notre quartier pourri, tellement de coups durs, mais aussi tellement de bon, que j’ai aucune envie de quitter le bercail. Voyager un peu, pourquoi pas. Mais je sais que je reviendrai toujours à Détroit, à ses bâtiments en ruine et à ses rues désertes. Détroit, c’est un immense terrain de jeu pour les grands. Un endroit où tu peux dessiner sur les murs, organiser une grosse fête dans un vieil entrepôt, installer une salle de danse n’importe où. Détroit c’est une ville de calme et d’adrénaline. Y a pas beaucoup de monde et il se passe pas grande chose à l’extérieur. Mais dans les bas-fond, les risques courent, et on s’amuse bien. Je suis assez patriotique, mais seulement de ma ville, et seulement des bas-fonds de ma ville. Tous les jeunes se connaissent depuis la maternelle, les USA et leur culture, on leur crache dessus. Nous on est un peu une nation à part entière. On est un peu élitistes. T’es né à Détroit, ou tu l’es pas.

Quelles sont vos activités favorites ? Avez vous une passion ?

 Carrément, il faut bien savoir s’occuper dans la grisaille de Détroit. Et quand on est en bande, c’est toujours plus facile. Nous, notre truc, c’est surtout la musique. Évidemment, y a d’autres choses, mais on en revient toujours au son. Je me souviens quand on lançait nos premières fêtes «privées». On s’y mettait à 15 pour porter le soundsystem jusqu’au vieux gymnase abandonné : on portait les câbles, les amplis, les platines, les lumières. Et tout le monde mixait un peu, tout le monde avait son style. Avec un de mes potes, on était fous de hip-hop. On adorait chercher des vieux sons, des vieux vinyles, et on scratchait. Plus tard, on a pris les micros, et on se faisait des p’tites impros. On avait des collègues plus axés techno, ou électro, ou transe, ou dub, ou reggea. On était juste tous fous de musique. On voulait tout connaitre, tout savoir. On ne jouait pas d’instruments, mais on mixait bien, et on lançait des putains de soirées. Je danse aussi, beaucoup. On n’avait pas les moyens pour se payer des cours de hip-hop, alors avec une bande de quatre potes, on apprenait pas nous-même, on se filait des tuyaux et on montait des chorégraphies, pour nous amuser et pour régaler les potes. Faire la fête reste un de mes hobbies préférés : ça nous aide à oublier la merde dans laquelle on se trouve quand le jour se lève.

 Avec la fête vient une autre passion qui nous a un peu réunis : la drogue. La drogue n'a jamais été pour moi un moyen d'oublier qui je suis. Je ne me qualifie pas de junkie : les seringues me donnent des sueurs froides, et la poudre, c'est pour les riches. Je n'ai pas besoin d'une dose au réveil pour me contrôler. En revanche, le soir, je fume un pétard. Ça reste une addiction, mais si elle est peut-être néfaste pour moi et ma mémoire, elle ne l'est pas pour mon entourage. Après le pétard, sont venues les drogues un peu plus dures, que je consomme toujours avec des amis, et dans un contexte festif. On les prend de temps en temps, pour s'amuser, on aime faire nos expériences drogue. À chaque fois on prend note, on compare. À chaque fois c'est nouveau. On a touché un peu à tout : ecstasy, lsd, amphétamines, cocaïne une fois. Je ne ferai jamais l'éloge de la drogue, mais je ne la condamnerais pas non plus. Je ne regrette aucune décision qu'on a pu faire, on s'est amusés à chaque fois.

 Sinon, quand je suis seule, j’aime bien ne rien faire. Je pense et je rêvasse, beaucoup. J’aime bien trouver de bons endroits où me poser. J’écris, je fume des pétards. C’est un peu ma méditation : les moments où je suis seule sont ceux où j’en apprends le plus sur moi-même et ceux durant lesquels j’évolue le plus. Il y a eu un temps où j’avais peur de la solitude. Maintenant, je la trouve bénéfique. Je m’y plais. Elle m’apprend beaucoup de choses.

 Et quand je m’ennuie de ne rien faire, je sème la zizanie. J’aime bien me prendre une petite dose d’adrénaline journalière. Aller taguer quelque part d’incongru, aller embêter un flic, faire une petite course-poursuite. Aller chez les bourgeois et les chambouler un peu. Racketter une p’tite meuf un peu trop fraiche. C’est facile, c’est gratuit, mais c’est pas comme si la société nous donnait grand chose d’autre pour nous divertir. Je prends ce qu’on me donne, et on ne me donne que la possibilité de voler à ceux qui peuvent se permettre de s’offrir le divertissement.

Décrivez l'endroit où vous passez le plus de temps (une pièce chez vous, au travail, un endroit à l'extérieur, etc).

 Mon squat ou mon toit. C’est classique. Mais efficace. Y a pas beaucoup d’endroits vraiment bucoliques à Détroit. Moi je me sens bien dans les endroits qui me sont familiers. Chez moi, j’ai pas assez d’intimité pour me sentir vraiment à l’aise, alors j’y passe le moins de temps possible. Mais vous me trouverez souvent sur le toit du même immeuble abandonné, où y a une jolie vue. En général, tout le monde sait que je traine là-bas, et ils viendront m’y trouver s’ils ont besoin d’acheter un peu de dope ou s’ils ont envie de tuer le temps avec quelqu’un. J’aime bien cet endroit aussi parce qu’il est devenu associé à moi avec le temps. Y a mon nom gravé dessus, il m’appartient un peu.

