Depuis la nuit des temps, l'Homme se pose une même question : sommes nous vraiment seul ?
Que ce soit sur terre ou bien ailleurs, dans l'au-delà, l'être humain à souvent chercher des réponses sans jamais en trouver. En quête d'une chose qui serait son égal, un être qui lui serait supérieur, un modèle, peut être, ou encore un ennemis, ses recherches, hélas, ont toujours étaient vaines.
Années après années, siècles après siècles, de nouvelles questions étaient soulevées, mais toutes restaient sans aucune réponses et ce malgré les incessantes recherches, les gigantesques et terribles inquisitions et les nombreuses battus. L'ignorance reignait.
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Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)
Camille Tremblay
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MessageSujet: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 31 Mai - 19:52
Un caf et du Rhum
There are glitters in my butt crack Δ Camille Tremblay.

L'été indien tombait sur Détroit, les arbres avaient jaunie et se tâcher de rouille un peu partout dans la ville. Une douce fraicheur avait envahi l'air forçant le jeune artiste à ressortir ça vieille parka. Au sortir de chez lui il avait attrapé son fichu et une écharpe noire en grosse maille. Il claqua la porte pour l'ouvrir à nouveau deux secondes plus tard, chopant au passage ses clefs et son tabac à rouler. Sa voisine lui fit bonjour comme d'habitude, puis il descendit les marches de l'escalier extérieur quatre à quatre.

Il avait reçu plus tôt dans l'après-midi un message de son récent ami Cesare, italien de son état, enfin ami était beaucoup dire puisqu'il l'avait rencontré sous à une soirée et lui avait laissé son numéro sous son paillasson:
« /!\ Urgent /!\ Un café chez moi à 14h si tu veux ». Camille ne refusait jamais une sortie, surtout quand il y avait boisson ou nourriture à la clef, vu sa fin de moi désastreuse. Il avait regardé ses comptes, tout à l'heure, sur sa banque en ligne, et comme à chaque mois il s'était promis de prendre de bonnes résolutions pour la suite et de faire proprement ses comptes – ce qui n'arrivait jamais. Alors, il s'était pressé dans les rues de la vieille ville. Allant même jusqu'à trottiné de temps à autre, après un feu bien trop long, comme pour faire taire la culpabilité et la possibilité d'arriver en retard à ce rendez-vous si gentiment proposé. Si il avait su...
Il avait même poussé le vice jusqu'à acheté des viennoiserie pour accompagner le café, et son découvert.
Il avancé, sachet cartonné sous le bras et bonnet vissé sur les oreilles.
Le brun resortit son portable à la recherche d'un vieux sms de Cesare lui communiquant son adresse. Ce qui pouvait quand même servir...

-Alors ça doit être là...

13h45 ça commençait à être short. Camille accélérât ses pas et en voyant qu'il était atterri dans la mauvaise rue il couru le chemin inverse. Déambula dans quelques artères avant d'arriver à 14h30 devant la rue du blond. Il monta quelque étage de cet immeuble bien connu où il avait rencontré l'italien lors d'une soirée un peu trop bruyante.

Il frappa, tambourina contre la porte blanche dans l'attente d'une possible ouverture. Quand il entendit la serrure cliquer et la poignet se tourner il s'appuya de tout son poids contre la porte, entrant de façon un peu forcée dans l’appartement à la recherche du premier fauteuil. Bon ce serait le sol finalement mais ça lui convenait.

-Désolé.

Lâcha-t-il dans un souffle. Il extirpa de sa poche son briquer et la cigarette qu'il avait roulé deux rue plus haut.

-Je peux ?

Mais déjà il allumait sa cigarette. Il soupira lâchant un grand pan de fumée après ces quelques mots. Il sourit à son ami. « Bonjour au fait ». Il s'extirpa de sa parka kaki et de son écharpe.

-Et désolé pour notre première rencontre. J'ai agi comme un connard. Enfin tu as trouvé le mot. C'est cool...

Il n'avait cessé de s'excuser pour leur première rencontre, il s'était revu peu de temps après, près de l'école d'art, avant de se croiser dans le métro, dans un magasin et un café où il avaient pu échanger quelques mots polis.
Enfin l'invitation restait toujours sombre, était-ce vraiment par pur amitié que Cesare l'avait invité chez lui ? Pour lui casser la gueule après cette soirée? Se venger ? Vendre ses organes ? Le grand brun planta ses iris dans celle du blond. Oui pourquoi ? Il eu une moue dubitative avant de se relever en titubant.

-Il y a une raison pour cette gracieuse invitation ?

Camille leva sa main gauche sous le nez de Cesare, elle tenait maintenant le sachet froissé des viennoiserie, tâché de beurre, qu'il lâcha dans les bras de l'italien. Détournant à présent son visage vers l'appartement, inspectant quelques coins.
Quel genre de décoration pouvait bien avoir son ami. Probablement du rouge, du rouge partout. Il n'avais pas oublié sa tendresse pour le communisme. Camille sourit en imaginant un portrait de Stalin dans le salon.
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Cesare Da Conti
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 31 Mai - 20:05

UN CAF ET DU RHUM
Je bois à trop forte dose. Je vois des éléphants roses, des araignées sur le plastron d'mon smoking, des chauves-souris au plafond du living-room. Eh toi, dis-moi quelque chose. Tu es là comme un marbre rose, aussi glacée que le plastron d'mon smoking, aussi pâle que le plafond du living-room.

14h30. Il était en retard. Ça navait pas été faute de préciser « urgent » sur le sms. Mais bon, ça, c'était du Camille tout craché et l'italien aurait bien dû s'y attendre. En un sens, trop habitué au retard de son camarade, il ne lui en voulait même pas. Crier après lui pour ça, c'était aussi futile que de rager après l'eau parce qu'elle mouillait.
Ainsi, accoudé à sa fenêtre, gros mug bien moche en main, il n'avait pas attendu le québécois pour se faire son café. Lui qui en avait tellement besoin, vu la sitation et ses récentes nuits blanches, il ne comptait pas s'en priver. Quoique, il n'aurait pas eu à attendre longtemps, mais comme un accro à la cigarette, le manque était urgent, pressant. Bref, il s'était fait un café pour faire passer le temps.