Quelle est votre plus grande peur ?

 J'ai peur qu’il arrive une couille à mes petits frères... Il m’arrive de prendre des décisions irresponsables, et de me mettre dans des situations dangereuses, et je m’en fiche, parce que c’est moi, c'est mon problème. Mais si mes petits frères faisaient la moitié de ce que je faisais, je partirai en vrille. Je veux juste qu’ils soient sages et qu’ils aillent à l’école et qu’ils ne se battent pas. J’ai peur qu’on leur fasse du mal, qu’on me les enlève. J’ai peur qu’ils aillent dans la rue, j’ai peur qu’ils fréquentent des gangs, j’ai peur qu’ils tournent mal et qu’ils se fassent tuer. Je veux pas qu’ils gâchent leur chance de faire des études, je veux pas qu’ils zonent comme moi dans le quartier. J’ai peur qu’ils se donnent pas les moyens pour avoir une vie normale.

Que faites-vous pour pallier au stress ?

 Malheureusement, rien de bien productif : je fume des joints, en m’isolant avec un peu de musique. Si c’est le week-end, je vais aller rejoindre des amis et boire beaucoup.

Quelle est la routine d'un jour normal pour vous ? Comment vous sentez-vous si cette routine est rompue ?

 Je me lève toujours de bonne heure pour accompagner mes petits frères à l’école. Je leur fais à manger et je les aide à préparer ce dont ils ont besoin pour la journée. Ensuite, dépendant des jours, je vais soit m’étirer longuement ou aller courir. Je rentre, je me lave. Et ma journée commence. En général, j’ai toujours quelques clients à passer voir chez eux. On se pose un peu, on discute, je leur vends leur came, et je m’en vais. À une époque, j’avais des journées très chargées, parce que je faisais un peu de tout : weed, coke, lsd et speed le soir. Mais ça m’a attiré un peu trop d’emmerdes avec les flics, alors je préfère m’en tenir à un produit dorénavant. J'en avais aussi un peu marre des junkie agressifs et des bourgeois qui prennent leur coke avant d'aller taffer pour avoir l'air d'avoir des couilles devant les collègues au bureeau. Les gens qui achètent de la beuh sont gentils. Pas pressés, pas en manque, un peu mous et sans grande volonté, mais pas méchants.
 Après avoir fait ma ronde, je passe au squat voir qui est là. Je dis bonjour, on passe un moment ensemble, on fait un peu de musique. En général, on m’achète encore un peu de beuh là-bas. Un journée est vite remplie, et je retourne chercher mes frères à l’école. Le soir, c’est mon moment préféré de la journée. Je les aide à faire leurs devoirs, mais on regarde les dessins animés en même temps. Ensuite je leur fais à manger du mieux que je peux, et ils me racontent ce qu’ils ont fait à l’école. Je leur raconte une histoire avant d’aller les coucher. Et on recommence le lendemain.
 J’aime bien ma routine journalière. Un peu d’action ne fait pas de mal, alors ça ne me dérange pas de voir une journée chamboulée, tant que ça n’empiète pas sur le bien-être de mes deux merdeux. Je préfère qu’ils aient une vie calme.

Vous aimez-vous ? (question d'amour propre)

 Je pense que je m’aime un peu. Je ne dirai pas que je suis à 100% tranquille avec ma conscience, et je ne peux pas dire que je ne regrette aucun de mes choix. Je me connais assez pour connaitre les pensées honteuses que je peux avoir. Je m’aime assez pour avoir un certain instinct de survie, mais pas assez pour me faire passer avant les autres.
 J’aime surtout les autres, en fait. J’ai beaucoup d’amour en moi, mais je l’ai déjà donné à ceux qui me sont chers, et je ne pense pas en avoir assez pour moi-même. Mais leur amour nourrit le mien, et grâce à eux je peux dire qu’au moins, je me sens aimée. C’est vraiment le principal.

Listez trois choses  dans lesquelles vous vous considérez bon, et trois choses dans lesquelles vous ne l’êtes pas.

 Je suis très bonne en négociation et en marchandage, j’arrive toujours à trouver des compromis qui jouent en ma faveur et à convaincre les gens. Cet esprit de persuasion, c’est justement de la survie. On essaie de sauver sa peau, tout en y gagnant quelque chose. J’arrive aussi à établir de bonnes relations de confiance avec mes clients, et je sais comment gagner leur fidélité. Pour ce qui concerne le business, j’essaie de pas tomber dans l’embrouille et être droite avec eux. Si je faisais une erreur, je perdrais toute ma liste de contacts, alors je préfère faire les choses bien.
 J'ai des connaissances en mon domaine : la drogue, je connais. Je n'ai jamais suivi mes cours de physique ou de biologie. Mais je sais faire pousser de la beuh au mieux. Je sais reconnaitre quelque chose de très bon, ou quelque chose de mauvais. Je sais fabriquer du tamien, je sais comment est composé un ecsta. Je sais que si je le voulais, je pourrai changer du jour au lendemain de cible et de produit, parce que j'ai potassé mes connaissances.
 Avec les années que j’ai d’entrainement derrière moi, je suis devenue assez bonne en danse. Malheureusement, n’ayant pas suivi de cours ou de stages avec des professionnels, je n’ai pas saisi les bons réflexes dans mes mouvements, alors même si en chorégraphie mes gestes sont assez déliés, j’essaie d’être au maximum expressive dans ce que je veux transmettre. Et évidemment, m’amuser.

 Je suis une bille en calcul mental et en orthographe. Je n’étais pas super attentive en classe, voire même pas du tout, voire même c’était vraiment le MOINDRE de mes soucis. Et bon, quand on décroche de l’école à partir de la sixième, on a du mal à combler les lacunes en grandissant. Alors tout ce qui est maths et français et connaissances scolaires en général, très peu pour moi. En revanche, j’aime bien l’histoire, et j’ai une bonne mémoire pour retenir les dates.
 Je suis HYPER NULLE aux jeux en général. La moitié du temps je ne comprends pas les règles, et l’autre moitié je n’arrive pas à les appliquer. Mais je crois que c’est juste lié au fait que j’ai très peu de chance aux jeux. Même aux jeux où y a rien à comprendre, comme la bataille, j’arrive à perdre. Et les jeux de réflexe, c’est encore pire. Jeux vidéos, n’en parlons pas : je n’ai jamais eu de console à la maison, alors je me fais démolir à chaque fois que je fais une partie. C’est pas super motivant pour s’y mettre sérieusement.
 Et je sais faire mes lacets, mais je prends 10 minutes par chaussure pour nouer un lacet correctement.

Quelque chose à rajouter ? Je suis américaine d’origine irlandaise et italienne.

▌Physionomie :

Quand je vois Billy y a cinq ans et maintenant... Bah, je me dis qu'au final elle a pas du tout changé.

 Tout le monde sait que ce n'est pas un léger problème de croissance qui arrêtera Billy de vouloir jouer au plus fort. Parfois, on pense qu'elle croit que sa taille est à la hauteur de son esprit. Mais ne nous leurrons pas : la carrure de la banlieusarde n'a rien d'imposant. Elle doit avoir l'impression d'être respectée par ses camarades, mais la vérité, c'est juste qu'on ne frappe pas les plus petits que soit. Billy doit faire 1 mètre 55 à tout péter, mais non seulement est-elle petite, mais elle est aussi courte sur pattes : son buste est légèrement plus haut que ses jambes. De même, sa tête parait assez grande par rapport au reste de son corps, ce qui lui donne un air presque ingénu et enfantin. La seule chose qui la fait ressembler un peu à une femme sont ses hanches et sa tour de poitrine : elle a une taille bien marquée, des hanches rondes, de jolies fesses, de jolis seins, mais elle cache tout sous des couches de vêtements larges. Pas parce qu'elle ne veut pas se montrer, juste pour une question de confort. En été, en général, elle se fait moins prier et va porter des vêtements à peu près à sa taille.

 Son anatomie est hobbitesque et son attitude générale nonchalante. La demi-portion se donne des airs de gangster, adopte une démarche chaloupée et détendue, les bras souvent ballants, les pieds trainant. Elle ne se presse pas quand elle marche, et chaque geste est calculé pour pouvoir lui donner l'air le plus détendu possible. Elle va croiser les bras quand elle attend, s'affaler plutôt que de s'asseoir. Elle va se gratter le ventre, la nuque, se masser la tête pendant qu'elle parle. Quelques tics vont cependant parfois perturber son attitude désinvolte : il lui arrive des fois de cligner des yeux à répétition lorsqu'elle reçoit une information qui l'inquiète. Ou alors, elle va tirer sur ses cheveux quand elle est nerveuse. Ce sont des gestes qui la trahissent, car le reste de sont attitude est toujours la même : criant la paresse et le bon vivre. Sa manière de parler est influencée par sa posture : Billy n'a une voix ni particulièrement grave, ni particulièrement aigue, mais elle possède un espèce de vibrato naturel, et elle parle toujours très lentement. Pas avec la lenteur d'une voix fatiguée, juste avec la lenteur d'une voix trop détendue. Ce qui lui donne un air tripé un peu tout le temps. Au lieu de dire : "Salut, comment ça va ?", elle dira : "Yoooo mon frèèèère, ça va ou quoiii ?"  

 Revenons au physique : Billy a une grosse tête, des petites jambes et des petits pieds. Elle fait du 36, alors rentre encore dans certaines chaussures pour enfant. Elle s'achète ses baskets chez les garçons entre 8 et 10 ans. Quoiqu'elle récupère souvent les vêtements, en général à ses petits frères qui eux, continuent de grandir. Alors elle se vêtit principalement de leurs T-shirts, pulls et sweats. Malgré que sa garde-robe ne le lui laisse pas beaucoup de choix, on peut dire que la petite racaille ne sait pas s'habiller. Soit elle n'a aucun goût vestimentaire, soit elle aime ressembler à un personnage sortant tout droit de "THE WIZ". Elle mélange les motifs, les matériaux, les tailles et les couleurs. Elle adore empiler des couches de vêtements, et accumuler les accessoires. Sa tenue préférée consiste en un vieux t-shirt tye'n'dye psychédélique, porté sous une chemise hawaïenne, portée elle-même sous une veste adidas vertes avec des rayures violettes, portée sous un large manteau en jean. Le tout avec un short noir à fleurs, des chaussettes hautes et des baskets violettes. Elle sait qu'elle fait mal aux yeux, mais elle pense que si elle ne peut pas se faire remarquer grâce à des beaux vêtements, autant jouer la carte du moche jusqu'au bout. Elle a un look assez androgyne : elle aime bien s'habiller comme une fille, mais elle portera toujours quelque chose connoté rappeur américain, quelle que soit sa tenue. En général, elle fond pour les casquettes. Elle n'est pas très dépensière, mais quand il s'agit de casquettes elle ne compte pas : elles sont cinq dans sa collection, et elle tient à chacune d'entre elles comme à la prunelle de ses yeux.