C'est alors qu'il entendit frapper à la porte. D'un pas qui aurait fait hurler ses voisins du dessous, il fila ouvrir, admirant avec quelle grâce le grand barbu s'engouffra chez lui.

- Quelle grâce. Quel style.

Il rit, voyant toute la misère de son camarade prêt à s'écraser au sol pour récupérer son souffle, mais qui, ironiquement, préféra s'étouffer de nouveau avec son tabac.

- Pas facile les escaliers, hein ?

Même Cesare, pourtant grand fan de footing et de sports en tout genre ne les aimait pas. Après une longue journée de cours, ces marches bien trop nombreuses pour êtes agréables à gravir lui faisait l'effet d'un coup de baton bien sec sur le crâne, comme pour l'achever. Ouais, ces six étages à grimper étaient un peu là pour tabasser le cadavre des étudiants, c'est du moins ce que l'italien pensait.
Receptionnant un paquet de friandises aussi gras qu'apétissant, la question qui tue fut lachée. Le photographe, jouant l'innocence, laissa un peu le suspsens s'installer, profitant de quelques secondes de silence pour jetter un œil à ce qui se trouvait dans le sachet. Des viénnoiseries ? Loué soit le seigneur.

- Viens déjà t'assoir à la cuisine, je te répondrais seulement quand tu auras un bon café en main- ou un chocolat ? Tu préfères les chocolats chauds ?

San vraiment attendre de réponse, il se dirigea d'un pas léger vers la cuisine – ses chausettes de laine étouffant tout bruit – avant d'extirper du sac les quelques gâteaux et croissants, puis s'en alla faire gronder sa machine à café.

- Tu le veux long ou serré ?

Oui, il avait assumé que c'était du café qu'il voulait, au final. Après tout, Camille était un étudiant, et, c'était bien connu, cette boisson était pour cette race là bien plus qu'un carburant. Bref. Il acctionna la machine avant de récupérer une tasse bien chaude qu'il déposa sur sa petite table. Faisant comme son convive, il tira un des tabourets pour s'assoir et pris une nouvelle gorgée de son café.

- Alors oui, il y a bien une raison. Je suis désolé, je n'ai pas voulu te la dire dans le sms, je pense que tu ne serait pas venu sinon.

En voilant une entrée en matière rassurante. Mais ça l'amusait presque de lui coller la frousse à ce grand dadet qui se moquait si souvent de lui. C'était un peu sa p'tite vengeance à lui.

- J'avais complétement oublié que j'avais un devoir à rendre pour l'école.

Oui, ça lui arrivait souvent. Cesare n'avait jamais été bon pour tout ce qui était planning et agenda. De sa vie, il n'avait dû en tenir qu'un ou deux. En tout cas, après son entrée en école supérieur, il avait complétement abandonné l'idée de noter le moindre devoir, faisant confiance à sa mémoire ou se contentant de coller des post-it sur son frigo pour ne rien oublier. Hélas, ce système avait ses failles (un peu comme le capitalisme) et il lui arrivait de commettre quelques bourdes. Comme aujourd'hui.

- En gros, il faut que je prenne un modèle vivant en photo. Donc si tu pouvais être assez gentil pour me rendre ce service, ce serait merveilleux. Mais...

Parce qu'il y avait toujours un mais et que cette dernière information était plutôt importante à préciser, les yeux bleus froids du jeune homme témoignèrent alors de sa légère inquiétude.

- ...Il faudrait que tu poses nu.

Lui-même ça ne l'enchantait pas de demander ça à quelqu'un qu'il connaissait depuis peu de temps, mais il n'avait pas eu le choix. Personne n'avait répondu à son appel et il était trop tard pour engager quelqu'un – d'autant que le peu d'argent qui lui restait pour finir le mois ne lui permettait pas ce genre d'extravagance.

- Je suis désolé de te demander ça, mais tu me sauverais la vie en acceptant.

crackle bones


BABY BABY BABY BABY
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 31 Mai - 21:08
Un caf et du Rhum
There are glitters in my butt crack Δ Camille Tremblay.

-Pas facile les escaliers, hein ?

« non » avait-il soufflé entre deux trois bouchées de croissant.
Il soufflait si fort qu'il pouvait sentir le beurre de la pâtisserie tapisser son nez. Glamour.
Il avait fini par évoluer dans la cuisine où il s'était trouvé un fauteuil plus ou moins confortable où se poser. Il avait rattraper sa parka laissée au sol, par politesse, et l'avait gentiment couchée sur le dossier du siège avec le soin que l'on donne à une amante au matin. Il avait alors inspecté la cuisine. C'était propre, clair, à l'image du maître des lieux. On voyait même un peu son coté précieux si on poussait. Une belle machine à café rouge dans le coin, pour notre ami Stalin ?

-Et hum...La machine à café c'est communiste ça ? Sinon ce sera long.

Aussi vite demandé que cela était servi. Camille avait regardé le café comme jésus en Nazareth. Il avait enserré ses grandes mains autour de la tasse de porcelaine et putain... QUE C’ÉTAIT CHAUD. Sans du moins se démonter, Camille avait pris sur lui et avait déposé la tasse contre le plateau de bois, contenant toute la douleur du monde dans son ventre. Il avait lancé un sourire crispé à son ami accompagné d'un petit merci. Il avait porté le café à ses lèvres, dans ce même mouvement de sauvegarde naturel de la politesse et de la bien séance, dans cette ligne de conduite du « reste naturel et tranquille tu ne souffre pas ». Et rebelote, cette fois c'était la langue qui prenait feu. Camille n'avait presque même plus fait attention aux palabres de son amis. C'était un échos, une vague bande-son, un arrière plan musical à sa souffrance.
Et bien qu'il ait acquiescé à la plus part des mots de son ami l'introduction était plutôt incroyablement stressante. Il avait oublié un « devoir » pour son école, en quoi cela pouvait-il avoir quelque chose à voir avec lui ?... Il se le demandait bien. Il plissait déjà un peu le nez dans l'attente de la punchline, comme un coup qui aurait pu venir de nul part.

-En gros, il faut que je prenne un modèle vivant en photo. Donc si tu pouvais être assez gentil pour me rendre ce service, ce serait merveilleux. Mais..

Hors de question.

-..Il faudrait que tu poses nu.