 Son visage dégage la malice de l'enfance et la fraicheur de l'adolescence. Sur sa peau diaphane s'émane un lueur rosée : un n'importe quoi va former des plaques rouges sur son visage, sur ses joues, son nez et ses oreilles. Elle est rarement toute blanche, et quand c'est le cas, c'est mauvais signe. Au repose, sa bouche est charnue et boudeuse. Quand elle sourit, elle révèle des canines toutes blanches, et des fossettes au milieu de ses joues. Rares sont les moments où elle ne sourit pas. Elle a des pommettes hautes et des yeux rieurs. Tout son visage est expressif, et bouge beaucoup, Billy exagère toutes ses émotions. Elle peut faire bouger son petit nez en trompette de la même manière que le fait "Ma sorcière bien-aimée". La demi-portion se maquille peu, mais elle aime cerner ses grands yeux bleus d'un trait d'eye-liner félin.

 Une crinière orangée encadre le visage rond de Billy. Elle ondule le long de son cou et de ses épaules, assez aléatoirement. Ses cheveux n'ont jamais exactement la même forme. Ils sont bouclés, désordonnés, assez secs parce qu'elle n'a pas les moyens de s'acheter les bons produits pour en prendre soin. Alors elle les portes souvent attachés. En tresses, en queue de cheval. Elle aime trouver différentes manières de les arranger. Et quand elle les porte lâchés, c'est rarement sans couvre-chef.

 Un cicatrice de brûlure raye son avant-bras tel un éclair : elle s'est fait renverser de l'eau bouillante dessus quand elle était petite, et n'as pas reçu les soins adéquats assez vite. La cicatrice est moche, toute en relief et en rougeurs, alors Billy espère avoir assez d'argent un jour pour pouvoir se payer une opération.



Histoire

▌Quand et où êtes-vous né ?

 Je suis née au printemps '94. La température était fraiche, étant donné que je suis née à minuit et qu'il manquait quelques carreaux à certaines fenêtres de notre appartement.  Il était légèrement obsolète. Mes parents n'avaient pas les moyens de s'offrir le luxe des soins de l'hôpital, alors ils l'ont fait "à l'ancienne". Mon père, ce sacré bougre, était trop occupé au pub du coin à célébrer ma naissance pour tenir la main de  ma pauvre mère en plein labeur. Elle l'a fait tout seule comme une grande, avec seulement sa mère geignarde à ses côtés pour la soutenir, et mon grand frère qui a l'époque avait cinq ans. Le quart d'heure après ma naissance, le débat consistait en "Est-ce que oui ou non on garde ce merdeux ?" Mon père, fort de vouloir conserver son patrimoine génétique, voulait me garder. Ma mère, en revanche, de toute évidence incapable de s'occuper d'un enfant, voulait me donner à une famille. De préférence riche, pour pouvoir en tirer des bénéfices. Un gosse, c'était déjà un de trop pour elle. Finalement, mon père était celui qui avait le bouteille à la main, et qui eut le dernier mot.

 Bref, je suis née le 15 mai 1994.

▌Quelle est la situation sociale de la famille dans laquelle vous avez grandi ? A-t-elle changé pour vous ?

 Ben... Je pense pas qu'on puisse dire qu'on était à la rue, étant donné qu'on avait quand même un toit au-dessus de nos têtes. Mais les revenus étaient rares, et je me souviens que mes parents passaient plus de temps à droite à gauche à demander à ce qu'on leur prête de l'argent plutôt qu'à travailler.

 Mon père était alcoolique et se confortait dans ce mode de vie qui lui convenait assez. Selon lui, il ne devait rien à personne, et surtout pas à sa famille. Pour lui, ce qui était acquis, était acquis. Il savait toujours retourner la situation en sa faveur et manipuler nos esprits pour nous faire croire qu'on était la cause de ses problèmes d'argent. Quand il rentrait le soir en titubant et qu'il ne trouvait rien à manger dans les placards, il avait l'habitude de nous dire, entre deux hoquets : "Raaaah, une femme et une fille... Çaaa te vide le... le porte-monnaie hein !"
 Ma mère était aussi incapable que lui : elle se faisait assister par sa mère et se laissait couler dans une espèce de spirale dépressive dans laquelle elle était restée trop longtemps pour s'en extraire. Si je suis encore en vie aujourd'hui, c'est parce que ma grand-mère était là pour s'occuper de moi. Mais elle ne le faisait pas vraiment de bon cœur. Elle le faisait surtout parce qu'elle ne voulait pas avoir la mort d'un bébé sur la conscience.