Mais alors là encore moins.
Camille eu un instant de pause avant de saisir le petit sac et d'avaler son café d'un coup, qui lui laissa d'ailleurs une petite nausée ainsi qu'une bonne brûlure dans le fond de la gorge.

-Et rends moi ce pain au chocolat !

Il saisit la viennoiserie à peine entamée du blond. Plus par plaisanterie que vraie rancune.

Non, il ne voulait pas, il ne POUVAIT pas poser. Camille, bien qu'il soit très libre, avait une sainte horreur de son corps. Il était très complexé, et cela depuis sa plus tendre jeunesse. Il n'aimais pas son corps laissé allez, son petit bide et ses poils, ses cuisses épaisses et quand tout cela était en plus compilé avec sa tête et son nez ! Mais quel nez ! « C'est un cap, c'est un pic que dis-je c'est une péninsule ! ». Non il ne pouvait pas faire ça. Pas devant Cesare. Il n'y avait rien de trop gênant avouons le à se mettre nu devant moins beau que soit, mais Cesare ? L'aviez vous vu ? « Apollon » n'était pas un surnom ironique. Non il le voyait déjà, lui, la statue grecque derrière l'appareil alors que lui, la chose, le minotaure devrait poser comme l'une des trois grâces

-Il est hors de question, tu m'entends, que je fasse ça !

C'était bien au dessus de ses forces et de ses capacités. Courir pied-nu dans la neige, finir une bouteille de vodka en moins de 20 secondes ou sauter d'un pont il aurait pu le faire, mais pas ça.
Il remit sa parka sur ses épaules bien décidé à repartir affronter le froid de détroit.

-Merci pour le café, ce fut très sympa. Et bonne chance pour ton devoir.

Il vissa le bonnet sur sa tête, plaquant quelques bouclettes noires. Alors oui, il allait laissé un ami dans le besoin mais avait-il vraiment besoin de mettre son intégrité physique en danger ? Il n'en aurait pas dormi. Être là, à poil, comme un Adam sans sa feuille, au beau milieu du salon de l'autre italien qu'il ne connaissait pas même depuis trois mois.

-Tu es très mignon tu trouveras sûrement quelqu'un dehors Apollon.

Il lança finalement la poche sur le comptoir, il pouvait bien la garder après tout il avait englouti son café. Il saisit la porte entre ses doigts. Il valait mieux filer vite avant que ça culpabilité ne le rattrape. A moins que ce soit déjà le cas, il pouvait déjà sentir le regard lourd du jeune homme lui poignarder le dos. Il entendait les remontrances du saint père dans sa tête, lui qui n'était pas du tout d'âme religieuse.
Le québecois ouvrit grand la porte jetant un dernier regard vers l'appartement et surtout son ami.

-Je suis désolé Cesare.

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Cesare Da Conti
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyMer 29 Juil - 16:50

UN CAF ET DU RHUM
Je bois à trop forte dose. Je vois des éléphants roses, des araignées sur le plastron d'mon smoking, des chauves-souris au plafond du living-room. Eh toi, dis-moi quelque chose. Tu es là comme un marbre rose, aussi glacée que le plastron d'mon smoking, aussi pâle que le plafond du living-room.

- Quoi, communiste ?

Il ne comprenais pas vraiment ce que ses idéaux politques avaient à faire avec sa machine à café. Du moins pas jusqu'à ce qu'il la regarde fixement, pensif. Rouge. Cette putain de machine était rouge. Quelle ironie pour un objet qui ne respectait pas les droits du marché équitable. Mais non, ce n'était pas fait exprés, Cesare ne s'en était même pas rendu compte avant que Camille le précise.

- Acheter une Nespresso pour célébrer le communisme, ce serait un peu se foutre de la gueule du monde.

Y avait pas à dire. Il avait déjà eu la faiblesse de l'acheter, il n'allait pas en plus tourner son parti en dérision (bien que ça ne le dérangeait pas, d'habitude). Enfin bref.
Il tendit donc le café au peintre qui s'empressa de le prendre entre ses mains, offrant soudainement un rictus figé à son comparse. Cesare reconnu alors le visage de la douleur, celui de l'horreur de la brûlure. Connaissant bien trop quelle peine une boisson brûlante pouvait causer – lui qui était adepte des cafés avalés à la va vite entre chaque cours – il n'osa pas rire, lui-même trop affligé pour son ami.

Mais malgré tout, il y avait plus important qu'une langue brûlée au second degré ou qu'une gorge décapée par la chaleur. C'était pas tout, mais la réponse à sa question, il ne l'avait toujours pas. Un peu pressant (mais surtout pressé par la situation), il n'hésita donc pas à relancer la conversation à l'aide d'un petit « alors ? ». Mais la réponse tant attendue ne tarda pas à tomber, nette, claire et précise. Tout comme le geste vif de Camille qui venait de lui retirer le croissant de la bouche. Bon. Même s'il ne s'était pas attendu à grand chose, Cesare était tout de même surpris. Jamais il n'aurait imaginé Camille complexé, lui qui semblait tout sauf pudique. Il n'avait pas l'air comme ça, le québécois, mais s'était un tendre – et un réactif en plus de ça, vu la vitesse à laquelle il avait renfilé sa veste. Seulement voilà, le photographe n'était pas du genre à laisser tomber. Même s'il comprenait le sentiment du brun, il ne pouvait pas sacrifier son trimestre sur l'autel de la compasion. Cette fois, c'était une affaire de vie de ou de mort (ou plutôt de beaucoup d'argent investi, vu le prix des études en amérique).

- Non mais...

Il n'eut même pas le temps de plaider pour sa cause que l'autre s'était déjà engoufré dans le couloir de l'entrée. D'un bond, le blond sauta de sa chaise et le suivit, déterminé à le convaincre. Attrapant le fuyard au vol, il serra son poignet dans sa main, histoire d'être sûr qu'il l'écouterait jusqu'au bout.

- Attends Camille ! Sérieux, je comprends que ça ne te mette pas à l'aise, je ne sais pas si je l'aurais était à ta place, mais j't'en supplie, c'est vraiment important. Et puis c'est pas comme si j'allais te juger. Je veux juste prendre des photos ! Toi qui dessines, tu sais qu'on est pas là pour se foutre de la gueule de notre modèle. Et puis c'est pas mon genre de toute façon.