 Alors durant une grande partie de mon enfance et adolescence, j'ai grandi dans une espèce de précarité un peu glauque. Mes amis étaient dans la même situation de difficulté que moi, mais nous étions peu à avoir des parents incapables de prendre leur vie en main.

 La situation a changé quand mes parents se sont envolés. Un jour, mon père n'est juste jamais rentré. Aujourd'hui encore, je ne sais pas si il s'est enfui, ou s'il est mort, s'il a fait un coma ou s'il s'est fait buter. Ma  mère a mal vécu le fait de ne pas savoir pourquoi il était parti. Son esprit blessé se disait que c'était à cause d'elle, que c'était de sa faute, et qu'elle n'avait pas su le satisfaire. Elle s'est donné la mort quelques mois après, ne supportant plus de l'attendre.

 Depuis ce jour, on habite chez notre grand-mère, avec mes frères. Elle n'était pas folle de cette idée au départ. Elle avait déjà été mère, elle avait déjà donné. Mais finalement, elle s'est habituée à avoir de la présence, et elle s'est attachée à nous. Alors on n'habite toujours pas dans le luxe, mais on arrive à avoir un repas par jour pour tout le monde. Tout le monde a un lit, et l'appartement est sain. Pas de craquements, de vitres brisées, de poutres qui menacent de tomber. Je me sens mieux depuis que je suis chez elle, surtout quand je vois à quel point elle aime les garçons. Elle a un peu plus de mal avec moi, mais je ne peux pas lui en vouloir : elle n'arrête pas de me répéter que je lui fais penser à ma mère. Elle doit m'en vouloir un peu, et se méfier de moi. Mais elle ne m'a pas encore renié, donc jusqu'ici tout va bien.

Comment vous entend(i)ez-vous avez vos parents ? Avez-vous des frères et sœurs ?

 Bizarrement, je ne m'entendais pas mal avec mes parents. Ils ne m'avaient pas laissé l'opportunité de créer un lien de complicité avec eux, alors la proximité qu'on avait était limitée. Mais quand je pense à eux, j'arrive à ressentir un peu de tendresse. J'essaie de ne pas leur en vouloir pour la vie qu'on a eu, parce que rien ne sert d'avoir de la rancœur, et aujourd'hui ils sont partis. À l'époque où on vivait encore tous ensemble, mon père était rarement là, et quand il était à nos côtés, même s'il râlait, il nous prenait quand même dans ses bras, et avaient des gestes d'affection envers nous. Les jours où il était le plus en forme, il lui arrivait de nous raconter des histoires. C'était un bougre, mais ce n'était pas le dernier des cons non plus. Il n'a jamais levé la main sur nous, ni sur ma mère. Je passais mes journées avec ma mère, en revanche. Et bizarrement, elle était beaucoup moins présente que mon père. Son corps était là, mais son esprit était ailleurs, et elle passait le plus clair de ses journées soit à dormir, soit à regarder par la fenêtre. Un vrai tigre en cage. Mais parfois, elle était douce. Je me souviens que de temps en temps, elle me prenait sur ses genoux, et on regardait par la fenêtre ensemble. Elle me touchait comme une petite poupée : elle se cramponnait à moi, caressait mes cheveux, posait son menton sur ma tête, se balançait en me serrant contre sa poitrine. C'était une petite fille. Et je pense qu'elle nous aimait, mais elle n'était pas maman. Elle oubliait de nous donner à manger ou de nous coucher. Parce qu'elle, ne mangeait pas et ne dormait pas.

 J'ai eu un grand-frère, et j'ai deux petits frères.

 Mon grand-frère était le stéréotype du frère irresponsable et protecteur. Je pense qu'il a beaucoup déteint sur moi et qu'il m'a trop influencé. Je ne peux admirer quelqu'un plus que je ne l'admire, aujourd'hui encore. On ne s'en serait pas sortis aussi bien sans lui. Il s'appelait Dario, et ce n'était pas juste un type sympa. C'était le genre de gars qui se mettait en situation de péril pour aider un frère. Je pense qu'il s'est fait marcher dessus, et que c'est ce qui l'a mené à sa perte. Avec moi, il était à la fois protecteur, et aussi super dur. Il voulait m'apprendre à me défendre, et me montrer qu'avec moi, les gens ne seraient pas toujours droits et gentils. Avec lui, je pouvais me sentir un jour, très heureuse, et un autre, très honteuse. Mais je lui en suis reconnaissante. C'est la seule vraie figure d'autorité à laquelle j'ai eu droit.