Attrapant finalement le tissus de la parka déguelasse de Camille, Cesare tira doucement dessus, comme pour l'insiter à l'enlever et retourner calmemant à la cuisine.

- Et tu sais très bien que je trouverais personne, à part des exhibitionnistes bizarres.

Il tenta un trait d'humour pour détendre l'atmosphère, y croyant à moitié. Faut dire que maintenant, il était autant en panique que son ami. S'il n'avait personne pour l'aider, ça voulait dire pas de devoir à rendre. Pas de devoir à rendre, ça voulait dire pas de note. Pas de note, ça voulait dire un zéro. Bref, je vous fait pas de dessin, vous avez compris ou je veux en venir.

- Allé, s'il faut, je t'offre un verre pour te détendre, je porte des lunettes de soleil pour pas que tu vois mes yeux, tout ce qui te plaira, mais là, j'ai vraiment besoin de toi.

A la limite de la supplique, à deux doigts de se mettre à genoux pour quémander, Cesare se sentait comme le clochard du coin qui suppliait le premier passant pour une pièce de 50 centimes. Mais tout comme ces bons vieux sans abbris, il avait l'horrible impression que ce qu'il faisait ne servait à rien et que son interlocuteur se tamponait alégremment le coquillard de sa p'tite misère. Alors il ne lui restait plus qu'une chose : une phrase choque à débaler.

- Tu me fais confiance, non ?

Ouais, cette question, c'était petit et lâche, mais l'italien en était réduit à cela. Aurait-il dû lécher les pompes défoncées du québécois qu'il l'aurait fait. Il avait besoin de cette note et Camille était son ultime solution.

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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 25 Oct - 12:33
Un caf et du Rhum
There are glitters in my butt crack Δ Camille Tremblay.

-Pas facile les escaliers, hein ?

Camille regardait les marches de l'immeuble avec un petit pincement au cœur. Alors oui, ça allait lui sauver les miches ce boulot de modèle improvisé, mais il se sentait tout de même mal pour son ami italien. Il aurait aussi pu s'y prendre plus tôt, trouver un vrai modèle ou un quelqu'un qui aimait bien ce foutre à poil au moins. Il s'imaginait mal, le mât au vent, dans le salon de Cesare. Cette proposition ne l'inspirait pas, et montrer son bide et ses pattes velues n'avait jamais vraiment était une option pour lui, surtout pas quand il avait franchie le clos de cet appartement qu'il ne connaissait même pas.
Camille avait remis sa capuche et était près à descendre la première marche quand son camarade le rattrapa.

-Attends Camille ! Sérieux, je comprends que ça ne te mette pas à l'aise, je ne sais pas si je l'aurais était à ta place, mais j't'en suppli, c'est vraiment important. Et puis c'est pas comme si j'allais te juger. Je veux juste prendre des photos ! Toi qui dessines, tu sais qu'on est pas là pour se foutre de la gueule de notre modèle. Et puis c'est pas mon genre de toute façon.

Quelle compassion, franchement, ça lui foutait la larme à l'oeil. Non. Vraiment, comprendre n'était pas la question, compatir non plus d'ailleurs. A vrai dire, Camille ne savait pas vraiment si Cesare saisissait toute la puissance des complexes de son ami. Certes il n'en parlait pas souvent, il les cachait même à coup de confiance toute faite et d'humour, mais sa ligne, loin d'être svelte, avait plutôt tendance à le chagriner qu'à le faire vraiment rire.
La dernière phrase vint achever le québecois. Il devait le savoir ce salaud que la culpabilité était son point faible. C'était son coté golden retriever un peu trop fidèle qui lui jouait des tours. Camille s'imaginait déjà en martyr sur sa croix.
Le grand brun dévisagea un instant son ami, comme pour lui faire comprendre que, oui son petit jeu avait marché, mais qu'il l'avait bien compris. Camille lâcha un petit « salaud » dans un souffle avant de faire glisser son sac sur son bras et reprendre son chemin vers la porte d'entrée du logis de l'autre manipulateur.
Il se débarrassa de sa parka dans l'entrée, en jetant de temps à autres quelques petits regards sombres et plein de bile à son hôte. Un vrai faux-jeton qui cachait des obligations derrière des cafés tous gentils.
Il jeta la boule de tissus kaki non loin d'une chaise, manqua son dossier de peu, seulement. Il planta ses pupilles dans celles de l'apollon qui le toisait avec un regard de cocker sous la pluie. Oui il avait eu pitié, c'était mal, il le reconnaissait. Sa faiblesse ne lui permettait que cela.

-Qu'est-ce que tu as comme alcool ici ?

Il se resservit une grand tasse de café, cherchant dans les placards du photographe. Il devait bien avoir de la tequila ou de la vodka par là, ou peut-être mieux. Ça au moins ça pourrait le désinhiber le temps de la prise de vue et des photos. Sa gorge se serra à l'idée de ce qu'il allait devoir faire. Poser complétement nu devant un objectif. C'était inimaginable.
Camille lança un sourire crispé à son ami, légèrement haineux en fait, à bien y repenser. Après tout lui aussi il avait le droit de faire un peu culpabiliser Cesare.
Il alla inspecter le salon à la recherche de boisson. N'en trouvant pas de convenable il se décida à s'assoir sur un siège poser là, retirant ses chaussures en maugréant ainsi que ses chaussettes trouées.

-Il faut que je fasse quoi déjà ?....

Il regarda une dernière fois son ami avec un air penaud.

-C'est nu ou entièrement nu ?

On ne savait pas où se trouvait la différence entre « nu » et « entièrement nu » mais c'était une chose que nous laissions au soin de Camille.
Il enleva la deuxième veste qu'il portait, changea adroitement son café de main. Un joint ne lui aurait pas fait de mal non plus. Ça l'aurait détendu au moins...
Il prit une gorgé de son café, et , trouvant finalement une belle bouteille de tequila dans le placard en face de lui il en vida une grande partie dans sa boisson caféinée. C'était mieux qu'un latte. Il descendit une grande gorgé de son breuvage avant de le reposer à ses pied.
Il attrapa, dans son dos, le coton de son t-shirt entre ses doigt et tira un peu dessus, emmêlant ses boucles dans son col, laissant sa figure sombre disparaître un petit moment sous le tissus.
Toujours assis, replié légèrement sur lui même, il toisa rapidement son ami. On ne peut pas dire qu'il avait la taille d'un mannequin, il n'en était pas repoussant pour autant et il y avait quelque chose d'assez mignon et charmant dans ses poignets d'amour. Camille se redressa, passant une main peu confiante dans ses cheveux, sans trop savoir si il les coiffait ou si il les plaquait sur son front pour cacher sa gêne.
Il regarda un instant son pantalon, très peu sûr de si il voulait aller plus loin dans son strip tease forcé.
Il retira sa ceinture.

-J’espère que ça va être vite fait.

Il tira sur le bas de son pantalon l'enlevant en quelques sauts, avec bien peu de grâce. Il eu un dernier soubresaut de pudicité en voyant qu'il ne lui restait plus que son caleçon entre lui et la barrière de la nudité. Il se décida finalement à le retirer saisissant son t-shirt au sol afin de cacher ce que la société voulait voir caché le temps que son camarade se décide à prendre les photos.
Alors certes, Camille n'était pas musclé ou sportif, mais il y avait quelque chose de robuste dans sa physionomie. Il avait un peu de l'ours entre ses poils sombres et sa carrure.
Mais là il n'y avait plus de blagues, juste son malaise et lui, et il espérait bien que son ami vienne rompre le silence.
Il était là, interdit, nu en plein milieu du salon avec seulement un chiffon de coton pour cacher tout ce qui restait.

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Cesare Da Conti
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 13 Déc - 16:28

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Je bois à trop forte dose. Je vois des éléphants roses, des araignées sur le plastron d'mon smoking, des chauves-souris au plafond du living-room. Eh toi, dis-moi quelque chose. Tu es là comme un marbre rose, aussi glacée que le plastron d'mon smoking, aussi pâle que le plafond du living-room.

Et voilà qui était fait. Esprit maléfique qu'il était, son plan avait une fois de plus porté ses fruits. Cesare s'en serait bien frotté les mains, si seulement son ami n'avait pas l'air si désespéré. Bon, certes il avait peut être fait une gaffe, mais il s'excuserait plus tard. Pour l'instant, le travail qu'il devait rendre à son époque l'empécher de ressentir toute forme de compassion.

- Je te remercie, t'es vraiment un ami en or.

C'était une bien maigre récompense, ça et la téquila que Camille avait déniché dans son placard puis versé dans son café – faisant au passagre grimmacer l'italien. Décidément, sa peur de la nudité devait être sévère pour qu'il s'inflige un tel mélange à ingurgiter.
Profitant de l'entrain de son ami pour s'éclipser quelques instant, Cesare rejoignit sa chambre à coucher avant d'attraper au passge son appareille photo, commençant ses réglages à peine celui-ci allumé. Tout en marchant d'un pas distrait, il continua de tapoter sur les touches du menu avant de retourner à la case départ : le salon. Seulement voilà, son pied rencontra un obstaccle inhabituel – lui qui savait si bien où son bazar était étalé, pour le coup, ça ne lui appartenait pas. Il redressa alors les yeux de l'écran numérique, son regard se posant sur la silouhette dénudée de son camarade. Certes,il fallait bien qu'il pose nu mais...

- Tu sais que je n'ai pas encore instalé tout le matériel pour prendre des photos ?...

Gêné pour lui ? Il l'était à moitié. Il avait surtout l'irrépressible envie de rire à a bêtise du canadien, mais connaissant sa pudeur, il ne voulait pas le vexer. Il se contenta donc d'esquisser un sourire avant d'attraper au hazar une couverture posée sur le canapé et de la lancer au brun.

- Et ben finalement t'avais hâte. Tu n'as qu'à te mettre ça sur les épaules, Jules César, pendant que je ramène tout dans le salon.

Il jetta un vif coup d'oeuil à la silouhette de Camille. Tout ce raffu pour ça ? Enfin, Cesare ne pouvait pas vraiment lui repprocher son comportement, lui qui était du genre plutôt pudique. Quoiqu'il en soit, le peintre n'avait certes pas la taille fine et n'avait pas le physique d'un éphèbe de magazine pour midinette, mais il n'y avait pas non plus de quoi traumatiser les foules. Il avait un physique normal, en sommes. Puis, les modèles à brioches, ça ne dérangeait pas le blond.

- Je mets un peu de musique si ça te dérange pas. Ça permet de détendre l'atmosphère et c'est plus simpas comme ça.

S'éxutant, il laissa sa playlist tourner avant de retourner dans sa chambre histoire de ne pas faire plus patienter Camille. Avec un bouquant qui aurait fait pâlir ses voisins du dessus si seulement il ne vivait pas dans une résidence étudiante, Cesare trimabla donc son bordel de photographe jusque dans la pièce à vivre. Fond, lampes et autres accessoires furent donc vaguement jetés sur le plancher, ça et un pot de paillettes.

- Et voilà. On va pouvoir commencer. Et tu vas être ravi parce que j'ai ça à te lancer dessus.

Encore une bonne nouvelle.
Il récupéra son appareille, montrant le sceau rempli de paillettes dorées du bout du pied. Oui. Il aimait bien les choses qui brillaient, ce genre de petits détailles dans ses clichés. Avec le noir et blanc, ça rendait toujours quelque chose de bien et ça permettait de casser un peu la dureté du nu et des contrastes. Ouais. En gros, Cesare aimait bien balancer des pailettes sur ses modèles

Faisant les derniers réglages, il finit pa porter l'appareil à son œil, prêt à appuyer sur le bouton et immortaliser Camille. Il n'attendait plus qu'une chose : qu'il daigne se dévêtir complétement.

La musique de la playist changea alors. Une vieille mélodie emplie alors l'appartement. Cesare souris.

- Tiens, ça va te rappeller des souvenirs.

Les paroles, chantées en français, parlaient de Québec, d'une histoire d'amour perdue. C'était le côté un peu fleur bleu et à la fois vintage de l'italien. Il aimait bien tout ce qui était kitch, mais aussi les chansons à texte.
Se prenant même à freudonner cet air qu'il connaissait si bien, Cesare remua la tête au rythme de la chanson,Jusqu'à ce que le refrain arrive, laissant sa voix porter un peu plus qu'elle ne l'avait fait jusque là, laissant entendre son accent italien à couper au couteau. Certes, il parlait français, mais n'avais jamais su mettre en sourdine les intonnations typiques de sa langue maternelle.