 J'ai deux autres petits frères. J'ai 6 ans d'écart avec Carl qui a 15 ans. Carl est comme la copie conforme de notre grand-frère. Comme moi, il a été dévasté quand Dario est parti, et depuis, ne cesse de vouloir le remplacer. Il veut être pareil. Il veut jouer au grand, au plus mûr et au plus fort. Son adolescence est compliquée pour moi à appréhender, parce que je m'inquiète de ce qu'il est capable de faire pour prouver ce qu'il a à prouver. On est souvent convoqués chez la directrice, il est souvent mêlé à des bagarres. Je pense que c'est notre ressemblance qui me fait peur. Il me fait des promesses, mais je sais qu'il ne les tiendra pas et qu'il continuera ses conneries dans mon dos, juste pour ne pas m'inquiéter. La seule chose qui me rassure, c'est que malgré le fait qu'il soit entré dans l'âge ingrat de l'adolescence, il continue de me parler et de se confier à moi. Il n'a pas créé de bulle ou de mur dans laquelle il s'exile. Et je lui en suis assez reconnaissante. Il est perdu, mais il est lucide.
 Le petit dernier, William, a 10 ans. Et il n'est comme aucun de nous trois. Je n'arrive pas à comprendre comment venant de notre famille, il peut être aussi lumineux, et innocent, et plein de gentillesse. Peut-être que c'est parce que c'est celui qui a eu le plus d'attention et qui a le moins subi les excès de mes parents. Mais étant le petit dernier, on fait le maximum avec Carl et notre grand-mère pour le protéger. L'avantage, c'est qu'il n'y a pas de jalousie : William est le chouchou de tout le monde, et il en profite comme il peut.

Si vous êtes allé à l’école, comment votre scolarité s'est-elle déroulée et quel genre d’élève étiez-vous ? Comment vous entendiez-vous avec vos camarades ? Sinon, quel genre d’éducation avez-vous reçu ?

 À l'école, comme vous vous y attendez, j'étais soit une mauvaise élève, soit une élève absente. Je n'étais jamais sûre si mes professeurs s'inquiétaient pour mon cas où s'ils étaient rassurés les jours où je ne pointais pas le bout de mon nez. J'exagère peut-être un peu, parce que dans les pires, je n'étais pas la pire. On était tous des cancres dans les écoles dans lesquelles j'étais tombée. Souvent, on ne gardait pas un professeur plus de six mois. Ils changeaient souvent, et avaient tous des mines fatiguées. Je pense q'ils étaient dépassés par notre volonté de semer la zizanie. Et d'un côté, ils faisaient preuve d'une tendresse partant d'un sentiment de pitié envers nous. On les entendait souvent dire : "Ils ne font que reproduire ce qu'ils font à la maison" ou "Ce n'est pas de leur faute, c'est celle des parents".
 En attendant, il était difficile de nous apprendre des choses quand la moitié du temps de cours était passée à essayer de contrôler une bande de louveteaux. Moi, je faisais comme les autres. Parfois, j'étais la source des bêtises, parfois, je suivais. J'étais déjà avec les amis qui me suivraient tout au long de ma vie. Et on n'avait pas envie de nous dire comment faire ni quoi faire. On était entre nous, on passait de bons moments, on séchait les cours, on s'amusait. On adorait aller à l'école, seulement parce qu'on savait qu'on allait s'y retrouver. Je suis reconnaissante pour le système scolaire parce qu'il m'a mené à ma deuxième famille, celle que j'ai choisi.
 Chacun avait une matière où il écoutait plus ou moins. Moi, j'écoutais en histoire. Pour le reste, j'étais ailleurs. Je bavardais, je rêvassais, je dessinais dans mes cahiers. Et ce, de la primaire au lycée. Autant dire que pour les études, c'était mort d'emblée. Et je n'allais rien faire pour améliorer ma situation. Toute ma vie on m'a dit que j'allais travailler au McDo. J'ai préféré dire : "T'inquiète, j'vais me faire plein de blé en vendant de la bonne dope" plutôt que de prouver le contraire en obtenant un diplôme.

 En ce qui concerne mon éducation, je n'en ai pas eu. En tout cas, pas par mes parents. Ma grand-mère m'a appris les bases les plus basiques de la bienséance, que j'essaie d'appliquer du mieux que je peux. Bonjour, merci, au revoir. Les mains sur la table, manger la bouche fermée. Je sais faire, et j'ai même embelli un petit peu mon vocabulaire. Ça m'aide à gagner la confiance des mamies du voisinage qui trouvent que je suis une "jeune fille très polie". À part ça, mon éducation, elle vient de mon frère et de la rue. Je vis sur nos codes de banlieusards. On rapporte pas, même si c'est pas un pote, même si c'est un connard. On marche pas sur le terrain de l'autre. On se serre les coudes. Et je connais plein de tchek différents.

Quels ont été vos premiers amours ? Y a-t-il eu des litiges avec vos tuteurs ou avec d'autres personnes à ce propos ? Et en ce moment, où en êtes-vous ?