- Moi, j'avais le soleil jour et nui dans les yeux D'émilie...

Un sens, tâchant de se ridiculiser plus que de montrer ses talents de chanteur – à peine existant- il voulait mettre Camille à l'aise, lui montrer qu'il ne craignait rien et surtout aucun jugement, puisque celui qui avait l'air le plus idiot dans cette pièce, c'était bien celui qu'il surnommait « Apolon ».

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Camille Tremblay
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 13 Déc - 17:12
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-Tu sais que je n'ai pas encore installé tout le matériel pour prendre des photos ?...

La face de Camille brûla. Il aurait pu le prévenir tout de même, et tout en pensant à l'injustice que venait de lui faire son ami il se leva en grommelant, prenant soin de ne rien découvrir au jour de la fenêtre du salon de Cesare, et surtout de ses voisins. Il saisit aussi rapidement qu'il put la couverture que venait de lui lancer blondie.
« Du calme Apollon » avait-il lancé avant de s'enrouler dans le draps, plus à la manière d'un Caligula en pleine crise de folie, qu'un courageux césar.
Il savait que quelque chose n'allait pas : ça c'était trop vite et trop bien passé. Il rasait la pièce de son regard, cherchant la moindre trace de félonie dont son ami pourrait accompagner la séance photo.
Il resta un instant silencieux, buvant son café alcoolisé, emmitouflé comme un enfant, regardant avec un grand intérêt les vas et viens de l'italien.

A sa proposition de musique, Camille ne répondit que par un grognement. Il n'était clairement pas à l'aise, et la brise entre ses jambes le lui rappelait bien. C'était la première fois qu'il se retrouvait chez Cesare mais aussi la première fois qu'il se retrouvait nu, entièrement nu, dans le salon d'un de ses amis (ou peut-être pas en y repensant bien). Néanmoins son petit grog semblait tempéré ses émotions, il sippait néanmoins quelques gorgées en maugréant, ne manquant pas de tâcher de quelques goutes brunes la couverture de son ami. « tant pis » chuchota-t-il, il pouvait bien le payer de ça.
A vrai dire la musique n'avait pas adoucie les mœurs de Camille, il restait figé sur le canapé, le cul enveloppé dans la couette qu'il remerciait du plus profond de son être pour demeurer sur ses genoux, ça valait bien mieux que le t-shirt de tout à l'heure.
Et dans son apathie présente, le québecois ne put s'empêcher de souligner la délicatesse que son ami avait à organiser, ranger et régler tout son matériel de photographie. Cesare changea son propre œil pour celui de l'appareil. D'ultimes réglages ? Camille était un peu trop absorbé pour savoir même ce qu'il se passait. Les boucles blondes tombèrent du haut du crâne de l'italien alors qu'il se penchait. On pouvait le voir de là son halo doré, caché derrière l'énorme appareil photo. Le bruit devait en être effrayant.

-Peut-être qu'un jour, à mon tour, c'est moi qui te peindrait.

La phrase avait été lâchée avec une sincérité et un sérieux assez rare pour Camille. Les pupilles de Camille restaient rivées sur le jeune homme dans ses derniers préparatifs.
Il sourit un instant. Il aurait fait un beau modèle, plus beau que lui ça pour sûr.

-ça c'est ?.... Des paillettes ?

Camille attrapa le bocal à ses pieds, faisant tourner les paillettes qu'il contenait. C'était encore moins drôle que de poser nu.

-Tu sais combien de temps ça va prendre à enlever ?

Camille inspecta ses cheveux, passant sa main dans la forêt brune. Non il étaient bien trop épais pour qu'on y mette quoi que ce soit ou il retrouverait des paillettes dans le fond de sa douche pour au moins deux ou trois mois.
Enfin, avait-il vraiment le choix.

Sous le regard insistant et impatient de son camarade, qui l'incitait à se déshabiller, le jeune homme souleva une main sévère, intimant à l'italien de patienter encore un petit laps de secondes. Ce temps fut consacré à la descente du reste de la tasse.
« C'est bon » s'intima-t-il, comme pour se donner un peu de courage et d'espoir.
Camille se redressa, toujours pas décidé à laisser tomber sa toge de fortune. Il lança le petit pot de paillettes à son ami, se posant devant l'objectif. Mon dieu, qu'allait-il faire... Même lui n'y croyait qu'à moitié. C'était un peu plus stressant que assis sur son canapé, il n'y avait plus qu'à espérer que la tequila fasse effet. Dans un dernier acte amorphe Camille lança la couverture. Regrettant tout de suite le froid et la nudité il mit sa tête entre ses mains comme un enfant gêné, pliant ses mèches brune entre ses doigts. Sous ses mains on pouvait deviner un rictus embarrassé, un petit rire étouffé pour garder la face.

-Allez vite Apollon, on gèle.

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Cesare Da Conti
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 13 Déc - 17:44

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Je bois à trop forte dose. Je vois des éléphants roses, des araignées sur le plastron d'mon smoking, des chauves-souris au plafond du living-room. Eh toi, dis-moi quelque chose. Tu es là comme un marbre rose, aussi glacée que le plastron d'mon smoking, aussi pâle que le plafond du living-room.

- Peut-être qu'un jour, à mon tour, c'est moi qui te peindrait.

Sans pour autant sortir la tête de es réglages, Cesare avait bien entendu cette phrase qui lui fit l'espace d'un instant esquisser un sourire. Pour lui, qu'on veuille le peindre, c'était un compliment. Au moins il était assez élégant pour qu'on veuille gâcher pour lui quelques précieux tubes de peinture sur une toile. Autant dire que cette pensée faisait du bien à l'égo. Seulement s'il n'avait pas à poser nu.
Comme son amis, la pudeur le gagnait dès qu'il retirait une couche de vêtement. Montrer son corps, ce n'était pas son fort. Il laissait volontiers les autres le faire. Pourtant il n'avait pas vraiment de quoi avoir honte, même lui le savait. Mais il y avait quelque chose qui ne passait pas. Pourquoi ? Aucune idée.

- Avec plaisir.

La voix était calme, posée, il faut dire qu'il était plus à l'aise derrière l'objectif qu'à la place du canadien qu'il n'enviait pour rien au monde. Il lui devait vraiment une fière chandelle.

- Oui, ce sont des paillettes et tu vas devoir faire ton deuil, parce qu'effectivement, tu risques de les trainer pas mal de temps.

Un petit ricanement s’échappa de la gorge de l'italien. Il avait testé et approuvé, ayant déjà pris une douche de paillettes à un anniversaire. Il était sûr que même à sa mort, une retrouverait un de ces maudits confetti brillant sur son cadavre. Ces trucs collaient tellement.

- Dis toi que c'est un pas de plus vers ton rêve : ressembler à une licorne.

Visiblement, l'humour ne faisait rien pour aider le pauvre Camille qui, voyant le moment fatal se rapprocher, finit d'engloutir d'un trait le café alcoolisé. Puis, dans un geste purement dicté par la détresse, il tira la couverture avant de cacher une visage très certainement rougis par la gêne entre ses mains épaisses.

- T'en fais pas, je vais essayer de faire vite.

Le voir comme ça, si réservé d'un coup, ça lui faisait bizarre – tout comme le voir nu, d'ailleurs. Faut dire que c'était pas souvent qu'il ramenait des amis chez lui pour les mettre à poil dans son salon – ou en tout cas, ce qui le faisaient étaient bien plus que ça. Pour autant, ça ne le gênait pas vraiment de le voir comme ça. La nudité, quand elle était pratiquée par les autres, était loin de le faire rougir. Faut dire qu'il avait aussi pas mal l'habitude de voir des corps dévêtus dans ses études. Enfin, peut-être moins que Camille, remarque.

Sans vraiment trop oser attarder son regard sur le modèle, Cesare attrapa une bonne poignée de paillette – il sentait déjà ces saloperies se glisser sous ses ongles- avant de le jeter de façon quelque peu aléatoire sur le peintre qui, bien heureusement, avait déjà les yeux couverts. Le claquement bien singulier du reflex ne tarda alors pas à se faire entendre. Une fois. Puis deux. Puis trois. Il changeait parfois d'angle, s'agenouillant, courbant l'échine, tout cela pour prendre le cliché qui enfin le satisferait. Il s'arrêta alors, réglant de nouveau le zoom de l'appareille avant de regarder la figure de Camille, l'air soudainement dubitatif.

- Dis, si je t'amènes un tabouret, ça te dérangerais de t'assoir ?

La pose serait surement moins gênante pour l'artiste et de toute façon le blond voulait tester autre chose. Mieux valait se laisser un large choix et après trier les photos en trop.

- Et je t'amènes un autre café au passage, si tu veux.

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Camille Tremblay
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 13 Déc - 18:05
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There are glitters in my butt crack Δ Camille Tremblay.

C'était à la fois humiliant, d'un point de vue personnel, mais aussi follement amusant. Le divertissement résidait plus dans le goût du risque, dans cette chose qu'il n'avait jamais faite, et qu'il n'éspérait pas refaire en fait. Camille entreouvrit timidement les doigts qui cachaient son visage, laissant visible un de ses yeux. Il avait l'air absorbé. Ça paraissait simple, on aurait presque dit qu'il faisait ça au hasard, mais le peintre savait que dans l'art, surtout technique comme celui de la photographie, il n'y avait pas tellement de place pour le pur est simple hasard. Certes la création en requiérait, c'était le hasard du geste, de la pose, de la façon dont ces horribles paillettes lui glisseraient dessus, mais à ce moment précis Cesare avait l'air d'un artisan, précis et certain de ses mouvements.
Camille observait de son seul œil son ami. Il savait qu'il ne pourrait pas longtemps tenir la pose et qu'il faudrait un jour ou l'autre montrer son visage. Il laissa doucement ses main rèches glissser sur son visage, les étalant le long de son corps. Il frotta son nez contre son épaule, pour cacher un instant de plus son rictus timide, lui qui était d'habitude si extravertie. D'un coup d'oeil vers son menton il put apercevoir une nuée d'etoile scintiller dans sa barbe. « Foutues paillettes ».
Il essayait de s'imaginer loin du regard du bellâtre, et était plutôt heureux de cette séparation technologique entre les deux. Être regardé au travers d'une lentille ça lui donnait déjà l'impression d'être un peu moins nu.
Lorsque le blond relevait ses yeux pour observer le décor de sa photo, Camille ne pouvait s'empêcher de se dire que : décidément, il avait plus sa place comme artiste que modèle, et que c'est son ami qui devrait être là, nu comme un ver au milieu du salon.

-Pourquoi tu ne te prends pas en photo ?

Camille adoptait encore un faux air cynique en rechignant. La carapace du sarcasme s'était épaissie à mesure que les couches qui le séparait de la vue de son ami étaient tombées.
Le brun passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant, ne sachant quoi faire. Une pluie de paillettes tomba sur le sol et inévitablement sur son visage. Il respectait maintenant les modèles de nu. Il fallait être tout de même un peu maso pour rester à poil pendant des heures à faire la même pause. Ne pas bouger parce qu'on a honte. Ou bien bouger pour se cacher. Il ne devait pas être une très bonne muse. Il ne tenait pas en place.

-Un tabouret ? Oui cool.

S'assoir ferait un peu plus ressortir son ventre mais au moins il y avait la possibilité de se cacher un peu plus. L'absence de son ami dans le salon laisse un vide et Camille se retrouva seul face au ridicule de sa nudité. Il n'y avait plus rien qui la justifiait quand l'autre partait, et le brun se sentit déglutir. Il lâcha dans un rire, plus pour se protéger que par réel plaisanterie :

-J'ai l'impression d'être à la gaypride de l'an passé.

Camille rit un peu plus de sa bêtise. Se trouer d'un coup de couteau pour se protéger d'un moindre mal ? C'était assez classique dans ce genre de situation. Alors certes le grand brun ne fuyait pas sa sexualité, il l'assumait totalement néanmoins lâchait ça à un tout nouvel ami sans trop le connaître, bien que Camille se douta que son ami ne soit pas un réac, ce n'était pas très fin, enfin ils n'étaient sûrement pas à ça près, étant donné que Camille trônait déjà à poil dans son salon.