 Je n'ai pas eu beaucoup de relations amoureuses. J'ai été sérieusement en couple une fois, et par la suite j'ai batifolé avec un garçon pendant longtemps. Je crois que je me suis toujours méfié de ce genre de relations exclusives, j'ai toujours eu une image négative du couple. je n'avais aucune envie de finir comme ma pauvre mère, qui vivait dans une relation qui la consumait, qui la brûlait à petit feu, et qu'elle laissait faire calmement. Alors j'ai eu beaucoup d'amis, mais peu d'amours. Pourtant, même si je n'arrive pas à être sûre, je pense avoir été amoureuse plus d'une fois.
 Mon frère surveillait beaucoup les gens que je fréquentais. Il s'entendait très bien avec mes amis, mais quand un garçon s'approchait de trop près, il avait pour habitude de devenir méchant et virulent. La première fois que je suis sortie avec quelqu'un, c'était avec mon meilleur ami. On a gardé notre relation secrète pendant six mois avant de lui dire. Et quand il l'a appris par quelqu'un d'autre, il est allé chez Jackson pour le cogner. Après ça, ça allait mieux. Jackson a eu un œil au beurre noir pendant un mois, mais était content que ce soir clair entre mon frère et lui. J'avais dix-sept ans quand on s'est mis ensemble, et on s'est séparés après un an, parce que la vie. On s'est tous les deux lassés, et on voulait passer à autre chose. Je traversais une passe difficile avec mes frères, et lui avait envie de se faire de nouvelles expériences. On a mis fin à notre relation, on s'est dit qu'on resterait amis. Plus de nouvelles de lui, on m'a dit qu'il n'habitait même plus en ville.
 Après cette histoire, je n'ai rien eu de spécial. J'ai dû coucher avec, je sais pas, deux types entre le moment où j'ai quitté Jackson et où j'ai rencontré Roman, à 19 ans. On avait des amis en commun et on fréquentait les mêmes soirées. J'ai mis 4 soirées à retenir son nom et à me rappeler de qui il était. Finalement, on a eu une bonne conversation, et on a commencé à trainer ensemble quand on avait des moments de libres. Après, c'est devenu ambigu. Lui ne voulait pas de relation sérieuse, moi non plus. Alors pendant un an on a fait les zouaves tous les deux. Au bout d'un an, j'ai commencé à avoir les papillons dans l'estomac quand je le voyais, et c'est à ce moment-là qu'il a mis terme à notre relation. Depuis, j'essaie de ne plus me faire avoir.

Aviez-vous, ou avez-vous encore une personne que vous considérez comme un modèle à suivre ?

 À une époque, j'ai eu Dario.

 Maintenant, j'ai plusieurs grand frère qui m'inspirent et me guident. Quand on a perdu Dario, ses meilleurs amis ont fait le serment de s'occuper de mes petits frères et moi. Après tout, on se connait tous depuis qu'on est merdeux, et eux c'est limite s'ils m'ont vu naitre. Parmi eux, il y a Evan, en qui je fais confiance aveuglément. C'est le plus pacifique et tranquille de tous les amis de Dario. Il est passionné par le bouddhisme et la spiritualité, c'est grâce à lui que j'ai commencé à m'intéresser aux forces et à l'occulte. Il est très paternel et bienveillant. J'ai fais mes premières expériences de drogue dure avec lui, et heureusement qu'il était là, sinon je serai tombée sur les mauvaises personnes : le genre de personnes qui ne pratiquent pas les drogues dans le bon esprit.

Avez-vous un but que vous souhaitez atteindre à tout prix ? Si oui, où en êtes-vous  ?

 Dans mes rêves, je pourrai vivre de la musique et organiser des putains de soirées trop connues avec mon crew. Pour l'instant, on fait nos soirées entre nous, dans notre coin, et on se donne pas trop les moyens d'y arriver. Mais chacun a ses problèmes à régler et sa vie à gérer avec de mettre en place des projets comme ça. Alors si Dieu le veut, on le fera. Ça reste un rêve de gosse.

Qu'est-ce que vous considérez comme votre plus grand accomplissement ?

 Prendre soin de mes petits frères comme une maman. Avoir réussi à garder la famille saine et soudée malgré l'endroit d'où on vient.

Quel est votre plus grand regret ?

 Ne pas m'être donné les moyens pour continuer les études. Si j'avais continué, j'aurai pu peut-être trouvé un travail qui gagne mieux plus facilement, et j'aurai peut-être pu nourrir mes frères avec un argent propre, gagné légalement, sans courir le risque de me faire choper et de finir en prison, en les laissant derrière.

▌Il nous est tous arrivé des événements marquants. De grandes peurs, d’immenses surprises ou des joies qui font ce que nous sommes à présent. Quant à vous, quel genre d’événement vous a vraiment marqué ?

 La mort de Dario. Et plus que sa mort, la manière dont il nous a quitté. Souvent, la nuit, le film de cette après-midi se déroule encore et encore sous mes yeux.

 Il semblait nerveux, ce jour-là. Alors que d'habitude, il était solide comme un roc, cette après-midi, il était fébrile, comme s'il était malade. Il ne cessait de regarder par la fenêtre. J'avais l'impression de voir ma mère. J'avais 15 ans, je rentrais du collège quand une grosse voiture noire aux vitres tintées s'était arrêtée devant la porte de notre appartement. Dario m'avait crié par la fenêtre de vite rentrer. J'obéissais toujours aux ordres de mon frère. En montant, je l'ai croisé dans la cage d'escalier, il m'a dit de rester avec mes frères. En arrivant à l'intérieur, je me suis précipitée à la fenêtre. Il faisait face à deux types lookés comme des gars de la cité avec beaucoup d'argent. Un des deux pointait son flingue droit sur la tête de mon frère. Il avait les bras levés, et ne cessait de s'excuser. J'avais beau pleurer, leur demander d'arrêter. Mon frère s'est fait descendre sous mes yeux. Ma grand-mère a appelé les flics. Puis Evan. Il m'a expliqué que c'était une histoire de dû non rendu. Il ne m'en a jamais dit plus. Et je pense lui en être reconnaissante.

 Le pire, c'est que maintenant je sais qui est à l'origine du meurtre de mon frère. En grandissant, on en apprend toujours plus sur la ville est les gangs qui la régissent. Mais j'ai jamais eu assez de rancœur pour planifier une vengeance quelconque. Par contre, un jour, j'ai tagué "PD" sur une de leur caisse.