- Et pour le café pas besoin !

Il laissa un temps.

-La téquila c'est mieux !

Il renifla quelques paillettes avant de tousser de façon incontrôlable. Putain, ça déchirait plus que la coke en tout cas. Il pouvait sentir sa narine bruler.
Le tabouret fut la libération, il se hissa directement dessus plantant la paume de sa main droite entre ses jambes. Il s'appuyait et en plus ça cachait, houra !
Camille détailla encore son ami attendant la bouteille tant espérée.

-Tu fais ça souvent ?... Je veux dire ramener des gens dans ton salon, à poil...leur jeter des paillettes dessus... Tout ça.

Il rit regardant la bibliothèque du fond. Marx, c'était une blague ?

-Je te voyais plus pudique que ça tu sais !

Le moulin à parole était lancé. La frustration et la honte avait atteint son cerveau, il n'y avait pas de machine arrière maintenant. Camille allait devenir chiant.

--J’espère que tu les paies bien. Je me taperais bien une douche après... Tu sais à la maison je n'ai plus d'eau chaude, au moins ça réveille tu me diras ! Mais les paillettes plus l'eau froide tu vois...

Ouais enfin voilà. Il n'avait plus grand chose à dire ou à faire. Juste espérer que ça finisse vite.

-Et en général ça dure combien de temps un photoshoot ?
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Cesare Da Conti
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MessageSujet: Re: Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)    Un caf et du Rhum (Pv/ CESARE)  EmptyDim 13 Déc - 18:16

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Je bois à trop forte dose. Je vois des éléphants roses, des araignées sur le plastron d'mon smoking, des chauves-souris au plafond du living-room. Eh toi, dis-moi quelque chose. Tu es là comme un marbre rose, aussi glacée que le plastron d'mon smoking, aussi pâle que le plafond du living-room.

Bon, Camille parlait, c'était plutôt bon signe. Il avait l'air de se détendre, ce qui rassura un peu l'italien qui commençait à doucement regretter son choix. L'effet du tabouret fit aussi mouche, tout comme la bouteille dé tequilla qu'il déposa sur le sol. S'il lui fallat ça pour se détendre, ça ne dérangeait pas franchement Cesare. Lui, il s'était contenté d'un café, n'ayant aucune gêne à outrepasser.

- Tu étais nu et recouvert de paillettes à la gay pride de l'année dernière ? Je pense que je m'en serait souvenu si ça s'était passé. Au moins ça te donnera des idées pour cette année.

Ironie, quand tu nous tiens Et tant qu'on en était aux révélations, le bond n'allait pas se gêner. De toute façon, ce n'était pas une chose qu'il cherchait à cacher. Pour lui, c'était même normal. Puis ça avait un côté bon enfant et avec toutes les photos de cette événement qu'il avait posté sur son facebook, il était grillé depuis bien longtemps.

- Et j'adore jetter des paillettes sur les gens. Tu ne fais jamais ça, toi, quand tes amis viennent chez toi ?

Pince sans rire et scinique au possible, Cesre avait gardé une expression sérieuse tout en appuyant sur chaque mot, affichant une fausse surprise alors qu'il finissait sa phrase. La petite gorgée de café qu'il prit donna la dernière touche à cette aura ironique qui se dégageait alors de sa personne.

- Puis pour ce qui est de la pudeur, je trouve que voir quelqu'un de nu et être soit même nu, ce n'est pas vraiment la même chose. Enfin, ça n'engage que moi, mais le corps des autres ne me dérange pas plus que ça.

Il bu une nouvelle gorgée avant de poser son mug sur lequel on pouvait lire #1 Grandma en capital, un cadeau que ses amis italiens lui avaient fait avant son départ, issu d'une private joke douteuse. Il reprit l'appareille qui pendait à son cou, lui donnant un faux air de touriste et se remis à mitrailler le québéquois.

- Tu sais ce que c'est de toute façon, non ? Tu fais du modèle vivant, il me semble. Puis, dans l'art, je trouve que la pudeur n'a pas sa place. Enfin, je ne vais pas te faire une thèse non plus, tu vois ce que je veux dire.

Son doigts harcelait le bouton de l'appareille photo, déclenchant de temps à autre des flash ou de simple clacs. Plus que son ami, certainement, il s'amusait tout en affichant une certaine concentration. Une fois qu'il était dedans, presque plus rien n'existait autour, seule la création comptait. C'était à peine si l'autre étant vraiment là, s'il était plus que cette image qui apparaissait de temps à autre sur le petit écran digital du Reflex. Il n'y avait que quand il redressait la tête qu'il se rappellait vraiment qui il avait en face. Mais son regard restait le même, d'un bleu froid qui vous glaçait l'âme et perçant comme jamais. Le reste du visage était figé, comme sculpté dans le marbre. Ses amis lui avaient d'ailleurs fait remarquer : « quand tu penses, tu as l'ai d'une statue ».

- ça ne dure pas longtemps, ne t'en fais pas.

Sa voix semblait comme sortie de nulle part, plus douce que l'expression qu'il arborait.
A vrai dire, la séance photo était même terminée. Plus rapide que l'habitude, Cesare se serait presque félicité pour la vitesse à laquelle il avait pu achever ce travail. Faut dire qu'il avait eu l'éclair divin. Les poses de son ami l'avaient inspiré et il avait pu saisir exactement ce qui l'intéressait : cet espèce de contraste entre l'aparrence plutôt brute et épaisse de camille et son embarras presque délicat, cette fragilité qu'on pouvait lire dans ses moindres gestes.

- Tiens, tu peux aller utiliser la douche, comme promis. On a fini.

Il lança de nouveau la couette sur son ami, plus ou mins délicatement, lâchant un rire en voyant toutes ces paillettes se soulever quand le bout de tissu atterrit sur les genoux du peintre.

- T'es pas sortis d'affaire avec la couche de paillettes que je t'ai envoyé dessus. Remarque, moi non plus...

C'était déjà moins grave que son ami, mais ses mains en était recouvertes, tout comme son objectif, ainsi que son pull. Bah, tant pis, c'était les risques du métier.

Je vais aller mettre les photos sur le PC pendant que tu vas te doucher, si tu veux voir le résultat de ta souffrance, n'hésite pas.

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