Et vous êtes ?
Pseudo Zee :D

Age 19 ans

Comment vous êtes vous retrouvé sur DM ? Une amie de ma classe en a parlé

Personnage sur l'avatar : Fait main par moi \o/

Un mot de la fin, une suggestion ? Ouistiti
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Miremél
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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptySam 19 Mar - 17:36
Welcome booty face

J'adore ton vava. Et ton début de fiche. Et ton personnage.

Rawr ♥️



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Valentin Pommier
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Merci Alec pour ce magnifique dessin *-*

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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyDim 20 Mar - 9:53
Bienvenue à toi Billy ! Really Curious, sisi.

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter quelqu'un du staff. Bonne chance pour le reste de ta fiche, même si elle est déjà pas mal avancée :D
(Et je vois qu'il y a eu un petit souci de codage, as-tu besoin d'aide pour réparer ?)


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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyDim 20 Mar - 11:40
Merci les zouz' ! Ça fait plaisir. :D Moa ossi gé ate de èrpé.
En effet, j'ai remarqué ça hier et j'ai fais "Mais quoi?" et j'arrive pas trop à savoir d'où ça vient ! Alors si quelqu'un peut filer un coup de pouce à la bille que je suis, ça serait pas de refus, sniff. ;_;
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Merci Alec pour ce magnifique dessin *-*

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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyDim 20 Mar - 11:48
Et hop, à votre service Cool

/S'en va façon super-héros en faisant voleter sa cape au vent/


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Ismaël Saenz
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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyDim 20 Mar - 12:07
YAAAS What a Face hola toi
Une dealeuse tiens tiens booty face
Ton personnage à l'air haut en couleurs, et tes dessins sont awesome, j'ai grand hate de voir ce que donnera ta fiche finie.
Le bisou :rih:


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# Retrouvez les Puns de folie d'Alec Dewart tout les samedi au zénith de Toulouse #
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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyDim 20 Mar - 18:27
Merci beaucoup cousiiiiiin, ça fait plaisir ! 8D
En attendant, j'ai fini ma fiche ! ^_^ J'suis contente d'avoir eu un week-end de libre pour pouvoir m'occuper de ça.
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▌Double(s) Compte(s) : Cesare Da Conti - John Willard - Saint Sebastien

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MessageSujet: Re: Billy in tha hood   Billy in tha hood EmptyMer 23 Mar - 18:58
Bon dieu, mais c'est de la balle ta fiche serious
Je suis absolument fan de tes skillz d'écriture (mais aussi de dessin). Franchement, tu décris la ville et la vie au sein de cette dernière comme si Détroit c'était ton tierquar, et ça, c bo. En plus de ça, j'adore Billy, son caractère, ce côté presque nonchalant qu'elle a, tout ce réalisme dans ce personne, je pleure de joie ma poule, parce que franchement, c'est tellement bien de voir quelqu'un qui cerne aussi bien le contexte et qui pond un perso humain fort fort cool tears VOILA JE TEM BILLY.
GG à toi pour cette superbe fiche, maintenant file taguer d'autres voitures de vilains méchants membres de gang.
Après la validation
C'est maintenant que la partie commence vraiment ! Mais pas de panique, voici quelques liens pour te rappeler où tu dois aller pour bien commencer. Les liens en gras sont obligatoires !
- Le recensement des avatars : tu trouveras un formulaire à poster pour que l'on ajoute ton avatar à la liste. Comme ça, personne d'autre ne le prendra.
- Recensement des légendes (pour les monstres) : pour que tout le monde s'y retrouve et qu'on puisse voir qui est quoi !
- Recensement des capacités spéciales (pour les monstres) : pour que les autres puissent savoir quelles capacités sont utilisées.
- Recensement de ton occupation / métier : Ça, c'est pour tout le monde ! Sauf si tu n'en as pas, évidemment.
- Recensement des double-comptes : Si tu as un double-compte, il est obligatoire de le recenser par ici.
- Après avoir jeté un oeil au récapitulatif des habitations pour savoir quelles places libres il reste, tu pourra ensuite faire une demande de logement. S'il n'y a plus de places, no worries, tu peux parfaitement demander la création d'un nouveau lieu ! Par ailleurs, si tu as besoin que l'on crée un lieu différent d'un logement (lieu de travail, bar, etc), c'est par ici.
- Demandes de RP : si tu ne sais pas avec où commencer, poste un petit quelque chose par là, et quelqu'un te répondra !
( Jette un œil aux idées de scénarios ! Il s'agit de plein de petites idées de RP ou de dialogues pour s'inspirer, donc fonce !)
- Fiches de liens : elles ne sont pas obligatoires mais bien pratique pour savoir où tous les personnages en sont, et aussi pour prévoir de futurs liens et RPs !
- Carnet de bord : l'avancée de tes RP, en gros. De même, c'est principalement pour toi, pour que tu t'y retrouves.
Pour ces deux derniers, tu trouvera des modèles ici !

- Le flood : la fête tous les jours à toute heure. Yey.

Et en bonus : Pour la palette du forum, des titres en plus et des polices supplémentaires c'est ici ! Si tu veux des mises en page html pour tes RP, c'est par là.


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